DECLARATION LIMINAIRE DU PRESIDENT DE L’ASSEPS SEYDOU MOYE SIDIBE LORS DE LA CONFERENCE DE BAMAKO.


Les rapports entre humains sont aujourd’hui régis par les textes internationaux, communautaires er nationaux. L’article 1er de la déclaration universelle des droits de l’homme disposent : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Ainsi, la déclaration met à égalité tous les hommes sans distinction de race, de sexe, d’appartenance ethnique, de profession, de culture, de religion ou pour tout autre motifs. La civilisation humaine a donc atteint un degré qui doit amener chaque individu à refuser les inégalités quel que soit son origine.
Nous saluons les initiateurs de la conférence de Bamako.

La communauté soninké de la sous-région Ouest africaine garde jalousement des coutumes ancestrales aux antipodes de ces textes novateurs dont les prescriptions ont facilité l’équilibre du monde depuis le début de la deuxième moitié du 20ème siècle. Elles conservent certaines coutumes communément appelés « LAADA » dont l’application aboutit à l’instauration de la suprématie d’une race dite supérieure sur une autre inférieure.

Cette société dite supérieure est composée comme suite :
• Les chefs de village
• «Les maudis» marabouts
• «Les mangous» juges
Ce système rétrograde a marqué le fonctionnement de la société depuis des temps très anciens mais la nouvelle génération la supporte de moins en moins et cette conception féodale de la société favorise régulièrement des tensions. Le refus de cette soumission des classes naguère inférieures et ses conséquences ont poussé des membres issus de plusieurs habitants du villages soninkés à mettre en place «l’Association pour l’Egalité et le progrès des Soninkés » (ASSEPS) qui regroupe les soninkés du Sénégal et ceux de la Diaspora. Ce groupement a intégré un mouvement international appelé «GAMBANAKHOU» qui veut dire EGALITE en langue Soninké. Il réussit des membres de la communauté répartis géographiquement entre les Etats suivants : Mali, Mauritanie, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry.

C’est dans le cadre de la recherche de solution que l’ASSEPS, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) et le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) décidé d’agir par la sensibilisation afin de trouver des solutions dans la paix et le respect mutuel. Ce point de presse vise donc à alerter et à informer les autorités, la communauté national et internationale sur l’existence de pratiques aux antipodes des normes élémentaires de respect des droits de l’homme. Le quotidien de certains membres de la communauté soninké catalogués «castes» est rythmé par des brimades, des vexations et de privations de droits. A titre d’exemple, dans plusieurs villages, ces derniers sont même interdits de postes de responsabilités au sein de la Société.

Cette vie en communauté est en déphasage avec le progrès de l’humanité, les engagements internationaux et communautaires du Sénégal ainsi que les textes internes garantissant les droits fondamentaux des citoyens Sénégalais. C’est pourquoi l’ASSEPS, la RADDHO, le MSDH et le RMFP :
✓Mettent en garde contre d’éventuels troubles ethniques
✓Demandent aux communautés d’éviter la stigmatisation
✓Invitent l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées.

Fait à Bamako le 22 Mai 2021.

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/102319477828361/posts/629705068423130/

Guidimagha : Le wali présente les condoléances du Président de la République à la famille Diallo (AMI)



• Gouraye, 25/05/2021

Le wali du Guidimagha, M. Teyeb Ould Mohamed Mahmoud, a présenté mardi, au nom de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, au chef- lieu de l’arrondissement de Gouraye, (moughataa de Ghabou), ses condoléances à la famille Diallo suite au décès de Mme Fatimata Diallo, atteinte de covid-19.

En cette douloureuse circonstance, le wali a exprimé ses plus sincères condoléances et l’expression de sa compassion à la famille de la défunte, implorant Allah le Tout-Puissant de l’entourer de Sa Miséricorde, de l’ accueillir dans Son Saint Paradis et d’inspirer à sa famille, patience et soumission.

À son tour, le porte-parole de la famille a exprimé ses sincères remerciements et sa gratitude à Son Excellence le Président de la République et au wali pour ce geste qui leur va droit au coeur et qui témoigne de l’intérêt que porte l’État à ses citoyens.

