● La Semaine Africaine à l’Unesco : l’édition 2025 sous la thématique « enjeux techniques autour de l’entretien du Patrimoine Africain » | bref photoreportage du Blog


Comme à l’édition 2024, voir https://ecrit-ose.blog/2024/05/23/%e2%97%8f-paris-une-journee-a-la-semaine-africaine-de-lunesco/, notre Blog a été de passage en visite culturelle lors de cette édition 2025 de la Semaine Africaine à l’Unesco. L’événement de 3 jours (19, 20 et 21 mai) était en accès libre avec un enregistrement à badge visiteur à l’accueil. Nous avons été le 19 mai, la journée d’ouverture, et également le 21/05 pour la clôture. À Paris (7ème arrondissement) , au sein du siège de la Top Institution de la diplomatie culturelle internationale, la thématique phare de ce rendez-vous culturel est ainsi présentée en sommaire : « Solidarité mondiale pour la restitution et la restauration du patrimoine africain par le biais de la culture, de l’éducation et des sciences » .

À la mi-journée du lundi 19 mai, une conférence a été consacrée en PANEL 1 sur la thématique principale. Nous avons suivi les échanges instructifs entre différents intervenants chacun selon son angle d’approche, de compétences et d’expérience. Notre compatriote Dr Ousmane Sao a assuré la modération lors de la conférence tenue en séance ouverte dans la grande Salle I . Doté d’un backgroud académique par ses savoirs transversaux sur la matière qui est l’objet de la table ronde, M. Sao a su mener la mission avec tact et pertinence. Une fierté à noter aux couleurs de la Mauritanie qui ne manque de ressources intellectuelles si elles sont explorées, valorisées et mises en perspective lors de pareilles occasions. Pour rappel, notre ami et frère Sao est membre de la délégation permanente mauritanienne auprès de l’Unesco depuis quelques années. Mes remerciements à lui pour sa disponibilité lors de notre visite dans différents départements sur place.

La clôture de l’événement s’est faite avec un gala artistique de haute classe avec plusieurs groupes pays qui ont donné leurs prestations musicales. Parmi les artistes chanteurs de la soirée Show, notre compatriote Heydi Sibiri et ses musiciens, voir https://www.facebook.com/share/v/1HUzLphH27/ .

Les stands expo de cette édition sont visiblement moins garnis que l’année précédente. Dans les allées du bâtiment, un point librairie est présent disposant de quelques ouvrages édités par l’Unesco. Leurs prix étaient d’une alléchante promotion (par exemple un livre à 20 € mais acquisition pour 5€).

Aspect relationnel et réseautage, cet univers populaire est naturellement propice. Échanges et prise de contacts avec d’autres ressortissants mauritaniens et liens de connaissance avec d’autres africains venus du continent ou de la diaspora.

Ci-après quelques photos de circonstances :

Le 22 mai 2025

KS pour le BLOG

● Mali/Politique | Contribution | Dissolution des partis politiques : comment en est-on arrivé là? Par M. Brehima Sidibe

C’est le débat qui domine l’espace médiatique malien. Dans un décret pris en conseil de ministres extraordinaire le 13 mai 2025, le gouvernement de transition a dissous tous les partis politiques ainsi que les organisations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire malien. Le débat a fait couler beaucoup d’encre et de salives sur le plan juridique. Dans cette chronique, nous allons plutôt nous pencher sur les causes de cette dissolution en amont  et ses conséquences en aval.

• Chronique d’une dissolution annoncée

C’est un euphémisme de dire que depuis l’avènement de la transition en août 2020, les acteurs politiques n’ont pas le vent en poupe. En effet, à tort ou à raison, les hommes politiques sont accusés d’être responsables de tous les maux qui minent notre société. Il faut dire que ce discrédit trouve un écho favorable au sein d’une bonne partie de l’opinion publique. Et le hic, dans cette situation, est que l’ancien premier ministre Choguel Kokalla Maïga, issu de la classe politique, a largement contribué à affaiblir ses camarades politiques. Se réclament des idéaux du Général Moussa Traoré, et donc aux antipodes du mouvement démocratique, il s’attaquait régulièrement aux acteurs de mars 1991. Croyant que ses diatribes pouvaient lui prévaloir les grâces des cinq généraux, il aura participé, sans le savoir, à sa propre mort politique ainsi que celle de ses camarades. Dans un article publié en avril 2024, nous qualifions Choguel de “dernier homme politique”. En effet, son rôle en tant que premier ministre était assimilable à celui d’un bouclier pour contrer les attaques venant de la classe politique notamment. Et après avoir affaibli les acteurs politiques, il n’y avait plus de menaces. Puisqu’il n’y a plus de menaces, le bouclier n’est plus nécessaire. Choguel est donc remercié en novembre 2024. Devenant ainsi le dernier homme politique à occuper de hautes fonctions sous la transition.

