● Rendons-nous HOMMAGE VIVANT | Un cas spécial à l’endroit d’un Grand Monsieur, Gaye Tene Traoré, président sortant de l’association Armepes-France.

📸 Octobre 2021 – Bamako USJP | Par Amadou Niane de KayesInfos

Nos chemins se sont croisés furtivement dans les années 1990 durant nos années Collège-Lycée à Sélibaby, sa ville natale. Une décennie plus tard, nous avons eu quelques échanges par intermittence dans un foyer parisien (20ème arrondissement) où résidaient nos proches respectifs. Et par la suite en région parisienne et dans l’arène 2.0 notamment Facebook, le temps d’un cheminement militant et intellectuel s’ouvre à nous résolument avec respect et saines affinités. J’écrivais une fois, que nos relations sociales et notre large convergence de vues étaient comme inévitablement et naturellement attendues dans notre existence. L’ère fascinante et foncièrement riche en expérience multidimensionnelle d’Armepes-France (et par la suite avec le mouvement Ganbanaaxun Fedde en octobre 2016) (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles), peut me permettre ce témoignage osé et émouvant à son égard. Initiateur de ce mouvement d’éveil transnational par la création du forum whatsapp GANBANAAXU FEDDE qui a stimulé et – ou boosté plusieurs entités associatives de lutte pour l’égalité sociale et citoyenne principalement en milieux soninkés, Gaye Tene et ses camarades (nous autres connu.es, moins connu.es et anonymes) ont porté vaillamment un militantisme inédit par son ampleur populaire et la vision avant-gardiste pour une vie communautaire à mettre à jour de nos réalités contemporaines. L’ex secrétaire général d’Armepes-France et président durant 8 ans de ladiite association, a su mener ses missions avec dynamisme et responsabilité. Cet engagement a certes subi comme toute initiative disruptive ayant attrait à la demande de changement des mentalités fossilisées (féodalo-esclavagisme) de nombreuses années durant, toutes sortes de procès tant farfelus que fourbes. Fraternellement, je te dis MERCI et BRAVO pour TOUT et paisible continuation dans tes projets futurs. Président un jour, président TOUJOURS !

J’ai l’honneur d’avoir sa plume avisée préfacer mon deuxième livre https://www.amazon.fr/restes-f%C3%A9odalo-esclavagistes-intra-africains-comprendre-d%C3%A9barrasser/dp/B0CLH32P3Y paru en octobre 2023. Ma Top reconnaissance !

Ce 8 décembre 2024, le président Gaye va passer la main à une nouvelle direction exécutive avec l’élection d’un nouveau président. À ce dernier et son équipe, mes vœux de réussite et de dynamisme militant et responsable pour porter encore plus haut nos valeurs et principes.

Par ton frère et camarade KS

5 décembre 2024

● Interview avec Moussa Khairy : « nous avons une équipe compétitive et l’ambition de remporter le titre » | le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie)

Président-Fondateur du FC Khaïry (2005), ancien vice- président de la FFRIM, ancien président de la Ligue Régionale de Nouakchott-Ouest, président du FC Tevragh Zeïna, Moussa Khaïry que l’on ne présente plus est avant tout un opérateur économique spécialisé dans la lunetterie.

A côté de son parcours atypique dans la profession, c’est aussi un responsable sportif et mécène.

Il a bien voulu se prêter à nos questions, en nous livrant ses impressions sur les questions de l’heure du football national.

Entretien :

Question : À la faveur d’une pause après la 7ème journée de la SUPER D1, le FC Tevragh Zeïna occupe la troisième place au classement provisoire avec 13 points, derrière Nouakchott King’s (14 points) et à trois longueurs du leader Al Hilal. Quel est votre regard sur cette situation ?

Réponse : Merci pour l’intérêt que vous portez au sport en général et au football en particulier. Concernant votre question, il est encore tôt pour tirer des conclusions sur le classement ou le niveau réel des équipes. Nous n’en sommes qu’à la 7ème journée. Cela dit, le FC Tevragh Zeïna reste fidèle à son statut. Depuis une dizaine d’années, nous sommes régulièrement dans le Top 4, terminant souvent en 2ème ou 3ème place lors des trois dernières saisons. Être dans cette position est déjà un objectif en soi, pour nous. Le championnat est encore long, et beaucoup de choses peuvent se passer. Reposez-moi la question lors de la phase retour, si nous sommes en tête ou non. En attendant, nous restons concentrés et espérons atteindre nos objectifs, Inch’Allah.

