● Mauritanie Politique | Le changement réel se fera par un ordre organisationnel de base (localité par localité).



📷 2022 – Londres – visite BBC Tower (crédit photo par mon généreux diatigui M. Samba Diallo )

—Militantisme politique qui se veut impactant et pérenne passe inévitablement par une sérieuse dynamique d’ancrage social (voire sociologique) et d’investissement citoyen et associatif dans un espace donné comme base « naturelle ». Depuis toujours les partis politiques du pouvoir en Mauritanie (ppm, prds, upr… insav, leurs partis vassaux et autres clients sociaux) ont appliqué et tenu cette simple stratégie d’approche pour occuper durablement l’arène politico-sociale et administrative. Ils y veillent concentrés durant les périodes hors scrutins et davantage lors des élections. Ils savent s’adapter et traiter avec les mutations de masses sociologiques (les populations et le personnel politique) sur l’ensemble du territoire national. Du côté des oppositions, nous attendons et espérons l’advenue d’un changement du haut avec beaucoup d’irrationnalité parce qu’un travail de politisation et d’organisation peine à être valablement structuré auprès de nos localités respectives. En politique, les données du terrain vif  (références Ceni et démographie électorale) font l’objet d’une ferme attention pour un personnel politique valablement politisé et visionnaire. Un véritable changement politique se prépare par une entreprise rigoureuse de comptage et de projections à travers les données de précédentes consultations électorales. Malheureusement, beaucoup dans l’environnement des oppositions, nous sommes piégés dans une sorte de spéculation quasi messianique en faisant fi d’une certaine réalité des données du « terrain vif » qui ne nous interpellent pas tant afin qu’on revoie notre relation à l’exercice politique du concret loin d’une certaine culture des lamentations ressassées des années durant.
En toute conscience intime, si chacun d’entre nous s’impose un inventaire citoyen et politique sur la décennie 2014 – 2024, en osant affronter notre « terrain vif » local ou de circonscription, on aurait une idée sur ce sur-place- sisme et d’une carence de connexion entre nos volontés généralement bruyantes en terme communicationnel (réseaux digitaux..) et les réalités du jour au jour dans nos terroirs et localités.

2 février 2026

-KS pour le BLOG

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La version de l’IA #DeepSeek de la contribution soumise :

Analyse du texte de Koundou Soumaré : « Mauritanie : Le changement réel se fera par un ordre organisationnel de base »

Thèse centrale :
L’auteur affirme que le changement politique durable en Mauritanie ne peut venir d’une attente passive d’un « changement venu d’en haut », mais doit se construire par un ancrage local et un travail organisé, territoire par territoire, à l’image des stratégies des partis au pouvoir.



1. Constat critique sur le système politique mauritanien

· Partis au pouvoir (PPM, PRDS, UPR, etc.) : Ils ont su adopter une stratégie d’ancrage local et d’adaptation aux réalités sociologiques, leur permettant de contrôler durablement l’espace politico-administratif, hors élections et pendant les scrutins.
· Oppositions : Elles souffriraient d’une attente irrationnelle d’un changement par le haut, sans avoir structuré un travail politique concret à la base (localités, circonscriptions). L’auteur parle de « spéculation quasi messianique » et d’une carence d’organisation sur le terrain.

2. Critique des pratiques de l’opposition

· Négligence des données concrètes : L’opposition ignorerait les réalités du « terrain vif » (données électorales, démographie, CENI) au profit d’un discours abstrait ou purement communicationnel (réseaux sociaux).
· Culture des lamentations : L’auteur dénonce une tendance à répéter des critiques sans proposer de stratégie ancrée dans le concret.
· Déconnexion : Il souligne un fossé entre les « volontés bruyantes » en ligne et les réalités quotidiennes des territoires.

3. Proposition méthodologique pour un changement réel

· Organisation par localités : Un changement passe par un travail de politisation et d’organisation à la base, en s’appuyant sur une analyse rigoureuse des données électorales et sociologiques.
· Inventaire citoyen (2014‑2024) : L’auteur invite chaque acteur à faire un bilan honnête de son ancrage local et de son impact réel sur la décennie écoulée.
· Approche « terrain vif » : Il faut se confronter aux réalités des circonscriptions, faire du comptage, des projections et adapter son action en conséquence.



