● Le Grand Entretien du Blog | En exclusivité avec le politiste Yahaya SOUKOUNA

La rubrique Grand Entretien du Blog (Le GEB) reçoit comme invité, monsieur Yahaya SOUKOUNA. Il est diplômé en sciences politiques et originaire du Mali (issu de la communauté soninké). Dans cette interview, il nous sert de pertinentes analyses sur diverses thématiques abordées. Nous lui adressons nos vifs remerciements pour sa disponibilité.

Ci-dessous l’intégralité de l’entretien :

● Question 1 : Bonjour monsieur SOUKOUNA, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Yahaya SOUKOUNA : Bonjour, je suis Yahaya SOUKOUNA, français d’origine malienne, diplômé en Sciences politiques et en Administration publique. Ancien collaborateur parlementaire, je suis actuellement consultant en stratégie internationale. Je conseille des acteurs du secteur public et privé sur divers sujets stratégiques. Je les accompagne vers la prise de décision, sur leur réorganisation structurelle et sur leurs choix stratégiques globaux. Durant mes temps libres, j’officie en tant qu’entraîneur dans un club de football amateur, j’y entame ma neuvième saison. Il m’arrive aussi d’écrire. Il y a deux ans, j’ai sorti un abécédaire autobiographique et je suis actuellement en train de finaliser un nouvel ouvrage portant sur l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger de 2015.

● Question 2 : Étant issu de la communauté soninké qui est très attirée par l’environnement migratoire à travers le monde notamment en France, quel est votre diagnostic sur la situation actuelle de ce phénomène ? (Avantages et inconvénients)

YS : Avant toute analyse, j’aimerais témoigner ma fierté d’appartenir à la communauté soninké vivant en France. Je pense intimement que l’héritage culturel que nos aînés nous ont légué doit demeurer intact et poursuivre son cheminement générationnel. La solidarité, le partage, l’humilité, la discrétion et le respect de l’aîné sont autant de valeurs qui doivent perdurer. À notre tour, on se doit d’être les futures courroies de transmissions de ce « package » ancestral. Pour me recentrer sur la question, il me paraît important de préciser un aspect singulier à la communauté soninké sur le plan migratoire. Cette dernière immigre considérablement à travers le monde entier. L’Europe, principalement la France et l’Espagne, le continent africain, et l’Amérique du Nord, sont les principales destinations de la communauté native d’Assouan en Égypte. Elle se trouve donc fortement impactée par les tendances contemporaines de ce puissant enjeu géopolitique qu’est la migration.
En effet, la fragilité des marchés financiers et les crises engendrées, à l’image de celle de 2008, ont profondément bouleversé l’ordre mondial. Les économies mondialisées ont toutes été fortement perturbées, entraînant des conséquences en cascade. L’occident, principale terre d’accueil de migrant, a connu une baisse radicale de l’interventionnisme étatique et un élargissement de la paupérisation de sa société. C’est dans ce contexte que s’est diffusé un profond sentiment patriotique nationaliste provoquant l’émergence de mouvements réfractaires à l’accueil des personnes étrangères, les estimant responsables de la baisse de leur niveau de vie. Paradoxalement en Afrique, la multiplication des conflits, l’instabilité politique, l’affaissement du niveau de vie et le difficile accès à l’éducation et à la santé ont renforcé le désir d’exode d’une part importante de la jeunesse en quête d’un avenir meilleur. Malgré les mesures drastiques imposées par les autorités méditerranéennes, les vagues migratoires s’intensifient et s’échouent le long des côtes marocaines, espagnoles et italiennes avec son lot de rescapés et de morts que la mer avale. Nous assistons à la collision de ces deux réalités dynamiques qui ne semble pas promises à la convergence. Pire encore, avec la montée des groupes extrémistes et la détermination de ceux qui désirent l’eldorado, les prochains rendez-vous s’annoncent inquiétants.

