Mauritanie | La protection du littoral devient urgente face à l’érosion, Par la Journaliste Mariya Ladji Traoré


En Mauritanie, l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière, en développement depuis 2001 , le transport maritime ou encore le développement urbain et industriel côtiers représentent des menaces sérieuses pour l’écosystème marin. Conscientes des enjeux, les autorités mauritaniennes ont adopté une politique qui vise à mettre en place des stratégies visant à concilier le développement durable de l’exploitation pétrolière et gazière avec les intérêts du secteur des pêches et la conservation de la biodiversité marine et côtière .
Pour préserver ses écosystèmes côtiers et marins afin de réduire les impacts négatifs des activités humaines , la Mauritanie a adhéré à de nombreuses conventions régionales et internationales , notamment la convention d’Abidjan , qu’elle a ratifié en 2012 . Toutes ces conventions soulignent l’importance de la collecte de données scientifiques relatives aux écosystèmes marins pour permettre leur suivi. En effet de la même façon que les décideurs politiques basent leurs décisions économiques sur des indicateurs, il convient, pour mettre en œuvre une politique environnementale raisonnée, de suivre un certain nombre d’indicateurs, écologiques.

C’est ainsi que le pays a développé un système sophistiqué de suivi, de micro-contaminants dans l’environnement marin et côtier.
Ce suivi a été élaboré et est mis en œuvre par le programme Biodiversité Gaz Pétrole ( BGP) , une initiative du Ministère de l’environnement et du développement durable en collaboration avec le ministère du pétrole, de l’énergie et des mines et le ministère des pêches et de l’économie maritime.
Le dispositif de monitoring est aujourd’hui une collaboration entre plusieurs institutions notamment : l’IMROP ; l’ONISPA, le PNBA, le PND, la faculté des sciences et techniques de l’USTM de Nouakchott et l’ISET.

√Par Mariya Ladji Traoré

Mauritanie | « Ces forces du mal tapis dans les rouages de l’État »

Une nouvelle déclaration du député Birame Dah Abeid circule sur les réseaux sociaux, mettant en garde contre la résurgence des forces du mal tapis dans les rouages de l’appareil de l’Etat. Selon lui, ces « résurgences du passé nostalgiques du chaos et des confrontations menacent sérieusement l’ébauche de réconciliation et de concorde nationale que le pouvoir de Mohamed Cheikh Ghazouani cherche à instaurer ».


Plusieurs voix s’élèvent en effet depuis quelques jours pour fustiger le recul des libertés et les tentatives vaines des forces rétrogrades qui cherchent à réinstaller le climat de confrontation hérité des pouvoirs précédents

En toile de fond, la dérive autoritaire des autorités régionales de l’Adrar qui semblent vouloir, selon ces voix, réinstaller la Mauritanie dans le cercle vicieux des confrontations intercommunautaires. Ces autorités ont arrêté il y a quelques jours trois militants de l’ONG SOS Esclaves, dont la Coordinatrice régionale.

En toile de fond, l’affaire de « Ouadane » que l’ONG SOS Esclaves avait soulevée, dénonçant à travers la formule énoncée au cours d’un mariage, le don d’une esclave comme partie intégrante de la dote d’une épouse appartenant à une famille aristocratique de la ville.

Cette affaire a été dénoncée par plusieurs ONG des droits de l’homme. Ils ont fustigé l’immixtion dans le dossier de certains pans du pouvoir hostiles aux abolitionnistes malgré l’engagement de la Mauritanie à lutter contre l’esclavage.

L’épisode de « Ouadane » a été marquée aussi par le limogeage du chargé de communication de SOS Esclaves, Kory Ould Sneiba, de son poste de chargé de communication du Ministère de l’Education et de la Réforme quelques jours après sa nomination.