Question: Depuis votre dernier titre de champion en 2015-2016, vous courez derrière une nouvelle consécration. Pensez-vous pouvoir reconquérir le titre cette saison ?

Réponse : Il est vrai que, comme beaucoup d’autres clubs, nous avons connu une période sans titre. Cependant, nous avons remporté la Coupe nationale en 2020 et avons aussi représenté la Mauritanie avec honneur sur la scène continentale. Quant à cette saison, nous avons une équipe compétitive et l’ambition de viser le titre. Mais, comme je l’ai mentionné plus tôt, il est encore trop tôt pour prédire le sprint final. Nous espérons confirmer notre potentiel sur le terrain, tout en restant conscients des aléas du football.

Question : Les Mourabitounes ont été éliminés de la CAN 2025 malgré leur victoire contre le Cap-Vert. Quel est votre sentiment sur leur parcours et quelles leçons en tirez-vous ?

Réponse : Comme tout Mauritanien, j’ai été déçu par cette élimination. Cependant, il est important de rappeler que la Mauritanie a participé à trois CAN consécutives avant cette édition. Je pense qu’il est temps de renforcer nos clubs locaux et d’en faire une base solide pour l’équipe nationale. Les exemples du Soudan ou du Sénégal montrent que des équipes nationales compétitives s’appuient sur des championnats locaux solides. Cela nécessitera des investissements en infrastructures, en formation, et un engagement accru de l’État envers les clubs de l’élite.

Question : Malgré cette élimination, les Mourabitounes restent engagés dans les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 et le CHAN 2024, quelles sont vos attentes ?

Réponse : Les éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026 seront extrêmement difficiles, car la Mauritanie est en bas du classement. En revanche, pour le CHAN 2024, face au Mali, nous avons une chance réelle si nous préparons l’équipe sérieusement. Cela nécessite une rigueur tactique, un soutien accru au championnat local, et une discipline mentale sans faille. L’expérience passée nous a montré que nous pouvons surprendre, comme lors du CHAN 2014. Avec une bonne organisation et une préparation adéquate, un exploit est tout à fait envisageable.

Question : Que pensez-vous de la participation des deux clubs Soudanais Al Hilal et Al Merrikh au championnat national ?

Réponse : C’est une opportunité pour les clubs Mauritaniens de se mesurer à des équipes structurées et expérimentées. Cela permettra d’acquérir de l’expérience, même si le fossé entre nos clubs reste important sur les plans financier et logistique. Cependant, l’ajout de ces équipes allonge le calendrier du championnat, ce qui impacte les budgets des clubs. J’espère que la Fédération et l’État tiendront compte de ces défis financiers.

Question: Comment voyez-vous le départ d’Amir Abdou et l’arrivée d’Aritz Lopez Garai à la tête des Mourabitounes ?

Réponse : Le départ d’Amir Abdou est naturel après des contreperformances. À mon avis, son contrat n’aurait pas dû être renouvelé après la CAN Ivoirienne. Quant à Lopez Garai, il a montré des résultats prometteurs, notamment avec le FC Nouadhibou et lors du tournoi COTIF U-20, en Espagne C’est une opportunité de renouvellement et de changement positif pour l’équipe nationale.

Question: Vous jouez la finale de la Coupe du Président dans quelques jours, comment se déroule la préparation ?

Réponse : La préparation suit son cours, en parallèle avec celle du championnat. Une finale est toujours spéciale : elle ne se joue pas, elle se gagne. Nous espérons offrir une belle performance et ramener le trophée au FC Tevragh Zeïna.

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● Note de lecture | Islam en Afrique de l’Ouest, entre ouvertures et couvertures depuis plusieurs siècles.