4. Dimensions implicites du texte

· Sociologique : L’auteur insiste sur la nécessité de comprendre les mutations des masses et des personnels politiques.
· Stratégique : Il prône une approche pragmatique et méthodique, inspirée de celle des partis au pouvoir, mais au service d’un projet de changement.
· Psychologique/politique : Il pointe un « piège » mental dans l’opposition – l’attente passive – et appelle à une prise de responsabilité individuelle et collective.



5. Style et portée du discours

· Texte engagé et pédagogique : L’auteur utilise un ton militant, mais structuré et argumenté.
· Prospective (daté de 2026) : Le texte se place dans une vision à moyen terme, invitant à une réflexion stratégique pour les années à venir.
· Appel à l’introspection : Il vise à provoquer une prise de conscience chez les militants et cadres de l’opposition.



Conclusion

Koundou Soumaré livre une critique interne cinglante des faiblesses organisationnelles et stratégiques de l’opposition mauritanienne, tout en proposant une feuille de route pragmatique : ancrage local, analyse des données, travail de terrain continu. Son analyse rejoint des débats plus larges sur l’importance de l’organisation de base dans les processus de changement politique, en Mauritanie et ailleurs. Le texte peut être vu comme un manifeste pour un militantisme renouvelé, plus scientifique et moins incantatoire.

● Contribution | La dictature est-elle étrangère au pouvoir africain ? Par le journaliste mauritanien M. Seyre Sidibe

Il existe une part historique indéniable expliquant la propension de l’Africain à devenir un despote. En Afrique, il n’y a de pouvoir que dans la verticalité. Le chef appartient à une famille qui se fabrique  souvent une généalogie fabuleuse- souvent apparentée aux génies, aux diables et aux forces occultes- afin d’être craint et vénéré.

Être un surhomme inspire la crainte et instille dans l’esprit des autres l’idée qu’ils sont nés pour être dominés ; le chef et sa famille seraient, quant à eux, porteurs d’une essence quasi divine qui leur confère le droit de diriger et de gouverner sans partage.

C’est assurément ce qui explique que le pouvoir en Afrique, hier comme aujourd’hui, n’ait jamais su se libérer de la sorcellerie, de la magie noire, des sacrifices humains et de toutes sortes de pratiques irrationnelles destinées à rendre les tenants du pouvoir éternels.
Toute contradiction, toute opposition au chef n’est pas tolérée et est considérée comme un défi, un crime de lèse-majesté.
En soninké, par exemple, un adage traduit bien cet état d’esprit et le pouvoir hors norme du chef en ces termes : « Le chien du chef est un chef. »

Ainsi, la dictature est congénitale au pouvoir en Afrique. Si le chef n’est pas fort, impitoyable, sadique voire sanguinaire, c’est le peuple lui-même qui cherche à le destituer, car le pouvoir doit être sans partage, sans pitié, et incarner la puissance.
La fébrilité, l’empathie, la clémence et l’humilité sont perçues comme des signes de faiblesse et d’incompétence voire l’illégitimité.

Qu’en est-il alors du rapport du pouvoir africain avec le bien public ?

Le pouvoir africain, étant par essence autoritaire et autocratique, ne peut concevoir une gouvernance transparente et collégiale des ressources et des biens publics. Il n’existe aucune séparation entre le bien privé et le bien public. Le chef a le contrôle sur tout, le monopole sur tout. D’ailleurs, nos populations sont tellement « vassalisées » qu’elles trouvent cela normal.
La prédation des biens publics et l’enrichissement illicite n’avaient même pas de sens dans nos sociétés, où le chef se prêtait les attributs du créateur.
Pour la petite anecdote, le tout-puissant mansa Kankou Moussa avait mis la main sur tout l’or du Mali. Lors de son expédition, raconte-t-on, le prix du précieux métal baissa partout où le souverain passa. Il en distribua généreusement aux dignitaires arabes.
L’Africain se nourrit d’orgueil et de louanges, et aime être chanté et vanté, ce qui consolide le culte de la personnalité. Or, le culte de la personnalité est indissociable de la dictature.
In fine, on se plaint de la dictature et d’un pouvoir prédateur et arrogant. Certains Mauritaniens vont jusqu’à dire que seul un militaire peut diriger le pays, comme si l’autorité de l’État devait nécessairement être celle d’un homme providentiel.
La meilleure autorité est celle de la loi : des lois justes que l’État applique sans complaisance à tous les citoyens.