• L’harmonisation des agendas politique au sein de l’AES

L’autre principale raison qui explique la dissolution des partis politiques au Mali est d’ordre exogène. En effet, depuis le 16 septembre 2023, notre pays est membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) regroupant le Burkina Faso et le Niger. Cette nouvelle organisation confédérale n’est pas sans conséquence sur la politique intérieure de chacun des pays. Dans cette perspective, le Burkina Faso a été le premier à accorder un “mandat de 5 ans” au capitaine Ibrahim Traoré qui change de titre en devenant “Président du Faso”. Aussi, toutes les activités des partis politiques sont interdites au pays des hommes intègres depuis plus de deux ans. Ensuite, ce fut le tour du Niger d’élever le général Tiani en tant que “Président de la République” avec un “mandat de 5 ans renouvelables”. Plus qu’une suspension des activités, toutes les formations politiques nigériennes ont été dissoutes à l’issue des assises nationales tenues en février dernier.

Jamais deux sans trois, le Mali emboîte le pas quelques mois plus tard. S’il est vrai que l’avenir des partis politiques a occupé le débat public au Mali depuis les Assises Nationales de la Refondation (ANR) en décembre 2021,leur dissolution pure et simple ne faisait pas partie des options envisagées. Difficile donc de ne pas y voir une corrélation avec ce qui se passe dans les autres pays de l’AES. 

• Les partis dissous et maintenant ?

Si la mise au banc des formations politiques au Burkina et au Niger s’est passée sans encombre, cela n’a pas été le cas au Mali. En effet, voyant leur mort politique venir, les acteurs politiques au Mali sont vite montés au créneau pour dénoncer une mesure qualifiée d’anti démocratique. Cette différence peut s’expliquer de deux manières. D’une part, l’avènement de la démocratie et du multipartisme au Mali s’est fait au prix du sang suite aux événements de mars 1991. Par conséquent, l’opinion publique malienne attache un prix au pluralisme politique. Aussi, pendant trentes ans, des élections sont régulièrement organisées au Mali au point que ce pays était un moment vu comme un modèle démocratique. D’autre part, la classe politique et les organisations de la société civile au Mali semblent être mieux organisées et structurées qu’au Burkina et au Niger.

A présent, deux visions s’affrontent dans l’opinion publique. Il y a d’un côté ceux qui estiment que cette mesure de dissolution permettra d’assainir l’espace politique en réduisant considérablement le nombre de partis et en revitalisant l’action politique. Au contraire, d’aucuns estiment qu’il s’agit d’une mesure qui porte atteinte aux acquis démocratiques et sape la mémoire de celles et ceux qui ont lutté pour l’avènement du multipartisme. Sous un autre angle, à l’heure où une nouvelle prolongation de la transition est envisagée, certains estiment que c’est une manière pour les autorités de transition de se débarrasser de potentiels contestataires que sont les hommes politiques.

En tout état de cause, il est important de souligner qu’un Etat ne saurait être dirigé sans politique. S’il est  nécessaire d’assainir l’espace politique, il faudra se garder de jeter l’eau du bain avec le bébé! L’absence totale de partis  pourrait pousser certains acteurs politiques à entrer dans la clandestinité. Loin d’être un handicap, la multiplications d’opinions est l’occasion pour les décideurs de faire la somme de meilleures idées au bénéfice du pays. Quoi qu’il arrive, cette dissolution va inéluctablement modifier le paysage politique malien. En bien ou en mal ?, l’avenir nous le dira !

Brehima SIDIBE, Doctorant en Analyse du discours politique.

● Les pays de l’AES | On y déracine le pluralisme politique par la force des armes.


On y est presque ce besoin de souverainisme fourre-tout qui risque de virer en une domestication « godillot » sans freins des espaces politiques dans ces 3 pays (Le Burkina Faso, Le Mali et le Niger). Des professionnels de l’armée qui soient valablement patriotes politisés sont d’une grande utilité nationale pour tout État sérieux. Les complications rédhibitoires agissent quand la force armée se sert de faux drapeaux en s’accaparant exclusivement du champ politique. Ces faux drapeaux se manifestent par l’arrivage collusif d’une clique d’opportunistes et la fabrique d’une opinion publique hysterisée. L’opportunisme issu d’une cooptation peu lisible pour composer des organes institutionnels domptés (CNT, assises sous contrôle, associations et clubs « amis », clanismes…) et l’hystérisation d’une masse populaire qui préfère les passions excessives à la place d’une activité mesurée du cérébral. Ainsi, on préjuge par carences de lucidité sur les données à court, à moyen et à long terme. Par effet contradictoire, les esprits qui évitent l’ambiance des cris « singés » compulsifs et appellent à un jugement réflexif en dissociant les contextes et les textes s’il le faut ou en les associant s’il le faut également.
Non… ce sont ceux qui disposent du support du prince du moment qui semblent gagner les manches phasiques en cours. Au Burkina Faso, le jeune capitaine Ibrahim Traoré laisse son volontarisme attirant débordé par un élan systémique arrogant qui tend à exclure les autres expressions politiques, https://lobservateur.info/article/111245/afrique/burkina-faso-traore-obtient-un-mandat-supplementaire . Au Niger, le désormais général d’armée A. Tiani est plébiscité lors d’une structuration politicienne générée sous ses ordres et s’offre sans consultation électorale un mandat de 5 ans renouvelable, https://www.aa.com.tr/fr/afrique/niger-abdourahamane-tiani-investi-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-pour-un-mandat-de-5-ans-renouvelable/3520505. Et le troisième pays de l’AES, le Mali sous un autre « new » général A. Goïta et ses camarades après quelques timides hésitations, rejoint le club militariste avec la dissolution expresse des partis politiques et des associations à caractère politique, https://www.bbc.com/afrique/articles/c057pym5npno. La coupe est pleine en termes de rétrécissement du champ politique dans ces 3 pays qui composent l’Alliance des Etats du Sahel. L’alibi « sécurité » vaut et tient beaucoup dans le narratif vendu et servi à une certaine opinion suiviste. Une certaine binarité s’installe accablant les milieux politiques classiques (civils) qui animaient la vie démocratique et érigeant les militaires et leurs suiveurs et officines civils comme une émanation messianique d’une voie exclusive de salvation.