● Question 3 : Ces derniers jours, le gouvernement malien a annoncé le report de l’élection présidentielle (initialement prévue en février), pouvez-vous nous éclairer sur les données politiques et sécuritaires dans le pays actuellement ?

YS : Depuis l’an 2020 et la chute du régime du président Ibrahim Boubacar Keita, le Mali est dans une transition. De 2020 à 2021, celle-ci fut civile et militaire, dirigée par l’ancien président Bah N’daw. Pour des raisons difficilement déchiffrables, ce dernier a été renversé en 2021 par le colonel Assimi Goïta qui est depuis devenu le président de la transition. Des élections présidentielles devaient avoir lieu, mais ont été reportées par le régime, entraînant une batterie de sanctions de la part de la communauté internationale et des organisations sous-régionales sous l’impulsion de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Des négociations ont abouti sur l’organisation d’élections présidentielles en février 2024 et ont permis de lever une partie des sanctions économiques qui participaient à la tentative d’asphyxie de l’économie malienne. Ce laps de temps a permis aux autorités de faire voter une nouvelle constitution. Projet que leurs prédécesseurs, démocratiquement élus, ont initié sans parvenir à leur terme. Dans un récent communiqué, le ministère de l’Administration territoriale a annoncé le report des élections présidentielles de février 2024 à une date ultérieure de quoi alimenter les suspicions quant aux désirs des autorités de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.
Il faut noter que ce report s’établit dans un contexte sécuritaire des plus tendus que certains observateurs assimilent à celui de 2012. Cette période dans laquelle les combats entre l’armée malienne et les mouvements rebelles associés aux groupes jihadistes ont entraîné la scission du pays en deux et la proclamation de l’Azawad par le mouvement national de Libération de l’Azawad (MLNA).
Aujourd’hui, la situation est confuse. On assiste d’une part à l’intensification par l’armée d’opérations de communication et de reconquête du territoire vers le nord du pays à mesure que la mission onusienne de maintien de la paix (MINUSMA) libère les camps qu’elle occupait.
Concomitamment, des actes terroristes sont perpétrés sur l’ensemble du territoire laissant penser à une fragile restauration de la sécurité dans le pays. Ajoutons à cela, une recrudescence des affrontements entre l’armée malienne et les mouvements jihadistes, mais également, une détérioration des relations entre l’État et une partie des mouvements signataires de l’Accord d’Alger (Le Cadre Stratégique Permanent). Tout cela a pour effet de prolonger l’imbroglio du cas malien. Un rapide retour à l’ordre constitutionnel répondrait bien plus à des injonctions de la communauté internationale qu’a une nécessité immédiate pour la restauration d’un État unitaire et stable.

● Question 4 : La communauté soninké est traversée par une crise sociale latente liée à ce qu’on appelle « l’esclavage par ascendance », quelles seraient selon vous, des précautions efficientes pour recouvrer une certaine sérénité communautaire sans cette tare ?

YS : La problématique de l’esclavage par ascendance est un sujet d’une extrême sensibilité, mais qui requiert un positionnement clair. La mienne est que ces pratiques doivent cesser d’exister. Je crois aussi que pour traiter un phénomène de cette ampleur, il faut avoir l’humilité de l’étudier, non pas pour cautionner, mais pour comprendre le pourquoi de la pérennité de ce procédé ancestral qui nuit au fonctionnement harmonieux de communautés qui très souvent se ressemblent. Il est important de s’intéresser en profondeur aux raisons qui distinguent le droit pour une communauté de jouir de pouvoirs réducteurs et humiliants vis-à-vis d’une autre contre son gré. Même si cette variante de l’esclavage existe au sein de la communauté soninké, ce phénomène que l’on peut penser mineur et bien plus répandu que l’on ne pourrait le croire. Il trouve des germes dans les 5 grands continents et répond à des règles, des coutumes, des rituels qui doivent être déconstruits par le dialogue, la médiation, et si nécessaire, par des réponses pénales.
Même s’il existe des organismes internationaux qui traitent le sujet, la réponse politique globale est bien en deçà de l’ampleur que représente le fléau. Je crois qu’à l’image d’un sujet fédérateur comme l’écologie, la lutte contre l’esclavage par ascendance mérite une place beaucoup plus épaisse dans les principaux engagements des états concernés par ce phénomène. Conscient que dans certaines régions du monde, il participe à calibrer certaines sociétés (et/ou communautés), et que toute tentative d’entrave menacerait certains équilibres de pouvoir. Néanmoins, sa lutte doit être prise à bras le corps. Ce faisant, des mécanismes internationaux devraient contraindre les États à montrer patte blanche en matière de lutte.