A rappeler également que la Commission nationale des droits de l’homme, conduite par son président Mohamed Salem Ould Bouhoubeiny, accompagné par un représentant du Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme en Mauritanie, s’était rendue à « Ouadane » pour enquêter sur cette affaire présumée d’esclavage. SOS Esclaves, invitée à se joindre à la délégation aurait rejeté l’offre, selon Ould Bouhoubeiny. Aux termes de l’enquête, la Commission nationale des Droits de l’Homme, avait organisé une conférence de presse au cours de laquelle elle a démenti les allégations. SOS Esclaves a riposté en organisant à son tour une conférence de presse, en présence de la Coordinatrice de l’organisation en Adrar, Eziza Mint Brahim, qui a confirmé les faits et traité les conclusions de la Commission des droits de l’homme de mascarade.

C’est dans ce climat délétère que s’inscrit sans doute la sortie de Birame Dah Abeid, leader du mouvement antiesclavagiste, IRA, qui semble ressentir le devoir de tirer sur la sonnette d’alarme face à ceux qu’il appelle « les fossoyeurs du climat de paix ». Selon lui, ces rameurs en aux troubles cherchent à saper le climat d’apaisement et d’entente que le régime actuel cherche à instaurer en ouvrant des canaux de communication directe avec l’ensemble des acteurs de la scène politique et des droits de l’hommiste du pays. Cette accalmie sociale et politique que le président Ghazouani a ramené dans le pays depuis son arrivée au pouvoir, dérange selon Birame, les tenants du chaos et de la division.

Ces thèmes reviennent de plus en plus dans les discours du président d’IRA, notamment lors de ses dernières conférences de presse qu’il a animées récemment, dont celle du 13 avril 2021 au siège du parti RAG aux P.K 10.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/04/19/ces-forces-du-mal-tapis-dans-les-rouages-de-letat/

Nouakchott | Sebkha en proie à des bandes de jeunes armés qui sèment la terreur , Par BBN



Soirée cauchemardesque, ce vendredi 16 avril, à Sebkha, dans l’une des 9 moughataas de Nouakchott.

Des agresseurs en bandes armées y sèment la terreur. Ces bandes de jeunes commettent des agressions à la machette, s’en prennent aux passants en leur piquant téléphones portables et porte-monnaie.

Fatima, une des victimes, témoigne :

« Je revenais du sport. Il était 22h. J’en ai profité pour voir une de mes copines. On était dans la rue, devant chez elle, en train de discuter. Subitement, des groupes de jeunes se sont dirigés vers nous et nous ont agressés, avant de prendre nos téléphones. Ils étaient plus de 30 personnes. Je n’ai pas dormi toute la nuit. Je porte toujours les stigmates de leurs agressions sous la gorge. A chaque fois que j’y repense, la peur m’envahit ».

Dans un enregistrement audio qui circule sur WhatsApp, un témoin raconte que des groupes de jeunes munis de couteaux, de machettes et de bâtons circulent dans les rues de Sebkha pour agresser tous ceux qu’ils croisent.

« Une dame qui a un commerce devant le cinéma Saada a été agressée par ces jeunes qui lui ont pris une valeur de 60.000 d’anciennes ouguiyas », raconte ce témoin.

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 18/04/2021

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4670000516351769&id=100000256018105

Nouakchott de nuit | « Impératifs sécuritaires et discrimination géographique » Par le journaliste Diallo Saidou



En quittant chez mes parents à la cité concorde vers la route de Nouadhibou j’ai rencontré stupéfait plusieurs patrouilles de police intimant les jeunes sportifs qui font du footing de ne pas courir en direction de la commune de Tevragh Zeina.
La patrouille composée de 2 pickup de police obligeait ceux qui avait pris la direction des avenues éclairées ( avenue d’El Qods vers la Case et l’ambassade des USA) de la capitale en trottinant de rebrousser chemin vers leurs communes Sebkha.
La recrudescence d’agression à l’arme blanche depuis le début du ramadan, dans différents quartiers, perpétrées par de petites bandes de jeunes garçons ne peut justifier une telle attitude de la police. L’impératif sécuritaire ne peut justifier une telle pratique.
Cette forme « d’assignation communale » des masses populaires qui ne peuvent jouir de leur liberté de circulation est d’autant plus frustrant qu’elle illustre à dessein les disparités sociales.

