🔴 Suite et 2ème  partie de brève chronique judiciaire : verdict de la  CA de Kiffa,  suppresion de la peine de mort et condamnation à 10 ans de reclusion… Par Dr BA Boubou

L’Appel est une voie de recours ordinance  comme les autres voies de recours ordinaires et extraordinaires permettant de critiquer une décision judiciaire. Hier, la Cour d’appel de kiffa ( CAF) a rendu sa sentence après une longue plaidoirie des avocats et le procureur sur une affaire qui n’a pas toujours fini de surprendre l’opinion publique et les magistrats eux mêmes.  La Cour a cassé la décision rendue par la première instance. Par la suite elle a abrogé la peine de mort et condamné les 4  mis en cause à 10 ans de reclusion criminelle avec de dommages et intérêts…

A- Pourquoi la CAF a supprimé la peine capitale prise par la première instance  ?

Les éléments constitutifs :

Pour rappel la cour criminelle a condamné un des mis en cause à la peine capitale en avril 2024 après 2 jrs d’audience sans que l’accusation n’arrive à apporter les preuves matérielles et morales. A l’issue de ces 2 jrs d’audience la cour a fait recours au serment en demandant aux frères de la victime de venir prêter 50 serments sur le Coran.

Les frères de la victime se sont portés comme les héritiers masculins potentiels pour prêter serment à la place des héritiers majeurs potentiels de la victime en induisant la Cour en erreur et en disant à celle-ci que la victime n’a pas des fils ou encore ses fils ne sont pas  majeurs pour prêter serment. Or, c’est faux ! Ce qui relève de la manipulation et du parjure. C’est à travers ces manoeuvres dolosives des frères et l’entourage de Balla G que la cour a proclamé la peine capitale.

En effet, la victime a deux garçons qui étaient majeurs et saints d’esprit au moment du verdict de la Cour criminelle.  L’un est né le 12 sept 1998 à Ghabou et l’autre le 12 mars 2000 à  Ghabou. Sauf que ces deux garçons sur leur etat civil (acte de naissance) apparait un faux père immigré résidant en Espagne (demi frère de la victime) prenommé Fousseynou dit Tidjani G. Ce qui constitue un crime à l’etat civil biometrique mauritanien punit par les textes en vigueur. On trouve sur l’acte de naissance de ces garçons le faux père Fousseynou et leur mère Meima S (l’epouse et veuve de la victime ). Seul le faux père le sait pourquoi cette fraude à l’état civil ? Et à quelle fin ? Et pour quel dessein  ?

Après l’enquête menée par les avocats depuis l’Espagne, Nouakchott jusqu’à Diogountouro, ils ont constitué un dossier avec tous les actes de naissance des enfants de la victime et  actes de mariage mais aussi ceux  du faux père et sa famille pour demontrer à la CAF que la peine capitale a été obtenue sur la base des manipulations et des manoeuvres frauduleuses alléguées par les frères de la victime. C’est en ce sens que la Cour d’appel a annulé la peine capitale. Elle a par la suite condamné les mis en cause à 10 ans de reclusion avec un dommage et intérêt de 2millions MRU.

Sur ce point les avocats ont déposé une plainte contre les frères de la victime et tous ceux qui ont contribué à manipuler la cour criminelle de près ou de loin pour fraude à l etat civil et faux et usage de faux. Ils comptent aussi saisir les autorités espagnoles sur les agissements du faux père des enfants biologiques de la victime car cela revele de leur profession de foi.

B- Sur la condamnation de 10 ans de reclusion

Faisons un syllogisme judiciaire: majeur, mineur et conclusion.

Si le majeur tombe, il n y peut avoir pas lieu de condamnation du mineur. Par conclusion le verdict est la relaxe ou l’acquittement…Mais hélas  !

A mon sens cette  décision est une décision politique qui n’engage que la CAF rendue sur la base d’aucun élément de preuve probante. La Cour a tout simplement partagé la poire en deux entre les parties à l’instance. En l’absence d’aucune preuve materielle et morale elle rend quand même sa propre décision ; et dire que si vous n’êtes pas contents vous vous rendez devant l’instance suprême (la cour suprême de Nouakchott) pour qu’elle vous departage. La Cour suprême est le dernier recours qui constitue le juge de droit et non des faits. Les parties disposent un delai de 15 jours pour former leur pourvoi en cassation et 30 jours à partir de la notification de l’arrêt pour déposer leur memoire selon les dispositions de l’article 460 et suivants du code de procédure penale mauritanien.

