● L’épopée de Samba Guéladio inscrite au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO

AMI – Lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui s’est tenue au Paraguay du 2 au 7 décembre, l’épopée de Samba Guéladio Diégui a été inscrite, aujourd’hui, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, deuxième élément inscrit par notre pays en moins d’un an, après l’inscription de la Mahadra.

L’inscription de ces éléments du patrimoine s’inscrit dans le cadre de la politique de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, visant à protéger, préserver, valoriser et s’approprier le patrimoine national.

L’épopée de Samba Guéladio Diégui est un symbole important pour les Mauritaniens, ainsi qu’une manifestation de la cohésion sociale et culturelle mauritanienne dans sa dimension historique.

Notre pays était représenté à cette réunion par une importante délégation conduite par notre Ambassadeur auprès de l’UNESCO, Mme Moulati Mint El Mokhtar, le Conservateur National du Patrimoine au Ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, un chef de département du Musée National du Patrimoine et quelques membres du personnel de notre Délégation auprès de l’UNESCO.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=779394

● Le Grand Entretien du BLOG | Avec Madame Sarafina KANE

~~~Notre Rubrique Le GEB vous revient avec l’interview de Madame Sarafina KANE, une franco-mauritanienne. Elle a répondu à nos questions, au menu, ses expériences de militante associative et d’entrepreneure. Également, d’autres thématiques ont été abordées comme l’engagement de la diaspora, la politique en Mauritanie et le panafricanisme. Nos remerciements à elle pour sa disponibilité.

Ci-dessous l’intégralité de l’interview :

● Question 1 : Bonjour Madame Kane, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Sarafina KANE : Bonjour Monsieur Soumaré, je tenais avant tout à vous remercier de l’intérêt porté à ma personne. Je suis mauritanienne vivant en Europe depuis de nombreuses années, arrivée en France à l’âge de 6 ans. Je me définis en tant qu’humaniste engagée en faveur de la justice sociale et des droits de tout citoyen avoir une vie digne et meilleure Je suis la fondatrice du premier incubateur féminin en Mauritanie Rendo women entrepreneurship. Et Présentatrice de « ESPRIT EBENE » au sein d’ADN (Africa Diaspora News) depuis  2015, une émission qui valorise le rôle de la femme de la DIASPORA 

● Question 2 : Dans quel domaine particulier aviez-vous investi comme entrepreneure et militante associative ?

SK : Je milite dans le monde associatif depuis plus de 10 ans. En 2007 j’ai dirigé l’association des étudiants mauritaniens de Rouen, nous avons avec les étudiants internationaux de Normandie co-fondé le COLLASUR (Le collectif des étudiants internationaux). Également j’ai été élue au Conseil d’Administration de L’université de Rouen et du Forim qui est une plateforme nationale qui réunit des réseaux, des fédérations et des regroupements d’Organisations de Solidarité Internationale issues des migrations. Avant de fonder DIASPORA RIM (Réseau des Jeunes Mauritaniens de la Diaspora). Dix ans plus tard je crée la première plateforme dédiée exclusivement aux femmes en Mauritanie, RENDO Women Entrepreneurship. Elle avait pour but l’accompagnement à l’insertion socio-professionnelle par une activité économique. La même année j’ai organisé un événement à l’IFM (institut français de Mauritanie) intitulé « entreprendre au Féminin » réunissant plus de 300 personnes parmi lesquelles des femmes de la société civile mauritanienne, politiques, entrepreneures et le collectif des femmes migrantes. Le but de cette activité était la promotion l’entrepreneuriat féminin, la découverte des parcours semés d’embuches de certaines femmes, la réflexion sur l’autonomisation de la femme et les différents modes de financements. À la suite de cette aventure, je me suis lancée le défi de créer le premier concours d’entrepreneuriat féminin sans budget, sans financement privés et sans subventions. La réalisation de ce projet n’aura pas été possible sans l’aide de personnes de bonne volonté : L’hôtel monotel m’a offert gracieusement le lieu, l’association des anciens étudiants de la diaspora ont cotisé pour me soutenir et l’agence Butterfly. Cette action a permis la découverte des jeunes femmes de Talent comme Kadio Niang de Solar ecobar et Marieme Sall avec son projet de « Farine enrichie bio » pour lutter contre la malnutrition. Cet événement a été un succès et le premier vers de nouveaux projets : comme la création d’une épicerie sociale et solidaire à PK. Cette épicerie s’est inspirée des restos du cœur, elle avait pour objet de vendre des produits à bas prix à un public plus vulnérables, la promotion de la production locale et enfin la mise à disposition d’une boutique solidaire permettant aux commerçantes d’y exposer leurs produits à la vente. Nous avons également organisé des ateliers