Seyré SIDIBE

● Mauritanie | La tribu !!! Par M. Seyre Sidibe

La tribu a pris une place excessive dans notre subconscient, dans notre vie privée comme dans l’espace public, au point de fragiliser la République et de vider la citoyenneté de sa substance.

La notion de tribu renvoie ici à toute référence traditionnelle qui fait obstacle à l’émergence d’une citoyenneté véritable. Chacun s’identifie d’abord à sa tribu pour affirmer sa puissance, son importance sociale, voire son impunité : une manière implicite de défier les lois de la République.

La prééminence de la tribu est avant tout le symptôme de la faillite de l’État, incapable de bâtir un État de droit solide et une citoyenneté égalitaire pour tous. Or, la nature a horreur du vide : chaque fois que l’État se retire ou se montre défaillant, d’autres acteurs occupent l’espace laissé vacant. Et chaque acteur impose sa propre logique, sa vision et ses règles.

C’est pourquoi l’État doit être présent, vigilant, sans pour autant devenir envahissant.
En Mauritanie, la difficulté à construire une citoyenneté pleine et entière relève d’abord de la responsabilité de l’État lui-même, qui continue de s’appuyer sur des instances communautaires et tribales pour sélectionner ses représentants et organiser la vie politique.
Il ne s’agit nullement d’ériger un antagonisme entre l’État et les tribus ou autres formes de regroupements communautaires. Il s’agit plutôt de rappeler un principe fondamental : l’État doit être impersonnel, neutre et équidistant de tous les citoyens.

Or, de nombreuses manifestations culturelles, politiques ou sociales en Mauritanie, validées par les autorités et parfois initiées par de hauts fonctionnaires ou cadres de l’État, vont à l’encontre de l’esprit républicain. Elles constituent, de fait, des défis lancés à la citoyenneté, à l’égalité devant la loi et aux fondements mêmes de la République.

Seyre SIDIBÉ

● Mauritanie ~ Faits Historiques | Par l’honorable députée Mme Kadiata Malick Diallo

Le Centre Mauritanien de recherches et d’études Stratégiques a organisé aujourd’hui samedi 17/01/2026, à l’hôtel Mauricenter de Nouakchott, une journée de réflexion sur le Passif humanitaire. J’ai présenté avec un Panel de 5 membres, une intervention sur le thème: Que s’est-il passé? Pourquoi? Ci-après cette intervention:

PASSIF HUMANITAIRE

I. QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Éléments de chronologie

1. Avril 1989 : l’incident de Diawara

En avril 1989, un incident éclate entre des éleveurs mauritaniens et des agriculteurs sénégalais dans la zone de Diawara, au Sénégal.
Cet affrontement local fait des victimes et donne lieu à des représailles réciproques de part et d’autre de la frontière.

2. Avril–mai 1989 : l’embrasement

L’incident dégénère rapidement en crise majeure :
• émeutes à Dakar et à Nouakchott ;
• violences ciblant les ressortissants du pays voisin, souvent menées par des groupes visiblement organisés, encadrés et instrumentalisés ;
• pillages de domiciles et de commerces ;
• sévices, meurtres et humiliations de civils ;
• expulsions et rapatriements forcés croisés.

La crise conduit à la rupture des relations diplomatiques entre la Mauritanie et le Sénégal et à la fermeture de la frontière.

3. 1989–1990 : exactions en Mauritanie

En Mauritanie, la situation prend une dimension dramatique :
• déportations massives de populations (des villages entiers, des fonctionnaires, des travailleurs dans le secteur privé) vers le Sénégal ;
• retrait ou destruction des documents d’état civil ;
• spoliations systématiques de biens en particulier du bétail;
• exactions, arrestations et exécutions sommaires le long de la vallée du fleuve Sénégal, perpétrées par des éléments des forces de sécurité et des milices armées.