Cet ouvrage paru en octobre 2024, essaie succinctement de donner une source-ressource historique et sociologique sur l’arrivée timide et l’évolution plus ou moins mouvementée de la dernière Révélation Divine parmi les peuples ouest-africains. L’auteur y effectue un traçage narratif avec une prudence intellectuelle soutenue en remontant sur plus de mille ans dans la frise chronologique du calendrier chrétien. L’histoire de la géopolitique sahara-sahélienne de son pan occidental, y est revisitée en trame de fond. Peuples berbères, berbères arabisés, arabes, soninkés, peulhs, mandingues, sossos, songhaïs, haoussas et bien d’autres ont vu et vécu diverses expressions et transformations sociales, politiques, religieuses et économiques par et autour de l’élément « Islam » arrivé conséquemment du Nord (l’actuel grand maghreb) aux environs courant 8ème…9ème siècle. Au départ, introduite en milieux élitistes chez certains dignitaires regnants du Wagadou (le célèbre empire soninké du Ghana ancien) ou (et) chez des dirigeants Tekrouriens, la religion musulmane constitue aujoud’hui une facette essentielle de l’identité confessionnelle de plusieurs millions d’individus ouest-africains. Par le passé, selon un instructif décryptage de cet ouvrage, différents cheminements de prosélytisme ont alterné d’une zone à une autre selon des réalités socio-politiques en vigueur. Certains empereurs mandingues, songhaïs et d’autres rois ou princes de différentes communautés l’ont adopté comme référent juridique de leur gouvernance politique d’une période à une autre. Une mention fournie a été faite concernant l’arrivée et le développement des ordres confrériques soufis (Qadriyya, Tijaniyya et Sanûsiya) dans un environnement social déjà nominalement ou profondément islamisé. L’activisme réformateur voire révolutionnaire a été enclenché courant 18ème – 19ème siècle, avec comme carburant idéologique, l’islam à revivifier ou l’imposition pour certains d’un hégémonisme politique aux relents clairement ethnicistes et communautaires.

Il y est rapporté que lors de l’apogée de l’empire songhaï, un neveu du chérif al-‘Abbâs (de la Mecque) s’est installé à Toumbouctou et y épousa des femmes noires. Et, un clan de descendants noirs du Prophète (psl) y était institué. Ce qui peut expliquer peut-être aujourd’hui certaines prétentions d’ascendance chérifiennes dans la sous-région.

L’ouvrage n’oublie pas en filigrane de noter le froissement intellectuel et culturel occasionné par un vif attrait pour l’activité éducative et instructive de haut niveau autour des sciences islamiques.

Lors de la colonisation européenne, les rapports peuvent se résumer plus ou moins entre conflictualités, compositions et exploitations mutuelles des uns et des autres en fonction des circonstances et des intérêts politico-confessionnels en jeu.

Un livre peu volumineux mais très utile pour acquérir et affiner quelques données historiques essentielles d’une longue et dense période de l’avènement de l’islam et son évolution dans notre zone.

À recommander !

● KS pour le BLOG

● Le Président de la République inaugure le Centre hospitalier Sélibaby

AMI – S.E le président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a inauguré, mardi, le centre hospitalier de la ville de Sélibaby, dans le cadre des manifestations marquant le 64e anniversaire de l’indépendance nationale.

Après avoir coupé le ruban symbolique et dévoilé la plaque commémorative de cette structure sanitaire, S.E. le Président de la République a effectué une visite du centre et reçu des explications techniques sur les différents services de l’établissement et sa capacité d’accueil et de soin, ainsi que sur la nature des équipements acquis pour cet important hôpital.

L’hôpital a une capacité de 150 lits et comprend les services suivants : Urgences, laboratoire d’analyses médicales, imagerie médicale, 4 salles d’opération, maternité, pédiatrie, néonatologie, unité de tuberculose, consultations externes, hospitalisation, chirurgie dentaire, administration, blanchisserie et cuisine.

Le coût total de cet établissement de santé s’élève à 2 milliards 282 millions d’anciennes ouguiyas financés par le budget de l’État.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre de la Santé, M. Abdallahi Ould Wedih, a indiqué que l’inauguration de cet hôpital, qui bénéficiera aux habitants de Guidimagha et des zones avoisinantes, souligne l’engagement du Président de la République en faveur du développement de la santé dans notre pays à travers le renforcement des infrastructures et la fourniture de prestations médicales de qualité à tous les citoyens et dans les différentes wilayas.