Ainsi la ligne de démarcation entre ceux d’en haut et ceux qui habitent de « l’autre côté du goudron » devient une réalité que matérialise ce genre de pratiques.

Je suis conscient que notre sécurité a un prix et que nos autorités ont une obligation de résultat sur ce point, mais cela ne peut se faire de façon stigmatisante.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://www.facebook.com/100001207753513/posts/4229740743742809/

Communiqué de presse de SOS Esclaves | Sur l’arrestation de ses militants à Atar

En marge de l’organisation d’un atelier de formation autour de l’assistance psychosociale des victimes au siège de SOS Esclaves à Atar, les autorités sécuritaires de la ville ont procédé à l’arrestation d’Aziza Mint Brahim (coordinatrice régionale de l’organisation), de Mohamed Ould Brahim (responsable régional de la communication) et de la victime Tarbe.
Nous, à SOS Esclaves tout en enregistrant et condamnant cet acte grave dont on ne connaît pas encore les raisons et qui vise à restreindre les libertés individuelles et collectives et à intimider nos activistes et nos militants, exprimons:
– Notre forte condamnation pour cet agissement arbitraire
– Notre demande aux autorités la libération immédiate des activistes et le respect des libertés individuelles et collectives garanties par la constitution et le droit international

Nouakchott, le 16/04/2021

Le Bureau Exécutif de SOS Esclaves

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node%2F11908

L’affaire Zawiya de Kaédi | La réaction de Mr Samba Thiam (FPC)

Il y a un incident –celui de Kaedi-qui défraie la chronique ces derniers temps .
Il semble que , pour toute decision, les Autorités administratives locales aient choisi aient choisi de fermer les lieux de culte hamallistes !
Decision à tout le moins curieuse pour ne pas dire plus ! Empêcher tout le monde de prier, empêcher aux mahadras internes de fonctionner , n’est pas à mon avis la bonne manière pour régler le problème ou calmer les esprits . Loin s’en faut !
L’attente des population , le bon sens même aurait été de proceder à des investigations complètes ,situer les responsabilités , et prendre les mesures punitives qui s’imposent ; Et non pas opter pour une solution pêle-mêle , ridicule, qui renvoie tout le monde dos-à dos …
L’Administration locale doit revoir sa copie..
Cela dit , nos Ulémas, nos Intellectuels doivent avoir enfin le courage de faire face aux turbulences , aux secousses transversales qui traversent nos communautés, afin de les adresser correctement .Le monde a changé ,les esprits ont évolué, nous devons le prendre en compte …
« Si l’Islam est éternel et unique , la pensée islamique est une lecture possible de la révélation étroitement liée à une époque donnée . » Garaudy

©️ Crédit source : Post FB – ST officiel https://www.facebook.com/420106731483714/posts/1743896689104705/

Le Parc National du Diawling ou la réserve de Biosphère transfrontalière du delta du fleuve Sénégal. | Par Mariya Traoré

