● KS, Militant droit-de-l'hommiste et Blogueur - Mes opinions ne sont pas sacrées, elles sont assumées sans zèle.
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Aujourd’hui, jeudi 15 octobre 2020, l’École nationale d’administration a annoncé, en présence d’un certain nombre de membres du gouvernement,le lancement une section d’enseignement des langues nationales dans les deux filières : Administration et Économie.
Le directeur général de l’école, Ali Ould Alada, a déclaré que le dernier décret approuvé par le gouvernement constitue ajout qualitatif dans la matrice de l’enseignement et que l’école a décidé de développer la formation de ses élèves, en ajoutant une nouvelle unité d’apprentissage des langues nationales. Afin de former certains administrateurs et juges d’être capables de traiter avec tous les membres de la société dans les langues locales, comme cela a été fait avec la filière Diplomatie en formant les étudiants dans les langue anglaise et espagnole.
Le ministre de la Justice, Mohamed Mahmoud Ould Beya, a salué l’expérience, décrivant la démarche comme nécessaire pour les étudiants et les juges diplômés , et que son secteur coopérera avec l’école afin de vulgariser cette expérience.
Tout ce que les dignitaires mecquois reprochèrent à la naissante communauté musulmane en Arabie au 7ème siècle, est reproché aux militants abolitionnistes et antiesclavagistes soninkés aujourd’hui par certains cercles féodalo-esclavagistes dans la communauté. Ce qui est paradoxal dans l’affaire, c’est d’entendre ces réactionnaires féodaux se servir du religieux Muhammadien (islam) afin de vouloir légitimer ce que le Prophète psl aurait banni et repoussé vigoureusement entre croyants. La littérature esclavagiste du Fiqh a été bien accueillie dans nos contrées féodales au détriment de la Philosophie libératrice du Message pour les Humains. Quand les premiers arabes musulmans et leurs opposants arabes polythéistes dans la belligérance avaient évité d’asservir les uns les autres à l’époque déjà, nous après 1400 ans on continue de se chamailler parce qu’une partie d’entre nous refuse l’assignation dans l’esclavage par ascendance.
Le lettré religieux malien d’ethnie soninké MohamedTouré qui est le porte voix principal de cette idéologie religieuse de l’esclavage dans la communauté, vivait chez les arabes (à la mecque jusqu’à récemment) et ne voyait aucune analogie entre le brigandage criminel et esclavagiste qui a frappé des migrants Noirs en Libye (courant 2017) et les agressions razziales qui causèrent les asservissements et les violences sociales dans nos zones sahéliennes. Monsieur Touré a fait l’apologie de l’esclavage dans la communauté soninké, et on voudrait bien comprendre quels sont les motifs de sa sortie incognito définitive d’Arabie chuchotée par ses partisans ces derniers temps pour s’installer au Mali.
Le temps nous édifiera et surtout les nouvelles autorités transitoires maliennes devraient prioritairement prendre en compte cette problématique de l’esclavage par ascendance qui constitue des violations récurrentes des Droits humains.
🔴 À découvrir les liens YouTube de la construction idéologique et sociale de l’esclavage coutumier dans le discours dit « religieux » de monsieur Mohamed Touré https://youtu.be/LcXt1j4Vcl4 , une mise en ligne par ses partisans.
Le match match amical devant opposer l’équipe nationale mauritanienne Les Mourabitounes aux Lions du Sénégal à Thiès ce mardi 13 octobre, a été annulé selon un communiqué de la FFRIM sur sa page Facebook. Le motif de cet ajournement est lié aux cas positifs à la Covid-19 détectés parmi la délégation mauritanienne. Une situation sanitaire qui bouscule un rendez-vous sportif très attendu entre voisins mais donne un certain aperçu sur la gestion sanitaire plus ou moins aléatoire ou confuse sur la circulation du virus en Mauritanie. Ceci suscite plusieurs questions; Qui sont positifs et depuis quand ?