Il a ajouté que cet hôpital a été construit conformément aux normes requises pour de telles installations hospitalières. Le ministre de la santé a passé en revue certaines des installations sanitaires en cours de construction qui renforceront la capacité du système de santé et augmenteront la qualité et la proximité de ses services, à savoir : Les hôpitaux d’Aioun, Aleg et Tidjikja d’une capacité de 80 lits chacun, l’extension de l’hôpital national d’une capacité de 120 lits, le nouveau siège de l’Institut national de recherche en santé publique, le siège du Centre national de transfusion sanguine à Nouakchott, et le CHU Salman Bin Abdel Aziz d’une capacité de 400 lits.

Le ministre de la santé a indiqué que le secteur cherche à étendre la couverture sanitaire à l’intérieur du pays à travers la création de pôles d’excellence qui répondent à l’importance et à la qualité de la demande sanitaire de la population des moughataas où ces pôles sont situés et des zones environnantes, réduisant ainsi la nécessité pour les citoyens de se rendre dans les grandes villes pour se faire soigner et soulageant la pression sur les installations sanitaires de Nouakchott.

Il a souligné que conformément à la vision du Président de la République dans le domaine de la décentralisation, et afin de renforcer les services de santé et d’assurer leur accès à tous les citoyens, il a été décidé d’ouvrir sept nouvelles antennes du Centre national de rééducation et d’orthopédie dans les hôpitaux régionaux de Sélibaby, Néma, Kiffa, Rosso, Atar, Nouadhibou et Zouerate, dans le but de rapprocher les services de cet important centre de la population, afin de répondre à leurs besoins en matière de santé, d’alléger la charge du central principal à Nouakchott, et de combler le manque de ces traitements dans les wilayas de l’intérieur.

Il donné, pour exemple, les services fournis par le centre régional de transfusion sanguine à Kiffa, ajoutant que dans un proche avenir, cette expérience devrait être élargie à d’autres wilayas du pays.

Le ministre a souligné la poursuite du travail pour assurer l’amélioration de la qualité des soins de santé dans tout le pays afin de réaliser la vision de Son Excellence de construire un système de santé équitable, fort et efficace, capable de résister aux urgences sanitaires et aux changements climatiques.

Pour sa part, le président de la région du Guidimagha, M. Issa Coulibaly, a déclaré que l’importance de l’inauguration du centre hospitalier de Sélibaby, qui coïncide avec la commémoration du 64e anniversaire de l’indépendance nationale, reflète l’importance de l’événement et son impact sur la vie des populations du Guidimagha en général.

Il a ajouté que cet établissement de santé réduira la nécessité pour les habitants de la wilaya de se rendre dans les pays voisins et dans d’autres villes pour recevoir un traitement adéquat et réduira la pression sur les établissements de santé centraux à Nouakchott.

Pour sa part, M. Omar Hamadi Ba, maire de Sélibaby, a déclaré que l’inauguration de cet établissement de santé est une étape historique et une opportunité de traitement pour les habitants de la wilaya et des régions voisines de la rive.

Il a salué l’intervention urgente de l’Etat en faveur des populations touchées par les récentes inondations.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre chargé du cabinet du Président de la République, M. Nani Ould Chrougha, du wali du Guidimagha, du commandant adjoint de la 4ème région militaire, de hakems et d’élus de la wilaya.

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● Mauritanie : 15e édition des Traversées Mauritanides | EDITO de Bios Diallo, directeur

Traversées Mauritanides – Écrire, c’est se mettre à nu. Laisser parler son encre, loin de ses horizons. S’exposer aux jugements aussi. Mais peu importe, si nous en avons fait le choix. Et cette édition des Traversées Mauritanides tient le fanal.

En 15 ans, de rendez-vous littéraires, nous avons libéré et reconstruit des paroles. Des auteurs ont partagé nos complicités, des lieux accueilli nos récits et confessions. Au nom de la littérature !

Nous avons appris de nos publics, contradicteurs et passionnés. Leurs interpellations sont, pour l’écrivain, une invitation à la profanation d’une pensée. Et une pensée qu’on profane s’enrichit : tout le mal qu’on peut offrir à son auteur.

C’est là le réconfort des Traversées, créant des cadres sans cesse renouvelés. La liberté de nos auteurs est notre signature.