En espérant que le droit sera respecté et dit par la Cour suprême ( la plus haute instance judiciaire du pays)

Dr  BA

Depuis le Palais de justice de Bobigny-France

Le 14 nov 2024

La partie 1 ici https://ecrit-ose.blog/2024/11/12/%f0%9f%94%b4%f0%9f%87%b2%f0%9f%87%b7-justice-breve-chronique-dun-feuilleton-judiciaire-de-diogountouro-selibaby-kiffa-par-dr-ba-boubou/

● La Mauritanie adopte une nouvelle loi sur l’immigration et crée un tribunal spécialisé en la matière

Senalioune – La nouvelle loi réglementant l’immigration en Mauritanie est entrée en vigueur après sa publication au Journal officiel, avec une loi créant un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants.

La nouvelle loi numéro : 038 – 2024, qui a été publiée dans le numéro du JO 1568, prévoit des peines allant de six mois à deux ans de prison pour quiconque utilise des documents avérés faux ou falsifiés, ou obtient ces documents avec un fausse identité ou utilisant des données d’état civil falsifiées, ainsi que toute personne ayant falsifié un visa consulaire, une fausse garantie de retour au pays, une dispense de sûreté, un faux contrat de travail ou une fausse carte d’identité étrangère.

La loi punit également de la même peine quiconque contrefait l’un de ces documents authentiques, ou utilise l’un des documents ci-dessus artificiels ou falsifiés.

Ladite loi prévoit que tout étranger qui commet une des violations de la législation mauritanienne réglementant l’immigration et le séjour sera automatiquement expulsé du territoire national, et interdit d’entrée pour une durée allant d’un (1) à (10) ans, sur la base du pouvoir discrétionnaire de l’autorité administrative compétente.

La loi punit également d’une amende de 500 mille anciens ouguiyas à 5 millions, et d’un emprisonnement de deux (2) à six (6) mois, ou de l’une de ces deux peines, quiconque entre sur le territoire national sans passer par l’un des passages officiels spécifiés par les autorités compétentes, ou réside dans le pays d’une manière violant les dispositions de la réglementation sur l’immigration, en particulier celles liées à la résidence.

Cette loi incrimine et punit de la peine précédente toute personne qui prête aide et assistance à toute personne en vue d’entrer ou de séjourner dans le pays de manière frauduleuse, en sa connaissance.

Cette mesure s’applique également à toute personne qui ne respecte pas les exigences sanitaires stipulées dans les dispositions en vigueur, en plus des étrangers qui ont violé l’interdiction d’entrée ou de séjour dans des zones ou des lieux déterminés, ou qui ont statué sur l’expulsion des mêmes zones ou lieux, sans préjudice des procédures d’expulsion qui peuvent être prises à l’encontre de tout étranger dont la présence ou l’activité est susceptible d’entraîner un trouble à l’ordre public.

La loi punit aussi des mêmes sanctions les étrangers qui enfreignent l’une des dispositions de la réglementation sur l’immigration liées à l’exercice d’une activité professionnelle.

La loi relative à la création d’un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants prévoit quant à elle la création d’un tribunal de première instance à compétence nationale basé dans la wilaya de Nouakchott Ouest, composée de deux formations dont une collective de trois juges, et la seconde est individuelle, comprenant le président du tribunal ou son délégué.

Cette loi stipule dans son article : 11 que les tribunaux de première instance abandonnent les affaires en cours portées devant eux et qui relèvent de la compétence de ce tribunal, dès l’entrée en vigueur de la loi, et que les affaires sont déférées au nouveau tribunal par le ministère public compétent.

La première loi a été signée par le président Mohamed Ould Ghazouani, son Premier ministre Mokhtar Ould Diay et le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, tandis que la seconde a été signée par le Président, son Premier ministre et son ministre de la Justice Mohamed Mahmoud Ould Boya.

NB : Traduction non officielle des parties du texte relative à la loi non encore accessible dans sa version française

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=778746&fbclid=IwY2xjawGhcOdleHRuA2FlbQIxMQABHex_zDlEl9XW3r2-BydHC19RHl8RpFCzzgiqOjDNTK2nl0hyIi4EB670kw_aem_RMlIsmMJW1kSsFQxSei6bQ

🔴🇲🇷 Justice | Brève chronique d’un feuilleton judiciaire de Diogountouro-Selibaby-Kiffa… Par Dr BA Boubou.