Le Parc National du Diawling (PND) a été crée en 1991 , sous tutelle du ministère de l’environnement et du développement durable en Mauritanie . La mise en réserve de ce territoire découle directement des modifications environnementales du bas du delta du fleuve Sénégal. En effet la sécheresse sahélienne des années 1970 et la construction, en 1986 du barrage anti-sel de Diama , avait gravement asséché le delta , au point de le rendre désertique. Ainsi pour compenser ces impacts négatifs , et grâce au savoir traditionnel local , le parc régule , depuis 1994 , l’inondation des plaines au moyen d’un système hydraulique performant constitué d’ouvrages et de vannes. Les eaux du fleuve qui transitent par les bassins du parc alimentent un estuaire de plusieurs milliers d’hectares, unique en Mauritanie. Chaque année , l’ouverture et la fermeture des ouvrages gouvernent la mise en eau des bassins et assurent l’alternance d’une saison inondée (juillet-mars) et d’une période plus sèche (avril-juin). Le PND est classé en 1994 par la convention RAMSAR , zone humide d’importance internationale et représente depuis 2005 le noyau central de la réserve de Biosphère Transfrontaliere du bas delta du fleuve Sénégal. Le parc accueille, unique site connu de nidification des flamants nains en Afrique de l’ouest. Le succès de cette reproduction est lié à la gestion des inondations des cuvettes du bas delta. En effet, selon le niveau d’inondation des bassins, la recharge de la nappe phréatique et la diminution de la salinité, la végétation s’étend et les ressources naturelles se régénèrent offrant au visiteur un spectacle constamment renouvelé. Le phacochère et le varan, peux peureux sont visibles toute la journée alors que le chacal doré, le serval ou la mangouste des marrais se découvrent la nuit. L’observation d’une grande variété d’oiseaux en début et en fin de journée aux ouvrages hydrauliques au niveau de Bell1 et Bell 2 ( proche de la maison du parc) sont des points d’observation exceptionnels. Le territoire offre une grande diversité de paysages. Les plaines arides des sebkhas (zone hyper salées) s’étendent vers la foret d’acacias de Ziré. Une des spécificités du PND est l’implication des communautés locales dans la gestion durable des ressources naturelles. Les populations pratiques leurs activités traditionnelles sources de revenus, tout en préservant l’environnement. Dans les jardins maraichers, navets, betteraves sont produits et oignons sont acheminés vers les centres urbains. Le nénuphar localement appelé « Diakhkar » , prélevé dans les bassins , représente une source d’alimentation et de commerce. Le Diakhkar est également utilisé dans la pharmacopée traditionnelle. L’alternance de l’eau douce et salée assure la croissance du Sporobulus robustus , graminée fortement appréciée par les troupeaux et récoltée par les femmes pour fabriquer les nattes artisanales . Les gousses d’acacias nilotica sont cueillis pour le tannage du cuir et les bulbes de cyperacées (herbacées) sont traités pour produire l’encens traditionnel. La gestion concerté de l’eau permet de maintenir la pêche , le maraichage , le pâturage, l’artisanat et la cueillette. Pour rappel , les bassins constituent des zones de pêche de subsistance essentielles pour les pécheurs Taghrédient, population autochtone de cette région du Trarza et qui ont pour principale activité la pêche artisanale fluviale.
Le secteur de la surveillance a été installée depuis la création du parc en 1991 . C’est une structure dynamique , constituant l’une des plus importante du PND . Le secteur de la surveillance est dirigé par un chef de brigade avec seulement 8 surveillants pour une superficie de 16000 ha pour la zone centrale du parc , 59000 ha pour la zone périphérique et 600 000 ha pour la réserve biosphère transfrontaliere ( RBT) . Ainsi les activités se déroulent de jour comme de nuit sous forme de patrouille dans les zones sensibles , à l’intérieur du parc national de Diawling , particulièrement sur les dunes ( dune de Ziré, dune de Birette et les dunes côtières). Les patrouilles sont effectuées soit par véhicule, soit par quad ou à pied. Quatre postes de surveillance ont été installés , il sagi du poste de LEKSER, le poste de « Digue nord », le poste de digue de Ziré et le poste de nidification des flamants à Aftout. Ainsi le parc est divisé en plusieurs zones avec poste de surveillance pour chaque zone d’intervention.