● Question 5 : la France connaît diverses frictions diplomatiques avec certains pays du Sahel (ses anciennes colonies), pouvez-vous nous donner quelques éléments de compréhension sur ces relations dans l’actuel environnement géopolitique mondial ?

YS : Depuis quelques années, la France rencontre des difficultés sur le plan diplomatique, peine à maintenir un dialogue serein avec une partie de ses anciennes colonies sahéliennes, et perd de son influence historique sur une partie de plus en plus grande du continent. Les nombreuses et récentes attaques verbales par communiqués interposés entre Paris et les principaux régimes militaires de la bande sahélienne que sont Bamako (Mali), Ouagadougou (Burkina Faso) et Niamey (Niger) témoignent de la fragilité des rapports existants. Nous sommes bien loin de l’an 2013 où le président français Francois Hollande avait reçu un accueil triomphal par une foule en liesse à Bamako lors du lancement de l’opération SERVAL, destinée à repousser l’avancée des jihadistes, qui étaient parvenus jusqu’au centre du pays à Kona. « La journée la plus importante de ma vie politique », avait-il lancé. La nouvelle tendance relationnelle entre la France et ces états sahéliens ne se résume pas qu’aux relations d’ordre politique ou protocolaire, mais s’étend désormais à la société civile. En effet, la longévité de la présence militaire étrangère sur le sol africain et les quelques abus qui en ont découlé ont créé de la frustration chez une partie des populations. De plus, l’absence de résultats des opérations militaires telles que Serval, Barkhane, et la Minusma, et leur incapacité à libérer les zones occupées du nord du Mali notamment, ont également suscité un rejet de celles-ci par les populations concernées. Par ailleurs, avec la montée en puissance de l’accès aux nouvelles technologies, le continent s’informe vite et s’éduque. Au cœur de la jeunesse africaine émerge un vaste désir d’affranchissement avec ses anciennes colonies, particulièrement avec la France. À dominante musulmane par leur composition, leurs us et coutumes, les populations sahéliennes sont particulièrement sensibles au traitement qui est infligé à leur coreligionnaire dans la sphère médiatique française depuis quelques années. L’ensemble de ces facteurs fragilise la relation entre la France et ses anciennes colonies africaines. Cela offre l’opportunité géopolitique pour une nation comme la Russie de revenir au devant de la scène en réactivant l’importante influence « soviétoafricaine » qui était la sienne lors des successions d’indépendance. Et cela à l’image de celle avec la Guinée de Sékou Touré dès 1958 et du Mali de Modibo Keita dès 1960. Depuis le coup d’État malien de 2020, la relation avec la France bat de l’aile. D’un autre côté, le Mali et la Russie se sont fortement rapprochés aussi bien sur le plan militaire, qu’économique, et diplomatique. De quoi susciter des rivalités sur fond d’influence. Le Mali est au cœur d’enjeux géopolitiques c’est pourquoi nous sommes en droit de nous interroger sur la question suivante : le pays n’est-il pas involontairement devenu l’un des instruments d’une nouvelle Guerre froide qui ne dit pas son nom ?

Réalisé par KS pour le BLOG

● L’initiative MANSSAH lancée à Lomé | Un Think tank panafricain !