Le wali était accompagné lors de cette visite par le maire de la commune de Gouraye, M. Tidjani Deh et des autorités administratives et de sécurité de la wilaya.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58568.html

Abolition Institute satisfaite des mesures prises par le gouvernement mauritanien dans la protection des droits des citoyens

La délégation antiesclavagiste américaine d’Abolition Institute qui séjourne depuis quelques jours en Mauritanie a tenu ce samedi 22 mai 2021 en début de matinée et de façon conjointe une conférence de presse l’ONG SOS Esclaves.

Au cours de cette conférence de presse, les activistes et américains de droits humains ont salué les bonnes intentions et garanties fournies par le gouvernement mauritanien à propos de l’application des peines contre les auteurs de crimes d’esclavage, des dossiers pendants devant les juridictions.

« La délégation d’Abolition Institute a été reçue en audience tour à tour par les ministres de la Justice, de l’intérieur, le commissaire aux droits de l’homme et le président de la commission nationale des droits de l’homme.

Et à chaque étape, une réunion de travail a été tenue, ont déclaré les membres de la délégation américaine.

Avec le ministre de la Justice, « il nous a été affirmé que le nécessaire sera fait pour l’application ferme des peines prononcées », a révélé Sean Turner, chef de la délégation américaine.

Sean Turner a salué le » travail considérable réalisé » par Sos Esclaves au profit des victimes.

A propos des difficultés d’enrôlement des citoyens, M. Turner a souligné que le ministre de l’intérieur leur a déclaré que « tous les mauritaniens seront enrôlés en l’espace de deux ans ». Face à cette affirmation, le temps nous en dira davantage », a-t-il noté.

Pour sa part auparavant, M. Boubacar Ould Messaoud, Président de Sos Esclaves avait remercié les autorités pour les dispositions prises et l’appui pour le séjour des hôtes. « Nous avons bien intégré cette logique que les autorités nous ont aidés. Ce voyage nous apaise. Nous étions très touchés de la décision du précédent régime qui avait empêché cette délégation de fouler le sol mauritanien.

Les deux parties ont répondu aux questions des journalistes qui ont porté sur plusieurs questions.

Source : Agence Tawary

©️ Crédit source : https://kassataya.com/2021/05/25/abolition-institute-satisfaite-des-mesures-prises-par-le-gouvernement-mauritanien-dans-la-protection-des-droits-des-citoyens/

Face au racisme et à l’exclusion : Existe-t-il un peuple politique mauritanien ? | Par Boulaye Diakité

Pas nécessaire d’être sociologue, juriste ou politologue, il suffit d’un simple regard : un arrêt sur une image des supporteurs d’un match de foot et une image de nos institutions (éducation, santé, etc.) dites de la république de Mauritanie. Rousseau disait ceci dans son contrat social « avant donc d’examiner l’acte par lequel un peuple élit un roi, il serait bien d’examiner l’acte par lequel un peuple est un peuple ». Un peuple n’est pas qu’une agrégation d’individus fascinée par un chef chauvin – un peuple n’est pas qu’aussi une population où un peuplement d’un territoire – le peuple enveloppe l’unité et la pluralité. Il est une association d’individus de s’accepter à vivre ensemble sur un territoire soumis aux mêmes lois et appartiennent aux mêmes institutions politiques.

On n’y trouve différentes catégories des peuples sur le territoire mauritanien, certains n’appartiennent pas aux institutions et tandis que d’autres oui. D’autres sont expropriées, privé de leurs identités juridiques, réduits en des étrangers sur leurs propres sols. Et enfin, une catégorie choisie et institutionnalisé. Les architectes de ce choix ne font rien au hasard ou par simple coïncidence, il s’agit bien d’une volonté, je dis bien une volonté politique.

L’urgence aujourd’hui est de dire à ses hommes qui ont pris ce pays un otage par les armes et trahis, qu’ils seront vaincus.
À l’heure où se trouve la dégradation de l’unité nationale, la question n’est plus à la négociation. L’urgence est la construction de l’unité nationale autour de nos valeurs communes et la reconnaissance de l’ensemble de nos communautés culturelles sans les « nous » et « eux ». La reconnaissance n’est pas négociable, me reconnaître, te reconnaître, je suis comme je suis tu es comme tu es.

Si nous ne voulons ou ne souhaitons pas vivre ensemble, il est aujourd’hui, urgent et temps de faire scission et prendre l’indépendance du sud de la Mauritanie.