Bios Diallo, Directeur

Découvrez le programme au lien suivant : https://traversees-mauritanides.com/articles/afficher/311https://traversees-mauritanides.com/articles/afficher/311

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● Éliminatoires CAN 2025 au Maroc : Fin de cycle pour les Mourabitounes [farafinaInfo]

Pas de CAN 2025 au Maroc pour les Mourabitounes. Les dés sont jetés depuis ce lundi 19 novembre 2024, malgré une victoire (1-0) contre les Requins Bleus du Cap-Vert. Le nul (1-1) arraché par le Botswana face à l’Égypte au Caire leur offre le second ticket de qualification. Bref, c’est terminé pour la bande d’Emir Abdou, dont le départ semble inéluctable.

Retour sur l’échec
À une époque, la Mauritanie se vantait, à juste titre, d’appartenir au top 20 africain. Aujourd’hui, elle n’est même plus dans le top 24 et va reculer au prochain classement FIFA. Ce déclin trouve ses racines dans des choix techniques discutables et une absence de fond de jeu. Deux victoires à domicile et un nul ne suffisent pas à mériter une quatrième qualification consécutive à la CAN.

L’entraîneur, Emir Abdou, est pointé du doigt pour ses choix subjectifs et un manque d’inspiration tactique. L’équipe nationale s’est souvent montrée désorganisée : absence d’engagement, finition défaillante, discipline insuffisante. L’impression générale est celle d’une équipe sans repères.

Une gestion financière et structurelle questionnable
Sur le plan financier, l’État n’a pas ménagé ses efforts : salaires élevés, primes généreuses, prises en charge logistiques coûteuses, délégations pléthoriques. Mais tout cela n’a pas suffi, car les priorités étaient mal définies. Les ressources auraient dû être mieux réparties pour renforcer les clubs locaux et structurer la base du football mauritanien. Une équipe nationale forte doit s’appuyer sur des clubs solides et bien organisés. Or, les clubs nationaux manquent cruellement de soutien et de sponsors, et le niveau du championnat en souffre.

Cette année encore, aucune équipe mauritanienne n’a accédé aux phases de poules des compétitions africaines. L’absence d’académies de haut niveau, combinée à un déficit criant d’infrastructures modernes, complique davantage la situation. De même, la formation des encadreurs est insuffisante pour détecter et développer les jeunes talents.

La fin d’un modèle, un nouveau départ nécessaire
L’échec des Mourabitounes doit être une leçon. La politique actuelle, axée sur les joueurs expatriés, a atteint ses limites. Bien que les expatriés aient leur rôle à jouer, l’accent doit désormais être mis sur les joueurs locaux, qui forment un vaste réservoir de talents. Pour cela, il faut également réhabiliter et valoriser les techniciens nationaux, souvent marginalises. D’autres nations, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Maroc, ont bâti leur succès sur des bases locales solides, combinées à des apports extérieurs ciblés. La Mauritanie ne manque pas de techniciens compétents, mais ils doivent être soutenus et bénéficier des mêmes conditions que leurs homologues étrangers.

Pour un renouveau du football mauritanien
L’élimination des Mourabitounes doit marquer un tournant. L’État, en tant que principal responsable, doit initier une réforme en profondeur, impliquant tous les acteurs du football. Un diagnostic complet est nécessaire pour élaborer une stratégie à long terme. Cela pourrait inclure la mise en place d’un Comité National Provisoire (CNP) chargé de redéfinir les priorités et de relancer les clubs locaux.

Il est impératif de recentrer les efforts sur le développement des infrastructures, des académies et des formations. Un championnat local compétitif est la clé d’une équipe nationale performante. Il est temps d’éloigner le complexe d’infériorité qui gangrène le football mauritanien et de redonner espoir à tous les passionnés.

Un nouveau chapitre doit s’écrire, avec méthode, rigueur et vision.

~ Par Mohamed Feily

• Lien média https://farafinainfo.com/el-can-maroc-2025-fin-de-cycle-pour-les-mourabitounes/?fbclid=IwY2xjawGsjwNleHRuA2FlbQIxMQABHdQI3T5QHFfKYjfZigfI5RuyYNuLab_baB0FK0CAHHu1NrwkYao3_8TpMw_aem_WfDw-n2dQHMtqsHjcVkV-g

🔴-Déclaration d’un collectif des organisations abolitionnistes sur l’affaire Balla Gandega (paix à son âme)