de coutures en partenariat avec le collectif des femmes elbeuviennes, le partenariat avec l’association Solidarités actions valeurs Environnement pour la mise en place du projet d’insertion par la couture de 10 femmes dans les quartiers QPV par la confection des produits hygiéniques bio et réutilisables afin de les distribuer aux femmes et aux jeunes filles aux revenus modestes. Nous avons distribué des serviettes hygiéniques aux femmes détenues au centre pénitenciers de Nouakchott en Mauritanie. RENDO a également organisé des ateliers d’initiation en informatique, des ateliers CV et recherche d’emploi et des formations à destination des professionnels de l’action sociale et des bénévoles dispensées par le GRDR. En 2020, j’ai malheureusement fermé l’épicerie solidaire à cause d’une mauvaise gestion et de manque de moyens financiers. Par la même occasion j’ai décidé de dissoudre RENDO en tant qu’association. Vous savez pendant plusieurs années j’ai dénoncé et condamné la personnalisation des associations ou des mouvements. On constate en Mauritanie des associations ou mouvements politiques qui sont dirigés par des président.e.s à vie, aucune alternance ni aucun renouvellement. Lorsqu’on parlait de Rendo, on pensait automatiquement à ma personne, alors qu’une équipe était aussi derrière le succès de nos évènements. J’ai fini par devenir les personnes que je critiquais et je suis tombée dans le piège tendu par l’environnement mauritanien. D’autres parts, il est difficile de gérer une association ou une entreprise lorsque vous êtes une militante de l’opposition. Lorsque vos ennemis voudront vous atteindre e ils passeront par votre structure, d’ailleurs c’est ce qui m’est arrivé. Rendo n’a jamais bénéficié de subventions publiques mauritaniennes et pourtant j’ai fait l’objet d’accusations de la part de personnes malveillantes ou pro Actuel président Ould Gazouani, que Rendo aurait reçu des financements pour critiquer le président actuel. N’ayant jamais rencontré l’ancien Président Ould Abdel Aziz ni le Président actuel, ces accusations étaient d’une lâche offense à notre réputation. Le monde associatif reste pour moi pire que le monde de l’entreprise car nous faisons souvent face à des individus qui ont des ambitions cachées soit politiques ou financières. Pour le moment RENDO est en sommeil, je me recentre et concentre sur la gestion de mes projets personnels et professionnels. 

● Question 3 : De par votre expérience, quels sont vos constats et analyses sur les diasporas mauritaniennes en France et leurs activités associatives et professionnelles ? Atouts et manquements à combler ?

SK : La Diaspora crée souvent des espaces de réflexion, de pression de l’extérieur et de débats tels que les conférences mais aussi des actions de contestation comme les manifestations devant les instances dirigeantes (ambassades, services consulaires). Cependant malgré le fait que la diaspora Mauritanienne soit organisée en association ou en mouvements politiques, elle reste néanmoins dispersée, désorganisée et peu solidaire. La diaspora mauritanienne a joué et continue de jouer un rôle important dans les efforts du développement en Mauritanie. On associe souvent la diaspora à une mission uniquement économique à travers le transfert d’argent à leurs familles, mais elle est également à l’origine de transfert de compétences, ainsi qu’à des innovations sociales et culturelles importantes. Elle essaie de s’impliquer à distance dans les initiatives locales, en politique malgré l’instabilité politique. Mais peut-on dire que la diaspora Mauritanienne est unie ? Ma réponse est non. Nous sommes non seulement disséminés mais la confiance au sein même de nos organisations est aux abonnés absents. Les associations et mouvements politique s’essoufflent, souvent dirigés par nos ainés ou des personnalités qui s’estiment avoir plus de légitimité d’agir que d’autres ou que la jeunesse du fait de leur histoire ou de leur vécu. Cet état de fait crée une stagnation voire une disparition de ces mouvements. Nous faisons face également à une répétition des actions, pas de renouveau, pas d’innovations et pas d’actions conséquentes ni pérennes. Nous sommes tous conscients que la solution aux difficultés que rencontrent les mauritaniens ne viendra pas de l’Etat mauritanien, pour y remédier nos seuls moyens de pression sont les contestations par les manifestations, les articles de presses, les tweets sur les réseaux sociaux. Mais le constat est général, toutes ces actions ont à long terme aucun effet sur les problématiques que nous rencontrons. Nous ne disposons pas de fonds propres de financement des initiatives de la diaspora, de plateforme commune de réflexions, d’actions sociales et concrètes à destination de nos localités et villages respectifs. La diaspora doit se réorganiser et se rendre compte de la situation grave dans laquelle nous vivons. Nous devons avoir davantage une conscience politique et citoyenne.

