Kagamé/Macron: parallélisme des formes ou imitation de forme? | Par Mr Ba Bocar Oumar



Nous avons été nombreux à nous féliciter de l’accueil de Macron à sa descente d’avion à Kigali par un ministre envoyé par Paul KAGAME. Pour nombre d’africains, et dans le contexte d’un panafricanisme ragaillardi ces dernières années, ce geste constituerait un symbole de souveraineté et de fierté qui tranche avec les traditionnels youyous auxquels nous avaient habitués les autres présidents africains à l’occasion de l’arrivée de chefs d’états occidentaux en terre africaine.

Je ne résiste pourtant pas à l’envie d’aventurer une autre lecture de cet événement qui m’agite tous ces jours-ci. Sans rien enlever au courage de KAGAME et au style décomplexé qui fait à juste titre la fierté de nombre d’africains, gardons tout de même à l’esprit que, comme cela a pu être rappelé, dans le protocole français, tout chef d’état, quel qu’il soit, est accueilli sur le perron de l’Élysée, et non à sa descente sur le tarmac. Ce qui tranche naturellement, pour ceux qui connaissent les traditions africaines d’hospitalité, avec les formes d’accueils que l’on peut observer en terre kémite.
J’ai toujours en souvenir en disant cela, dans ma ville de Kaëdi, ces processions de femmes du quartier historique de Touldé, armées de bol et faisant tout un tintamarre pour accueillir à l’aérodrome un des leurs débarquant du DC4 d’Air Mauritanie. Il s’agit là d’une authentique tradition africaine d’accueil. Et il me semble que ce c’est cette tradition qui transpire dans le protocole d’accueil de la plus part des états africains. Bien sûr, restera à repenser comment l’hôte, notamment lorsqu’il s’agit de l’ancien colonisateur, pourrait interpréter cet enthousiasme populaire…

Mais il y a tout de même lieu de se demander, si au nom du parallélisme des formes, nous devons abandonner nos traditions d’accueils qui ne font que témoigner de ce qu’authentiquemrnt nous sommes.

Abandonner cette tradition pour nous caler au protocole français, n’est-il pas encore une fois une imitation (fut-elle au nom de la souveraineté), et donc un signe de dépendance?

N’avons-nous pas d’autres espaces de souveraineté à réaffirmer, autres que ceux qui nous font encore une fois imiter ceux qui nous méprisent justement pour cela?

Ce sont-là des questions que je pose. Mon opinion sur la question n’est pas encore vraiment faite.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10225676172149462&id=1184398165

Nouakchott : Le Président de la République supervise le lancement officiel de l’assurance maladie pour 100 000 ménages pauvres

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a supervisé, vendredi à Nouakchott, la cérémonie du lancement officiel d’une assurance maladie complète et gratuite pour 100 000 ménages les plus pauvres.

A cette occasion, le Président de la République a remis des cartes d’assurance maladie gratuite à certains bénéficiaires issus des différentes wilayas du pays.

L’opération constitue la concrétisation l’engagement du Président de la République de rehausser le niveau des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables, et de leur faciliter l’accès aux services de base y compris les services sanitaires de qualité.

L’objectif de ce programme est de faire bénéficier cent mille ménages pauvres, soit environ six cent vingt mille personnes d’une assurance maladie gratuite.

Les prestations couvertes par l’assurance maladie complète et gratuite sont :

✓ Les soins ambulatoires : Préventions, consultations, traitements et les services auxiliaires ;

✓ Les soins hospitaliers : Consultations, Chirurgies, traitements et services

✓ Les évacuations pour soins nécessaires listés ;

✓ Les listes des spécialités et des actes médicaux et paramédicaux ;

✓ Les appareillages ;

✓ Les frais des transports médicaux.

Ce premier lot de bénéficiaires comprend environ cent sept mille individus, y compris les personnes vivants avec un handicap ou une maladie chronique.

Le processus d’intégration de ces ménages cibles à l’assurance maladie Gratuite et complète se poursuivra pour couvrir l’ensemble des 100 000 ménages ciblés d’ fin de 2021.