Je constate sur ce territoire appelé la Mauritanie vive une population de tous contre tous pris un otage des intégristes nationalistes, des voyous, des bandits, des criminels. On assiste à un nomadisme politique sans précédent.

L’existence sociale mauritanienne est fragmenté au point qu’il n’y a plus d’espoir d’unité nationale. Des factions rivales qui s’échangent le pouvoir par des méthodes voyous.

Coexister ou vivre ensemble n’est pas limité les droits et les libertés uns et l’inverse pour une catégorie. Coexister et vivre ensemble, s’est reconnaître et garantir les libertés civiles aux mêmes titres en terme de culture, de langue et des droits.

La population mauritanienne qui lutte pour rétablir ses propres maux sociétales ailleurs tandis qu’elle attend la libération du divine chez elle. L’existence, ici ou ailleurs ne se donne pas, elle s’arrache par la lutte.

Le racisme d’état mauritanien n’est pas naturel mais construit socialement et volontairement. Le peuple mauritanien est tellement habitué et socialisé à vivre l’injustice, le racisme et l’exclusion et ne s’en rende même plus compte. La légalisation des conditions sociales est une exigence et non négociable.

Cette politique de spectacle, nous n’en voulons plus. Le mauritanien lambda se manifeste selon les nombres des nominations de sa famille, ses proches, sa communauté, ses amis et sa tribu. L’existence de soi n’a plus aucun sens, le citoyen a perdu le courage d’exister.

Les nationalistes (nasséristes et batthistes) et les lobbys religieux ont légitimé les inégalités sociales, politiques et économiques. Les nationalistes font appel à la pureté de la race. Les lobbys religieux se réfèrent à d’autres raisons extérieures à la société et à la vie humaine. Les religieux légitiment tout par des lois et des ordres surnaturelles et se donnent l’autorité d’être les gardiens des lois divines. Il faut avoir le courage et affronter pour exister, être hostile aux racistes, aux intégristes nationalistes, aux lobbys religieux. Il est temps que nous arrêtions de mendier les droits des noirs en Mauritanie. Le courage, pour une existence.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10208854831163816&id=1705378100

C’est avec un réel sentiment de responsabilité que je vous expose l’intérêt et la nécessité de déblayer le sujet “la citoyenneté”. | Par Tidiane Diarra


De toutes les urgences légitimes auxquelles notre pays fait face , la problématique de la citoyenneté et de la paix dans son approche la plus complète apparaît comme la plus urgente de toutes.
Tout d’abord , parce qu’elle incarne toutes les dimensions fondamentales du système démocratique consacrées par nos textes fondateurs et de leur philosophie substantielle.
Ensuite cette question de la citoyenneté recèle en elle toutes les caractéristiques , tous les préalables et tous les ressorts de notre idéal national et de notre vouloir vivre ensemble dans la paix et la liberté.
Enfin la problématique de la citoyenneté est ce qui exprime le mieux dans notre pays. L’impuissance morale , structurelle et fonctionnelle de l’état d’une part et d’autres parts la fragilisation brutale et suicidaire de l’ensemble du corps social et politique. Qu’est ce que parler de la citoyenneté? C’est :
1) aborder la problématique des droits, des libertés et des devoirs du citoyen dans son rapport à l’état, la société et d’autres citoyens.
2) pointer du doigt nos obsessions ethniques et identitaires qui sont devenues de véritables dynamiques perverses de notre désintégration nationale et politique
3) parler de la paix démocratique et de la cohésion pacifique dans la société avec des droits égaux , des libertés égales et une justice effective.

Chers compatriotes le constat est sans appel, convenons en, la réalité est brutale, le communautarisme identitaires et ethniques menacent gravement notre chère patrie, sa démocratisation et sa paix sociale .
L’ethnicisme politique et instrumental, le régionalisme et le clientélisme sont devenus notre handicap majeur et une vulnérabilité inquiétante de la paix sociale et la stabilité crédible de nos institutions.
L’évidence est douloureuse mais palpable, nous avons dans notre pays un manque criard et destructeur de citoyenneté, de culture de civisme, de culture démocratique et de facteurs démocratiques.

Le constat, nous devons tous le reconnaître en toute honnêteté y mettre les mots et le langage qu’il faut et y faire face avec ténacité et intelligence car lorsque les mots ne disent pas réels, le langage perd sa valeur, la politique son sens.
À défaut nos mots deviennent incompréhensibles, inefficaces et sans sens…et la parole publique creuse et inaudible.
Voilà les signes du désastre annoncé.