● Question 4 : quelles analyses faites-vous de la situation politique mauritanienne actuelle notamment après l’épisode mouvementé de l’élection présidentielle du 29 juin dernier ?

SK : Il y a une grande déception vis-à-vis de l’état mais aussi du camp de l’opposition mauritanienne. Pendant des décennies l’opposition mauritanienne est tombée dans le piège tendu par le système mauritanien. J’aimerais mettre en évidence plusieurs éléments : Les responsables politiques des mouvements étaient conscients que les élections du 29 juin ne respectaient pas le jeu de la démocratie. Certains membres de la diaspora se sont vus privés du droit de vote en raison de l’absence des bureaux de vote dans leurs pays de résidence. Des personnes se sont déplacées au bureau de vote et se sont vues refuser de voter car d’autres personnes auraient voté à leurs places. Pourtant l’opposition était consciente de cela avant même de participer à cette mascarade électorale. Nous avons également vu des « leaders politiques » abandonner leurs partis et mouvements respectifs pour soutenir des candidats soi-disant de l’opposition mais qui avaient des ambitions à peine cachées à la solde du système mauritanien et dont le rôle n’était ni plus ni moins que de disperser les voies de la véritable opposition. D’ailleurs leurs comportements après l’élection ont donné raison aux rumeurs car certains n’ont pas hésité à s’aligner expressément vers le Président sortant réélu. Mais l’élément le plus marquant reste ces graves incidents post-électoraux. Certains membres de l’opposition ont joué la carte de la manipulation politique en contestant les élections sans apporter aucune preuve mais surtout aucune action concrète de contestation n’a été mise en œuvre Des individus irresponsables ont appelé des jeunes à manifester et contester les résultats. Les conséquences de ces actions ont causé la mort des jeunes innocents, tués par des policiers ou des gendarmes. Pour moi ces individus sont tout aussi responsables de la mort de ces jeunes que l’appareil de l’état qui s’est transformé en milice, n’hésitant pas à tirer sur sa propre jeunesse. On ne peut mener une lutte ou des combats par « procuration ». Aujourd’hui ces jeunes sont morts « pour rien », à part demander aux gens de changer leurs photos de profil et faire des débats inutiles sur les réseaux sociaux, aucune action concrète n’est sortie de ces évènements. Nous ne tirons pas des leçons de notre passé. Depuis des décennies des jeunes sont menés à l’abattoir pendant que d’autres « milices du clavier » et perroquets du net continuent de les mener au front à leur place. Ce que je dis ne plaira certes pas, mais j’ai encore la liberté de penser et d’écrire ce que je pense. Quant à l’appareil de l’Etat rien de nouveau à l’horizon, nous faisons face à une continuité de la politique de notre ancien Président. L’ancien président Ould Abel Aziz est actuellement emprisonné pour détournement de biens publics, mais le Président recycle les mêmes individus qui ont travaillé et collaboré avec l’ancien président, où est la logique ? L’appareil de l’Etat est dans la continuité de la politique menée depuis de nombreuses années qui est celle de la manipulation, de l’abrutissement et de l’appauvrissement d’une partie de la population du pays. En 2024 plus de 20000 jeunes mauritaniens ont quitté le pays pour rechercher un avenir meilleur aux USA via le Nicaragua, cet événement démontre de la situation alarmante et d’un avenir sombre de notre pays. Aucune volonté politique d’amélioration des conditions de vie du peuple qui fait face à des difficultés d’accès à l’eau. Ce qui est quand même un minimum vital, à l’accès à l’emploi et à l’accès à une bonne éducation. Nous constatons la baisse du pouvoir d’achat des familles, une recrudescence de la délinquance et de la criminalité et une détérioration continue du système éducatif (moins de 8% d’admis au baccalauréat depuis plusieurs années).