La justice repose sur la notion de paix. Malheureusement cette notion de paix  est soumise à un dualisme judiciaire dans certains systèmes juridictionnels africains : un monde sensible d’un côté et de l’autre un monde intelligible incorruptible…

L’audience de la Cour d’appel de Kiffa aura lieu demain le 13 novembre 2024 dans les locaux du tribunal judiciaire de Sélibaby pour une affaire des coups et blessures ayant entrainé la mort. La Cour d’Appel de Kiffa va se déplacer demain de Kiffa vers Sélibaby pour y tenir son audience d’appel, une première dans l’histoire à ma connaissance…

I-Rappel des faits et procédures

Une affaire des coups et blessures a eu lieu dans la nuit à Diogountouro…Après une enquête préliminaire confiée à la gendarmerie locale…Le juge d’instruction ( JI) est saisi… Le JI est le magistrat du siège désigné dans le cas d’affaires pénales graves ou complexes pour instruire. Il est doté de larges pouvoirs lui permettant d’œuvrer à la manifestation de la vérité…jusqu’ici rien d’étonnant…

Au cours de l’instruction la victime (Balla G) est décédée…Le juge a requalifié les faits des coups et blessures ayant entrainé la  mort et  délivré une commission rogatoire à  la brigade de la gendarmerie chargée des infractions électroniques (commission d’expertise à  Nouakchott) afin de procéder à une expertise sur le téléphone de la victime et ceux de présumés innocents saisis et mis sous scellés par les enquêteurs lors de l’enquête préliminaire…jusqu’ici rien d’étonnant…

Dans son rapport d’expertise, la commission, a  précisé en application de l’article 106 de la loi du 15 juillet 2013 qu’elle n’a reçu que les téléphones des mis en cause ; celui de la victime a disparu dans la nature ;  qui d’ailleurs constitue un élément essentiel pour la manifestation de la vérité judiciaire…fait grave et gravissime…Ainsi les experts concluent qu’ils n’ont trouvé aucun fait dans les téléphones des mis en cause de près ou de loin qui laisse supposer qu’ils ont participé à la commission de ladite infraction…

Surprise,  à l’issue du rapport de la commission d’expertise téléphonique, le juge d’instruction à rendu deux ordonnances : une ordonnance de non-lieu  pour la personne à  qui on l’a accusé d’être le commanditaire (cette personne est blanchie de tout fait lui concernant)  et une autre ordonnance de renvoi devant la Cour criminelle de Selibaby pour les autres personnes accusées d’être les complices pour y être jugé…

Les parties ont fait  appel de l’ordonnance de non-lieu et celle de renvoi du JI devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Kiffa…La Cour d’appel a confirmé les ordonnances rendues par le juge d’instruction…Par la suite le procureur a fait  un pourvoi en cassation devant la Cour suprême de Nouakchott…La Cour suprême a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de kiffa…

II- L’arrêt controversé rendu par la Cour criminelle de Selibaby en avril 2024

A l’issue d’une audience de 48 heures la cour criminelle de Selibaby composée des magistrats professionnels et des jurés (citoyens) tirés au sort a rendu sa sentence tard dans la nuit du 23 au 24 avril en faisant  recours aux 50 serments sur le SAINT CORAN. En l’absence des preuves matérielles et morales, la Cour a fait recours à la justice divine en demandant les 3 frères de la victime (Balla G) de prêter serments sur LE SAINT CORAN s’ils le souhaitent pour désigner un des détenus comme le meurtrier de leur frère. La Cour après avoir expliqué  la procédure et insisté sur  les conséquences de cette justice divine, les 3 frères de la victime ont prêté serment avec âme et conscience et désigné un des détenus comme le meurtrier de Balla G. Or, aucun de ses frères n’a assisté la commission des faits pour désigner un quelconque individu comme meurtrier de son frère…

En droit mauritanien  à partir du moment où il y a recours de prêter 50 serments sur le Coran, le juge reconnaît l’absence d’éléments de preuves matérielle et morales…

Ainsi à l’issue du verdict de la Cour criminelle les parties ont interjeté appel de l’arrêt rendu par la Cour criminelle de Selibaby. L’audience de la Cour d’Appel de Kiffa se tiendra demain dans les locaux du tribunal judiciaire de Sélibaby…

En espérant que la Cour d’appel de Kiffa dira le droit et que la justice sera rendue pour la mémoire de Balla G mais aussi pour les mis en cause détenus arbitrairement…

J’y reviendrais largement à l’issue du verdict !!!