Depuis Février 2022, 4 ressortissant du village de Diougoutouro sont arbitrairement arrêtés et séquestrés à la prison de Seilibaby suite à une nébuleuse affaire de coups et blessures survenue nuitamment sur la personne de Balla Gandéga représentant du chef de village. Cette regrettable attaque contre la personne du maire a intervenu suite à la réception par ce dernier en tant que représentant du chef de village d’un lot de matériel et de médicaments offert par des ressortissants du village proches du Mouvement abolitionniste Ganbanaxu en présence du Hakem.
Déjà quand le lot est arrivé certains membres du village se réclamant de la notabilité s’étaient opposés à sa réception pour signifier leurs différents avec le mouvement Abolitionniste. Monsieur Balla Gandega connu pour son esprit de paix et de concorde a lui décidé contre l’avis de plusieurs de ses parents de recevoir le lot de matériel et de médicaments en présence du Hakem.  A cette occasion Balla Gandega prononcera un discours de remerciement à l’endroit des généreux donateurs. Deux jours plus tard, Monsieur Balla Gandega sera retrouvé battu et abandonné hors du village.
Depuis cet incident malheureux et regrettable qui a finalement couté la vie à notre magnanime frère Balla Gandega , les autorités ont procédé à l’arrestation de 4 ressortissants du village tous membres du mouvement abolitionniste Ganbanaaxu. Suite à cette affaire aux relents de règlement de compte  sur base d’une fausse et honteuse accusation  contre des citoyens innocents, le collectif des associations de lutte contre l’esclavage qui s’est réuni ce Jeudi 14 Novembre à l’hôtel AZALAI sous l’impulsion de SOS Esclaves, dénoncent avec fermeté  ces arrestations arbitraires et totalement absurdes de ces jeunes innocents dont le seul tort c’est d’avoir osé remettre en cause le système d’esclavage par ascendance qui prévaut dans l’ensemble des communautés negro africaines et particulièrement dans  la communauté Soninké.
A cet effet, le collectif des organisations de lutte contre l’esclavage en Mauritanie exige :
La libération immédiate et sans conditions de l’ensemble des détenus ainsi que
La conduite d’une enquête indépendante et juste pour déterminer les véritables assassins qui ont lâchement ôté la vie à notre honnête compatriote Gandega
                                                                                 Fait à Nouakchott, le 14 Novembre 2024
Les Organisations Signataires :
SOS-Esclaves
AMCM
AMP
AFCF
AMEES
USD
Sana For Development and Human Rights
Fondation Sahel
IRA
CLODH
Forum NKTT Nord
Armepes-France

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie

● Mauritanie : ignorance des inclus et points de vue des exclus | Par Dr Sidi IB NDIAYE.



Les exclu.e.s, victimes du racisme et des discriminations raciales, ont toujours rendu compte avec acuité de leurs expériences vécues. Malgré la détermination dont ils ont toujours fait preuve dans le dévoilement des formes visibles et souterraines de leur exclusion, ils sont restés inaudibles. Accusés d’affabuler, de se complaire dans un statut de victime radicalisée, d’en « faire toujours trop », leurs nombreux témoignages ont été invisibilisés par une ignorance volontairement produite et entretenue par les dominants avec la complicité passive ou active d’une communauté qui sait et pourtant ne parle pas. Nous sommes bien ici dans ce que le philosophe Charles Mills a appelé l’ « ignorance blanche », autrement dit un « système politique non nommé en tant que tel, régi par un contrat racial implicite ». Shannon Sullivan et Nancy Tuana ont expliqué dans un ouvrage essentiel que l’ignorance n’est pas uniquement une lacune dans les connaissances.. Dans le cas de l’oppression raciale, le manque de connaissances ou le fait de désapprendre une chose connue est souvent activement produit à des fins de domination et d’exploitation ».

En Mauritanie, c’est à cette ignorance que se heurtent les exclus. Comment comprendre autrement l’indifférence voire le déni de la grande majorité de la composante maure et du pouvoir face aux situations évidentes de racisme et de discriminations? S’il y a bien quelques objecteurs de conscience, il n’en demeure pas moins qu’ils restent peu nombreux, celles et ceux qui, aujourd’hui, exposent au grand jour le racisme, les discriminations raciales et leurs cortèges de monstruosités.