Qu’Allah nous vienne en aide.
Qu’Allah béni les justes & Ma Mauritanie.

Tidiane Diarra
Inchiri/Mauritanie.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4065930386818333&id=100002042360587

DISCOURS DE LA CONFERENCE DU 22 MAI A BAMAKO MR DIAGUILY MARO KANOUTÉ PRESIDENT DU RASSEMBLEMENT MALIEN POUR LA FRATERNITE ET LE PROGRES DE KAYES (R..M.F.P)



MR Gouverneur du District de Bamako
Mr le Représentant du Ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux ;
Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale ;
Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ;
Mr le Représentant du Ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales;
Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali MINUSMA;
Le Haut-Commissaire des Réfugiés des Nations Unis pour le Mali ;
Le President de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali
Le Président du Mouvement pour la Sauvegarde des droits de l’Homme
La Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage
Le Syndicat libre et Autonome de la Magistrature du Mali ;
Le Barreau Pénal International ;
L’Ordre des Avocats du Mali ;
Les Ambassades, Consulats et Chancellerie du Mali ;
Les Organisations de la Société Civile du Mali ;
La Fédération Nationale des handicapés du Mali ;
Les Associations des Femmes pour la promotion du genre ;
Les Organisations faitières de la presse ;
Les Organisations faitières de la jeunesse ;
Les Organisations représentatives de la diaspora du Mali ;
Et toutes autres corporations œuvrant pour la paix au Mali.

Distingués Invités

Notre Association le RMFP (Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès) Cela fait quatre (4) ans que nous nous battons contre les coutumes esclavagistes dit statut d’esclave dans les cercles de Diéma, Nioro, Yélimané, Kita, Nara, Bafoulabé et Kayes et cela fait que quatre ans qu’on est chassé, ligoté, trainé, humilié, maltraité, lynché, tué et jeté comme de la mer et tous ses crimes sont commis sous les yeux bienveillants des Autorités locales et nationale, sécuritaires et judiciaires. Et le tout sous les yeux des Députés les elus communaux et le Gouverneur de la region de Kayes.

Nous condamnons avec la plus grande rigueur l’assassinat terroriste, lâche, sauvage et barbare de quatre (4) chefs de familles à savoir Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans) dans le village de Diadioumé, commune de Gogui, cercle de Nioro au Mali. Nous nous inclinons devant la mémoire des dites personnes ayant perdus la vie dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, et nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessé(es).

Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques survenues dans la Commune de Tomora (Cercle de Bafoulabé) dans la journée du 02/10/20 contre les membres de l’association anti-esclavagistes CSP/ACDE et les tentatives de destitutions du Maire de ladite Commune au motif visant les origines sociales du Maire en question.
Nous condamnons encore les attaques meurtrières du 05 au 07 Avril 2020 qui ont eu lieu à Lany Tounka dans la Commune rurale de Sony où un homme a perdu la vie et deux femmes ont fait des fausses couches suite aux coups et aux blessures volontaires qu’elles ont subi. Des maisons ont été vidées, saccagées et brulées ; une femme ligotée, trainée par une bande de jeunes barbares et brutes. La vidéo a fait le tour du monde, des traitements inhumains, cruels comparable à une autre époque, à une autre ère, à un autre temps. Les auteurs de ces actes ignobles ont tous bénéficiés de la liberté provisoire et jusqu’à présent, aucune peine n’a été prononcée à leur égard.

Nous condamnons une fois de plus les centaines d’attaques perpétrées entre 2018 et 2021 contre les abolitionnistes esclavagistes dans les villages de Kerwané, Kaïnéra, Krémis, Yarka, Diakadromou, Nahali, Dramané, Tafacirga, Ségala, Bafarara, Khalinioro, Khabou, Makhana, Sansagné, Dialakha, Sabouciré, Maréna, Dioucoulané, Harikidou, Hamdallaye, Trougoumbé, Diarrah, Mamoyré, Bakhamabougou, Gourdi, Diangounté Camara, Fatao, Témikoro, Toudou, Bouly, Béma, Demba Gadiaba, Blissibougou, Sakora, Séroumé, Djallan, Tomora et Kersignané.
Sirimoulou communbe rurale de Koussané :apologie de l’esclavage courant mois de mars 2021.