On y va à coups de révisionnisme obtus en trame de fond et l’ennemi essentialisé est tout trouvé : le multipartisme et la diversité des opinions. Au Mali,  on compte abattre l’héritage héroïque du mouvement démocratique (Étudiants et Syndicats) qui provoqua la chute du général dictateur Moussa Traoré et son parti unique d’antan l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) en mars 1991.

Les logiques visionnaires avec l’institution de l’AES sous un régime confédéral au ton panafricain dans cet espace déstabilisé par l’hydre nébuleuse de l’extrémisme violent dit jihadiste, sont à saluer et à encourager. Un jugement de valeur et d’espoir qui ne doit empêcher aucunement une prise de recul par rapport aux rigidités unilatérales et clanistes en gestation autour et dans les pouvoirs militaires en place actuellement.

L’avenir rassurant passe nécessairement par une dynamique d’élévation commune par les intelligences partagées et les expressions inclusives.

15 mai 2025

KS pour le BLOG.

● Élection du nouveau président de la BAD, le candidat Mauritanien Sidi Ould Tah dit avoir le parrainage du président Ouattara [Koaci]

Koaci — La bataille pour la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD) est lancée.

Les élections sont prévues pour se tenir le 29 mai 2025 à Abidjan. le nouveau président de la BAD sera élu par les représentants des 81 pays membres de l’institution, parmi lesquels 54 pays africains.

L’économiste et financier mauritanien, Sidi Ould Tah, qui vient de quitter ses fonctions de président de la Banque arabe pour le développement en Afrique (BADEA) , est entré en campagne pour l’élection.

Il se dit optimiste quant à sa victoire finale le 29 mai prochain face à quatre autres candidats de poids, l’économiste et financier mauritanien s’est dit optimiste de nature et rasséréné par l’accueil enthousiaste des différents publics auxquels il s’est adressé. Avant de rendre hommage à l’appui motivant et rassurant du Président ivoirien, Alassane Ouattara et mauritanien, El-Ghazouani :

« Je suis très honoré de l’appui du Président Alassane Ouattara qui parraine ma candidature avec le Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ma vision et mon programme sont de nature à contribuer de manière déterminante pour la transformation structurelle de l’Afrique ».

Pour rappel, cinq candidats sont en lice pour succéder au Nigérian Akinwumi Adesina pour les cinq ans à venir.

Il s’agit de : la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, le Zambien Samuel Munzele Maimbo, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, le Sénégalais Amadou Hott et le Mauritanien Sidi Ould Tah.

Donatien Kautcha, Abidjan

©️ Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=783680

● Racialisme en arrière-fond dans les institutions religieuses

📸 1️⃣ – 3 cardinaux afro donnés parmi les favoris pour succéder au défunt pape François. Parmi eux, le guinéen Robert Sarah très médiatisé et apprécié par certains milieux chrétiens conservateurs, finalement c’est un états-unien caucasien qui a été élu pape sous le nom Léon XIV lors du conclave.
📸 2️⃣ – Le nouveau chef de l’église catholique et son « bilali » tenant un bâton de croix face aux fidèles au saint siège.

👉🏿Commentaire : On va rassurer nos frères afros recalés pour l’élection papale, dans l’environnement musulman également, si on organisait un conclave d’une élite religieuse pour nous élire un calife, la Umma ne risque aucunement d’avoir un Noir comme dirigeant. On pourrait transposer les mêmes mécanismes dans un espace intra-communautaire au sein duquel sévit un obtus inégalitarisme entre les membres d’une même communauté. À cause d’une hiérarchisation socio-politique par la naissance notamment par le système des castes et le régime féodalo-esclavagiste adjoint en trame. On peut y observer des références ségrégationnistes et discriminatoires concernant des « bien nés » pour Être ou Avoir au détriment d’autres assignés fatalement comme « cadets sociaux » subalternisés et relégués statutairement aux seconds rangs.

Cette problématique réelle ne se situe pas dans le fond originel du christianisme ou de l’islam. Elle est surtout liée à ce qui est construit de rédhibitoire, de suprémaciste et de racialiste voire raciste dans les institutions religieuses et les organisations ethno-raciales.



Paisible Vendredi à TOUS.