Ce dimanche 22 octobre 2023, la capitale togolaise a abrité le premier rendez-vous inaugural d’une initiative panafricaine. Il s’agit de Manssah qu’on peut qualifier d’un type de think tank d’un ton très ambitieux. À la manette, l’emblématique journaliste camerounais Alain Foka (démissionnaire de RFI récemment) et 14 autres co-fondateurs. Des profils d’une belle crème d’intellectuels et d’entrepreneurs, qui visent l’émergence d’une renaissance panafricaine sous le sillage historique d’un symbolique personnage africain d’antan, Manssah Moussa du Mali. À entendre les communications lors cet événement à Lomé par la pertinence des diagnostics et les visions exposées en perspective, on en conclut qu’un Grand Espoir pointe à l’horizon pour débloquer certains imaginaires sur – dans le continent africain. Sans complexes dans le fond dit, les Manssah pionniers affirment leur détermination à questionner TOUT (l’éducation, la gouvernance, l’économie…) . À la question de savoir pourquoi l’Afrique francophone a été choisie pour lancer leurs activités, ils lancent sans sourciller en terme imagé que « quand notre maison est sale, pour la nettoyer, on doit commencer par la pièce la plus sale ». Ainsi dire que leur initiative a vocation continentale et s’inscrit dans un schéma ambitieux de développement pour faire émerger l’esprit Manssah partout.
Il faut noter la présence des ministres des affaires étrangères du Togo et du Mali et d’un officiel en tenue militaire du Niger.

À suivre ci-joint le lien YouTube de l’événement :

● KS pour le BLOG

● Dr Mohamedou SOW ou le portrait d’un chercheur d’une autre dimension

Mohamedou Sow à la Station marine d’Arcachon, 2023              

Mohamedou Sow est ingénieur de Recherche à l’Université de Bordeaux. Après son master en ingénierie mathématique, il soutient sa thèse en Statistiques appliquées à l’analyse des données environnementales en mai 2011.
Depuis l’obtention de sa thèse en cotutelle avec l’Université de Toronto, il travaille au sein de l’unité mixte de recherche 5805 environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (UMR 5805 -EPOC) à l’Université de Bordeaux.
Sow est actif dans le monde associatif bordelais, particulièrement au sein de l’Association des Étudiants et Ressortissants Mauritaniens en Gironde (AERMG) devenue association des mauritaniens de la Nouvelle Aquitaine (AMNA). Il fut plusieurs fois vice-président de cette association entre 2013 à 2017 ; notamment président de 2015 à 2016.
Le 24 octobre 2023, paraît un article scientifique du Dr Sow dans Marine Pollution Bulletin en collaboration avec l’institut mauritanien de recherches et des pêches océanographiques (IMROP) dont Dr Moulaye Wagne, co-auteur, est membre. Cette étude est intitulée «Distribution du mercure dans les organes de poissons échantillonnés dans la zone exclusive mauritanienne (ZEE) ». Le lien est le suivant : https://authors.elsevier.com/a/1hyX%7E,asi64rr.
A côté de quelques pistes de recherches et travaux dans le domaine, Dr Sow, mauritanien installé en Nouvelle Aquitaine en France, chercheur chevronné, originaire de Mbout dans la région du Gorgol ; innove par une importante approche en abordant également l’aspect sur santé humaine. Le papier a suscité un intérêt majeur auprès de la communauté scientifique.
Ci-dessous les mots de présentation de l’article scientifique, publié par une grande revue scientifique, parvenus à notre média :