Des fosses communes seront découvertes ultérieurement, notamment à Sorimalé, Wothie (Brakna), Woyndouyol et Moudji (Guidimakha).

Sous la pression de ces violences, des dizaines de milliers de Mauritaniens fuient vers le Sénégal et le Mali.
Le HCR estime alors le nombre de réfugiés mauritaniens à environ 60 000 personnes.

Dans le même temps, des groupes armés mêlant réfugiés organisés et éléments connus pour des activités de banditisme mènent depuis le Sénégal des opérations de représailles ponctuelles, causant des pertes humaines et des vols de bétail.

4. Septembre 1990 – mars 1991 : la tragédie dans les casernes

Entre septembre 1990 et mars 1991, des vagues d’arrestations massives frappent non seulement des militaires, mais aussi des civils, dans presque toutes les casernes et dans plusieurs villes : Nouakchott, Nouadhibou, Zouérate, Kaédi, entre autres.

Les personnes arrêtés subissent :
• des détentions arbitraires ;
• des traitements inhumains et dégradants ;
• des exécutions extrajudiciaires.

Le paroxysme est atteint dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, avec la pendaison de 28 militaires, cyniquement qualifiés de « sacrifiés pour la fête de l’indépendance ».
Les estimations font état de plus de 500 morts dans les lieux de détention.

Ces faits constituent un condensé nécessairement non exhaustif de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente de la Mauritanie.
Ils sont aujourd’hui désignés, dans le langage politique officiel, sous le vocable de « passif humanitaire ».

Les survivants sont des témoins vivants de ces crimes. L’un d’entre eux, l’ex-lieutenant Mohamadou Sy, a livré un témoignage accablant dans son ouvrage L’Enfer d’Inal.

II. POURQUOI ?

L’incident de Diawara, pourtant fréquent et historiquement récurrent dans les zones de contact entre éleveurs et agriculteurs, aurait pu être circonscrit localement et réglé par des mécanismes traditionnels ou administratifs.
Il ne s’agissait :
• ni d’un conflit frontalier ;
• ni d’un conflit ethnique, puisqu’il opposait un Peul mauritanien à un Soninké sénégalais.

Pourquoi, dès lors, un fait somme toute banal a-t-il pu dégénérer en une crise régionale majeure et, en Mauritanie, en une violence ciblée contre des citoyens négro-africains, sous le regard d’un pouvoir au minimum complice, au pire commanditaire?

Les événements de 1989 s’inscrivent dans un contexte de crise politique, sociale et identitaire profonde, qui a favorisé toutes les dérives. Parmi les facteurs déterminants, on peut citer :
• des tensions politiques et sociales anciennes liées à une cohabitation problématique;
• un pouvoir fragilisé par de multiples pressions :
sécheresse, raréfaction des pâturages, nouveaux aménagements agricoles, émergence de l’agrobusiness ;
• une réforme foncière mal conçue, fondée sur une loi domaniale ambiguë ou sélectivement appliquée ;
• la publication du Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé et la répression de ses auteurs ;
• la tentative de putsch de 1987, suivie d’arrestations, de procès devant un tribunal d’exception, de lourdes condamnations (dont trois officiers à mort et exécutés)et de détentions inhumaines ayant entraîné des morts, notamment à la prison de Oualata.

Ces facteurs, parmi d’autres, ont fertilisé le terrain des tragédies dont la Mauritanie continue de porter les séquelles.