 ● Question 5 : Ces dernières années, un regain panafricaniste s’est manifesté sur notre continent (L’Afrique), quelles analyses faites-vous d’éventuelles retombées à court et long terme ?

SK : Pendant des décennies l’Afrique a rêvé du panafricanisme sans pouvoir atteindre cette « utopie ». L’idée quasi morte refait surface depuis ces dernières années et redonne à l’Afrique l’espoir d’une unification du continent autour de projets communs. Beaucoup d’intellectuel africains aspirent à une monnaie commune ou d’un passeport africain comme pour faciliter le commerce intra régional et la libre circulation des biens et des personnes. Nous avons déjà des initiatives qui sont nées comme « le passeport cémac » qui a eu pour conséquence la suppression des visas pour 6 états africains. Ou encore la décision de l’État Rwandais de supprimer les visas pour les pays africains et la création de confédération entre différents pays afin de faciliter la réussite individuelle et collective des Etats membres. A long terme toutes ces initiatives vont créer des effets de contagion des autres pays africains qui sont de plus en plus conscients de l’importance de la création d’un Etat fédéral de l’Afrique.

Merci pour la disponibilité

27 septembre 2024

● Réalisé par KS pour le BLOG

● Communication Unesco | Journée internationale de la langue soninké

Célébration de la 1ère édition de la Journée mondiale de la langue Soninké sous le patronage de son Excellence Adama BARROW, Président de la République de Gambie, se tiendra le 25 septembre au siège de l’UNESCO à Paris.
Le thème retenu pour cette célébration est « Le Soninké à l’ère du numérique ».

La Présidence de cette journée est assurée par la délégation permanente de la République de Gambie.

L’événement a été officiellement acté lors de la 217e session du Conseil exécutif de l’UNESCO en octobre 2023, marquant un moment historique pour la langue soninké. Parlée par des milliers de personnes en Afrique de l’Ouest, la langue soninké devient ainsi la deuxième langue africaine à bénéficier d’une journée mondiale adoptée par l’UNESCO.

Les moments forts de la journée :

Cérémonie d’ouverture : Dès 9h, la journée commencera avec des déclarations institutionnelles de personnalités influentes, donnant le ton d’une journée de célébration et de réflexion.

Musique et Exposition : Plongée immédiate dans la culture soninké avec des performances musicales et le vernissage d’une exposition qui mettra en avant des photographies, des œuvres d’artisanat et des écrits d’auteurs soninkés. Une immersion sensorielle dans l’âme de la culture soninké.

Déjeuner animé au son du Djembé : Un déjeuner festif rythmé par des percussions de djembé, offrant un moment de convivialité et de partage autour des saveurs de la culture soninké.

Panels de discussions :

Panel 1 : Langue et culture soninké : Un débat sur l’importance de préserver et de promouvoir la langue et la culture soninké, tout en explorant les défis et opportunités de l’ère numérique.

Panel 2 : L’éducation en langue soninké : Discussions sur l’intégration de la langue soninké dans le système éducatif et les initiatives pour son développement.

Gala de clôture : La journée se terminera par un gala, célébrant la culture soninké à travers des performances artistiques, des discours inspirants et des moments de partage inoubliables.

Le 25 septembre, promet d’être une célébration mémorable et enrichissante, marquée par des échanges culturels, des découvertes, et une véritable immersion dans le patrimoine linguistique et culturel soninké.

ÉVÈNEMENT : Journée internationale de la langue soninké
25 septembre 2024 – 10:00 am – 25 septembre 2024 – 9:30 pm
Location : UNESCO Headquarters, Paris, France
Rooms : Room II
Arrangement type : In-Person
Language(s) : Français Anglais

• Lien média https://www.unesco.org/fr/articles/journee-internationale-de-la-langue-soninke?fbclid=IwY2xjawFatE5leHRuA2FlbQIxMQABHUg5ywFGSHXUbqzBtMA3_ZB8fQE1iDKmHScs7xs8Va1T_VfKrmKOihosxA_aem__U3J6AMOE21s8lbajFlrxA

● Activité de plaidoyer à Nouakchott | Le discours du président Abdoulaye Sidi Traoré de l’association Ganbanaaxu Fedde Mauritanie

Monsieur le Président de la République Mohamed Cheikh Ould Ghazwani,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur Le commissaire Des Droits de L’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile,
Monsieur Le Directeur De L’Instance Nationale De La Lutte Contre La Traite Des Personnes Et Le Trafic Des Migrants,
Mesdames et Messieurs des organisations Internationales,
Mesdames et Messieurs Les Elus,
Messieurs les présidents des associations,
Messieurs les Membres de GANBANAXUN FEDDE MAURITANIE,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour cette opportunité de vous adresser la parole aujourd’hui. C’est un honneur pour nous d’être réunis ici afin de discuter d’un sujet qui touche le cœur de notre société : l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie. Ce fléau, bien que officiellement aboli, continue de hanter notre nation, laissant des traces profondes et douloureuses sur les individus et les communautés.