Dr BA

Paris le 12 novembre 2024

● Coupe du monde 2034 : « La FIFA a un sentiment d’impunité et n’écoute personne » Par Jean-Michel De Waele [RTBF Sport]

À un mois de l’attribution officielle des Coupes du monde 2030 et 2034 de football, Jean-Michel De Waele, professeur en sciences politiques à l’ULB, a tiré la sonnette d’alarme au micro de Quentin Weckhuysen.

Ce lundi, Amnesty International a publié un communiqué pour dénoncer les problèmes de droits humains en Arabie Saoudite où la Coupe du monde 2034 devrait être organisée mais aussi en Espagne, au Maroc et au Portugal, qui devraient accueillir l’édition précédente. Selon notre interlocuteur, l’édition prévue dans le Moyen-Orient remet la lumière sur des problèmes déjà connus. « Cela pose des questions fondamentales à l’étique du sport, commence-t-il. L’Arabie Saoudite viole à peu près tous les droits humains possibles et imaginables et soutient des mouvements peu recommandables. Comme au Qatar, il y a des questions du droit des travailleurs car il va falloir construire de très nombreux stades. Des travailleurs seront sans doute importés et on sait bien que ces pays ne se distinguent pas par leur respect des droits sociaux. Des questions concernant l’environnement se posent également. C’est assez aberrant. Malgré la différence que l’on peut avoir, par exemple, entre l’Europe et les États-Unis, en termes de valeurs, personne ne peut défendre l’idée que l’Arabie Saoudite est recommandable et un exemple. Faire cela, c’est aider l’une des dictatures les plus sinistres qui soient. »

Selon lui, les responsables de ces décisions sont tout désignés. « Les grandes organisations sportives comme la FIFA ou l’UEFA n’écoutent strictement personne. Des joueurs demandent à diminuer le nombre de matches par an, elles ne les écoutent pas. Il y a des questions environnements qu’elles n’écoutent pas tout comme les problèmes de corruption. Certes, il y a eu des doutes et des protestations mais le Mondial au Qatar s’est déroulé sans équipe qui aurait refusé d’y aller ou de joueur qui serait sortie du terrain. Cela a renforcé le sentiment d’impunité totale. La FIFA et l’UEFA peuvent violer tout ce qu’elles veulent sans réellement y avoir de prix à payer. »

Pour Jean-Michel De Waele, l’édition 2022 au Qatar pourrait, en quelque sorte, aider l’Arabie Saoudite à ne pas s’inquiéter outre-mesure du respect des droits humains. « Au Qatar, on s’est beaucoup inquiété du sort des travailleurs. Est-ce que quelqu’un et allé voir si le pays a tenu ses promesses ? On nous a un peu endormis en disant qu’il y a des progrès mais qu’en est-il désormais ? Malheureusement, on ne revient pas dessus, ce qui est regrettable car cela mettrait la pression sur les organisateurs en leur montrant qu’on serait toujours attentifs par la suite. Il y a un besoin de mobilisation des personnes qui considèrent ces enjeux comme extrêmement importants. »

Pourtant, la FIFA avait mis en place un règlement dans lequel un certain respect des droits humains était indispensable pour organiser un tel événement. « Ces règlements sont faits pour se donner bonne conscience, pas pour être respectés. Si on voulait respecter l’éthique du sport et ces valeurs que peut transmettre le sport, il ne serait pas organisé de cette manière. C’est devenu du business, seule la rentabilisation compte. On montre aussi des images du championnat en Arabie saoudite, ce qui est très choquant de mon point de vue. Il n’intéresse pas grand monde mais l’argent fait foi. »