Étaient-ils en contact avec qui et où depuis quelques jours ? Et d’autres questions…
Il y a quelques jours (9/10/20) la Mauritanie accueillait victorieusement l’équipe du Sierra Leone à Nouakchott avec une victoire 2 – 1.
L’organe médical autour de l’équipe doit s’expliquer pour édifier l’opinion publique.
Ci-après l’élément média de la FFRIM via sa Page Facebook :
« FFRIM Communiqué officiel
La FFRIM informe de l’annulation officielle du match amical qui devait opposer le Sénégal à la Mauritanie, ce mardi 13 octobre au stade Lat Dior de Thiès, suite à l’apparition de plusieurs cas positif à la COVID-19 parmi les joueurs et le staff des Mourabitounes.
La FFRIM assure à l’opinion publique que les cas testés positifs se portent bien et ne présentent aucun symptôme. »
Le recensement biométrique et les problèmes qui y sont inhérents empêchent des milliers de mauritaniens d’acquérir leurs papiers d’état civil. Tel est le thème de la conférence de presse animée ce lundi matin à Nouakchott par Birame Dah Abeid, député au parlement et président du mouvement IRA.
D’emblée Birame a évoqué le cas de cette pauvre femme malade et sans ressources venue de Adel Begrou pour se soigner à Nouakchott. Et faute de carte d’identité, elle devait payer 25000 ouguiyas chaque jour pour couvrir les frais médicaux.
Il a par la suite évoqué le forfait obstétrical qui permet aux femmes enceintes d’être prises en charge tout au long de la grossesse. Le tout pour 400 MRU. C’est une initiative du ministre de la santé qui est à saluer a-t-il reconnu.
Mais le hic poursuit le député c’est que beaucoup de femmes ne peuvent pas profiter de cette aubaine parce qu’elles ne possèdent pas des papiers d’état civil. En effet souligne-t-il l’obtention de tous les droits est liée au recensement. D’un autre côté beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés pour les mêmes raisons.
Cette situation influe également sur le processus électoral soutient Birame qui affirme que pendant les dernières élections 3271 de ses électeurs à Sebkha et 4371 à Téyarett n’avaient pas pu voter car n’ayant pas de pièce d’identité.
Le président du mouvement IRA déclare que partout en Mauritanie les services de l’Etat Civil refusent d’inscrire tout celui qui n’a pas un reçu du recensement de 1998. Ce recensement a laissé en rade beaucoup de mauritaniens car dit Birame il était mal organisé et la sensibilisation était absente.
Actuellement ajoute-t-il tous les espoirs sont tournés vers la commission ad hoc dirigée par le ministre de l’intérieur qui vient d’être réactivée sur ordre du président de la République.
En attendant, le mouvement IRA a pris l’initiative de créer des commissions dans toutes les moughataa et au niveau des bureaux de Riyad et de l’îlôt K, il y aura une permanence pour accueillir tous les citoyens qui ont des problèmes d’état civil. Une base de données sera créée et tous les problèmes seront transmis à la commission gouvernementale et à la direction de l’état civil.
Le député s’est dit prêt à collaborer avec cette commission et les services de l’état civil.
Il a lancé un appel pressant à la société civile, aux élus, à la presse et aux autorités du pays afin de tout mettre en œuvre pour que tous les mauritaniens accèdent aux services de l’état civil et à leur droit d’obtenir des papiers.
Au cours de cette conférence de presse plusieurs déboutés du recensement biométrique ont témoigné à propos des tracasseries qu’elles ont subies et qu’elles continuent à subir.
Des témoignages poignants
D’abord le jeune Ibrahima Bâ qui affirme s’être recensé il y a 4 ans après moult accrobaties et qui attend toujours d’obtenir ses papiers.
Pour Fatimetou Mint Baba, autre victime de l’état civil ses enfants n’ont pas pu aller à l’école. Elle demande à ce que justice soit faite.
Autre victime colatérale du recensement biométrique, Jemal, une mauritanienne qui vivait en France avec son mari. Aujourd’hui son enfant est apatride. Il n’a pas de papiers mauritaniens. Son problème : il est né en France.