KS

● Le Grand Entretien du BLOG | Avec le président de l’association NGC, M. Boubacar DIAKITE

Le GEB ( Grand Entretien du BLOG) vous revient cette semaine avec une interview accordée par une figure consciencieuse du milieu associatif mauritanien en France. En la personne de M. Boubacar DIAKITE, ancien cadre de l’association l’EED et président fondateur de l’association Nouvelle Génération de Coumbandao (NGC). Il nous a brossé ses vues sur différentes thématiques ouvertes par nos questions. Nos vifs remerciements à son endroit pour la disponibilité et lui souhaitons une fructueuse continuation dans ses projets. Ci-après l’entretien :

● Question 1 : Bonjour monsieur DIAKITE Boubacar, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter sommairement à nos lecteurs ? (Parcours scolaire, académique et professionnel)

Boubacar DIAKITE : J’ai intégré l’école de Coumba Ndao quand j’avais 7 ans.
Je suis en scolarité primaire jusqu’à la sixième année. J’ai passé l’examen d’entrée au collège en 1998. J’ai obtenu la deuxième position au niveau de toute la Mauritanie avec une moyenne de 145 sur 150 points.

J’ai commencé mes études au collège à Sélibaby également en 1998. Jusqu’à ma quatrième année, j’ai séjourné à Nouakchott en 2002. Commencer mes études dans le lycée national, puis poursuivre à Diokhmadiya. J’ai passé le baccalauréat en 2007, mais je ne l’ai pas réussi.

Peu après l’échec de mon baccalauréat, je me suis lancé dans une aventure en Espagne en 2007. Arrivé en Espagne, je me suis inscrit à l’Université d’Almería, dans le département de français, pour suivre des cours en diplomatie internationale. Présent en France depuis 2009, je poursuis un CAP au sein de l’établissement sanitaire et social. J’ai axé ma spécialisation sur le développement durable. Je suis présentement gestionnaire de résidence au sein d’un organisme HLM. Président fondateur de l’ONG NGC.

● Question 2 : vous avez été remarqué avec l’équipe de l’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) par le passé, aujourd’hui vous dirigez l’association NGC (Nouvelle Génération de Coumba Ndao), que pouvez-vous nous dire sur son expérience d’acteur associatif ?

BD : Effectivement, c’est en 2016, aux premières heures de L’eed, que j’ai rencontré Waly Diawara, le président fondateur dont vous avez sûrement entendu parler. J’ai déjà occupé le poste de président de l’association NGC, que je préside actuellement. Il m’a persuadé de participer au projet communautaire pour tout le Guidimagha, donc je suis très impliqué dans le développement de cette région. Le projet m’a captivé, je me suis investi pleinement. J’ai occupé le rôle de porte-parole et de président du pôle international jusqu’en 2020, année où j’ai remis ma démission.
Le concept était bon, mais hélas, c’est la gestion finale qui posait des difficultés. Je dirais néanmoins que c’était une expérience enrichissante. Malgré la brièveté de mon séjour au sein de l’eed, nous avons réussi à être bénéfiques pour la communauté en général.

● Question 3 : pouvez-vous nous présenter l’association Nouvelle Génération de Coumba Ndao (NGC) et ses activités phares ?

BD : Notre association NGC (nouvelle génération de Coumba Ndao) créée le 06/09/20210 a pour ambition d’œuvrer activement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’environnement etc. il a pour but de rapprocher les jeunes de Coumba Ndao, afin de travailler ensemble pour récolter des fonds et participer au développement du village. C’est-à-dire, contribuer à fournir des matériels agricoles, scolaires, sanitaires et favoriser l’aide au développement sur le plan culturel, sportif, économique et éducatif de Coumba Ndao.
Durant ces derniers mois, nos différentes actions ont permis de mesurer l’importance de notre présence au sein de la commune Diogountouro (Mauritanie) comme l’aide médiale YONKI (LA VIE) à Coumba Ndao.
Depuis le 3 octobre 2022 nous avons donné une carte santé à 100 personnes les plus vulnérables dans le village de Coumba N’dao (Mauritanie), leurs frais de santé sont désormais pris en charges à 100% par L’ANGC, 38 personnes en situations de handicap 62 personnes, hommes et femmes seul (es) sans aucune ressource. La prise en charges des frais d’accouchements de toutes les femmes dudit village qui a rencontré un vif succès.
Dans la suite de notre projet « YONKI » (la vie) nous avons souhaité mettre en avant la prévention et la sensibilisation de la population afin d’adopter les bons comportements pour minimiser certains problèmes de santé courants.
Du 26 au 29 décembre 2024, nous avons tenu une caravane médicale qui nous a permis de consulter 1457 personnes.
En 2025, une machine d’échographie a été mise en place, accompagnée de l’électrification du poste de santé.
Un réservoir d’eau a été consolidé afin de garantir un approvisionnement constant en eau pour le village. Des poteaux solaires ont été mis en place à des endroits clés du village.
Ces réalisations font partie du projet Yonki mené par l’ONG NGC.

● Question 4 : le phénomène migratoire est une problématique (notamment les départs massifs et périlleux via des embarcations vers l’Europe) qui touche particulièrement la communauté soninké, avez-vous quelques pistes de réflexion à l’endroit de la population concernée et des décideurs étatiques ?

BD : Nous devons porter une attention spéciale à la question de l’immigration, notamment celle qui est illégale, qui constitue un véritable fléau. Surtout nous, les immigrants, avons notre part de responsabilité : non seulement nous sponsorisons leur départ, mais en même temps nous ne révélons pas la vraie nature de ce que nous vivons ici.
Récemment, le Guidimakha traverse une période de deuil à la suite du décès d’un grand nombre de ses membres. En ma qualité d’acteur de la société civile, j’avais suggéré au député de la diaspora de s’occuper d’une salle pour organiser une conférence dédiée à la sensibilisation, hélas.