Malgré cette situation difficile, tout n’est pas noir pour autant selon lui, même s’il sera difficile de changer le cours des choses. « Je reste optimiste car je pense que les amateurs de sport ouvrent de plus en plus les yeux. On voit bien que ce n’est plus possible de tenir un discours très naïf qui présenterait le sport et la politique comme étant des éléments différents, on l’a vu avec la sanction du CIO envers la Russie. Les supporters ont une grande capacité de mobilisation mais c’est plus difficile pour les équipes nationales. En club, les clubs de supporters se voient et sont organisés, ce qui est moins le cas en équipes nationales. Dans certains pays, le sentiment de fierté nationale finit par l’emporter par rapport à la défense des droits humains. Il faut vraiment intervenir, agir et envoyer des messages très clairs. C’est un peu désespérant de voir que c’est toujours Amnesty qui doit sonner la cloche pour dire que ça ne va pas et pas les joueurs ou les fédérations nationales. Nous sommes dans une société où l’argent achète tout, y compris les consciences humaines. »

• Lien média https://www.rtbf.be/article/coupe-du-monde-2034-la-fifa-a-un-sentiment-d-impunite-et-n-ecoute-personne-11462000?fbclid=IwY2xjawGfUPtleHRuA2FlbQIxMQABHbapiJOdC_cp5TVM92HEjXAL03pT6TxlR8aUWnjJyUrTUAX1kdKV7ft5nw_aem_AhTL2A-bO8x65vl4vRutTQ

● Diaspora | L’application Houwiyeti, ce machin qui pourrit le quotidien des mauritaniens résidant en Europe. Que fait-il le député élu par la diaspora pour pallier les insuffisances ? Par Dr BA Boubou

Pour rappel l’article 47 de la  constitution mauritanienne du 20 juillet 1991 modifiée en 2017 a octroyé à mes chers compatriotes établis en Europe un droit et un devoir de choisir leur propre député qui sera un pont entre l’administration et la communauté mauritanienne établie en Europe. Cet élu aura pour mission de défendre les besoins, les intérêts et les préoccupations des mauritaniens établis en Europe à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. A cet effet, Monsieur Issa DIAWARA a été élu député des mauritaniens vivant en Europe au second tour des élections législatives de  mai 2023…

Cependant, les préoccupations et les besoins des mauritaniens résidant en Europe sont nombreux  et vastes. La question du recensement des mauritaniens ici en Europe et ailleurs dans le monde reste toujours un chantier inachevé ; les problématiques liées aux rendez-vous au consulat n’ont toujours pas été réglées. Mais hélas, le député est content et se félicite d’avoir fait déplacer le mal d’un point A vers le point B ( c’est à dire de l’ambassade vers le consulat). Il est extrêmement important de rappeler à Monsieur le député que nous ne sommes pas dans un terrain de Marketing où l’on change habillage du produit commercial mais le fond reste toujours le même. C’est ce qu’il a fait en déplaçant le problème des mauritaniens de l’ambassade vers le consulat… 

Mes compatriotes rencontrent toujours ce problème de délai long de 6 à 7 mois et continuent toujours à rencontrer ce délai incalculable pour renouveler leur passeport ou pièce identité. J’en reçois des appels des mauritaniens matin midi et soir sur de nombreux sujets les concernant…Pour avoir confirmation de la problématique liée au délai, je me suis déplacé moi même pour aller demander un rendez-vous au consulat pour renouveler mon passeport et ma pièce d’identité. A ma grande surprise la dame à l’accueil m’a donné un rendez-vous de 6 mois. Mécontent que j’etais, j’ai demandé à rencontrer le directeur. Après 30 mn d’entretien dans son bureau ce dernier m’a dirigé vers l’application Houwiyeti, qui est considérée comme la seule solution alternative en cas d’urgence pour eux. ..Oui, c’est bien bon de moderniser l’administration mauritanienne avec des applications. Mais des applications, pour quels mauritaniens ?

L’application Houwiyeti est conçue à l’image du concepteur, qui ne cesse de pourrir le quotidien des mauritaniens ou devrais-je dire une catégorie des mauritaniens. Elle constitue aujoud’hui un veritable cauchemar pour mes compatriotes ; elle est trop technique à manipuler et trop complexe à produire un résultat le plus vite possible que l’on imagine pour cette catégorie des mauritaniens y compris moi même qui l’avait essayé à plusieurs reprises. Outre, la technicité et la complexité de celle-ci il y a également la problématique de paiement via Bankily à souligner pour produire les actes d’etat civil. Ce qui constitue un nouveau obstacle majeur pour la plupart de nos compatriotes qui ne disposent pas un compte Bankily ou/et qui n’en veulent pas.

