● KS, Militant droit-de-l'hommiste et Blogueur - Mes opinions ne sont pas sacrées, elles sont assumées sans zèle.
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Al-akhbar – Bariki Ould Khair Allah a réussi à décrocher la seconde place à l’examen du Bac 2020 Option lettres modernes et le premier rang au niveau des wilayas de l’intérieur.
Bariki est un charretier exerçant le transport des marchandises et des bagages au niveau de la ville de Tidjikja, la capitale du Tagant.
« Pour réaliser ce rang, cela m’a contraint à déployer d’importants efforts », a-t-il dit, soulignant avoir été confronté à des difficultés considérables au cours de sa vie.
« J’ai décidé de transformer ces problèmes en facteurs d’incitation à l’apprentissage afin d’assurer mon éducation ainsi que celle de ma famille et de ma patrie », a-t-il ajouté.
« Mon père a divorcé ma mère ; devenue du coup le chef de ménage de la famille, avec mon soutien en tant que son fils ainé », indique Bariki.
« J’ai transporté les marchandises au niveau du marché comme j’ai pratiqué l’agriculture, tout en restant déterminé à concrétiser mon but à travers la poursuite des études », a-t-il précisé.
Un fief politique chez nous en Afrique peut être cette dénomination lisse et contenue pour éviter l’accentuation sémantique d’une réalité bien connue, qui est l’ethnicisation des données politiques.
Surtout en période bouillonnante d’élections présidentielles dans les pays où les ensembles ethniques sont relativement séparés et identifiés par/dans des zones géographiques. Ces derniers jours avec la situation postélectorale critique en Guinée Conakry, les appels fusent pour dénoncer le régime fraudeur d’une ex grande figure historique de l’opposition dans le pays de Sekou Touré. Monsieur Alpha Condé (issu de l’ensemble ethnique malinké) a vieilli et visiblement très mal en point et son clan ont fait du forcing avec un bricolage constitutionnel pour briguer un mandat semblant être de trop. Malheureusement en toute logique selon leurs calculs, il est déclaré vainqueur par la Ceni lors du scrutin du 18/10/2020, devançant un homme politique très connu, le libéral Cellou Dalein Diallo issu de l’ensemble ethnique Peul (ultra Majoritaire en Moyenne Guinée). Le leader du parti UFDG et ses alliés pressentaient les signaux à venir, et se fiant à leurs données recueillies, ont déclaré avoir remporté la victoire nettement sur le camp du pouvoir. Ainsi une crise est inévitable avec la répression orchestrée par les forces de sécurité sur les militants contestataires de l’opposition avec plusieurs morts à déplorer. La communauté internationale (La CEDEAO en tête) fait du sur-place avec des signaux à la fois illisibles et ambiguës.
De ce schéma simpliste d’un camp impopulaire refusant sa défaite électorale et d’une opposition victorieuse mais volée, le parfum « naturel » ethnocentrique dans nos réalités africaines se sent dans l’air à travers différents éléments médiatiques des uns et des autres. En effet qu’on soit sympathisant-observateur extérieur, militant engagé guinéen ou panafricain intéressé, des non-dits et des sous-entendus ici et là paraissent plus éloquents que ce qu’on ose exprimer ouvertement. Il est facile de détecter que les hâtives allégations d’ ethnicisation venant de certaines voix acquises pour la cause d’un camp ou d’un autre, nous donnent une certaine température du véritable « enjeu » intimement tu. Donc Condé se comporte en despote mais il serait aussi l’incarnation du pouvoir Malinké s’érigeant contre l’arrivée d’un Peul au sommet en fin en Guinée Conakry.
Fouillant en quelques clics sur certaines données sur les regnants (Présidents et présidents par intérim) depuis l’indépendance, je constate que les Malinkés ont été les plus nombreux. Et très probablement ces réalités historiques traversent et polluent l’éveil républicain transcommunautaire tant attendu pour faire VIVRE UNE VÉRITABLE CONSCIENCE DÉMOCRATIQUE dans nos pays. La chose est tellement profonde et tient notre inconscient collectif en tant que communauté. Oui, la communauté au sens étriqué africain, est une nationalité ethnique, tribale et culturelle qui ne relativise pas et se structure par opposition à une autre car en compétition hégémonique non officielle aujourd’hui mais agressive et un certain héritage des temps immémoriaux dit-on. Dans certains pays africains où l’ethnicisme politique est marqué, l’habillage patronymique dans les instances dirigeantes des partis politiques censés progressistes et républicains, ne peut gommer un fond identitaire purement ethnique et communautaire.