Par exemple, en France : Selon la loi, un immigrant sans papiers (clandestin) n’a pas le droit de demeurer sur le sol français.
Cependant, il peut être trouvé en format cachette en France. Si jamais il a la possibilité de rester ici quelques années, il lui faudra entre 5 et 10 ans pour obtenir une carte de résident.

Nous parlons d’adultes, donc de ceux qui arrivent en France, et qui sont souvent âgés de plus de 30 ans. Que fais-tu dans les dix ans précédant ton arrivée ? Dix années gaspillées.
Et c’est à l’âge de 40 ans que tu vas entamer ta carrière professionnelle.
Il est indéniable que beaucoup n’ont jamais vécu de circonstances similaires, c’est pourquoi il serait erroné de blâmer l’immigration. Cependant, je reste convaincu que l’immigration ne représente pas une solution viable ! Il s’agit plutôt de l’immigration illégale, tentant de traverser la mer pour rejoindre l’Europe à tout prix en espérant trouver une existence plus favorable que celle que tu as déjà connue. Cela est souvent loin d’être le cas.
En Afrique, certains continuent d’ignorer que l’Europe n’est plus le paradis qu’elle était. Ils voient leurs proches, frères, sœurs, cousins, etc., arriver avec de l’argent, bien habillés et propres, menant une vie qui semble enviable. Cependant, ils ne partagent pas les défis et les souffrances qu’ils ont traversés pour parvenir à cette existence « belle ».
Combattre l’immigration illégale, il ne suffit pas de parvenir à des accords entre pays ou entre institution et entité, etc. On doit d’abord s’attaquer à la source. Il faut d’abord comprendre pourquoi ces personnes mettent leur vie en péril. En dépit de nombreux décès, cela n’a pas découragé les potentiels candidats. Il y a un souci.

L’éducation devrait être la priorité dans les pays d’origine. Il est indispensable que les écoles soient systématiquement accompagnées de centres de formation pour offrir aux jeunes une perspective et leur faire prendre conscience qu’ils peuvent réussir sur place. Tant qu’il n’y a pas d’espoir ni d’aventure pour la jeunesse. Ils n’ont d’autre choix que de recourir à l’immigration pour aspirer à une vie meilleure qui n’est cependant pas de tout repos.

En ce qui concerne l’aspect économique, un investissement conjoint de la diaspora dans les zones où l’immigration clandestine est la plus probable serait bénéfique. La contribution de la diaspora est considérable si celle-ci se rassemble pour des initiatives communes en vue de créer des postes de travail dans les villages eux-mêmes En matière de placement dans l’agriculture, il est nécessaire d’utiliser des équipements appropriés. L’automatisation de l’agriculture pour créer des emplois respectables et améliorer les conditions de vie. Nous avons une obligation de transparence et de vérité envers nous-mêmes et envers autrui en révélant la réalité. Je me demande, est-ce que ça vaut vraiment le coup de mettre sa vie en péril dans la mer pour se retrouver à galérer encore plus en Europe ? La réponse est non.

Voyagez lorsque c’est nécessaire, explorez le monde, mais pas en cachette.
NON À L’IMMIGRATION ILLÉGALE PAR VOIE MARITIME. J’ai écrit un récit donc le titre «Trajectoire d’un immigrant en situation irrégulière».

● Question 5 : La communauté soninké est traversée par une crise sociale latente liée à ce qu’on appelle « l’esclavage par ascendance », quelles seraient selon vous, des pistes de réflexion nécessaires pour gérer et dépasser les frictions qui peuvent en découler ?

BD : Selon eux, l’esclavage héréditaire au sein de la communauté Soninké était une mesure instituée pour assurer une gouvernance efficace de leur communauté à cette époque.
Qui n’était pas lié à l’esclavage, conformément aux préceptes de l’Islam. Le temps a changé, les consciences se sont éveillées. Ce système de gouvernance s’est transformé en un moyen de classification sociale, communément appelé classes sociales, qui peuvent être assimilées à des castes, supérieures et inférieures.
Il est impératif que chaque individu ne se considère ni inférieur, ni supérieur à autrui. Il faut surtout préciser que nous connaissons les textes sacrés, nous croyons en eux et nous les mettons en pratique, puisque nous faisons références à ces textes. Jusqu’à l’émergence du mouvement ganbanaxu, qui favorise la prise de conscience et la réconciliation entre les êtres vivants, sans se considérer supérieur ou inférieur à autrui. Il nous faut rester unis afin de mettre en œuvre ce qui nous unit et laisser de côté ce qui crée des divisions ou des obstacles entre nous.
Un autre courant émerge pour s’opposer au mouvement ganbanaxu, nommée démocratie, avec l’apparition de WhatsApp qui est arrivé à point nommé et a été utilisé par les gens pour engendrer une animosité sans précédent entre des individus cohabitant malgré leurs différences dans le respect.
Un conflit a surgi. Une fois qu’un conflit éclate, on peut dire que les esprits sont échauffés. À ce stade, on ne pourrait pas envisager une réconciliation. Cependant, à mon avis, garder le silence serait la meilleure option.
Actuellement, on peut envisager une réconciliation à travers un dialogue empreint de respect. Le mouvement ganbanaxu, dont le nom signifie que nous sommes tous semblables, doit être à l’origine de ce débat. Il démontre non seulement que leur mouvement n’est pas destiné à créer des divisions, mais plutôt à promouvoir la communication et l’absence de vengeance.
Pour une concordance Il faut faire un compromis. D’après le mouvement ganbanaxu, leurs trois principales revendications sont les suivantes. Il faut savoir que : La chefferie, L’imamat Et l’union entre différentes castes.
Comme nous le savons tous, ces pratiques ont existé dans notre vie en société à l’époque. Tout le monde a peut-être été d’accord, soit par ignorance, soit par tolérance, ou même par nécessité. Cependant, dans le contexte actuel, il n’est plus envisageable de persister dans ces pratiques. Le changement est indispensable, mais doit se faire avec douceur, sans violence, rancœur ou haine. Engageons une discussion respectueuse avec des concessions mutuelles pour trouver une solution et sortir notre communauté de cette situation qui nuit à tous.