L’urgence d’un partenariat fort

Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de conjuguer nos efforts pour éradiquer définitivement l’esclavage et pour réparer les séquelles qui subsistent. Ce partenariat que nous souhaitons construire avec l’État mauritanien doit être basé sur une collaboration franche et déterminée, guidée par une volonté commune de justice sociale et de respect des droits humains.

Nous reconnaissons les efforts déjà entrepris par le gouvernement mauritanien pour criminaliser l’esclavage et soutenir les victimes. Toutefois, nous sommes tous

Conscients que des défis subsistent : les barrières culturelles, le manque de mise en œuvre effective des lois, et la nécessité de ressources pour accompagner les victimes dans leur réintégration.

Notre engagement pour un partenariat concret

En tant que partenaires, notre rôle sera d’accompagner l’État mauritanien dans la mise en œuvre de ses engagements en matière de lutte contre l’esclavage. Nous mettons à disposition notre expertise, nos ressources, et notre engagement total pour :

Renforcer les capacités institutionnelles : Nous travaillerons ensemble pour former et sensibiliser les acteurs clés, tels que les forces de l’ordre, les juges, et les responsables communautaires, afin d’assurer une application stricte des lois anti-esclavagistes.

Soutenir les initiatives de sensibilisation et d’éducation : La lutte contre l’esclavage commence par une prise de conscience. Nous voulons travailler aux côtés du gouvernement pour sensibiliser la population sur les droits humains, l’égalité et la dignité de chaque citoyen mauritanien, peu importe son origine.

Accompagner les victimes dans leur réintégration : Nous proposons de développer des programmes spécifiques pour soutenir les victimes de l’esclave à travers l’éducation, la formation professionnelle et l’autonomisation économique, afin qu’ils puissent reconstruire leur vie et s’intégrer pleinement dans la société.

Promouvoir la justice et l’égalité : Ensemble, nous devons garantir que chaque victime d’esclavage puisse accéder à la justice. Cela nécessite des procédures transparentes, accessibles et soutenues par une volonté politique forte pour punir les responsables et protéger les victimes.

Encourager la recherche et la collecte de données : Une meilleure compréhension de l’ampleur et des formes de l’esclavage est essentielle pour agir efficacement. En soutenant des études et des enquêtes, nous pourrons adapter nos interventions aux besoins réels des communautés affectées.

Un appel à l’action collective

Le chemin pour éradiquer l’esclavage est long et complexe, mais il n’est pas insurmontable. En combinant nos forces, en mutualisant nos compétences, et en agissant de manière concertée, nous pourrons changer le cours de l’histoire pour des milliers de Mauritaniens. Nous appelons aujourd’hui le gouvernement, les institutions étatiques, la société civile, et chaque citoyen à s’engager dans cette lutte commune.

L’esclavage n’a pas sa place dans notre société. En œuvrant ensemble, nous enverrons un message fort : celui d’une Mauritanie qui ne tolère plus l’injustice, qui respecte et valorise la dignité humaine, et qui aspire à un avenir où chacun peut vivre libre et égal.

Je vous remercie pour votre attention et pour votre engagement à nos côtés dans cette noble cause. Travaillons ensemble pour un avenir meilleur, pour une Mauritanie libérée des chaînes du passé.

Merci.

● Annexe : Photo-reportage

À noter la présence des représentants étatiques, plusieurs élus, cadres et acteurs de la société civile :


Sid Ahmed, Directeur Adjoint du Commissariat des droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux Relations avec la Société civile.


Ball Mohamed El Moustapha, Chef de service protection et Assistance aux victimes de la traite des personnes et le trafic des migrants.