La zone « sites des mangroves et dunes côtières » qui correspond au poste de LEKSER , la zone de nidification des oiseaux (Diawling – Tichilitt) et cheyal : poste digue nord, la zone dune de Ziré poste dune ziré et le poste de la zone de nidification des flamants . Ainsi , chaque poste de surveillance est compose de deux surveillants.
Selon le chef de brigade de surveillance , Traoré Fousseynou , les infractions les plus graves sont surtout le braconnage des oiseaux et des lièvres, la coupe abusive des arbres , l’utilisation des momo filaments , …etc. A chaque fin du mois , le chef de brigade fournit un rapport mensuel et les patrouilles effectuées dans le mois sont enregistrées dans une fiche dont les résultats sont analysés et enregistrés dans la base de données à Nouakchott. Aussi quand il y’a une infraction le malfaiteur est saisit et c’est la gendarmerie qui dresse le procès -verbal. Seulement selon le chef de brigade de « surveillance » ce qu’il y’a à craindre le plus cette année ce sont les feux de brousse qui peuvent s’avérer catastrophique pour la biodiversité. Ce pendant une sensibilisation a été entamé au prés des éleveurs transhumais et la population locale pour éviter les feux de brousse et la coupe abusive des arbres.
La surveillance est toujours une activité de grande importance et doit continuer à faire preuve de vigilance , si le niveau d’infraction constatées est peut élevé , il est probable que la dissuasion joue rôle important. Par ailleurs vu l’insuffisance de personnel, eu eguard à la superficie à couvrir, l’effectif doit être renforcé. Les surveillants doivent être assermentés (ainsi que le reste du personnel) et armés pour leur sécurité. Bénéficier d’une formation soutenue et adéquate pour les surveillants. Renforcer les moyens de transport , assurer la réparation et le renouvellement des moyens existants (véhicules, quads) . En fin augmenter le nombre de postes de surveillance.
WACA Mauritanie et la protection du littoral mauritanien.
L’objectif ‘de développement du projet WACA Mauritanie est d’améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques communs, en intégrant le changement climatique, affectant les communautés et les zones côtières de la région d’Afrique de l’ouest . Il ambitionne pour l’essentiel la réalisation de projets d’investissements dans le but d’aider la Mauritanie à harmoniser la gestion des infrastructures et des ressources naturelles afin d’accroitre leur résilience au changement climatique en général et à l’érosion côtière et aux inondations en particulier.
Les objectifs particuliers de WACA Mauritanie, sont notamment la détermination des menaces qui pèsent sur les habitants , les écosystèmes et les actifs économiques du littoral ; La gestion des sols et aménagement du territoire , infrastructures et gestion des habitants naturels, lutte contre la pollution entre autres .
Rappelons que le programme WACA (west Africa Coastal) a été établi en réponse à la demande des pays de recevoir une assistance de la Banque mondiale pour les aider dans la gestion de leurs zones côtières en Afrique de l’ouest, en particulier sur leurs problèmes d’érosion côtière et d’inondation. Dans le cadre du programme , le projet régional d’investissement WACA sur la résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest apportera un financement à 6 pays (Benin, Cote d’ivoire, Mauritanie, Sao Tomé et principe, Sénégal et Togo) pour la mise en œuvre d’actions nationales en matière de politique côtière, d’investissement pour des solutions vertes, grises ou hybrides , ainsi que les interventions régionales nécessaires pour gérer de manière durable les zones côtières de l’Afrique de l’Ouest.


Mariya Traoré.

Mauritanie | Démenti formel à propos de mon admission au concours de l’ANARPAM, Par Cissé TRAORÉ

Suite à la diffusion des informations erronées sur les réseaux sociaux concernant mon admission au concours de l’ANARPAM (Agence Nationale des Recherches Géologiques et du Patrimoine Minier) pour occuper le poste de responsable du département de Gestion du Patrimoine Minier, je viens avec rigueur démentir les faits insinués à ce sujet.
En effet, une rumeur pour ne pas dire une information » a été partagée sur des réseaux sociaux et relayée par d’autres groupes sociaux, expliquant que mon admission a été effective grâce à l’intervention de Mr Amedi Camara. Je viens faire à ce sujet, un démenti formel. Il ne s’agit là que des allégations non fondées.
Le concours a été organisé avec rigueur et professionnalisme, mes compétences et mon expérience ont primé.
Contrairement à ce qui a été affirmé, sans vérification préalable, Mr Amedi Camara n’a pas fait d’intervention pour cette admission rendue effective qu’à la suite de l’organisation d’un concours et sur la base des compétences exigées.
Je rappelle que le concours a été organisé par un bureau étranger et que tout au long du processus, nous n‘avons eu en aucun moment affaire ou contact avec l’ANARPAM. Et, étant donné que j’étais sur le terrain depuis 6 mois à Tmeimichatt, une zone à peine couverte par le réseau, je n’ai eu, en aucun moment lors de l’organisation de ce concours, des contacts avec qui que ce soit.