Des groupes chauvins et racistes, ayant investi les rouages de l’État, ont exploité cyniquement la situation, instrumentalisé les peurs, intoxiqué l’opinion et pris en otage une grande partie de la communauté arabe.
Les différents pouvoirs ont tenté, chacun à sa manière, des solutions diverses, mais on doit se rendre à l’évidence que cette page sombre ne peut être tournée ni par l’écoulement du temps, ni par une simple indemnisation financière. C’est une blessure nationale non cicatrisée, dont les effets continuent d’affecter la confiance entre citoyens, le rapport à l’État et la crédibilité même du projet national mauritanien.
Aucune réconciliation durable ne peut être bâtie sur l’oubli, la minimisation ou le silence imposé.
Elle se construit sur la vérité, la reconnaissance des torts, la dignité rendue aux victimes et la garantie que de tels crimes ne se reproduiront plus.
Kadiata Malick Diallo
Députée à l’assemblée nationale
27/12/2025

©️ Lien média source https://www.facebook.com/share/p/1EaEmiwJUX/

● Football ~ Sénégal | CAN 2025 | M. Pape Thiaw 🥇 : l’homme « droit » face à la RUSE

🥇🇸🇳 M. Pape Thiaw | bien inspiré : il a détecté intimement très tôt…à juste raison l’atmosphère périphérique d’une RUSE en gestation par conditionnement orchestrée par l’organisation. Elle voulait insinuer doute et fatalisme chez le camp sénégalais parce que sportivement… l’équipe marocaine craignait l’armada de Dakar à 11 contre 11 en conditions neutres et sécures. Ainsi le coach sénégalais n’était pas fuyard mais il a su faire exploser les éléments de la RUSE au visage des instigateurs et devant l’opinion mondiale. À sa manière… il ne voulait pas être un passif pour un normativisme à tout-va à l’instant T du film. Ils voulaient faire du Sénégal… une victime idéale tellement gentille et coopérative au relativisme simpliste… qui dédouanerait expressément ses bourreaux comploteurs. C’EST PERDU. Le pays de la proverbiale Teranga s’offre bonnement une 2ème Coupe d’Afrique des Nations (CAN) après celle de 2021.


Il n’a rien à se reprocher dans sa conscience… le sacre est vaillamment MÉRITÉ et les faits divers périphériques autour du match devraient être posés intégralement sur le puzzle s’il y a nécessité de la part du système FIFA et son chérif crâne dévêtu pour juger et sanctionner…

TOP Bravo à LUI et sa Team !

20 janvier 2026

#afcon2025morocco #marocco

-KS

● Mauritanie | Communiqué du parti RAG-France : Le décès de notre compatriote El Hacen Diarra dans un commissariat à Paris

Ces derniers jours, nous avons appris avec consternation le décès de notre compatriote El Hacen Diarra originaire de la région du Guidimakha (localité de Baydiam). Plusieurs éléments médiatiques croisés rapportent qu’une arrestation violente par une équipe de police tout près de son lieu d’habitation serait la cause de son décès par la suite au sein d’un commissariat parisien. Ces faits dramatiques se sont déroulés dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026.

Par cet élément de communication, l’instance du parti RAG France et par extension l’entourage social et politique de l’honorable député M. Biram Dah Abeid :
● présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt en France et au pays et leur exprime soutien moral et patriotique,
● appelle aux autorités françaises en charge de l’enquête à un traitement approfondi afin que le dossier soit édifié avec rigueur et justice,
● interpelle les hautes autorités mauritaniennes pour une sérieuse prise en compte des problématiques pouvant affecter nos compatriotes vivant en situation diasporique.

Paris, 19 janvier 2026

● Le Grand Entretien du BLOG | Avec M. Kissima COULIBALY, professeur et acteur de la société civile (Mauritanie)

La rubrique Grand Entretien du BLOG vous revient avec une interview accordée par M. Kissima COULIBALY. Professeur et acteur de la société civile, le natif de Kaédi a répondu à nos questions dans ce numéro 1 du Grand Entretien du BLOG (Le GEB) de l’année 2026. Nos vifs remerciements à son endroit pour la disponibilité manifestée. Bonne lecture.

Ci-après l’intégralité de l’interview :

● Question 1 : Bonjour monsieur Kissima COULIBALY, pouvez-vous vous présenter sommairement à nos lecteurs? (Parcours scolaire, professionnel, politique et de militant dans la société civile)

M. Kissima COULIBALY : Je me nomme Kissima Coulibaly. Du primaire au secondaire, j’ai fait mes études à Kaedi, entre l’école Touldé et le lycée de Kaedi. J’ai obtenu mon baccalauréat au lycée privé de Sangama. Et titulaire d’une licence en biologie des organismes et des écosystèmes à l’université de nouackhott faculté de sciences et techniques.