Autre témoignage, celui de Lebatt Ould Mohamed, responsable des opérations électorales à Téyarett. Pour lui le problème vient essentiellement de la condition selon laquelle il faut impérativement présenter un reçu du recensement de 1998.
Les mauritaniens de l’étranger ne sont pas épargnés par ce cauchemar. Pour Moussa Soumaré qui parlait au nom des mauritaniens de France, les problèmes s’accumulent et les services de l’état civil refusent de coopérer, s’indigne-t-il. “Ils disent qu’on n’a pas un mandat”. Et le problème du recensement de 1998 se pose aussi.Il y a des cas dramatiques et beaucoup de mauritaniens ont ainsi perdu leurs cartes de séjour. Et pire encore ajoute Soumaré, des mauritaniens ont quitté l’étranger avant l’expiration de leur carte de séjour afin de renouveler leurs passeports mais en vain. Ils sont devenus des apatrides. Et une procédure est diligentée devant les autorités consulaires françaises.Les conséquences sont desastreuses.
Autres cas choquants poursuit Soumaré, ceux des enfants issus de l’émigration. Ces enfants dont les parents sont mauritaniens et qui sont nés hors de la Mauritanie sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays.
Les exemples pullulent et la centaine de victimeS qui faisait le pied de grue ce matin devant le siège du député avait chacune une histoire aussi rocambolesque qu’incroyable. Elles demandent toutes à ce que justice soit faîte et qu’elles soient rétablies dans leurs droits.
Saharamédias – Le ministre de l’emploi, de la jeunesse et des sports Taleb O. Sid’Ahmed a annoncé le financement d’un ensemble de projets pour les jeunes du Guidimakha dans le cadre de la lutte contre le chômage de jeunes.
Le ministre a ajouté que la seconde étape du financement des projets en faveur de jeunes, 500 projets au total, sera lancé, en respectant scrupuleusement les critères de transparence et de justice en tirant les leçons de la première phase.
Ces révélations ont été faites par le ministre lors d’une réunion présidée samedi à Sélibaby et qui a réuni, autour de lui, les associations de jeunesse et de sport de la wilaya, réaffirmant que l’emploi des jeunes, constituait une priorité pour ceux qui croupissent sous le poids du chômage.
Taleb O. Sid’Ahmed a révélé que le programme sera lancé la semaine prochaine en faveur des projets sélectionnés lors du programme « mon projet, mon avenir », promettant de corriger les erreurs constatées lors de la sélection des dossiers lors de la précédente phase.
Le ministre a annoncé la création d’un nouveau programme « ma profession » en faveur des jeunes qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leur enseignement à travers leur formation dans certains métiers privés et le financement en leur faveur de petits projets dans le secteur informel.
Le président du conseil régional du Guidimakha Issa Coulibaly a salué les efforts du ministère en faveur de l’intégration des jeunes et le financement de projets en leur faveur, rappelant le caractère agro-pastorale de la wilaya ce qui offre des perspectives prometteuses pour la formation dans ce domaine.
Quant au maire adjoint de la ville Mohamed Mahmoud O. Matala, il a salué tout ce qui est de nature à aider les jeunes à changer leur situation et contribuer à impulser le développement du pays.
Le ministre a visité l’atelier pour la production des briques consolidées destinées à la construction de 50 unités d’habitation dans le cadre du programme de modernisation de la ville de Sélibaby.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) se rejouit de la libération de Mr Soumaila Cissé qui était détenu depuis le 25 Mars 2020 par certains groupes terroristes toujours non identifiés officiellement et par la même occasion félicite la cellule de crise mise en place par la primature et tous les acteurs qui ont travaillé sans cesse pour obtenir ce résultat.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme (M.S.DH) a appris avec stupéfaction sur les médias nationaux et internationaux la libération de 206 présumés dangereux djihadistes sans aucune forme de procès et condamne avec la plus grande fermeté cette forme de mise en liberté qui n’est pas à encourager pour un pays en quête d’identité judiciaire et qui bafoue les principes juridiques et fondamentaux des droits de l’homme.