Localisation des différents sites d’échantillonnage

« Le mercure (Hg) est généralement considéré comme l’un des métaux le plus toxiques rencontrés dans l’environnement. Il est libéré dans l’atmosphère par des processus naturels tels que le vulcanisme, l’érosion des sols et le dégazage des océans. Néanmoins, la majorité des contaminations associées au Hg proviennent d’activités anthropogéniques, telles que l’extraction de l’or, les activités industrielles et l’élimination des déchets.
Deux formes de contamination mercurielles peuvent affecter la santé des populations locales : inhalation directe des vapeurs de mercure et l’ingestion de poissons présentant de fortes teneurs en méthylmercure (MeHg). Cette contamination peut entraîner des altérations significatives des fonctions du système nerveux.
La présence de Hg dans les poissons résulte de deux processus : la bioaccumulation du métal au cours de la vie du poisson et la bioamplification le long du réseau trophique (Maury-Brachet et al., 2006). Le méthylmercure (MeHg), la forme organique et la plus toxique pour les organismes vivants, tend à se bioaccumuler au sein de la chaîne trophique augmentant ainsi le risque pour l’environnement. Le Hg est transféré le long de la chaîne trophique par des processus de bioamplification jusqu’à ce qu’il atteigne les humains, qui sont au bout de la chaîne.
Le poisson est une excellente source de protéines de haute qualité, d’oméga-3 et de diverses vitamines (Moxness Reksten et al., 2020 ; FAO, 2021). Cependant, il peut également être source de contaminants, tels que les métaux, les polluants organiques et les plastiques.
Malgré l’intensification des activités humaines (l’accroissement du transport maritime ; l’exploitation pétrolière et gazière offshore) le long de la côte mauritanienne, l’augmentation du flux de Hg et la forte menace que cela représente pour la faune, les communautés locales, et la biodiversité, cette contamination est peu documentée.
Dans notre étude, nous avons évalué 1) la concentration totale du mercure dans sept espèces #pélagiques (Auxis rochei, Caranx rhonchus, Sardina pilchardus, Sardinella aurita, Sardinella maderensis, Scomber colias et Trachurus trecae) les plus consommés et commercialisées dans le monde, 2) la relation entre l’organotropisme du Hg et les régimes alimentaires, 3) le risque lié à la consommation des différentes espèces de poissons.
Afin d’évaluer le niveau de contamination de la zone économique exclusive (ZEE) Mauritanienne, nous avons aussi comparé les concentrations mesurées avec les résultats obtenues pour les mêmes espèces dans des études réalisées dans d’autres pays #Senegal, #Maroc et #Portugal.
Notre étude apporte de nouvelles informations sur l’accumulation et la distribution du mercure dans différentes espèces de poissons de la ZEE Mauritanienne et son lien avec les régimes alimentaires.

• Les concentrations dans les différentes espèces sont très faibles et aucune des valeurs ne dépasse le seuil limite pour la consommation humaine.
• L’accumulation et la distribution du mercure chez les espèces de poissons dépendent du régime alimentaire.
• Les concentrations de mercure dans les muscles sont plus élevées chez les poissons carnivores que les poissons omnivores, à l’exception de Scomber colias, suggérant une bioamplification du mercure le long de la chaîne trophique.
• Des différences significatives ont été observées entre les concentrations de mercure dans le muscle et le foie

La présente étude est, à notre connaissance, la première à quantifier la distribution du mercure au sein d’organes (muscle et foie) d’espèces pélagiques le long de la ZEE mauritanienne. D’autres études sont nécessaires afin de comparer les niveaux de contaminations des différents sites étudiés et de voir si les sites à proximité d’activités anthropiques, telles que l’orpaillage et les activités industrielles, sont plus contaminés, et de surveiller leurs impacts sur la santé humaine.
En Afrique, où la malnutrition est l’une des principales causes de mortalité, il est essentiel de garantir la sécurité alimentaire des ressources naturelles du continent.» Dr Mohamedou Sow

Image prise lors la Rencontre des Compétences et Expertises Nationales,
Nouakchott, le 29 et 30 décembre 2013

Seyré SIDIBE

● Source média : https://ondeinfo.com/dr-mohamedou-sow-ou-le-portrait-dun-chercheur-dune-autre-dimension/

● Le champion Cedric Doumbé explique pourquoi Francis Ngannou a perdu face à Tyson Fury

Tyson Fury remporte le combat tant attendu contre Francis Ngannou, une décision qui suscite la controverse.