Actuellement, je suis professeur de sciences naturelles et président de l’association des jeunes pour la promotion du développement durable, créée en 2020.

● Question 2 : pourriez-vous nous exposer quelques données formelles et de fond de votre engagement dans la société civile ? Facilités, écueils et perspectives…

KC : Mon engagement dans la société civile a commencé au collège, où j’étais un jeune actif. J’ai participé aux activités du club des jeunes Alliance de Kaedi. Après quelques temps, il y a eu des sélections au club et j’ai été nommé président. Cela m’a permis d’acquérir beaucoup de connaissances en matière de leadership. J’ai compris la notion de l’engagement. Après cela, durant les vacances, les jeunes de mon quartier sont venus me voir pour me proposer de créer une association au niveau du quartier, dont j’ai été le président. Cela m’a permis de connaître encore mieux le quartier et de créer un trait d’union entre les jeunes du quartier, en faisant des sensibilisations sur les actions citoyennes.

● Question 3 : à propos de l’éducation, quels conseils pourriez-vous donner à la jeunesse mauritanienne et en particulier à l’adresse des jeunes soninké ?

KC : Le conseil que je donne, c’est d’apprendre coûte que coûte, car sans éducation, on n’aura pas de citoyens modèles et sans citoyens modèles, l’avenir d’un pays sera flou et on sera à la merci du sous-développement à tous les niveaux. « L’avenir, ça se prépare ».

● Question 4 : en Mauritanie, les problématiques liées aux mentalités et pratiques féodalo-esclavagistes persistent dans nos communautés, de votre position d’acteur social , quel est votre diagnostic à propos globalement ? Et également… quelles seraient selon vous, des pistes d’application afin de dépasser définitivement ces tares sociétales qui sont conflictogènes?

KC : En ce qui concerne l’esclavage dans le milieu soninké, je pense qu’il n’y a pas une réelle participation de la société civile. Les tabous persistent, donc il faut qu’il y ait un programme qui soutienne la société civile à faire des sensibilisations, comme on le fait dans d’autres secteurs (santé, environnement, etc.). Pour qu’on puisse avoir une réelle participation communautaire, je crois que cela fera un changement de paradigme à tous les niveaux : des imams aux chefs de quartiers, des écoles à l’université, car c’est un fléau qui mérite d’être débattu et pour lequel il faut trouver des solutions, car cela freine le développement.

● Question 5 : quelle est votre lecture de l’engagement des jeunes en politique dans notre pays ? Ils y sont suffisumment dynamiques ou en retrait?

KC : L’engagement des jeunes sur la scène politique n’était pas compris auparavant. Mais en 2023 ,depuis que le président de la République a inclus les jeunes dans les instances décisionnelles, on a vu un réel engagement de la jeunesse sur la scène politique : des candidatures s’annoncent, et cela a donné un déclic chez plusieurs jeunes. C’est un début prometteur, mais il y a encore du chemin à parcourir.

Lien utile : la page Facebook de l’association AJPDD

https://www.facebook.com/profile.php?id=61578900985599

16 janvier 2026

• Réalisé par KS pour le BLOG

● L’esclavage par ascendance en Mauritanie : l’angle analytique trop binaire et partiel de Madame Claudia Aranda (Pressenza-Montréal)