Dans mon livre « l’aventure inimaginable » j’ai détaillé l’origine de cet esclavage dans le milieu soninké.

6 mai 2025

● Réalisé par KS pour le BLOG

● Timbuktu Institute réfute toute allégation de lien entre le Mouvement Gambana et l’extrémisme religieux

📸 Visuel Timbuktu Institute et M. Bakary SAMBE (Directeur général)

Depuis la parution de l’étude « Menace du JNIM dans le zone de trois frontières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal », plusieurs personnes défendant l’esclavage par ascendance ou voulant le justifier par certaines raisons d’ordre « culturel » nous ont contactés pour que la partie du document faisant état de cette pratique d’un autre temps soit ôtée du document ou encore relativisée.

Après ces nombreuses pressions et tentatives infructueuses, les mêmes personnes ont voulu instrumentaliser de manière peu éthique, la courte interview donnée sur Rfi comme une soi-disant preuve que le mouvement Gambana serait lié aux mouvements extrémistes en voulant attribuer à ce rapport scientifique une telle thèse. Ce qui relève d’une vue de l’esprit et d’une volonté de combattre et de stigmatiser, comme dans un passé récent, un mouvement défendant, courageusement, la dignité et les droits humains.

L’étude du Timbuktu Institute ne soutient nulle part et en aucun cas que le mouvement Gambana serait de près ou de loin lié à des mouvements extrémistes religieux et nous réfutons toute allégation allant dans ce sens.

Afin de continuer à justifier une pratique aussi ignoble que l’esclavage par ascendance, ces courants féodaux cherchent, par diverses manipulations de notre rapport, à mettre en mal le Timbuktu Institute et Gambana dont il partage le credo de garantie de la dignité humaine et le rejet de toute pratique allant à son encontre.

Après des échanges d’éclaircissement sur le contenu réel du rapport, avec des responsables de Gambana et ses sympathisants qui luttent quotidiennement pour la noble cause abolitionniste, Timbuktu Institute tient, aussi, à présenter ses excuses pour tout malentendu que veulent entretenir ces antiabolitionnistes et conservateurs et qui cherchent à instrumentaliser notre recherche visant simplement, mettre à nu une pratique condamnable à tout point de vue et productrice d’injustices et de frustrations nuisibles au vivre ensemble et à la cohésion sociale.

Pour une meilleure sensibilisation contre ce fléau, l’Institut s’intéressera de plus près à la problématique de l’esclavage par ascendance à travers des recherches et futures publications scientifiques pouvant alerter davantage les décideurs de la région et la communauté internationale sur le danger que représentent une telle pratique et ceux qui cherchent à la justifier ou la perpétuer.

• Lien média https://timbuktu-institute.org/index.php/toutes-l-actualites/item/1191-timbuktu-institute-refute-toute-allegation-de-lien-entre-le-mouvement-gambana-et-l-extremisme-religieux

● France – Soninkara – Soninké | Le « makhzen » associatif soninké sous la direction de M. Ousmane Diagana, encore rattrapé par les ambiguïtés sur l’esclavage coutumier !



Le vendredi 25 avril 2025, la France et une certaine opinion internationale sont sidérées par l’attaque meurtrière dans une mosquée (La commune La Grand-Combe – Le Gard). La victime est un jeune malien appartenant au groupe sociolinguistique soninké appelé Aboubakar Cissé. Ce dernier a été affreusement poignardé à mort par un individu censé venu apprendre comment faire la prière. Plutôt un haineux islamophobe qui ne laisse aucune chance au jeune fidèle musulman dont les actes et comportements sont hautement loués parmi les fréquentations de la mosquée. Je tiens à réitérer mes fraternelles condoléances à sa famille et à l’ensemble de la communauté musulmane. Paix éternelle à son âme. Ameen. Que la justice française mette tous les moyens nécessaires pour mener l’enquête et punir l’assaillant (arrêté en Italie).