Cette donnée ethniciste en politique est un poison irrésistible qui bloque l’exercice franc du jeu démocratique dans certains pays où des fortes structures aristocratiques formatent l’élément-membre en sujet socialisé et encarté au service de la communauté d’extraction d’abord et occasionnellement ailleurs en missionnaire. Une socialisation de contre-progressisme est inoculée insidieusement à tout le monde et s’en défaire est une mission subversive difficilement tenable. Même certains hauts diplômés bien informés d’un monde extérieur qui interpelle, se la jouent par exploitation politicienne. D’autres issus du noyau régnant de l’aristocratie interne cultivent « intellectuellement » des thèses nostalgiques pro-communautaristes qui sonnent nationalisme ou même royauté selon leur entendement et selon l’audience visée . Le pouvoir central d’un État républicain n’est acceptable pour eux que s’il est noyauté pour maintenir certains privilèges statutaires au détriment d’un état de droit ayant comme crédo; l’égalité citoyenne pour tous . Dans un article de Libération sur les soubresauts imbriqués et complexes des milieux Touarègues du Nord Malien, il en ressort clairement que parmi les mouvements indépendantistes, les Ifoghas (aristocrates internes) tiennent davantage à se défaire du Sud qui incarne l’état central malien. Et au contraire les Imghads (historiquement vassaux des premiers) sont enclins à la restauration du pouvoir central malien et à l’intégrité du territoire. Ici on y comprend aisément ce qui se joue en terme d’intérêt des uns et des autres. Les Ifoghas luttent pour la promotion de leur statut avec un État autonome qu’ils vont diriger selon l’ordre social établi et les Imghads préfèrent le maintien de l’ordre étatique républicain qui proclame l’égalité entre tous les citoyens https://www.liberation.fr/planete/2016/08/03/a-kidal-la-lutte-fratricide-des-touaregs-du-mali_1470136 .
L’ordre républicain dans nos pays ne peut pas garantir l’exercice démocratique que si un certain universalisme humaniste est cultivé profondément d’abord dans différentes communautés. Il faut une culture d’éveil humaniste pour ériger une communauté légale qui va au delà des principes théoriques . Une politisation des consciences par d’autres valeurs inclusives est nécessaire plus que jamais. Et le Droit et ses differentes déclinaisons s’imposeront sur les velléités dominatrices de factions communautaires qui profitent des passe-droits illégaux. Ces passe-droits qui sont à l’origine d’innombrables crispations politiques, sociales et intercommunautaires autour du pouvoir étatique.
L’ethnicisme comme identité politique est foncièrement déstabilisateur pour nos pays et nos communautés. Le cas ivoirien est parlant dans la décennie 2000 – 2010 et voire même aujourd’hui davantage. Un célèbre journaliste ivoirien vivant aux Antilles avait écrit dans un post FB récemment, en substance qu’aujourd’hui en Côte d’ivoire le camp au pouvoir fait du rattrapage ethnique, ce qui est source de problèmes autant que la problématique de l’ivoirité créée par d’autres qui étaient au pouvoir hier. La vie politique ivoirienne à l’approche d’une présidentielle dans quelques jours, connaît certaines turbulences qui inquiètent.
Et pourtant, on peut se donner les dispositions sociales et intellectuelles pour cultiver sincèrement et consciencieusement un universalisme salutaire comme anse ferme de nos démocraties.
Je reste interrogatif parfois en constatant qu’un jeune soninké mauritanien ayant un certain niveau d’instruction, puisse partager avec une étrange fierté immodérée un bref extrait vidéo dans lequel un président Gambien (A Barrow) parlant soninké à ses concitoyens soninkés. Également lors du Fiso en Gambie en 2020, certains milieux soninkés se seraient satisfaits outre mesure à voir et entendre un ex président malien par intérim Monsieur Traoré Dioncounda parler soninké en public. Et alors que ce même jeune soninké de Mauritanie saurait peu de choses sur la vie et la lutte historique d’un Thiam Samba (homme politique d’ethnie peul) ou d’un Ould Bedredine (Célèbre homme politique progressiste d’ethnie maure, paix à son âme) . Je peux en dire autant de jeunes maures, peuls ou haratines. Il y en a qui s’intéressent à l’actualité de ceux qui dirigent le Nigéria et le Sénégal aujourd’hui (Buhari et Sall, Tous peuls) au nom d’un Pulagu ethnocentrique . Et d’autres par panarabisme zélé peuvent fêter et regretter l’ex raïs irakien Saddam Hussein et feignent d’ignorer que le bagne morbide de Oualata ait eu lieu et qu’il y a des veuves et des orphelins qui attendent la vérité sur leurs proches disparus depuis plusieurs décennies.