Cependant le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) toujours dans ses objectifs de recherche de vérité et distribution d’une justice équitable reste perplexe à certaines zones d’ombres et demande à l’État Malien:
D’informer la population malienne sur les véritables conditions de libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie ;
De Confirmer ou d’infirmer la libération de plusieurs dizaines prévenus djihadistes ou le paiement d’une quelconque rançon en contrepartie de la libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) réaffirme sa ferme volonté de vaincre l’impunité et l’injustice sur toute l’étendue du territoire malien.
Aucun journaliste ne peut et ne veut se soustraire à la loi. Aucun journaliste ne peut prétendre disposer d’une immunité totale du seul fait qu’il est journaliste ! Le journaliste doit se soumettre à la loi qui encadre son métier ainsi qu’à l’éthique et la déontologie qui en sont les soubassements.
L’Ordonnance n° 017 – 2006 sur la liberté de la presse qui fait partie de l’arsenal juridique pris par la CMJD au lendemain du coup d’état contre l’ancien dictateur Ould Taya, a redéfini le régime juridique de la liberté de la presse.
Ainsi l’article 40 de cette ordonnance en vigueur, dispose que « la diffamation commise envers les particuliers par l’un des moyens énoncés à l’article 32 sera punie d’un emprisonnement de quinze jours au plus et d’une amende de 400.000 à 1.000.000 UM, ou de l’une de ces deux peines seulement. A la lecture de cet article, la peine de prison en cas de diffamation ne peut excédé 15 jours ! Tout juge qui condamne un journaliste au delà de quinze jours d’emprisonnement pour des faits de diffamation viole la loi en vigueur.
Il n’y a qu’à l’alinéa 1 de l’article 40 de cette ordonnance que le juge peut condamner un journaliste jusqu’à un an de prison pour une diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race, une région ou religion déterminée.
Par ailleurs, en 2011 un projet de loi avait pour objet de dépénaliser les délits de presse, limitant la sanction qu’à une condamnation pécuniaire, hélas cela ne s’est pas fait.
Maintenant, si comme le rapporte la presse, Hacen Lebatt est condamné pour diffamation dans l’affaire en question, le juge a outrepassé les prérogatives que lui confère la loi. Et l’affirmer ce n’est pas vouloir défendre Hacen Lebatt mais c’est plutôt défendre une stricte application de la loi.
Sahara Médias – Le ministère mauritanien de l’équipement et des transports a annoncé la mise en place de nouvelles mesures pour l’obtention des permis de conduire, dans le cadre d’une réforme du système en place destinée à assurer la garantie des permis et prévenir la falsification et la manipulation.
Le ministère, dans sa nouvelle approche de réforme destinée à rapprocher les services des citoyens, a lancé un site qui permet aux candidats à l’obtention de permis de s’enregistrer : permis.transports.gov.mr.
Le ministère a ajouté que le lancement de ce site est intervenu au moment où des missions se rendent dans toutes les régions du pays, afin d’expliquer et sensibiliser autour des nouvelles mesures destinées à développer et moderniser l’obtention des permis de conduire depuis la candidature sur le site jusqu’à la participation à l’examen.
Ces missions, selon le ministère, a rencontré les autorités administratives et sécuritaires, les gérants des auto-écoles au niveau de chaque wilaya.
L’ARBITRAIRE est tout ce « qui dépend de la volonté, du bon plaisir de quelqu’un et intervient en violation de la loi ou de la justice ». Est arbitraire TOUT acte :
qui n’est pas fondé en droit,
qui ne respecte pas les procédures légales,
qui n’est pas raisonnable ou approprié compte tenu des circonstances,
qui n’est pas proportionné aux objectifs juridiques visés,
discriminatoire,
imprévisible
sans fondement légitime, solide et justifié,
inutilement intrusif vis-à-vis des autres droits Que dit la constitution sur l’égalité des personnes ?