Pour nettement identifier l’architecture des rejets et des exclusions, il faut s’en remettre aux expériences et points de vue des exclus. Une « épistémologie des points de vue » cette fois-ci, qui, sans rien essentialiser, fait de la vie des Noirs et leurs expériences quotidiennes, le commencement de toute compréhension de ce qu’ils vivent, la possibilité de toute production de connaissances sur leur condition. En ce sens,  il faut entièrement souscrire à l’analyse de Sandra Harding qui expliquait l’importance de prendre au sérieux les subjectivités pour arriver à une objectivité forte, l’objectivité clinique n’étant que pure illusion. La subjectivité du sujet-témoin est la condition de possibilité d’une connaissance de la vie des gens.

✔️Par Dr Sidi IB NDIAYE

Source :  https://www.facebook.com/share/p/SmmeNQYPGHWhKaTX/

● Le matheux, le dictionnaire et la terrible soustraction… | Par Mouhamadou Sy

Nous étions en hiver 2009-2010, j’étais nouvellement arrivé en France.
Je m’étais fait un passe-temps d’errer dans les quelques magasins favoris du grand centre commercial, utilisant leurs rayons en guise de plongeoir dans le monde perdu des souvenirs. Je passais d’un rayon à un autre, tâtais les objets sans avoir le moins du monde l’intention de les embarquer dans un caddie – à supposer que j’en eusses les moyens!

D’un magasin à l’autre, mes pensées, tel un chapelet à perles insensées, déroulaient, pas toujours en toute conscience, des sujets aussi variés que ce qui clochait avec la démo de la prof de chimie, ou ce que feraient de nous les extraterrestres s’ils arrivaient à envahir notre planète, ou encore la raison qui fait que les chips sont hyperboliques… Avant que le vent de mauvais augure de mon esprit me rappelle subitement que le froid m’attendait dehors et que je ferais mieux de penser à regagner mes pénates si je ne voulais pas geler comme le fit la démo de ma prof au cours de la matinée !
Mais ce jour-là, le rituel n’en était pas encore arrivé à sa fin. Il fallait, quoique cela puisse être serré, passer par la Fnac. Ce lieu, par l’odeur de ses livres, m’a toujours prodigué des pensées de qualité, même les plus futiles d’entre elles. Elle m’enivrait, et je m’adonnais alors à un envol au gré du parfum du jour. Je m’y dirigeai donc.
Dans Fnac, mon chemin est tout tracé ; je passe devant la machinerie électronique les yeux rivés au sol, je traverse sans saluer les cd, films et consorts. Et enfin me voilà dans les bras accueillants de ces lumineuses étagères… Je tourne, fouille, feuillette, range en boucle. Mais ce soir d’hiver, une chose particulière a attiré mon regard et absorbé mon attention. Je m’approchai délicatement comme pour ne pas la faire fuir… Oui, c’était bien les mots que j’ai cru lire de loin. Je me livrai donc à épier l’intérieur de ses pages… C’était bien l’idée que j’en avais intuitée : l’idée selon laquelle j’allais adorer ce qu’elle renfermait. Allez, vite… à la quatrième de couverture! Le prix ? 39,90 euros. Quoi ?! Il n’était nul besoin de me faire un topo sur mes finances que je connaissais par cœur, que j’avais d’ailleurs toujours sur moi comme un code de lancement nucléaire. Comment se séparer de son capital financier censé être le recours devant tous ces besoins qui assaillent de partout notre précaire condition ?
Pour mon cas, ça tombe bien, il n’était pas non plus si lourd à porter. Il s’élevait en tout et pour tout à 40 euros !

Que faire donc ? Acheter le bouquin et ne se retrouver plus qu’avec 10 centimes, soit exactement le prix de rien du tout, même pas d’une chips plane ? Ou bien ne pas acheter le bouquin et passer la nuit à feuilleter les pages blanches de mes pensées amères sur lesquelles aucune spéculation ne dessinera la moindre curiosité géométrique qui puisse me consoler, mais quand même garder une meilleure ‘sécurité’ financière ?  Le choix était vite fait : je devais feuilleter cette nuit-là les pages de ce joyau fait d’êtres mathématiques, des plus étonnants aux plus envoûtants.