Monsieur le député que faites-vous pour résoudre ces problèmes quotidiens de mauritaniens établis en Europe ?  En connaissant vos réponses toute faite, je vous prie monsieur le député de demander votre gouvernement au moins de rendre l’application moins facile à utiliser, de libéraliser le mode de paiement des actes d’etat civil et que l’on arrête de pourrir la vie des mauritaniens avec cette histoire de Bankily comme le seul moyen de paiement…

En conclusion, à forcer de déplacer le mal vers consulat on a crée d’autres soucis et préoccupations pour la diaspora. Eut, dans tout ça que fait-il le député depuis tout ce temps-là pour les  mauritaniens de l’Europe ?

Je reviendrais largement sur son bilan INCHALLAH !!!



Boubou  BA

Docteur en droit de l’Université Paris10-Nanterre

Membre associé au centre de recherche (CHAD) Université Paris-Nanterre

Juriste en droit à Paris

Paris le 11 novembre  2024

● Tchad : la riposte aux attaques djihadistes tourne à la déroute [Ouest France]

Plusieurs militaires tchadiens ont été tués et d’autres blessés lors d’un « accrochage » samedi entre l’armée et des miliciens du mouvement islamiste Boko Haram.

Fin octobre, une attaque du groupe djihadiste Boko Haram contre une base militaire de la région du lac Tchad avait fait une quarantaine de morts parmi les militaires tchadiens. En riposte, le président Déby avait « personnellement » lancé une opération baptisée « Haskanite », qu’il a dirigée depuis la province du lac Tchad pendant deux semaines.

Samedi, lors d’un accrochage et après quelques heures de combat, « plusieurs éléments terroristes ont été neutralisés » selon l’état-major tchadien.

« Plusieurs haut gradés sont tombés »
Mais l’accrochage qui a eu lieu vers 15 h locales sur l’île de Karia, au nord-ouest de Kaigakindjiria, dans la province du lac Tchad, a tourné à l’avantage des djihadistes qui ont infligé des pertes aux forces gouvernementales.

Samedi dans la soirée, plusieurs médias locaux ont relayé des listes de noms de militaires tchadiens, pour certains de haut gradés tués (dont deux généraux) ou blessés (dont deux autres généraux).

Ce dimanche, des pages Facebook liées à l’ethnie zaghawa – à laquelle appartient le président Déby – ont annoncé la mort d’une dizaine d’officiers de leur communauté dans ces combats. « Plusieurs haut gradés sont tombés. D’autres ont été blessés et évacués à la garnison militaire de N’Djamena », a indiqué un officier de l’état-major sous couvert d’anonymat.

Pour sa part, dans un communiqué diffusé samedi avant son départ pour l’Arabie saoudite, le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a rendu hommage aux « martyrs » tombés samedi, sans donner des précisions.

• Lien média https://www.ouest-france.fr/monde/tchad/tchad-la-riposte-aux-attaques-djihadistes-tourne-a-la-deroute-6331a3f2-9f53-11ef-84c9-4bebe8d0c332?fbclid=IwY2xjawGd8OFleHRuA2FlbQIxMQABHVkF00w0_fiz7E0GVu_OgZ5IXUdttlaghpd2OITWMdLgAwuYo6gCu-C7ug_aem_5-dHZCpmoTLA0-Ag2gl3Jg

● Le Président de la République ordonne l’affectation de 50 milliards d’ouguiyas anciennes au financement d’un programme urgent de développement et de modernisation de la ville de Nouakchott [AMI]

SEM le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a reçu, mardi, au Palais présidentiel, le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, et plusieurs membres du gouvernement concernés par les composantes d’un nouveau programme intégré d’urgence visant à développer et à moderniser la ville de Nouakchott, à accroître son attractivité et à faciliter les conditions de vie de ses habitants.

Le Président de la République a ordonné l’affectation d’un montant de 50 milliards d’anciennes ouguiyas pour le financement de ce programme intégré d’urgence visant le développement et la modernisation de la ville de Nouakchott, en associant les autorités locales et les élus à l’élaboration du concept final du programme selon une approche participative, appelant à la nécessité d’assurer un cadre de vie décent et d’améliorer les conditions des citoyens en général, et des habitants de la capitale Nouakchott en particulier.