Nos démocraties tiendront avec une conscience républicaine et universaliste et non à travers les courses à l’hégémonie partisane. Et mettre sincèrement les Droits Humains au cœur de nos engagements politiques, c’est à dire prioriser l’état de droit par le pouvoir à tous les niveaux.
La coordination IRA-Mauritanie « environnement » entame son éclosion, comme acteur civil du développement durable. A cette fin, elle définit ses objectifs, priorités et moyens d’influence à l’intérieur de la société et sur le pouvoir d’Etat et la représentation démocratique. L’ambition s’adresse, d’abord, à la ruralité.
I. Organigramme
Coordinateur Sidi Mohamed dit Hidi
Coordinateur adjoint Fatima Bineta Bangoura
Délégué à la vulgarisation Amadou Traoré dit Baba
Chargé des projets Hassane M’Bareck
Délégué à la formation Izidbih Jaavar
Représentant régional, chargé du suivi et de la synthèse Hamza Camara
Contrôleur de conformité Aminata Dia
II. Besoins constants
Acquisition d’un Siège social Équipement du siège Budget de fonctionnement (permanence, factures domestiques, maintenance de matériel, frais de mission) Animation d’activités publiques et de sessions de formation
III. Axes principaux de travail
Sensibilisation des populations au lien naturel entre arbres et pluviométrie, diversité des écosystème et santé collective
Protection des droits économiques des communautés autochtones
Promotion de l’arbre, de l’énergie solaire et du civisme écologique
Sensibilisation sur les conséquences multidimensionnelles de la désertification
Cours sur la gestion des ressources non-renouvelables
Processus participatifs de prévention des catastrophes naturelles
Défense de la santé des travailleurs dans les secteurs liés à l’environnement (mine, pêche, agriculture…)
Séminaire de formation sur le changement climatique et ses implications sur la violence sociale de survie
Protection des zones vulnérables, par des groupes de vigilance verte, au nom de la légitime défense
Collaboration avec les programmes – national et international – de la protection de l’environnement
Stigmatisation et disqualification du commerce du charbon de bois
Production de manifestations et de contenus artistiques et festifs autour de la corrélation entre la vie, la paix et la pluviométrie
Plaidoyer pour l’interdiction de l’usage des armes de guerre à tir en rafale Instauration et réglementation d’une saison et d’un permis de chasse sur l’étendue du territoire, à l’exception des aires protégées.
Actualiser la législation sur les délits et crimes liés à l’environnement naturel
Réorganisation et revalorisation des agents des eaux et forêts.
« Le mal que l’occupant nous a fait est loin d’être guéri » disait le savant pluridisciplinaire, Cheikh Anta Diop.
Le mal n’est autre que la division et la diversion des familles africaines pour mieux régner à travers le séparatisme colonial. En vidant le contenu du pouvoir local (chefs tribaux) tout en laissant les pratiques féodales et inhumaines, le colonialisme a eu gain de cause. De nos jours, certains réduisent la pensée du maître Cheikh Anta Diop en rapportant tout à la religion. Cependant, sa pensée concernait les sciences et la trajectoire politique africaine.
Aujourd’hui encore, en Guinée, des problèmes majeurs liés au communautarisme persistent.. Sékou Touré, par sa « dictature du peuple », selon lui, n’a pu créer le citoyen tout simplement guinéen et débarrassé de préjugés. Ainsi, des divisions entre les Peuls, les Forestiers, les Malinkés et les Sousous sévissent.. Certains observateurs affirment que les Peuls détiennent le levier économique ; il ne faudrait donc pas qu’ils aient en plus de cela le pouvoir exécutif.