Baliou Mamayary Coulibaly, conférencier et militant des droits humains


Tombé Hamara Camara, Député de ould yenge


Waly Boubou Diawara, vice-président du conseil régional de Guidimakha


Sydney Sokhona, député de Selibaby


Diarra Idrissa, ancien ministre 

Aly Soumaré, secrétaire général


Harouna Traoré, conseiller à la présidence

● Éducation | À Thale’s Academy, Votre réussite est notre priorité !

Venez profiter de notre service de cours de soutien personnalisé pour les élèves du primaire, du collège et du lycée.
Notre équipe d’enseignants qualifiés  accompagnera votre enfant dans la préparation de ses devoirs, la remise à niveau de ses connaissances et la préparation aux examens.

Nos cours sont adaptés aux besoins de l’enfant et à son niveau, pour lui permettre de progresser rapidement et efficacement. Que votre enfant ait des difficultés en mathématiques, en français, en anglais, en arabe ou dans toute autre matière, nous sommes là pour l’aider.

En plus des cours individuels, nous proposons également des séances de préparation au grand oral pour les lycéens, afin de les aider à se préparer au mieux pour cette épreuve importante.

Chez nous , nous accordons une place importante aux parents en les impliquant dans le processus d’évolution de leurs enfants.

Pour prendre rendez-vous et bénéficier de notre expertise en soutien scolaire, contactez-nous au :
42 73 33 24

À Thale’s Academy, Votre réussite est notre priorité !

● Jeux olympiques Paris 2024 | Un Jour du Blog à la Station Afrique à l’île-saint-denis.

À l’occasion de la grande fête olympique en cours en France, les couleurs africaines ne brillent pas peut-être dans différentes épreuves sportives mais elles sont bien présentes dans cette petite francilienne. L’île-saint-denis abrite la Station Afrique, un espace faisant office de QG géant du continent. Ainsi, ce jour 7 août 2024, nous y avons effectué un bref crochet. On y observe plusieurs stands aux couleurs de différents pays, par exemple ; Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, la RDC (La République démocratique du Congo) et d’autres. À noter l’absence d’un stand pour la Mauritanie, à l’intérieur les visuels de l’emblématique média français RFI très suivie sur le continent, occupent une large signalétique. Nous avons assisté à une riche conférence axée sur les secteurs de l’immobilier, du tourisme et de la bancarisation digitale en République démocratique du Congo. Un show musical congolais et ivoirien rythme l’ambiance intérieure de cet arrière-espace autour de ces XXXIII ème jeux olympiques de l’ère moderne. Pour rappel, Paris fut la ville organisatrice des Jeux en 1924 avant de les accueillir cette année 2024…un siècle après.

• Ci-dessous quelques photos 📷 :

🖊KS pour le BLOG

● Le Grand Entretien du BLOG | En exclusivité avec l’entrepreneure Amina Habib.

Le Grand Entretien du BLOG vous revient avec une invitée d’une prodigieuse vitalité intellectuelle, en la personne de Madame Amina Habib. Une compatriote mauritanienne, entrepreneure, écrivaine et conseillère socio-économique (pas seulement) qui a accepté gentiment la sollicitation pour cette rubrique du Blog à l’heure estivale. Nos vifs remerciements à elle et lui souhaitons plein succès dans ses différentes activités.

• Son profil officiel Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=61556744987462

• Ci-après l’intégralité de l’interview :

1- Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Amina Habib : Je suis Amina Habib, entrepreneure, présidente d’une ONG dédiée à l’autonomisation et au leadership féminin, auteure et conférencière. Depuis plusieurs années en parallèle de mes activités professionnelles, je me consacre à promouvoir le leadership féminin et à soutenir les femmes dans leur parcours vers l’indépendance économique et personnelle.

2 – Active dans l’entrepreneuriat, pouvez-vous nous présenter votre champ (vos champs) d’investissement ? Et également une présentation de vos livres…

AH : Mon champ d’investissement se concentre principalement sur l’éducation, la formation professionnelle, le business conseil et l’accompagnement des chefs d’entreprises dans la structuration de leurs business. En tant qu’auteure, j’ai publié 2 livres, le premier relatait mon parcours personnel et le second sur l’entrepreneuriat, je partage des conseils pratiques pour surmonter les échecs et réussir sur ses projets personnels.