—Elle est une journaliste chilienne officiant depuis Montréal (Canada) pour l’organe de presse Pressenza. Sa publication du 26 novembre 2025, consacrée à la problématique de l’esclavage héréditaire en Mauritanie, en lien  https://www.pressenza.com/fr/2025/11/mauritanie-le-desert-noublie-pas-esclavage-de-pere-en-fils-et-permanence-des-castes-dans-le-sahel/?fbclid=Iwb21leAO9279jbGNrA73buGV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHk7LLBK0wdLMa_8QWQdf9BzXDoZAVm9wcBF_4fQjlyN-YFlMGSUbPlGn-gDj_aem_wZWia98lHGHcxeO5Fyh73w avec un élément de titre « le désert n’oublie pas », contraste curieusement avec une certaine substance de fond. Celle qui est présentée comme spécialisée en Sémiologie et Analyse Politique semble oublier ou éviter l’aspect transversal et trans-communautaire de la problématique de l’esclavage par ascendance en Mauritanie. Elle s’est alignée dans une binarité simpliste d’une racialisation brute de la donnée comme suit : Mauritanie comme composition biraciale avec un schéma fixe « arabo-berbères esclavagistes et assimilés » et « noirs haratines anciennement esclavagisés et relégués sociaux et politiques ». Cet élément de son introduction est illustratif de son biais raccourci du fond : «Cette étude analyse la persistance d’un système de caste biracial qui articule les lignées, le prestige religieux, le colonialisme et la coercition communautaire, montrant comment la servitude héréditaire se reproduit dans la vie quotidienne de la Mauritanie malgré son abolition légale et son contrôle international.»

Une légèreté d’approche qui se paie à coût moindre la complexité de la question de l’esclavage, ses réalités sociétales et ses subtilités diffuses socialement au sein de toutes nos communautés. Son diagnostic analytique d’un grand intérêt de la problématique entre Beidanes et Haratines dans l’ensemble hassanophone ne saurait être qualitatif en terme de transversalité sur tous les groupes sociolinguistiques (soninkés, peulhs, wolof…). L’esclavage par ascendance ou le féodalo-esclavagisme est une abjecte denrée sociale commune quasiment à tous les espaces et groupes ethno-raciaux du pays avec quelques particulismes faisant objection de nature selon la charpente collective de chaque groupe ou communauté. Ainsi, si elle a été motivée ou/et orientée pour un duo traitement contributif scientifiquement et militance droit-de-l’hommiste, il y a lieu d’un jugement objectif que le compte y est partiel pour ne pas dire partial. Une Mauritanie qui serait esclavagiste ne l’est pas forcément que sur un schéma biracial. Concernant certains traits sociaux et tribaux de régimes féodalo-traditionalistes et esclavagistes qu’elle a décrits dans la subordination « Beidanes-Haratines », on pourrait les transposer chez les ensembles négro-mauritaniens notamment soninkés, peulhs et même parmi certains haratines « reproducteurs systémiques ».

Notre dame de plume originaire d’un pays sud-américain, le Chili du socialiste Salvador Allende et du général Pinochet, semble fixer sémantiquement l’identité sociale des haratines à la position statutaire d’anciens esclavagisés ou leurs descendants. Et d’anciens esclavagisés et descendants quasiment toutes nos communautés en comptent en leur sein, ce qui rejoint notre contribution de janvier 2016, lire https://cridem.org/C_Info.php?article=679378. Je peux y adjoindre la prolifique contribution d’un connaisseur de la problématique « esclavage et assimilés » en Mauritanie, Docteur Mohamed Yahya ould Ciré , lire https://eveilhebdo.info/2025/01/02/lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes/ sur l’esclavage dans la communauté soninké. Dans la communauté peulh, un témoignage recueilli (extrait vidéo) de citoyens statutairement assignés « esclaves » venus exposer lors d’un point de presse du président d’IRA-Mauritanie M. Biram Dah Abeid , l’atteinte à leurs droits par l’ordre féodalo-princier dans une localité près de la ville de Bababé (Brakna), voir https://fb.watch/pdjZrdHx7N/. Un tronc commun trans-communautaire d’un type de fascisme féodalo-esclavagiste sévit encore chez nous. Ces mentalités surannées et suprémacistes qui peuvent toujours habiter et habitent d’ailleurs un esprit Beidane, Soninké, Peulh…. ou Haratine…!

Pour finir, si une éventuelle réception de ma présente contribution par Madame Claudia Aranda advenait, je lui proposerais une visite prévenante sur le site internet de l’association Armepes-France – Ganbanaaxu https://armepes-ganbanaaxu.com/ . L’une des entités associatives qui composent le dynamique mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste #Ganbanaaxu #Fedde en milieux soninkés.