Ce 1er Mai 2025 correspondant à la Fête du travail, une manifestation a été organisée à Paris pour protester contre cet acte horrible, interpeller les autorités publiques françaises et soutenir les proches de la victime. Une certaine France politique est complice avec un narratif de xénophobie particulièrement islamophobe dans les discours publics notamment dans les médias.
La communauté soninké de l’Hexagone s’est jointe valablement à cette sortie publique pour dénoncer cet assassinat et compatir avec la famille du jeune Cissé. Ainsi l’appel dans un élément vidéo lancé par M. Ousmane Diagana de l’APS (Association pour la promotion de la langue soninké), a fait écho parmi l’arène RS 2.0 en milieux soninkés notamment au sein de la diaspora en France. C’est très alerte comme démarche de sa part et à saluer vivement ce réflexe citoyen et humaniste. Quand notre commune humanité est touchée par une telle horreur, l’indifférence devient immorale et basse.

Et… pourtant, j’ose reprocher à M. Diagana et sa suite communautariste sous couvert d’une association, de bruyantes indifférences lorsque l’esclavage par ascendance dans l’intra-communautaire soninké a tué, humilié, déporté, exproprié, affamé et assoiffé dans nos terroirs ouest-africains. Le cadre associatif qu’il dirige est un nébuleux support des activités ambiguës liées aux coutumes intégristes et discriminatoires dans l’ensemble féodalo-esclavagiste soninké.

Parmi leurs indifférences les plus abjectes, on peut citer entre autres ; l’affaire de 4 pères de famille (Mountagha Diarisso, Gossi Cissoko, Youssou Cissoko et Hamet Cissoko) lynchés à mort à Djandioumé (village soninké dans la région de Kayes – Mali) dans la nuit du 1 septembre 2020 https://news.un.org/fr/story/2020/09/1076872 et le cas en juillet 2022 de la vielle dame Diogou Sidibé (70 ans) enlevée, assassinée et mise en sac dans le village de Lany https://www.dw.com/fr/mali-diogou-sidib%C3%A9-esclavage-par-ascendance-kaye/a-62903536 .

À ce jour à propos de ces drames liés au refus de la soumission aux pratiques féodalo-esclavagistes, nous n’avons pas eu écho d’un moindre mot de dénonciation et de soutien émis par le cadre institutionnel de son association. Dans leur giron communautaire, on y promeut malheureusement l’immobilité sociale autour d’un pilier principal : la royauté dans les imaginaires pour les uns et la subordination assignée pour les autres.

En France, dans les milieux associatifs diasporiques, ils portent un habillage culturel avec les facilités matérielles à gratter occasionnellement et politiquement encartés pour beaucoup dans les partis de Gauche. Ces partis politiques qui occupent le spectre idéologique où les valeurs d’ouverture et de tolérance sont très expressives à l’endroit de la diversité en France et aux étrangers résidents.

M. Diagana et ses camarades se classent schématiquement dans l’aile suprémaciste de l’écosystème sociétal soninké. Ils évoluent dans des dispositions mentales qui n’admettent pas l’égalité sociale et citoyenne dans l’enclos communautaire. Douchés et piégés à volonté dans des héritages hiérarchisants par la naissance, leurs ambiguïtés sont d’une certaine acuité à l’occasion de ces événements graves par lesquels ils savent allier opportunisme et commerce social devant les opinions publiques.

Ainsi ma brève lecture sur un magma politico-sociétal composé de l’ordre féodalo-esclavagiste soninké et d’un canal associatif en guise d’écran de fréquentabilité partenariale.

Paix éternelle aux victimes de la barbarie et de la haine, qu’elles soient islamophobes ou féodalo-esclavagistes soninké.

Bonne Fête du travail à tous.

1 mai 2025

KS, Militant d’Armepes-France.

● Pourquoi les immigrés ivoiriens en Mauritanie semblent mieux traités : explication méthodique | Par le journaliste Souleymane Djigo.

Avant toute chose, précisons que cet article n’a pas vocation à juger si les pratiques sont “normales” ou “injustes”.

Il n’est pas question de défendre qui que ce soit, mais uniquement d’expliquer les logiques diplomatiques, économiques et stratégiques derrière certains comportements d’État.

Beaucoup réagissent avec émotion ou fanatisme, sans comprendre les réalités froides du fonctionnement entre pays. Il est temps d’être lucide.

1. Libre circulation et accords bilatéraux : pourquoi les Ivoiriens ont-ils un traitement particulier ?

En Mauritanie, certains ressortissants ivoiriens bénéficient d’une facilité d’accès à la carte de séjour, grâce à un accord bilatéral entre Nouakchott et Abidjan.

Comment cela fonctionne-t-il ?

• Les Ivoiriens s’inscrivent auprès d’une entité officielle ivoirienne installée à Nouakchott.
• Cette entité transmet leurs informations au ministère mauritanien des Affaires étrangères.
• En retour, ces Ivoiriens obtiennent gratuitement leur carte de séjour.

Pourquoi cet avantage ?

Parce que la Mauritanie et la Côte d’Ivoire ont des intérêts croisés forts :
• Des milliers de commerçants mauritaniens vivent et prospèrent en Côte d’Ivoire (boutiques, import-export, gros commerce, etc.).
• La Mauritanie a donc tout intérêt à ménager la diaspora ivoirienne chez elle pour protéger ses propres ressortissants en Côte d’Ivoire.

Exemple concret :

Si demain la Côte d’Ivoire expulse massivement des commerçants mauritaniens, cela entraînerait un désastre économique pour des milliers de familles mauritaniennes.