Ces dernières élections, qui ne reflètent en aucun cas des pratiques démocratiques, montrent la soif et la boulimie du pouvoir par le président sortant (Alpha Condé) réélu pour un troisième mandat. Quant au leader de l’opposition (Cellou Dalein Diallo), on pense qu’il ne cherche qu’à briguer la magistrature suprême tout en s’autoproclamant vainqueur avant la sortie des résultats par la CENI . Les résultats du scrutin doivent être soumis à la validation du conseil constitutionnel suivant le modèle des pays francophones, anciennes colonies françaises.
Deux problèmes se posent. Le premier est la participation d’Alpha Condé et son désir de confiscation du pouvoir au besoin par l’usage de la force ; par des tirs à balles réelles sur les manifestants. Et le deuxième problème est l’auto-proclamation soudaine de Cellou Dalein Diallo qui est aussi une négation de la démocratie. Ceci dit, ne faut-il pas faire de nos jours attention aux légendaires opposants ? Très souvent, ces opposants ne sont-ils pas la reproduction cachée d’un système politique ?
Le continent africain n’assiste-t-il pas à des formes successives de putschs électoraux de la Gambie en passant par la Mauritanie et actuellement la Guinée ? Ces vieux politiciens continueront-ils d’être à l’origine d’une partie du malheur des africains ? De plus, au vu de la situation actuelle, on ne peut nier qu’un mauritanien par affinité ou par désir de changement ou/et par panafricanisme n’a rien à apprendre à un guinéen debout depuis le temps de Sékou. Il faut simplement dire que la Guinée à l’image de nombreux pays africain est une famille indivisible avec ses hauts et ses bas. Nos communautés doivent donc améliorer leur conscience collective et se rassembler en tant que peuple uni sous le même drapeau: le drapeau de la République.
Par ailleurs, le pays se doit d’instaurer de véritables institutions pour éviter ce genre de carnage qui finit en bain de sang. Ainsi, nous verrons la Guinée la véritable destinée qui a ouvert la voie à l’indépendance: débarrassée de contraintes externes et internes. Perdre les élections ou se faire voler ne doit pousser aucun candidat à utiliser ses électeurs comme de la chair à canon après l’expression des suffrages universels pour ne pas dire bourrages.
Les vies humaines ne doivent pas être considérées comme des voies pour détrôner. Surtout que les personnes, ici, sont issues de la Guinée qui est précurseur de la décolonisation. Celle-là même qui avait opté pour le travail, la solidarité entre les communautés de Alpha Yaya Diallo et de Samory Touré, et pour la justice sociale. Hélas, ce « scandale géologique » ( parlant de la Guinée) avec toutes les ressources minières et la pluviométrie favorable pour une autosuffisance alimentaire est encore l’un des pays les plus pauvres et endetté ( PPTE) avec un dictateur habillé en démocrate pour ne pas dire un sanguinaire dans un pays où la mal gouvernance gangrène.
Longtemps considéré comme le « Mandela numéro deux », Alpha Condé ne déçoit pas seulement plus d’une personne et trahit sa conscience mais aussi l’Afrique. A ce rythme, il quittera le pouvoir soit par la révolte populaire, soit par les armes car le pays est aussi un pays de coups d’État depuis Lassana Konté. Les procédures légales de recours auraient été louables. L’esprit démocrate et patriotique aurait épargné les innombrables bêtises. Un jeune rappeur guinéen disait que même la mort ne fait pas peur à celui qui n’a rien à perdre. Cela dit, il a déjà tout perdu car il vit sans droit et reconnaissance pendant que d’autres se gavent des biens du contribuable. La CEDEAO et la communauté internationale sont comme de la matière inerte face à la situation guinéenne.