Notons que l’Assurance maladie est considérée comme l’un des principaux leviers du développement économique et social des nations, car elle permet aux bénéficiaires d’accéder aux services de santé, de limiter les dépenses liés aux traitements en cas de maladie de l’individu, de renforcer la cohésion sociale et réduit les inégalités et les disparités sociales et leurs conséquences négatives.

La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée en présence du Premier ministre, des présidents des institutions constitutionnelles nationales, des membres du gouvernement, de certains membres du corps diplomatique et d’un grand nombre d’invités.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58617.html

Une attestation de reconnaissance pour l’activisme militant et médiatique de notre BLOG !

🟢 Une attestation attribuée par les organisateurs MSDH et RMFP de la conférence du 22 mai à Bamako, pour les modestes efforts de communication via notre BLOG autour de cet événement important pour les droits humains. Merci au frère et camarade Boubacar NDJIM et ses partenaires. Moi influenceur…!? C’est trop dire lol…😂

Élément Media reportage sur la conférence du 22 mai 2021



✓Une reconnaissance dédiée à nos camarades et parents « invisibles » qui affrontent vaillamment divers harcèlements, privations et intimidations dans les localités soninké (au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et en Gambie) avec une certaine complicité de nos autorités publiques parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Une grande pensée aux victimes de Djandjoumé, feu tonton Mountakha Diarisso et ses camarades martyrs sauvagement assassinés par des extrémistes féodalo-esclavagistes dans la nuit du 1 septembre 2020 : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

– https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

– KS pour le BLOG

Mauritanie : Aziz porte plainte contre un véhicule qui serait chargé de le suivre

Sahara Médias – L’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz a porté plainte ce jeudi auprès du parquet général près le tribunal de Nouakchott-ouest contre une voiture «qui le poursuivrait», selon les sources de Sahara Medias.

L’ancien président a comparu, il y a près de deux heures, devant le parquet général accompagné de ses avocats.

Ould Abdel Aziz avait été placé en résidence surveillée le 11 mai dans le cadre des enquêtes menées par le pôle chargé des crimes économiques, après des accusations portées contre lui par le parquet général pour corruption et blanchiment d’argent.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745465

CONFERENCE SUR LA PROBLEMATIQUE DE L’ESCLAVAGISME AU MALI : Cas du milieu soninké Enjeux et Résolutions


Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) organise une conférence débat autour de la question.
Etaient présents à La 1ere Edition de la conférence sur l’esclavagisme des institutions nationales et internationales, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, les membres des organisations de la société civile, les confessions religieuses les organisations de la diaspora et les organisations de femmes etc.
Il s’agit de :
Mr le Gouverneur du District de Bamako ;
Mr le Conseiller Spécial de la Cour Constitutionnelle du Mali ;
Mr le Conseiller Spécial du Premier Ministre du Mali
Mr le Conseiller Spécial du Président du Conseil National de Transition du Mali
Mr le Représentant du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux du Mali ;
Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale du Mali ;
Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Mali ;
Mr le Représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales du Mali;
Mr Le Président de la Commission loi du Conseil National de Transition du Mali ;
Mr le Directeur Régional de Bamako de la Police Nationale du Mali ;
Mr le Directeur Régional de Bamako de la Gendarmerie Nationale du Mali ;
Mr le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali (O.A.M);
Mr Le Représentant des Syndicats de la Magistrature du Mali (SAM et SYLIMA) ;
Mr le Représentant du Chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali (U.E)
Mr Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali (MINUSMA);
Mr le Président de la Commission Vérité Justice et Réconciliation du Mali (C.V.J.R)
Mr le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali (CNDH)
Mr Le Coordinateur Campagnes et Mobilisation d’Amnesty International Mali
Mrs Les membres du cadre de concertation des Organisations de défenses des Droits de l’homme au Mali
Mr Le Président du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif du Mali (D.N.I)
Mr Le Représentant du Haut Conseil Islamique du Mali (H.C.I.M)
Mr le Coordinateur des Chef de quartiers de Bamako
Mme La Présidente du Conseil de fonds d’indemnisation des victimes de la Cour Pénal International au Mali ;
Mr Le Président du Barreau Pénal International (B.P.I) ;
Mr Le Vice-Président du Barreau Pénal International (B.P.I)
Mme La Directrice Exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (A.J.C.A.D)
Mrs Les responsables des Coordinations et membres du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme(M.S.D.H) ;
Mrs Les responsables des coordinations et Membres du Rassemblement Malien pour le Progrès et la Fraternité (R.M.F.P) ;
Mr Le Président de la Coalition Nationale de la Lutte contre l’Esclavage au Mali (CONALEM) ;
Mr le Président de la fédération Internationale et Nationale des KULUBALITON ;
Mme la Présidente de la Fédération Nationale des handicapés du Mali ;
Mme la Coordinatrice du Projet Esclavage et Migrations Forcées ;
Mr Le Président de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage (C.C.E.S) ;
Mr Le Président de l’Association Sénégalaise des Soninké pour l’Egalité et le Progrès (ASSEP SENEGAL) ;
Mr Le Représentant de l’ONG Organisation pour la Réflexion, la formation et l’éducation à la Démocratie et au Développement (ORFED Mali) ;
Mr le Secrétaire General de l’Association pour la Consolidation de la Paix, le Développement, la Protection et la Promotion des Droits Humains (TEMEDT) ;
Mme la Présidente de l’ONG l’Association pour la Promotion Juridico-Economique de la Femme et de l’Enfant (PROMODEF) ;
Mr Le Représentant du Directeur Scientifique du Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local (LERDDL) ;
Le Représentant de la Maison de la presse du Mali.
Et Beaucoup de grandes personnalités de l’Etat ont faits acte de présence à cette conférence.
De ce fait beaucoup de résolutions ont découlés de cette conférence historique.