Au Mali l’article 1 de la constitution du 25 Février 1992 dit que « la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne »
, l’article 2 de la constitution du 25 Février 1992 dit que « tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée »
L’article 4 de la constitution du 25 Février 1992 dit que « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi »
Que dit le préambule de la charte des Nations des Unies ? Nous, Peuples des Nations Unies, RÉSOLUS
Deuxième tiret « à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,»
Troisième tiret « à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, »
Quatrième tiret « à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande »
Avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces desseins, En conséquence, nos gouvernements respectifs, par l’intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la charte des nations Unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom des Nations Unies.
La constitution du 25 février 1992, le code des personnes et de la famille et la charte des Nations Unies sont très clairs concernant l’égalité des personnes.
L’efficacité réelle d’un instrument international peut être évaluée en fonction de la mesure dans laquelle les Etats parties appliquent ses dispositions au niveau national. Le mot application dans le cas des instruments juridiques internationaux, désigne à la fois les mesures nationales adoptées par les Etats et les procédures internationales mises en œuvre en vue d’en surveiller la mise en œuvre.
Il n’existe pas de mécanisme chargé de veiller au respect par les Etats de l’obligation d’abolir l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage.
Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit de l’homme fondamental ; or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.
Contrairement à ce que l’on pense souvent, l’esclavage sous toutes ses formes est encore courant en ce début de millénaire. La notion d’esclavage est restée relativement statique depuis près deux siècles de lutte abolitionniste menée par les gouvernements et les organisations non gouvernementales. Néanmoins un certain nombre de pratiques comme l’esclavage par ascendance ont fait leur apparition dans la région de Kayes en Milieu soninké.
Ira-Mauritanie a reçu l’invitation, adressée à son leader, le député Biram Dah Abeid, par le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh) Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni, d’assister à une « présentation de sa stratégie de lutte contre l’esclavage ».
Il a été répondu, à l’interlocuteur, que l’ensemble des réseaux Ira dans le monde sont prêts à prendre part à toutes activités des institutions nationales, gouvernementales ou non-gouvernementales, à condition d’y exercer la liberté de la parole, en présence du public, donc à l’abri de la censure et du tabou. Il s’agit de porter la contradiction au discours ambiant du déni, auquel la Cndh de Mauritanie, sous financement du gouvernement, prête, très souvent, sa caution et sa voix. Le préalable formel de l’expression sans contrainte n’est pas négociable, du point de vue de l’Ira-M ; une telle attitude résulte des années de production industrielle du faux, par les diverses officines de l’Etat, sur les affaires de racisme et d’esclavage, dans la droite tradition du négationnisme hérité de l’ère Ould Taya. La Cndh ne s’est pas encore soustraite à la tradition du lien incestueux entre propagande en direction des partenaires du pays, connivence avec les services de sécurité et diplomatie du mensonge, toutes manœuvres qui soumettent la question des droits de la personne, à des considérations de stabilité politique et de préservation du statu quo.
En ce sens, l’institution, comme le Mécanisme national de prévention de la torture (Mnpt), continue de reproduire des réflexes de soumission au pouvoir exécutif. En témoigne l’appui logistique et financier que leurs prêtent, lors des missions à l’étranger, nos ambassades et bureaux consulaires. Jusqu’ici, en dépit de progrès importants sur la voie de la transparence et du débat apaisé pour le traitement du passif mauritanien dans les domaines de la dignité de la personne, la Cndh et le Mnpt restent à la traîne de la volonté de renouveau que tente d’asseoir le Président de la république, depuis l’alternance de 2019. Aux fins d’illustration, il suffit de constater la tiédeur sinon le peu d’enthousiasme de leur engagement en faveur du projet de loi relatif à la violence sexiste.
Quand les deux organismes – et d’autres en charge de la question – parviendront à illustrer leur indépendance et une composition moins partisane au profit du système de domination multiséculaire, Ira-M s’empressait de leur apporter collaboration et soutien.
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