3 – Ainsi, dans ce cadre, si on ose aborder le prisme du genre, quels écueils avez-vous eus à faire face comme entrepreneuse dans le milieu ?

AH : En tant qu’entrepreneuse, j’ai souvent dû faire face à des préjugés de genre et à des scepticismes concernant mes capacités. Il a parfois été difficile de trouver des investisseurs et des partenaires qui prennent au sérieux les projets menés par des femmes. Cependant, ces défis m’ont également motivée à travailler plus dur et à prouver que les femmes peuvent réussir dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes.

4 – Concernant l’environnement de l’influence par les canaux réseaux sociaux, quelles analyses faites-vous du phénomène dans notre pays ? conseils ou mises en garde éventuellement pour le public…

AH : Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans la diffusion de l’information et l’influence des opinions. En Mauritanie, ils offrent une plateforme pour que les voix marginalisées puissent être entendues. Cependant, il est important de consommer l’information de manière critique et de vérifier les sources pour éviter la désinformation. Je conseille également aux utilisateurs de réseaux sociaux de maintenir un équilibre entre leur vie en ligne et hors ligne pour préserver leur santé mentale.

5 – Les espaces réseaux sociaux via différents supports semblent évoluer séparément entre arabophones et francophones en Mauritanie, selon vous que faut-il faire pour tempérer voire éliminer cette frontière invisible ?

AH : Pour réduire cette frontière, il serait bénéfique de promouvoir des initiatives bilingues qui encouragent l’inclusion et la compréhension entre les communautés arabophones et francophones. Organiser des événements en ligne et hors ligne où les deux groupes peuvent interagir et collaborer peut également aider à créer des ponts et à favoriser un dialogue plus inclusif. C’est quelque chose qui peut se faire, il faudra juste de la volonté de part et d’autre.

6 – Notre pays sort d’une élection présidentielle (29 juin 2024), avez-vous quelques observations sur son déroulé et sur les événements post-électoraux ?

AH : En tant que citoyenne engagée, j’ai suivi de près le déroulement des élections. Toutefois, il est crucial de continuer à observer attentivement les développements post-électoraux afin de s’assurer que l’intérêt de l’ensemble des citoyens sera bien pris en compte et que les promesses électorales seront aussi respectées.

29 juillet 2024

~Réalisé par KS pour le BLOG

● Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entérinent leur alliance au sein d’une « confédération » [TV5Monde]


Les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont entériné leur alliance au sein d’une « confédération » lors de leur premier sommet à Niamey, une décision qui acte leur rupture avec le reste du bloc ouest-africain.

Les chefs d’État des trois pays, des militaires arrivés au pouvoir par des putschs, « ont décidé de franchir une étape supplémentaire vers une intégration plus poussée entre les États membres », indiquent-ils dans le communiqué final du sommet.

« À cet effet ils ont adopté le traité instituant une confédération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger dénommée Confédération des Etats du Sahel (AES) », est-il précisé dans le texte.

Les trois pays de l’AES avaient annoncé en janvier leur départ de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), une organisation qu’ils jugent instrumentalisée par la France, ex-puissance coloniale avec laquelle ils ont multiplié les actes de rupture.

La création de cette confédération vient confirmer ce divorce. « Nos peuples ont irrévocablement tourné le dos à la Cedeao », a lancé le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire nigérien, en ouverture du sommet.

Les relations AES-Cedeao se sont considérablement détériorées à la suite du coup d’État du 26 juillet 2023 ayant porté le général Tiani au pouvoir.

La Cedeao avait alors pris de lourdes sanctions économiques contre le Niger et menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum, dans ses fonctions. Les sanctions ont depuis été levées, en février, mais les relations entre les deux camps restent glaciales.

La Cedeao doit tenir dimanche un sommet de ses chefs d’État, à Abuja, où la question des rapports avec l’AES sera au menu des discussions. Les pays de l’AES ont formé en mars une force commune pour lutter contre les jihadistes qui attaquent régulièrement leurs territoires.

Samedi, ils ont également souhaité « mutualiser leurs moyens », dans des secteurs jugés stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, l’énergie ou encore les transports. Ils ont aussi demandé que les langues locales soient davantage utilisées dans les médias publics et privés de leurs pays.