Une nouvelle adhésion au projet de société de IRA-RAG s’est déclarée aujourd’hui au siège de Ryad a 18h. Il s’agit d’une forte délégation venant de keur macen plus particulièrement de la commune de Mbalal. Cette délégation a souligné les problèmes qu’elle rencontre au niveau local avant d’affirmer son adhésion a IRA-RAG. A cette occasion, le president Biram Dah Abeid a tenu le discours suivant:
« Je remercie ces jeunes qui ce sont reunis aujourd’hui pour adherer au mouvement IRA et au parti RAG, ces jeunes qui décident d’emboiter le pas aux jeunes qui les ont précédés. Je les remercie d’avoir fait ces pas et je rends hommage a ceux qui les ont précédés et qui ont déjà fait beaucoup de sacrefices pour l’avancée de la cause des mauritaniens par la lutte juste et infatigable des gens de IRA et du parti RAG contre toutes les formes d’injustice et de discrimination. Aujourd’hui, je vous dit bienvenue au sein de IRA-RAG. Vous allez grossir les rangs des combattants pour une Mauritanie meilleure. Je voudrai aussi aborder des points d’actualités parmi lesquels le retour des exilés mauritaniens comme Mohamed ould Bouamatou et Moustapha Limam Chavi qui depuis dix ans leurs sejours sont interdits dans ce pays de mamière injuste. J’ai vu que les mauritaniens ce sont beaucoup rejouis de leur retour. D’ailleurs, nous avons tous reclamer leur retour, nous avons reclamer que justice leur soit rendue par la levée des poursuites judiciaires arbitraires contre eux. J’ai vu aussi les mauritaniens se féliciter du fait que le president Mohamed Cheikh Gazouani a rendu a Biram Dah Abeid son droit injustement spolié par l’ancien regime qui m’a radié de mes fonctions de greffier sans aucune raison et qui m’a privé de mes salaires durant une décenie. Notre devoir de Mauritanien est aussi de continuer a reclamer que cette opération de justice enclachée par la levée des poursuites judiciaires de Ould Bouamatou et Ould Limam Chavi et le retour de BDA de son salaire; cette opération doit se poursuivre pour qu’elle une vraie opération nationale de justice. Il faut qu’elle soit complète. Pour que cela ait lieu, il faut que le president Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement aillent encore de l’avant en réhabilitant les mauritaniens qui ont été déportés depuis 1989 jusqu’à nos jours au Senegal, au Mali et un peu partout dans le monde. Ces Mauritaniens déportés injustement arrachés arbitrairement et violamment a leur pays ont le droit inaliénable au retour. Ce droit nous devons tous l’appuyer pour que ce droit soit effectif. C’est pourquoi les deportés au Mali et au Senegal a leur tête le doyen Aldiouma Cissokho doit retourner en Mauritanie. Et ceci est le devoir de Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement d’operer toute action necessaire pour le retour dignement de ces gens et les retablir dans leurs droits: qu’il recouvrent leurs droits, leurs terres et leurs salaires spoliés. Cela est valable aux personnes exilés en Europe et au Etat Unis. Je peux citer quelques uns sans être exhaustif car les cas se compte par millier Je peux nommer le capitaine Boye Harouna, l’officier Ibnou Diagana, l’officier Mamadou Sy, Ibrahima Abou Sall, Ba Mamadou Sidi, Ousmane Abdoul Sarr, Diary Toumbou la veuve d’un officier assassiné a Inaal sans oublier Aissata Niass a New york qui est aussi une veuve d’officier mauritanien assassiné pendant les exécutions extra-judiciaire. Notre fierté ne peut être complète que si le retour complèt de tous ces gens dans leur pays de manière digne soit complèt. Il faut signaler que toutes ces personnes etaient majoritairement des fonctionnaires qui ont perdu leur travail ainsi que leur salaire. Je peut ennumerer le president de l’AJDMR Ibrahima Moctar Sarr et le president du FPC Samba Thiam qui étaient des fonctionnaires des cadres superieurs mauritaniens et qui aussi avaient été brusquement embastillés, privés de leurs droits, de leurs salaires, de leurs fonctions. De la même manière dont ma collègue la vice présidente madame Coumba Dada kane a été radiée en 2016 de sa fonction a la caisse de securité sociale pour ses positions militantes. Ces gens aussi doivent recouvrir leurs droits. C’est ce qui fait que notre enthousiasme sera complèt, ce qui fera la fierté nationale et donnera un sens a la justice. Une justice sans distinction. Je lance un appel a tous les mauritaniens a rejoindre IRA-RAG pour le retour des deportés et la rehabilitation de toutes les victimes d’injustice de 1989 jusqu’à nos jours. »
Ismael TRAORE – La traversée de la mer Méditerranée ou Journey of uncertainty (Voyage d’incertitude) est certes devenue meurtrière, mais c’est le dépeuplement graduel de nos territoires qui me fait davantage peur.
C’est terrible et cauchemardesque ! N’avons-nous pas encore pris conscience du péril et de la gravité de la situation ? De même, ne nous rendons-nous pas compte, de nos jours, du départ massif de nos populations vers l’Espagne et la France qui restent les pays les plus convoités de L’Europe ?