Au cours de cette réunion, diverses propositions ont été présentées par les ministres, chacun selon sa spécialité, qui ont porté sur les domaines des services de base tels que l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, l’assainissement et l’hygiène, ainsi que les infrastructures routières et sportives.

Ces propositions visent à fournir des services, à améliorer leur qualité et à assurer leur durabilité.

Son Excellence le Président de la République a donné instruction aux ministres présents à cette rencontre de mettre en œuvre immédiatement les composantes de ce programme, qui devrait avoir un impact positif et efficace sur l’amélioration de la vie des citoyens et sur le renforcement de l’attractivité de la ville.

Le programme d’urgence comprend plusieurs volets :

1 – L’autonomisation des jeunes et le service civique, qui comprend la réhabilitation et la construction de diverses installations sportives.

2 – Le volet santé, qui comprend la rénovation, la réhabilitation et l’extension des installations sanitaires existantes et la construction de nouvelles infrastructures de santé.

3-Le volet éducation, qui comprend la rénovation et la réhabilitation des infrastructures scolaires existantes et la construction de nouvelles.

4) Le volet électricité qui consiste à étendre les points de commutation, les réseaux de distribution et l’éclairage public afin d’améliorer l’accès à l’électricité dans les quartiers de la capitale et d’assurer la continuité du service.

5)- Le volet eau potable qui concerne l’extension des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers ciblés et le renforcement du pompage de l’eau.

6 – Le volet accès à l’assainissement.

7 – Volet propreté et gestion des déchets.

8 – Volet infrastructures routières, qui comprend l’extension du réseau routier asphalté et le désenclavement.

La réunion s’est déroulée en présence de MM :

– Nani Ould Chrougha, Ministre chargé du Cabinet du Président de la République.

– Mme Houda Babah, Ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système d’Enseignement.

– Abdallahi Ould Wedih, ministre de la Santé.

– Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Energie et du Pétrole.

– Mamoudou Mamadou Niang, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.

– Ely Ould El Veirik, Ministre de l’Equipement et des Transports.

– Mme Amal Mint Maouloud, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

– Yacoub Ould Salem Vall, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, chargé de la promotion de la décentralisation et du développement local.

– Cheikh Abdallahi Bodde, Délégué général à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (Taazour).

• Lien média via https://ami.mr/fr/archives/258117

🔴-Note de presse | Mise en garde contre les propos calomnieux et mensongers de l’imam Bakary Sidi Sokhona connu Mohamed fenda de Tachott – Botokholo Mauritanie 🇲🇷

Lors de son sermon du Vendredi 1 novembre 2024 à Tachott, le dénommé Mohamed Sidi Sokhona semble ignorer les nobles objectifs de cet office religieux. En effet, dans cette localité dont l’actuel vice-président de l’assemblée nationale mauritanienne, Monsieur Sidney Sokhona est originaire, ce prêcheur s’est lancé dans une diatribe d’accusations et de diffamations à l’encontre de notre mouvement d’éveil social engagé contre les discriminations liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Il a nommé notre organisation anti-féodale Ganbanaaxu Fedde dans son discours truffé d’hypocrisie dans le but de nous salir alors que nos principes proclamés et diffusés depuis plusieurs années ont porté une nécessaire demande d’égalité sociale et citoyenne dans nos villages. Mohamed Sokhona et ses partisans ne supportent pas cet éveil pour contrer les discriminations sociales qu’ils entretiennent au nom de leurs coutumes féodalo-esclavagistes intra-communautaires. Ainsi, nous tenons à dénoncer vigoureusement son discours mensonger dans son Khutba du vendredi. C’est une provocation haineuse de sa part visant notre mouvement et la composante sociale Ganbanaaxu locale. Également dans son propos, il a insinué une apologie fourbe de l’esclavage en citant étrangement le cas de Bilal Ibn Rabah, un valeureux compagnon du Prophète (PSL).
Par cette note de presse, nous alertons les hautes autorités étatiques en tête desquelles, le président de la République son excellence Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, sur les graves violations des droits des personnes d’ascendance esclave dans les villages soninkés du Guidimagha. Nos militants comptent s’organiser socialement en citoyens conscients et dignes en refusant les humiliations de l’esclavage statuaire. C’est cette dynamique d’éveil social qui pose problème à monsieur Sokhona et ses partisans d’un régime féodal et esclavagiste.