✓LES RESOLUTIONS ISSUES DE LA CONFERENCE DU 22 MAI 2021 DE BAMAKO:


Informer et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’existence de la pratique ;
Appliquer les résolutions issues du Dialogue National Inclusif (D.N.I) à propos des pratiques liées à l’esclavage par ascendance au Mali dans la région de Kayes ;
Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ;
Informer et attirer l’attention de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C.E.D.E.A.O) et l’Union Africaine (U.A) sur des faits concernant tous les villages soninkés de la zone Ouest africaine ;
Mettre en garde contre d’éventuels troubles ethniques ;
Demander aux communautés concernées d’éviter la stigmatisation ;
Inviter l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées ;
Bâtir un monde respectueux de l’espèce humaine, sans considération de races, d’ethnie ou autre en organisant des assises nationales dans le pays soninké ;
Rejeter toutes formes de coutumes de promotion de l’esclavage par ascendance par exemple le LAADA (qui signifie la charte ancestrale en Mandingue) qui oblige les descendants d’esclaves à travailler pour leurs maitres ;
Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance par circulaire, ordonnance ou décret dans un premier temps avant la loi ;
L’arrêt immédiat d’agressions sexuelles sur les femmes des descendants d’esclaves;
Inciter les acteurs de la chaine pénale du Mali à appliquer le code foncier et domanial pour l’appartenance des terres cultivables;
Expliquer aux chefs des villages concernés de respecter les décisions de justices car nul n’est au-dessus de la loi ;
Inviter les administrateurs civiles à plus d’impartialités dans le règlement de ces conflits ;
Accompagnement des victimes à travers la saisine de la Cour Pénal International ;
Organiser dans les plus brefs délais une rencontre de haut niveau par visio-conférence entre les initiateurs de cette conférence et le bureau exécutif du Barreau Pénal International ;
Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de se constituer comme défenseur des victimes des pratiques à l’esclavage par ascendance auprès de la Cour Pénal International pour dénoncer cette pratique en vue de les indemniser ;
Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de saisir le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme pour accentuer les communications visant à stopper toutes les atrocités liées à cette pratique ;
Inviter les partenaires techniques et financiers du Mali à apporter leur soutien dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali ;
Accélérer tous les dossiers en souffrance des victimes auprès des juridictions compétentes ;
Faire le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage par ascendance au Mali tout en cherchant les raisons du blocage autour de cette loi ;
Faire une proposition de projet de loi et le soumettre à l’Etat ;
Mettre les victimes à l’aise en leur offrant une tribune pour raconter les pratiques inhumaines auxquelles elles ont été confrontées ;
Sensibiliser les victimes à recourir aux moyens juridiques légaux pour réclamer leurs droits ;
Mettre en place une commission pour le retour des déplacés dans leurs villages respectifs avec le concours des partenaires techniques et financiers ;
Mettre un mécanisme de prévention des tortures sur l’espèce humaine auprès des autorités compétentes ;
Production d’un rapport mettant l’accent sur la lutte contre l’esclavage par ascendance chaque trimestre par les initiateurs de la conférence du 22 Mai 2021 de Bamako ;