Aujourd’hui, dans beaucoup de villages soninkés de la Mauritanie, dont je suis originaire, du Mali, du Sénégal, de la Gambie…, seuls les enfants en bas âge, les jeunes mariées, les vieilles mamans de 65 à 79 ans ainsi que quelques employés de domicile venus d’ailleurs, occupent les demeures.
Le phénomène est alarmant car, même les jeunes scolarisés, en l’occurrence, les collégiens, les lycéens voire les universitaires commencent à abandonner les études pour aller à l’étranger peu importe les risques qu’ils encourent. L’objectif n’est plus d’accroître leurs aptitudes intellectuelles et d’avoir des diplômes, mais plutôt de devenir milliardaires.
Il est bien et attrayant de posséder de belles voitures, de belles concessions et de jolies épouses. Mais comme le dit cet adage populaire : « Qui trop embrasse mal étreint ». La perte est à présent colossale tant humainement, matériellement qu’intellectuellement.
Il y a de cela plusieurs décennies, l’on quittait le cercle familial soit pour aller faire fortune, soit pour poursuivre ses études, et d’y retourner quelques années plus tard pour investir ou travailler, ou encore pour s’occuper des parents fragiles, vulnérables et irremplaçables.
Il était jadis perçu comme une malédiction pour un enfant et un abandon pour un père de partir très loin de sa famille pour une durée démesurée. Il en était de même pour un cadre qui choisissait de vivre à l’extérieur de son pays pour ses convictions philosophiques. Toutefois, les choses ont changé. Les Soninkés, désireux de mieux vivre, n’hésitent plus à risquer leurs vies en empruntant des voies clandestines périlleuses.
C’est ainsi qu’on les retrouve aujourd’hui partout dans le monde. Dès lors, le milieu rural devient synonyme de déguerpissement et/ou de renonciation et c’est à tous les échelons. Ainsi, s’il est avéré qu’au niveau de la diaspora « leur contribution à l’essor des économies nationales des pays d’immigration et d’émigration n’est plus à démontrer », il est tout de même indubitable que le peuple soninké, par le biais de la migration et de l’émigration a tendance à banaliser beaucoup de faits liés à la sécurité, au bonheur et bien-être des populations locales.
Enfin, si comme le dit ce proverbe soninké : « Il vaut mieux travailler à l’étranger que mourir chez soi », que deviendront alors nos villes/villages si tout le monde se sent obligé de partir au loin, en quête d’une vie meilleure ? Aussi, la carence, autrement dit l’absence des membres masculins dans nos foyers ne constitue-t-il pas un danger d’éclatement éducatif et matrimonial pour nos communautés d’origine ?
Ismail Traoré
Étudiant-chercheur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges / France
Initiatives News – L’audience accordée ce mardi par le président de la République à Isselkou Ould Ahmed Izidbih, l’un des rares soutiens de Mohamed Ould Abdel Aziz suscite beaucoup d’interrogations.
Isselkou qui fait figure de véritable faucon au sein du cercle proche de l’ex président aurait eu le feu vert de ce dernier. Que pourrait bien aller faire Ould Izidbih à la présidence à ce moment précis où l’enquête préliminaire sur le dossier de son patron est quasiment bouclée et sur le point d’être transmis au parquet ?
Y aurait-il des pourparlers en coulisses ? Le président Ghazwani serait-il en train de tirer les ficelles pour tenter de sauver la tête de son vieil ami ?
Et l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs dont on parle tant aujourd’hui, ne seraient-elles que de la poudre aux yeux ?
Autant de questions que l’on se pose suite à cette rencontre inattendue. En effet depuis sa démission de son poste d’ambassadeur, cet ancien ponte de l’ancien régime et proche de Aziz, s’était découvert une nouvelle occupation : tirer à longueur de journée, à boulets rouges sur la commission d’enquête parlementaire et sur la procédure judiciaire en cours, déballant au passage au grand jour le contenu de toutes ses auditions.
Et voilà que brusquement, cet homme devient fréquentable par le pouvoir et est reçu avec tous les honneurs au palais présidentiel ? Il y a anguille sous roche. Que s’est-il passé ? On a remarqué que depuis quelque temps, Ould Izidbih qui était devenu le bloggeur N°1 de la République a cessé ses tirs groupés contre le pouvoir.
Il a retrouvé subitement sa sagesse et est devenu du coup fréquentable. Pourquoi ce revirement à180° ? A-t-il conclu un marché avec le pouvoir ? Est-ce une nouvelle stratégie dictée par Aziz qui aurait compris qu’il serait mieux pour lui de mettre de l’eau dans son zrig et prospecter la voie d’un règlement politique, ou politico-judiciaire?