• Lien média https://information.tv5monde.com/afrique/le-burkina-faso-le-mali-et-le-niger-enterinent-leur-alliance-au-sein-dune-confederation?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR18V4gw2xvuoRwYUA7yt4NfkNZzbA0q-AJjoJlMvqtX1ffzhsErSK_Wlys_aem_Ajn_5sdcw255Tj5FvXtxkQ

● Votez pour Kadio Niang aux Global Startup Awards Africa

Née dans un village du sud de la Mauritanie sans électricité, Kadio Niang incarne la réussite, la détermination et l’innovation. Aujourd’hui, elle est à la tête de Solar-Ecobat, une start-up pionnière dans la fabrication de lampes solaires, apportant lumière et espoir aux régions les plus reculées du Sahel.

Un Parcours Inspirant

Kadio a passé son enfance et son adolescence à étudier à la bougie ou à la lampe à pétrole. Très tôt, elle a compris l’importance de l’électricité pour le développement. Devenir ingénieure est alors devenu une évidence. Face à un taux d’accès à l’électricité de seulement 10% en zone rurale contre 72% dans les villes, Kadio est convaincue que l’avenir de l’électrification au Sahel passe par l’énergie solaire.

Une Femme d’Action dans un Monde d’Hommes

Rares sont les femmes dans le secteur de l’énergie solaire, et Kadio Niang se distingue non seulement par son expertise mais aussi par sa volonté de favoriser l’emploi des femmes dans ce domaine. Son engagement va au-delà de la simple fourniture d’électricité; elle cherche à transformer la société en créant des opportunités pour les femmes dans les énergies renouvelables.

Reconnaissance Internationale

Le 21 novembre 2019, Kadio était parmi les dix finalistes à la cérémonie EDF Pulse Africa à Paris, un événement qui récompense les projets les plus novateurs dans le domaine énergétique en Afrique. Sa participation a mis en lumière son travail exceptionnel et son potentiel à changer la donne en matière d’énergie durable.

Votre Soutien Est Crucial

En 2024, Kadio Niang, CEO de Solar-Ecobat, a été sélectionnée comme finaliste régionale aux Global Startup Awards Africa. C’est une reconnaissance de son travail acharné et de son impact significatif sur l’électrification durable en Mauritanie et au-delà.

Kadio Niang est une source d’inspiration pour tous. En votant pour elle, vous soutenez non seulement une innovatrice exceptionnelle, mais aussi une visionnaire qui œuvre pour un avenir durable et inclusif. Ensemble, faisons briller la Mauritanie et tout le Sahel grâce à l’énergie solaire.

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La Rédaction

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● Boubacar Ould Messaoud reçoit le prix Aichana Mint Abeid des droits de l’Homme [Élément Cridem]

EN BREF | Cridem – L’emblématique président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud, a reçu, mercredi 19 juin 2024, à Nouakchott, le Prix Aichana Mint Abeid des droits de l’Homme décerné par Abolition Institute. Le prix lui a été remis par Bakari Tandia.

« Mon combat pour la promotion et la défense des droits de l’Homme a commencé depuis l’enfance. SOS Esclaves créée en 1995 par des mauritaniens de toutes les communautés avait pour objectif de combattre toutes les formes d’injustice et de violations des droits humains perpétrés à l’encontre de toute personne sans distinction aucune », a déclaré Ould Boubacar, après avoir reçu la distinction.

« SOS Esclaves n’est pas l’apanage d’aucune communauté. C’est une organisation qui combat l’injustice et promeut le droit et la dignité auxquels tout être a droit. Nous devrions tous faire front contre les préjugés et les anachronismes qui prévalent encore dans notre société afin de les déconstruire et de les extraire définitivement de la tête des maitres et des esclaves », a-t-il ajouté.

Le président de SOS Esclaves a aussi rappelé que les défis sont encore très nombreux pour éradiquer l’esclavage dont souffre encore des citoyens mauritaniens au sein de toutes les communautés nationales.

« La responsabilité de s’en débarrasser complètement incombe à tous », a insisté Boubacar Ould Messaoud.

Plusieurs figures du militantisme et de la politique en Mauritanie ont pris la parole pour témoigner sur la personne du président de SOS Esclaves, à l’image d’Aminétou Mint El Moktar, présidente de l’Association des Femmes Cheffes de Femmes (AFCF), de Samba Thiam, président des Forces Progressistes du Changement (FPC)…

Le gouvernement mauritanien était représenté par Sidi Mohamed Ould Limam, directeur des Droits de l’Homme, au Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile.

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