Impliquer d’avantage les acteurs politiques dans la résolution de ce conflit intercommunautaire en vue de mieux cerner la question de l’esclavage ;
Mettre l’accent sur l’implication des leaders religieux pour lutter contre la pratique de l’esclavage ;
Que l’Etat fasse une condamnation sans précèdent à travers un communiqué sur toutes les atrocités liées à cette pratique pour élucider sa position;
Obliger à l’Etat à faire reconnaitre cette pratique par tous les chefs des villages concernés par risque de ne pas être exposés à des sanctions;
Mettre à la disposition des acteurs de la chaine pénale des moyens techniques, humains et financiers dans l’accomplissement de leurs missions
Inciter Les magistrats à se servir des instruments internationaux ratifiés par le Mali pour réprimer les auteurs et les faits relatifs à la pratique de l’esclavage ;
Sensibiliser les acteurs de la chaine pénale à faire preuve de bon discernement lors des qualifications des infractions découlant de la pratique de l’esclavage par ascendance ;
Punir tous les acteurs de la chaine pénale qui monnayent les procédures des justiciables liées à la pratique de l’esclavage par ascendance ;
Faire en sorte que le Mali transpose les instruments juridiques internationaux auxquels il a souscrit, dans son système interne, car l’applicabilité desdits instruments passe forcément par l’utilisation de ces instruments juridiques ;
Les acteurs de la chaine pénale doivent plus utiliser ou appliquer les traités et conventions ratifiés par la République du Mali ;
Faire en sorte de rencontrer le Président de la Transition, le Premier ministre de la Transition et le Président du Conseil National de Transition dans les prochains jours pour la présentation des résolutions et la proposition du projet de loi issues de la conférence du 22 Mai 2021 sur l’esclavagisme au Mali.
Inciter les Etats dont le phénomène de l’esclavagisme est présent de tout mettre en œuvre pour l’éradication sans condition de cette pratique d’une autre époque ;
Mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle de ces résolutions qui aura pour objectifs d’apprécier les résultats obtenus à court, moyen et long terme.


FAIT A BAMAKO LE 22 MAI 2021
POUR LE COMITE D’ORGANISATION


©️ Source crédit : MSDH

𝗨𝗝𝗗𝗘 : 𝗧𝗿𝗮𝗻𝘀𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿, 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿-𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 être

Élément photo RMI-Info


« On a tous remarqué le faible niveau de nos petites sœurs et petits frères. C’est pour cela que je me suis dit pourquoi pas ne pas donner des cours Online sur ce que je “ maîtrise ” de mieux et quand les autres verront cette initiative ils feront de même.

J’ai commencé par l’arabe par ce que la plupart de nos frères et sœurs avaient ignoré cette langue. Et au lieu d’être dans la victimisation pourquoi pas essayer d’anticiper ou de corriger nos lacunes.

J’ai commencé avec l’arabe mais il y aura aussi des cours en Leadership, Développement Personnel et le Coaching »

ℹ️Amasy Djigo est le President de L’Union des Jeunes pour le Développement d’Elmina. Pour suivre ses cours https://cutt.ly/InuG8L8

© Source RMI-Info

✓Félicitations à notre jeune compatriote gagnant du concours « Muezzin Bilal » au Sénégal | Mohamed Abdoul Dia

Un concours organisé par une TV Sénégalaise 2STV . En savoir plus sur https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2898123287111160/

• Questionnements autour de ce prénom Bilal chez nous !