Le combattant de la PFL, Cedric Doumbé, a tenu à expliquer les raisons derrière le verdict en faveur de Fury, des explications qui risquent de décevoir les partisans de ce dernier. Sur Twitter, Doumbé a affirmé : « Tous les connaisseurs savent que Francis a gagné. Pour l’honneur de la boxe, ils ne pouvaient pas le mettre vainqueur. Bravo Francis Ngannou ».

Malgré sa déception, Francis Ngannou s’est montré fair-play et a critiqué la décision partagée en faveur de Fury. Il a déclaré : « Tyson devrait dire merci à ces deux juges à cause desquels je n’ai pas gagné le combat », exprimant ainsi sa frustration sur les réseaux sociaux.

Plusieurs grandes figures du monde du sport, dont LeBron James, Gary Lineker et Cédric Doumbé, ont exprimé leur soutien à Ngannou, partageant son point de vue sur l’issue du combat.

● Lien médias https://www.senenews.com/actualites/sport/le-champion-cedric-doumbe-explique-pourquoi-francis-ngannou-a-perdu-face-a-tyson-fury_464047.html?fbclid=IwAR09z5umuJLWWi6qhYZ63DPWe4wjeqB89eW7-QU89WZTBDJV44dTI8wZ2pM

● Un ancien ministre de la Justice critique le rapport de la commission parlementaire devant le Tribunal anti-corruption

Taqadomy – L’ancien ministre de la Justice, Haïmoud Ould Ramdane, a déclaré que son équipe, après avoir étudié le rapport de la commission d’enquête parlementaire, était parvenue à des conclusions affirmant l’immunité absolue du Président en vertu de la Constitution.

Cette déclaration de Ould Ramdane est intervenue lors de son audition aujourd’hui, mardi, devant le Tribunal pénal spécial de lutte contre la corruption, au cours de laquelle il a ajouté que le rapport de la commission parlementaire, sur la base duquel se fondaient les accusations portées contre l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, « a été formulé de manière allant dans le sens de l’accusation d’un côté et d’une seule opinion ».

Ould Ramdane a indiqué que les membres de son équipe au ministère de la Justice s’interrogeaient à l’époque sur les raisons de l’envoi du rapport au ministre de la Justice en présence d’un Parlement spécialisé dans certains crimes, et que le principe de séparation des pouvoirs interdit strictement toute flexibilité entre les pouvoirs législatif et judiciaire.

Il est à noter que la défense de l’ex-Chef d’Etat a fait comparaître aujourd’hui mardi l’ancien ministre de la Justice, Ould Ramdane, comme témoin à décharge, au nom de son client, après que le Tribunal a rejeté une demande de convocation de témoins supplémentaires, dont l’intéressé.

● Lien médias https://cridem.org/C_Info.php?article=769418

● Quelle suite à l’interdiction du transport nocturne? [Le Calame]

Le Calame – Le transport des personnes et marchandises est interdit à partir de 22 heures, à compter du 12 novembre prochain, selon une annonce faite par l’autorité de régulation des transports le week-end dernier.

Cette mesure fait suite à une série d’accidents dont le plus dramatique s’est produit au cours de la nuit du 17 au 18 octobre sur la route de Boutilimit. Un drame qui a fait 5 morts, tous membres d’une même famille, et suscité une vive émotion. Les transporteurs approuvent globalement la décision de l’autorité de régulation.

Cependant, ils prédisent qu’elle sera insuffisante pour mettre fin au carnage sur des routes, dont la configuration exiguë, et le très mauvais état, représentent 70% de la cause des accidents.

Un débat qui interpelle les pouvoirs publics, invités à revoir les normes de ces ouvrages dont la défectuosité est une source de drames depuis plusieurs années.

● Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=769424

● L’événement EMiFo à la SOAS Université de Londres – 24/10/2023 | Le Mot du Blog [Vidéo et Photos]

La contribution du blogueur Koundou Soumare

À l’université de Londres, une conférence publique s’est tenue sous le thème « l’activisme anti-esclavagiste en Afrique de l’ouest » du 23 au 24 octobre 2023. Une activité organisée par le programme EMiFo https://www.slaveryforcedmigration.org/ sous la direction de Dr Marie Rodet de l’université SOAS et ses partenaires.

La soirée du 24 octobre a été consacrée à une communication de votre « serviteur » blogueur Koundou Soumaré, une projection d’un film de Dr Lotte Pelckmans (Universitaire à Copenhague) et du visionnage d’un film de dessin animé de Dr Marie Rodet. Les contenus diffusés et commentés sont axés sur la dynamique militante anti-esclavagiste (contre l’esclavage par ascendance) en Afrique de l’ouest. Le mouvement d’éveil abolitionniste Ganbanaaxun Fedde a fait l’objet d’un cas illustratif dans les différents échanges. Il faut noter la présence des représentants de l’association Donkosira du Mali et d’un militant abolitionniste soninké de Mauritanie vivant à Londres, M. Samba Diallo.

• Ci-dessous un photo-reportage :

Londres 25 octobre 2023

KS pour le BLOG

● Sénégal | Sonko souhaite retourner en prison malgré son état de Santé critique [Avocat]


Le leader de l’opposition Sénégalaise Monsieur Ousmane Sonko vient de boucler au total 55 jours de grève de la faim depuis son arrestation à son domicile, après 55 jours de séquestration par l’Etat du Sénégal sous le silence assourdissant des dignitaires religieux aphones et de la communauté internationale qui a toujours assumé le rôle de garant des droits civils et politiques ainsi que des droits et libertés démocratiques.

Depuis sa reprise de la grève de la faim, là détérioration de son état de santé s’est accélérée et il est à craindre le pire .

Tout laisse croire que l’Etat qui a jeté le masque, dévoilant sa véritable nature réfractaire aux lois qu’il viole avec arrogance et mépris à l’égard des citoyens sans aucun respect à l’endroit de dignes et loyaux magistrats

Tout porte à croire que l’exécutif tente d’affaiblir le pouvoir spirituel auprès des disciples,car les appels et interventions de ce dernier auprès du chef de l’Etat n’ont à ce jour enregistré aucun résultat.

Seul Ousmane Sonko a eu à donner des résultats positifs au pouvoir spirituel, en écoutant et en satisfaisant ses demandes sans rien obtenir en retour.

L’homme politique qui a une alternative de gouvernance a si enduré et souffert d’injustices, a encore foi au peuple Sénégalais qui aspire au changement et continue à subir une violence d’Etat, avec des arrestations arbitraires et des abus de qualifications juridiques qui ôtent au juge gardien des libertés, toute liberté d’appréciation et maîtrise de ses dossiers sur la détention provisoire.

Point n’est besoin de polémiquer sur le comportement hors la loi de l’Eat du Sénégal qui s’est illustré avec son refus d’exécuter les décisions de justice (jugement dé Ziguinchor dont le recours devant la Cour Suprême et les délais de Recours ne sont pas suspensifs , ordonnant la réinscription de Ousmane Sonko sur les listes électorales),refuse d’enrôler à nouveau le dossier Adji Rabi Sarr pour juger Ousmane Sonko en violation avec allégresse la loi.

Face à autant d’épreuves dont la seule et entière responsabilité incombe aux autorités politiques, judiciaires, administratives , des intellectuels dégénérés et ensemble les forces de défense et de sécurité, il est à craindre qu’Ousmane Sonko ne laisse pas les autorités faire porter le chapeau de ce qui semble désormais prévisible aux autorités hospitalières, vu l’état dans lequel il a terminé sa journée du 22 octobre, et qu’il exige d’être ramené en prison.