Cissé Sadio Traoré

©️ Crédit source : http://linformation.net/node/3885

Entretien du président Samba Thiam des FPC avec Ghazouani (flamnet.info)

mardi 13 Avril 2021 sur appel de la Directrice de Cabinet à la Présidence de la République, Le Président a eu l’amabilité de m’accorder un entretien.

Cet échange a tourné autour de généralités portant sur les visions respectives et nos dispositions d’esprit communes à aborder les problèmes dans l’intérêt bien compris de la Nation. A faire de sorte que ‘’ la diversité ne tourne pas en adversité’’, étant entendu que personne n’avait l’apanage du patriotisme.

Des échanges ou la communication autour des défis nationaux entre acteurs politiques constituait, en soi , déjà une amorce de solution ; un problème débattu est à moitié résolu, dit l’adage …

En tout état de cause nous avons renouvelé les dispositions des FPC à accompagner dans la bonne direction.

Bref, cette rencontre a surtout permis de briser la glace entre Mr Ghazouani et moi-même. Quelque peu timide au début elle s’est achevée sur un climat détendu.

Samba Thiam

Pr des FPC

©️ Crédit source : https://flamonline.com/?p=7419

Le conflit est certes un phénomène social « inévitable », mais il est en dehors de la « normalité » | Par l’Anthropologue Yaya SY

Le conflit est certes un phénomène social « inévitable », mais il est en dehors de la « normalité » (déjà difficile à appréhender). Le conflit est en tous les cas une situation de « crise ». On ne peut pas dire que la fièvre est une « situation normale » pour le corps d’un être vivant. Les meilleurs spécialistes de la sociologie du travail surtout (où conflit et négociation sont au centre de la réflexion sociologique) présentent le conflit comme inhérent à tout système social et à tous les systèmes du vivant. La crise selon les spécialistes de la philosophie est une étape nécessaire à la résolution des contradictions de la matière pour passer à un état qualitatif autre (parfois qualifiée de supérieure…) ; en tout cas à une nouvelle réorganisation de ses structures qualitativement différente de la précédente. Certes, nous devons accompagner la résolution d’un conflit social (crise) mais sans aucune ambiguïté, ça doit être dans le sens de nos convictions intimes (ici dans l’intérêt de la majorité des hommes et femmes considérés comme étant au bas de l’échelle sociale…) Dès lors, dans les pays soninkés, nous devons comme dans la conclusion de ce texte dénoncer les vestiges du système féodalo-esclavagiste mais sans faire croire aux gens que rien ne doit changer après la crise. Il faut que tous ceux qui ne comprennent pas bien les enjeux actuels sachent que si l’Afrique n’apprend pas à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, nous serons toujours dans le peloton de queue de l’humanité. Les menteurs, les corrompus, ceux qui s’assoient sur nos institutions modernes, les féodaux, les racistes sont en grande partie à l’origine de cette crise profonde des sociétés africaines. Ils sont les alliés subjectifs et objectifs indispensables aux forces extérieures qui viennent nous piller et détruire notre environnement et nous avec… si on reste les bras croisés. Cependant, nous devons toujours rester sur une note positive : nous devons toujours élargir nos rangs mais par la pensée critique sans compromission avec les ennemis de l’Afrique.

Yaya SY

✓Note du Blog : Cette contribution a été écrite en commentaire à la réaction de Dr Bakary Tandia sur les évènements violents de Kaédi au sein de la Zawiya Mpaly Kaba , le 5 avril 2021. Le lien média https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/13/affaire-de-kaedi-le-conflit-est-un-phenomene-social-normal-par-bakary-tandia/