Du prénom « Bilal », ah ce prénom assimilé et connoté dans une certaine socialisation cultuelle et culturelle dans nos communautés negro-mauritaniennes. Un doyen avait fait remarquer que ce prénom est rarement ou même inexistant au sein de couches sociales dites supérieures dans nos milieux. Parce qu’un imaginaire collectif est construit donnant ce prénom comme celui d’un « esclave ». Dans le sillage d’une idéologie esclavagiste tapie dans les consciences communautaires, le compagnon Bilal (esclave affranchi) et premier muezzin aux temps prophétiques, est à l’origine symbolique d’une perpétuation sociale (dévalorisée) autour de cette fonction cultuelle. J’y ai un peu cogité dans mon environnement proche au sein de la communauté soninké, ce prénom est généralement encarté dans la composante sociale dite des descendants d’esclaves…. Hasard ou pas….? Et peut être un énième élément du fin puzzle de nos petites hypocrisies socialement tenues intra-muros. Une forme pompeuse à fêter occasionnellement pour une figuration collective et un fond gênant à éviter insidieusement.

#Bilal #Muezzin

– KS pour le BLOG

Mauritanie | La nouvelle équipe gouvernementale après le mini remaniement (AMI)

✓La Présidence de la République annonce un remaniement ministériel

• Nouakchott, 26/05/2021

La Présidence de la République a annoncé, en date de ce jour (mercredi, ndlr), un remaniement ministériel, en vertu d’un décret, et sur proposition du Premier ministre.

Aux termes de cet aménagement les personnalités suivantes ont été nommées :

Ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif : Mohmed Melainine Ould Eyih ;

Ministre de la Santé : Sidi Ould Zahaf ;

Ministre de la Fonction publique et du Travail : Camara Saloum Mohamed ;

Ministre de la Transformation numérique de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration : Abdel Aziz Ould Dahi ;

Ministre des Pêches et de l’Économie maritime : Dy Ould Zein ;

Ministre de l’Agriculture : Sidina Ould Sidi Mohamed Ould Ahmed Ely ;

Ministre de l’Élevage : Lemrabott Ould Bennahi ;

Ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme : Naha Mint Hamdi Ould Mouknass ;

Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Taleb Ould Sid Ahmed ;

Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire : Sid‘ Ahmed Ould Mohamed ;

Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement : Mohamed El Hacen Ould Boukhreiss ;

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Amal Sidi Cheikh Abdallahi ;

Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte- parole du gouvernement : Moktar Ould Dahi ;

Ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille : Naha Mint Haroune Ould Cheikh Sidiya.

AMI

Regardez « Situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal: Le député Biram Dah Abeid interpelle macky SALL » sur YouTube

Discours du président Biram Dah Abeid lors de la conférence de presse tenue conjointement à Dakar par IRA-Mauritanie, IRA-Senegal et la délégation des droits l’hommiste américains dirigée par Abolition Institute, le mercredi 26 mai à la mairie de DiammaGuene.

©️ Crédit source : réseaux IRA-Mauritanie

Mauritanie | A propos de la 1ère Dame


Mariem Mint Mohamed Fadel Ould Dah a accompagné son époux à Paris, venu assister au sommet sur le financement des économies africaines. Elle en a profité pour discuter avec Brigitte Macron de ses combats.




🔷Ancien ministre :


Née en 1980 à Atar, dans la région de l’Adrar, Mariem Dah a quatre sœurs et un frère. Son père, Mohamed Fadel Ould Dah, est un ancien militant du Mouvement national démocratique (MND, un parti de gauche), très respecté dans tous les milieux politiques.

Cet avocat a occupé de nombreuses fonctions : il fut ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique du président Mohamed Khouna Ould Haidalla, ambassadeur dans de nombreux pays arabes (Irak, Syrie, Jordanie, Maroc…), puis conseiller de Maaouiya Ould Taya. Il est aujourd’hui retraité.