L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin à nouveau de cette situation socialement épineuse.
Les pouvoirs publics doivent agir sérieusement pour assurer la quiétude sociale par un respectueux voisinage entre différentes parties.

2 novembre 2024

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie, Armepes-France et partenaires.

● Mauritanie : l’afflux de réfugiés a atteint un « seuil critique » (ministre)

Malijet – L’afflux en Mauritanie de réfugiés fuyant l’insécurité au Sahel a atteint « un seuil critique » et intensifie la migration clandestine vers l’Espagne et l’Europe, a déclaré lundi le ministre mauritanien de la Défense Hanena Ould Sidi.

Selon un récent rapport de l’agence dédiée de l’ONU (UNHCR), 275.000 réfugiés et demandeurs d’asile se trouvent actuellement en Mauritanie, pays d’environ 4,9 millions d’habitants.

Ils sont concentrés principalement dans le sud-est à la frontière avec le Mali, dont 112.000 enregistrés dans le seul camp de Mbera, saturé, dit l’agence. La majorité viennent du Mali, où ils ont fui l’insécurité et la faim, dit-elle.

La Mauritanie s’est signalée ces dernières années par sa stabilité par rapport au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où prospèrent des jihadistes et autres groupes armés.

« Le flux des réfugiés sur le territoire mauritanien a atteint un seuil critique » en raison de la situation sécuritaire au Sahel qui « continue de se détériorer », a déclaré le ministre mauritanien de la Défense, qui recevait à Nouakchott son homologue espagnole Margarita Robles.

« La détérioration des conditions sécuritaires dans la région entraîne une intensification du flux de migrants irréguliers traversant la Mauritanie vers l’Espagne », a-t-il ajouté.

La Mauritanie est située sur la route maritime empruntée par des dizaines de milliers d’Africains pour tenter de gagner l’Europe via l’Atlantique. L’archipel espagnol des Canaries représente sur cette route la première porte sur l’Europe.

Au 15 octobre, 32.878 migrants irréguliers étaient arrivés aux Canaries par la mer, contre 23.537 au cours de la même période l’année dernière, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Le gouvernement espagnol s’emploie auprès des pays ouest-africains à endiguer le flux.

L’afflux de réfugiés « constitue une forte pression économique, sociale et sécuritaire sur les régions d’accueil » de la Mauritanie, a dit le ministre mauritanien. Face à cette situation, Nouakchott « souhaite renforcer ses programmes de coopération avec l’Espagne et l’Europe en général, en matière de migration sûre, ordonnée et régulière », a-t-il ajouté.

Nouakchott et Madrid se sont engagés fin août à coopérer pour lutter contre les passeurs de migrants illégaux vers l’Europe et favoriser la migration légale, lors d’une visite dans la capitale mauritanienne du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.

Source : AFP

• Lien média  https://cridem.org/C_Info.php?article=778415

● Note médiatique sur la soutenance de Thèse de doctorat en chirurgie cardiaque | Par notre compatriote Dr Hamady SIDIBE.

Nos vives et fraternelles félicitations à notre frère et compatriote Dr Hamady Sidibé qui a soutenu sa Thèse de doctorat en médecine dans la spécialité chirurgie cardiaque, ce vendredi 25 octobre 2024. Cet événement a eu lieu dans la salle des thèses de la faculté de médecine de Sorbonne Université, au 91 Boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris.

Les travaux du natif de Tachott (Guidimagha, Mauritanie) ont porté sur la “COMPARAISON DU REMPLACEMENT VALVULAIRE AORTIQUE
REDUX ET DU TAVI VALVE-IN-VALVE DANS LES DÉGÉNÉRESCENCES
DE BIOPROTHÈSES AORTIQUES”. Le Professeur Guillaume LEBRETON était son directeur de Thèse.

L’ex interne d’Île-de-France a réussi son exercice de présentation devant un jury présidé par le Professeur Pascal LEPRINCE. Une belle consécration bien méritée pour un jeune homme travailleur, connu pour sa simplicité et son respect envers autrui. Nous lui souhaitons une carrière pleine de réussite comme patricien et citoyen investi auprès de la communauté dans son ensemble.

Bravo Docteur !

Wuyu do Saha. Ameen.

KS pour le BLOG