2. Pourquoi cette situation n’est-elle pas la même avec le Sénégal ou le Mali ?

Il est vrai que la Mauritanie a aussi des commerçants au Sénégal et au Mali. Mais :
• Le volume est beaucoup plus faible qu’en Côte d’Ivoire.
• L’activité est différente : au Sénégal, par exemple, de nombreux Mauritaniens sont liés au commerce de proximité ou viennent se soigner ou étudier, mais ils ne dépendent pas massivement du marché sénégalais ou malien.
• Le transfert est possible : si un jour un conflit éclatait, un commerçant mauritanien au Sénégal pourrait facilement s’installer en Gambie ou en Guinée-Bissau. Les risques économiques sont donc limités.

En revanche, pour la Mauritanie, perdre l’accès au marché ivoirien serait un coup stratégique majeur.
Conclusion simple : là où il y a plus d’intérêt, il y a plus d’efforts diplomatiques pour ménager l’autre partie.

3. La vraie mécanique des relations Nord-Sud

Quand deux pays collaborent, ce n’est jamais par amour ou par simple voisinage.
C’est toujours une question de :
• Qui dépend de qui ?
• Qui perdrait quoi en cas de crise ?
• Quels sont les leviers de pression disponibles ?

Exemples simples pour comprendre :

• Licences de pêche : La Mauritanie octroie chaque année des permis de pêche aux Sénégalais. Si tension il y a, ces licences peuvent être suspendues, créant une crise pour des milliers de pêcheurs sénégalais.

• Diaspora active : Il y a beaucoup plus de Sénégalais vivant et travaillant en Mauritanie que l’inverse. Donc, Nouakchott a un levier de pression plus fort.
• Flux financiers : Plus d’argent sort de Mauritanie pour aller au Sénégal et au Mali que l’inverse. Cela crée un déséquilibre économique que Nouakchott peut utiliser.

4. La Gambie, un autre exemple de “statut privilégié”

La Gambie est un autre pays où la relation est particulière :
• Beaucoup de commerçants mauritaniens sont établis en Gambie.
• La majorité des Gambiens en Mauritanie sont des étudiants venus pour des études islamiques.
• Résultat : Même s’ils paient leur carte de séjour, les Gambiens bénéficient d’une certaine tolérance.

La raison est toujours la même : protéger ses propres ressortissants à l’étranger.

5. Exemple frappant : le Mali et les représailles sur les commerçants

Quand la Mauritanie a expulsé des Maliens récemment, des jeunes à Bamako ont voulu fermer les boutiques mauritaniennes.

Réaction rapide des autorités maliennes : les jeunes ont été arrêtés et le Mali a réagi pour protéger ses autres intérêts en Mauritanie.

Cela montre que les États négocient selon leurs intérêts stratégiques réels, pas selon les sentiments populaires.

Comprendre sans fanatisme

Chers amis, il faut arrêter d’analyser ces questions avec des lunettes de colère ou de fanatisme.

Les relations internationales, surtout entre pays africains, fonctionnent selon des règles pragmatiques : intérêts économiques, équilibre de pouvoir, dépendances mutuelles.

Celui qui domine économiquement négocie mieux. Celui qui a plus à perdre plie.

Ne vous laissez pas tromper par des discours émotionnels : il ne s’agit pas d’amour, de fraternité ou autre , mais bien d’intérêt froid et calculé.

Comprendre cela, c’est grandir et éviter de se ridiculiser en confondant nationalisme de café et réalités géopolitiques.

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● Bénin : 54 militaires tués dans une attaque jihadiste dans le nord du pays

Actus. L’attaque jihadiste perpétrée jeudi 17 avril dans le nord du Bénin a fait 54 morts parmi les militaires, selon un nouveau bilan officiel annoncé mercredi 23 avril. L’attaque, revendiquée par le GSIM affilié à Al-Qaïda, cible une zone frontalière critique.

Au Bénin, le gouvernement a annoncé mercredi 23 avril un nouveau bilan de 54 morts dans les rangs de l’armée à la suite d’une attaque jihadiste survenue le jeudi 17 avril dans le nord du pays. Il s’agit du plus lourd bilan jamais enregistré dans cette région frontalière, de plus en plus ciblée par les groupes armés islamistes opérant depuis le Burkina Faso et le Niger.

Les assaillants ont frappé deux positions militaires de l’opération antijihadiste « Mirador » dans le parc W, au niveau des chutes de Koudou et du « triple point », zone stratégique à la frontière entre les trois pays.

L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda. Ce groupe est classé comme organisation terroriste par l’ONU, les États-Unis et l’Union européenne.

Un manque de coopération régionale dénoncé
Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a regretté la faible coopération avec les autorités du Niger et du Burkina Faso. Il a souligné que l’absence de dispositifs sécuritaires équivalents de l’autre côté de la frontière facilitait de telles incursions.

Malgré les tensions régionales, le Bénin réaffirme sa détermination à lutter contre le terrorisme. « Nous ne céderons pas », a assuré le porte-parole.

Depuis 2022, Cotonou a massivement renforcé sa présence militaire au nord, avec plus de 8 000 soldats mobilisés. Mais la région reste vulnérable à l’instabilité sahélienne croissante.

La réaction de la Cedeao
La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a réagi à cette attaque. Elle « condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare et lâche, qui vise une fois de plus à semer la terreur et à déstabiliser nos États membres », selon un communiqué reçu à Abidjan.

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