🔷Étudiante à Damas:


« J’ai grandi dans une famille très ouverte d’esprit », confie-t-elle. Mariem Dah a beaucoup voyagé dans son enfance, au gré des missions diplomatiques de son père.

Elle a été scolarisée en Syrie, où ce dernier était alors en poste. Puis, elle s’est inscrite en 1999 à la Faculté de médecine dentaire de Damas, dont elle est sortie diplômée en 2004.


🔷Rencontre :


Retour en 2003. Encore étudiante, elle séjourne en Mauritanie afin de préparer son futur recrutement dans l’armée. À l’état-major, où elle vient préparer des papiers administratifs, elle rencontre Mohamed Ould Ghazouani, alors commandant du Bataillon blindé.


Ils se sont depuis mariés et ont eu trois fils, de 16, 13 et 7 ans. Mohamed Ould Ghazouani a trois filles issues d’un premier mariage.


🔷Grandes familles soufies :


Avant leur rencontre, et bien que les deux futurs époux ne se soient jamais croisés, les familles entretenaient déjà des liens étroits de longue date.

Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani, le défunt père du futur président, était le chef d’une grande confrérie soufie (courant ésotérique et mystique de l’islam) de l’est de la Mauritanie et comptait des milliers d’adeptes.

Mariem Dah est elle aussi issue d’une grande famille soufie. Son grand-père maternel en était une figure très respectée.


🔷Dentiste militaire :


Une fois diplômée, elle rentre s’installer à Nouakchott et exerce comme dentiste militaire durant un an. Elle devient ainsi fonctionnaire de l’État.

Deux ans plus tard, en 2006, elle ouvre son propre cabinet, avant d’intégrer l’Office national de la médecine du travail.


🔷Différence :


En 2008, naît son second enfant, Fadel, qui porte le prénom de son père. Le sachant différent « je déteste le terme de handicap », précise-t-elle, Mariem Dah entame un parcours du combattant afin qu’un diagnostic précis soit posé sur la maladie de son fils.

Elle multiplie les allers-retours entre Nouakchott et l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris. En vain.


🔷Cap sur Washington:


En 2011, son mari est chef d’état-major depuis trois ans lorsqu’elle décide de partir aux États-Unis afin de consulter d’autres médecins pour son fils.

Elle intègre l’ambassade de Mauritanie à Washington, en tant que première conseillère et enchaîne sans relâche les rendez-vous médicaux jusqu’à ce qu’on puisse lui dire avec certitude que son enfant souffre d’une maladie génétique très rare, liée à l’autisme.


🔷Combat d’une vie :


En 2018, elle rentre à Nouakchott et se lie via un groupe Whatsapp à d’autres femmes, elles aussi mères d’enfants autistes. Ce trouble neurodéveloppemental est très tabou en Mauritanie.

Elle crée avec une amie la première Association des enfants autistes de ce pays puis, avec un financement émirati, elle ouvre le Centre Zayed qui leur dispense des soins (éducation spécialisée, orthophonie, ergothérapie, kinésithérapie…) et accompagne leurs parents. Cette structure offre également des diagnostics gratuits.


🔷Loin de la politique :


Première dame depuis l’investiture de son époux, en août 2019, elle a délégué la gestion du Centre Zayed, mais continue de recevoir trois fois par an personnellement les familles.

Toujours à distance de la vie politique, elle projette d’ouvrir un grand établissement, qui pourrait, non seulement, accueillir les enfants autistes, mais aussi trisomiques et aveugles.


🔷Rendez-vous à l’Élysée :


Le 20 mai, elle s’est notamment entretenue au sujet de son combat avec Brigitte Macron, elle-même engagée sur les questions liées au handicap, qu’elle a pris l’initiative de solliciter.

Elle s’était rendue pour la première fois à l’Elysée trois jours plus tôt, afin de prendre part au dîner offert par Emmanuel Macron aux présidents et chefs de gouvernement, en marge du sommet sur le financement des économies africaines.


✍️Par Justine Spiegel, JEUNE AFRIQUE / kaw touré FB

©️ Crédit source : https://www.chezvlane.com/A-propos-de-la-1ere-Dame_a23257.html