Je n’avais pas senti le froid sur le chemin de retour à la résidence et encore moins le temps que traversait la lune dans cette nuit à longueur digne d’un plein hiver. Mes dix centimes n’étaient pas les seuls dédaignés de la pièce. À vrai dire je ne sais toujours pas si je m’étais acquitté de l’obligation sociale de saluer ceux avec qui je vivais ! Le livre m’accompagnera fidèlement jusqu’à plus de trois hivers plus tard.[…]

Nous sommes en 2013, je finissais un repas dans l’un de ces restaurants de bons mets à l’entour de la gare de Lyon. On peut déjà deviner que je ne payais pas avec mes fameux 10 centimes. C’était une sorte de tradition qu’avait instaurée Florence, ma si sympathique et généreuse mentoresse de l’époque.

Cet après-midi du printemps crépusculaire de l’an 2013, après ce repas dont j’ai oublié la constitution mais dont j’ai toujours gardé le souvenir de la bonne saveur, Florence me demanda de l’accompagner à son bureau, situé dans les environs, m’annonçant qu’il y avait une surprise ! Je ne cache pas que, sur le chemin, j’ai passé en revue toutes les possibilités. Je déteste me laisser surprendre ! Mais vais-je réussir à anticiper ce coup-ci ? On arriva, on entra dans le bâtiment. Un Monsieur âgé était debout, en train d’arranger son cartable posé sur un bureau. On se regarda brièvement comme un échange d’un début de salutation. Je sus qu’il savait qui j’étais, voire qu’il m’attendait. Florence me demanda : Alors Mouhamadou, connais-tu ce Monsieur ? Je répondis : non, mais c’est un matheux ! Ceci déclencha un rire simultané chez les trois. J’ai dû expliquer les préjugés ayant mené à mon affirmation. Et là, Florence me dit : je te présente le recteur Bouvier !

Alain Bouvier est un mathématicien et l’un des auteurs du dictionnaire qui m’avait fait chavirer plus de trois ans auparavant. J’avais raconté l’histoire à Florence qui, en fait, collaborait avec Alain ; ce qui n’avait pas été porté à ma connaissance. C’était la meilleure surprise qu’on pouvait me faire. Et, elle ne m’avait laissé aucune chance pour pouvoir l’anticiper. Autant le dictionnaire m’avait émerveillé, autant ma discussion avec Alain m’a captivé. J’ai découvert une personne passionnante et inspirante, du genre de ceux qui savent communiquer avec notre part apte à s’émerveiller. À la fin de notre entretien, il sortit un sac en plastique de son cartable et me le tendit. Il s’y trouvait la toute nouvelle édition du dictionnaire des mathématiques qu’il m’avait dédicacé.
Ce 7 juin 2013 restera une date mémorable dans ma vie tant par l’agréable surprise que par la qualité de la rencontre. Cette ruine financière pour laquelle j’avais opté dans le dilemme fnacquien ne m’aura ainsi procuré qu’enrichissement humain de toutes sortes du début à la fin !

Mouhamadou Sy

● Le Conseil Constitutionnel décide de supprimer un paragraphe de la « loi sur les symboles »

Taqadoumy – Le Conseil Constitutionnel a décidé d’annuler une partie du deuxième alinéa de l’article 3 de la « loi sur les symboles », en invoquant son « inconstitutionnalité ».

Le Conseil a pris cette décision à la suite d’un recours déposé par la défense de l’activiste politique Ahmed Abdallahi Samba.

Dans sa décision, le Conseil a souligné que la section en question « viole le principe d’égalité inscrit dans le Préambule de la Constitution, et viole le texte de l’art 10 de la Constitution car il conduit à la restriction de la liberté d’expression ».

La décision a été prise après une délibération du Conseil Constitutionnel mercredi, sur la base d’un recours déposé par la défense de Ould Samba.

Il est à rappeler que celui-ci a été envoyé en prison et inculpé par le Ministère Public, conformément aux dispositions de ladite loi.

Selon la décision, le paragraphe se lit comme suit : « Une atteinte délibérée à la vie personnelle du Président de la République est considérée comme une atteinte délibérée à sa vie personnelle ».

Le texte suivant a été supprimé : « ou de tout agent public dont les actes et les décisions de gestion dépassent ses actes et décisions vers sa personne et sa vie personnelle, ou la divulgation d’un secret personnel sans l’autorisation expresse de l’intéressé, et toute production, publication ou diffusion de diffamation, d’injure, d’insulte ou d’attribution de faits mensongers à une personne. »

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