C’est ainsi que Aziz pourrait éviter le bagne en contrepartie de la restitution de l’ensemble des biens mal acquis et d’une mise à la touche sur le plan politique.
Cette option est tout à fait jouable car il convient de se rendre à l’évidence : le président actuel est très lié à Aziz et à ses hommes et il court un grand risque en ouvrant un front contre eux. En effet, en envoyant Aziz en prison, il faudrait logiquement et nécessairement envoyer les centaines de personnes impliquées-et pas les moindres-et là ça risque de créer de gros soucis au président Ghazwani, qui n’a pas besoin de ça.
Ainsi donc, l’entrée en lice de Ould Izidbih préfigurerait la prospection d’une alternative extrajudiciaire qui va couper l’herbe sous les pieds de Dame justice.
Ce mardi 20 octobre 2020 a été organisée une manifestation historique par des organisations antiesclavagistes et abolitionnistes à Kayes . Plusieurs militants originaires de différentes localités villageoises notamment soninkés, sont descendus dans la ville de Kayes (La première région du Mali) pour dénoncer les pratiques esclavagistes et féodales. Ces dernières années avec l’éveil antiesclavagiste GANBANAAXU dans la communauté soninké, plusieurs violations graves ont été perpétrées par les milieux extrémistes féodalo-esclavagistes à l’encontre des militants abolitionnistes. Dans différentes localités soninkés, on a pu observer ici et là agressions, lynchage, expulsions, destructions de biens et même assassinat. Comme dans le village de Djandjoumé où dans la soirée du 1 septembre 2020, 4 militants antiesclavagistes avaient été sauvagement assassinés par les miliciens esclavagistes locaux. Monsieur Mountakha Diarrisso qui était le représentant local du mouvement anti-esclavagiste et ses 3 camarades n’avaient eu aucune chance sous la furie criminelle de la meute féodale. Plusieurs membres de leurs familles avaient été grièvement blessés dont des vieilles femmes. À lire : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F
La marche d’aujourd’hui contre ces pratiques moyenâgeuses vise à interpeler les autorités étatiques du Mali pour arrêter cet engrenage abject contre des paisibles citoyens qui rejettent les violences symboliques d’un esclavage coutumier par ascendance. Les milieux défenseurs de cet esclavage statutaire semblent bénéficier d’une certaine complicité ou même impunité au sein des rouages étatiques, et les activistes droit-de-l’hommistes espèrent faire changer la tendance vers l’instauration d’un véritable état de droit.
● ci-après le post Facebook du Gouvernorat de la Région de Kayes
« KAYES|20 OCTOBRE 2020|ACTUALITÉ…
Les associations anti esclavagistes du Mali ont organisé ce matin à kayes ville ,une grande marche de protestation contre les coutumes esclavagistes dit statut d’esclaves qui sévissent dans les cercles de Kayes,Diema,Nioro,Yelimané, Kita,Nara et Bafoulabé.
Selon les organisateurs, ce phénomène ,à nos jours a fait beaucoup de victimes, voir les populations chassés de leur village, dans certains lieux, et d’autres, ligotés, traînés, humiliés et même tués.
Les marcheurs ont quitté Kayes d’y (quartier l’autre rive du fleuve) et pour être reçu au gouvernorat par le chef de l’exécutif régional inspecteur général de police Mahamadou Z SIDIBE.
Le gouverneur, en recevant la déclaration des associations anti esclavagistes dit avoir pris acte et les rassure que le document sera transmis à qui de droit dès ce jour.«
Le gouvernement mauritanien a affirmé qu’il ne protégera aucune personne qui s’adonnerait au crime d’esclavage et qu’il se dressera devant tout celui qui s’adonnera à cette pratique.
Cet engagement a été réaffirmé par le commissaire au droit de l’homme, à l’action humanitaire et à la société civile, Hassena O. Boukhreïss dimanche à Néma, lors du lancement de campagnes de formation et de sensibilisation sur les droits de l’homme et la lutte contre l’esclavage.
Ould Boukhreïss a dit qu’il était porteur d’un certain nombre de « messages importants » de la part du gouvernement mauritanien qui souhaite les vulgariser.