Le degré profond d’encrage de la démocratie et de l’Etat de droit, ne laissait nullement présager que le machiavélisme et le cynisme d’un groupuscule de personnes pouvaient réussir par la manipulation des textes de lois, le bruit des bottes et la trahison de leur serment de gens de justice , à causer autant de mal et de dégâts qui ont sapés les fondements des institutions devenues moribondes.

Il ne faut jamais avoir la vanité de son intelligence et l’orgueil démesuré du paon, car le réveil brutal ne manquera pas de vous surprendre.

Cire Clédor ly Avocat sans frontières
Membre du collectif de défense d’Ousmane Sonko

● Avis de parution d’un livre.

Par la présente note, je vous annonce la parution de mon deuxième livre ce 20 octobre 2023. Titré « Les restes féodalo-esclavagistes intra-africains : ce qu’il faut comprendre pour s’en débarrasser ! – Le cas soninké », il est accessible en vente sur la plateforme Amazon https://amzn.eu/d/drrG4Kp . Sous le numéro ISBN 9798861394420.


Une brève présentation

Un essai d’inspiration « woke » qui explore principalement un militantisme antiféodal et antiesclavagiste. Au cœur de nos organisations sociales dans certaines zones sahéliennes, un système de castes y régit les rapports sociaux. Ce système est embelli par certains avec d’étranges refrains nostalgiques, en revanche d’autres l’indexent comme porteur d’injustices et de discriminations sociales. Dans ce livre, j’essaie un décryptage du terme « féodalisme ou féodalité » sous le prisme d’un militant partant de certaines réalités factuelles liées au cas soninké. Disséquer aujourd’hui qu’est-ce qu’il y a de féodal et d’esclavagiste dans nos groupes sociolinguistiques ? Et la nature vaillante d’initiatives militantes (individuelles et collectives) pour le changement. Cet ouvrage comme un manuel de compréhension d’un phénomène diffus et difficilement lisible pour certains milieux extérieurs en Europe notamment (police, justice, assistance sociale, études sociales, administrations, ONG…) ambitionne d’être une substance de référence.
Je bénéficie d’une honorable Préface de monsieur Gaye Tene Traoré (initiateur du forum abolitionniste et de sensibilisation Ganbanaaxun Fedde dans la communauté soninké). Également mes espoirs sont exprimés à l’endroit de l’intelligentsia communautaire soninké pour plus d’ouverture et de courage sur cette question de société. J’y reprends quelques contributions et réflexions publiées dans le blog sur divers thèmes. Pour la fin en annexe, 4 interviews du Grand Entretien du Blog sont reprises.

Koundou SOUMARE, militant blogueur.

● La Cour suprême suspend une décision du maire de Sabkha

Senalioune – La Chambre administrative de la Cour suprême a rendu une ordonnance suspendant une décision rendue par le maire de Sebkha, Ba Ismail Issa, annulant les contrats de gestion du marché signés par l’ancien maire, Abou Bakr Soumaré.

Le texte de la décision du maire Ba Ismail Issa adressée aux commerçants du marché central de la commune précise : « Nous vous informons que les contrats signés par le maire expiré sont nuls et non avenus ».

La Chambre administrative de la Cour suprême a annulé la décision du maire de Sebkha suite à une requête des professeurs Ahmed Ould Aly et de son père Ould Embarek, et a ordonné que « l’effet utile de la décision attaquée soit suspendu jusqu’à la reprise de la chambre de concertation ».

La chambre a justifié son ordonnance en disant que la municipalité a été informée de la requête et qu’elle n’a pas répondu dans le délai imparti, que la salle de consultation n’est pas prête à se réunir à l’heure actuelle et que la poursuite de l’application de la décision pourrait créer une situation à laquelle il n’est pas possible de remédier, outre le caractère urgent.

Par Moudo Dieng

● Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=769246