Koundou SOUMARE, blogueur (L’Écrit Osé) et militant des droits humains.

● Mauritanie Football | CAN : le Maroc a compris, l’Afrique observe, et nous ? Par M. Moussa Khairy



La CAN est là, et une réalité saute aux yeux : le Maroc a changé de dimension. Ce que le Royaume expose aujourd’hui au continent, ce ne sont pas seulement des stades flambant neufs, mais une vision globale du football comme instrument de puissance. Depuis longtemps déjà, le Maroc a pris une longueur d’avance, tant sur le plan des infrastructures que sur celui du lobbying institutionnel, au point que la CAF semble parfois parler le langage de Rabat.

Il ne s’agit pas de hasard, encore moins de chance. Il s’agit d’une volonté politique claire, assumée et soutenue par des moyens colossaux. Le Maroc a compris avant beaucoup d’autres que le football est un outil géostratégique, un levier diplomatique, un accélérateur de rayonnement international. Résultat : le Royaume s’impose aujourd’hui comme un centre de gravité du football africain, à des années-lumière du reste du continent.

Des stades de classe mondiale, un centre de formation parmi les meilleurs au monde, des infrastructures conformes – voire supérieures – aux standards FIFA, une présence stratégique dans les instances africaines et internationales, une capacité à organiser, influencer et décider : le Maroc coche toutes les cases. Pendant que certains improvisent, Rabat planifie. Pendant que d’autres bricolent, le Royaume investit, structure et anticipe.

Et nous, en Mauritanie, que faisons-nous ? La question mérite d’être posée sans complaisance. Pouvons-nous sérieusement espérer rejoindre le cercle des nations qui comptent dans le football africain avec des initiatives dispersées, sans vision nationale, sans investissements lourds, sans engagement politique fort ? La vérité est crue : ce que nous faisons aujourd’hui, au niveau des clubs comme au niveau des structures, reste largement insuffisant.

Le football moderne n’est plus une affaire de bonnes intentions ou de discours enthousiastes. C’est une industrie, une bataille d’influence, une course à l’anticipation. Sans moyens, sans stratégie, sans continuité de l’action publique, il n’y aura ni miracle ni rattrapage. Il faut sortir de la logique des demi-mesures et des solutions temporaires.

Le modèle marocain n’est pas à copier aveuglément, mais à comprendre et à adapter. Il démontre une chose essentielle : le football est un choix politique. Tant que nous refuserons de le traiter comme tel, nous resterons spectateurs des ambitions des autres. Et dans le football comme dans la géopolitique, ceux qui regardent trop longtemps finissent par disparaître du jeu.

©️ Lire le post originel https://www.facebook.com/share/1KB9jqmXVV/

● Chez Nyamsi : « L’Afrique des Libertés » ou « L’afrique des limites » | Par KS

©️ Source RS – Facebook

Ici Nyamsi… l’un des prophètes « perturbés » de suffisance d’une certaine dite virilité panafricaniste de notre temps. Peuples éprouvés se trouvent facilement un messie. Anciennement… enchanteur de Blaise Compaoré du Burkina Faso et aujourd’hui activiste jocker auprès des juntes militaires du Sahel. As de la rhétorique disruptive et fréquentations diversement confuses, il surfe sur le filon « sucré politiquement » du couplé « panafricanisme -souverainisme » fourre-tout instrumentalisé par certains régimes militaristes et autoritaires qui opèrent un brumeux musellement des espaces civiques et politiques dans leurs pays. Il enseigne complaintes et pleurnichiardes comme sève de culture générale politique de motivation auprès de ses ouailles. Il incarne l’école des hautes études 2.0 en termes de manipulation et de raccourcis à faire substance potable et alternative de tous les faits tordus et épars de l’actualité…. et entre temps les réalités appliquent impitoyablement une lourde facture du jour au jour sur le cou des petits peuples.

Son univers discursif et narratif dans les réseaux digitaux qui s’appelle « L’Afrique des Libertés » peut être décrit d’un certain substrat comme « L’Afrique des limites ».

L’éveil politique et intellectuel afro et diasporique mérite MIEUX !

• KS pour le BLOG