D’abord celui de la criminalisation de la pratique esclavagiste, sous toutes ses formes, l’état ayant adopté des lois et mis en place des tribunaux spéciaux chargés de la lutte contre l’esclavage dont un se trouvant à Néma même.
Il a ajouté que l’état a pris en charge les frais des justiciables dans ce domaine et adopté la loi 2015/030 relative à l’assistance judiciaire pour les victimes partout dans le pays.
Le commissaire aux droits de l’homme a réaffirmé que l’état ne protégera aucune personne, quel qu’elle soit qui s’adonnera à l’esclavage et qu’il fera face à ses agissements.
L’état par ailleurs, a encore dit Ould Boukhreïss, ne permettra à personne de faire usage des questions d’esclavage à des fins qui ne soient pas liées au droit, à la loi et à l’humanité, appelant à revoir le système social et sa refondation sur des bases justes et égalitaires.
Le commissaire a enfin dit que la Mauritanie est en passe de connaître un grand développement et une prospérité et que les mauritaniens se doivent d’être unis afin qu’ils gèrent leurs richesses dans la paix et la sécurité.
ENAJM Mauritanie – Après le fiasco des années 80 du processus d’introduction des Langues Nationales dans notre système éducatif, notre pays repart pour un nouveau rendez-vous avec l’histoire, marquant ainsi un tournant décisif dans notre enseignement.
L’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature vient de franchir un pas en mettant en place une unité d’enseignement des Langues Nationales que sont le Pular, le Soninké et le Wolof au profit des élèves magistrats et administrateurs qui auront la lourde tâche de devenir, au terme de leur formation,, des éléments de notre appareil judiciaire et administratif.
Afin de mettre en place cette unité d’enseignement des langues nationales, l’Institution n’a pas lésiné sur les moyens.
En effet, et à titre symbolique, une cérémonie de démarrage a été organisée dans la journée du 13 octobre avec la participation des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Fonction Publique, du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général, des Chefs de Départements, des Professeurs ainsi que d’autres personnalités importantes. L’évènement a bénéficié d’une large couverture médiatique.
Une séquence du cours inaugural en Pulaar auquel toutes les personnalités précitées ont pris part a été l’expression d’une ferme volonté des pouvoirs publics d’introduire et de développer l’apprentissage des Langues Nationales à l’ENAJM.
L’objectif à terme est de rapprocher les administrateurs et le corps juridique des populations locales afin de garantir une meilleure proximité et prise en charge des préoccupations, rendant ainsi le service public plus accessible et plus facile à accomplir et permettant une meilleure compréhension entre administrateurs et administrés.
Il en va de même de l’affermissement de la souveraineté des pouvoirs locaux dans l’exercice de leur fonction de service public, judiciaire ou régalienne.
Il est clair que la territorialisation de l’action publique, la gestion de proximité sont des outils aujourd’hui privilégiés de l’administration locale. Ce réaménagement linguistique au sein de l’Ecole Nationale va contribuer à la coexistence et à l’épanouissement de toutes les langues en usage dans notre pays car chacune d’elle a le droit de vivre, de prospérer pour donner une valeur ajoutée à l’interculturel et au plurilinguisme dans le dessein de garantir une meilleure cohésion sociale et le renforcement de l’unité nationale. Il est indéniable que le développement d’un pays est intrinsèquement lié à celui des langues nationales.
C’est pourquoi, l’apprentissage de celles-ci doit être constamment évalué et capitalisé pour donner un nouveau souffle au développement socioéconomique. L’appropriation des langues nationales est gage d’un meilleur ancrage des juges et des administrateurs dans l’environnement socioculturel des circonscriptions au sein desquelles ils exercent et permet une amélioration dans le traitement des dossiers qu’ils ont la responsabilité de diligenter.
Il n’est pas superflu de rappeler que pour arriver à cette journée de démarrage des cours en Langues Nationales, des réunions ont été organisées entre le Directeur Général et les différents Départements concernés dont le Centre d’Enseignement des Langues qui a joué sa partition, notamment concernant les aspects didactiques et pédagogiques.
A cet effet, une commission a été créée pour travailler à la préparation matérielle, didactique et pédagogique et ce, à l’image de ce qui se fait en termes de méthodes, d’approches et de techniques d’animation dans l’enseignement/apprentissage des autres langues telles que l’arabe, le français, l’espagnol, l’anglais.
Source : ENAJM
Service Recherche, Etudes Administratives et Documentation
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