Durant l’année 2021, il y a eu des attaques dont nous comptons plusieurs bléssés grave dans les villages de Samba Dramané le 10 Avril 2021, Goudiame, Dembagadiaba, Maganatoubaboukani le 15 Mai, le 03 Mai 2021 le chef de village Bagamabougou a ordonné à des familles d’esclaves qui ont émis le souhait de ne plus etre traiter comme telle de quitter le village immediatement par risque de ne pas etre abbatu mais malheureusemnt cet incident a generé plusieurs blessés et 83 deplacés tous hebergés à la cité des enfants de Niamakoro,le 16 Mai 2021 le village de Kheybaré dans le cercle de Nara , il y’a eu une attaque perpétrée dans le village de Teyssibé, commune de Kara Koro, arrondissement de Aourou, cercle de Kayes le jeudi 20 Mai 2021 et nous en passons.

Nous condamnons les arrestations répétées, injustifiées et arbitraires de nos membres dans les villages Soninkés, Kasonkés, Peulhs, Kagoro et Diogaramés ou encore l’arrestation de nos membres résidents à l’étranger qui sont arrêtés injustement à l’aéroport de Bamako avec la complicité ou la main cachée de certains Procureurs, anciens Ministres, anciens Gouverneurs, anciens Députés ou millionnaires originaires de la Région de Kayes.

La constitution du 25 Février 1992 reste la loi fondamentale du pays et aucune coutume, ne peut être prise en compte quand cette dite coutume viole sciemment la constitution du pays, les Accords et Traités Internationaux.
Son article 1er est clair : « La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ».

L’article 2 est sans ambiguïté : « Tous les maliens naissent et demeurent libres et égaux en droit et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée ».

Et quant à l’article 4 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi ».
Et enfin l’article 5 : « l’Etat reconnaît et garantit, les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, le libre choix de la résidence, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation ».
Nous avons actuellement plus de 3000 déplacés et réfugiés à travers le Mali et ailleurs. Ils ont fui les violences car il y’a une anarchie totale dans les zones esclavagistes et on a l’impression que l’Etat n’existe pas. Certains procureurs n’osent même pas envoyer une convocation dans certains villages par peur de voir une horse de jeunes à leur porte prêtent à tout et malgré.
Nous tenons à remercier nos villages d’accueils plus particulièrement les Chefs de village de Mambry et le village de Djidia qui nous ont tendu la main.

Nous voulons savoir :
1. Si nous sommes des Maliens comme le reste des Maliens ?
2. Si nous sommes libres comme tous les Maliens ?
3. Pourquoi le Gouverneur et les Autorités locales jouent le silence et à l’inaction face aux crimes contre les droits de l’hommes et pourquoi ils continuent de nier l’existence de l’esclavage à commencer par Monsieur le Gouverneur de Kayes ?
4. Pourquoi les auteurs et les co-auteurs de ces crimes esclavagistes bénéficient de l’impunité totale ?
5. Pourquoi les Autorités locales et les Elus (Maires et Députés) font tout pour camoufler, voir même étouffer notre combat ?
6. Pourquoi ces criminels ne sont jamais condamnés par la justice Malienne ?
7. Et depuis quand, les criminels peuvent demander la liberté provisoire et pourquoi ils ne sont jamais jugés une fois libérer ?
Tant de questions restent posées mais qui n’ont pas de réponses à cause du laxisme, du manque de rigueur dans le système judiciaire malien. Aujourd’hui, les criminels esclavagistes pensent qu’ils peuvent tous faire, y compris tué mais ils ne passeront pas six (6) mois en prison d’où la recrudescence des violences.
Nous demandons au Gouverneur de la région de Kayes d’arrêter avec sa politique de l’autruche et nous demandons à ce qu’il soit très franc avec les esclavagistes de la région de Kayes (cercle de Yélimané, Diéma, Nioro, Bafoulabé, Kita, Kayes).
Que les esclavagistes comprennent que l’esclavage est fini depuis 1905 et il a totalement disparu depuis le 22 septembre 1960. Qu’il est interdit d’appeler un malien « esclave » et plus forte raison l’empêché de se réunir, de se déplacer, de penser qu’il est libre, de vendre ou d’acheter, de cultiver, de boire et d’occuper sa maison et de résider dans son village d’origine.
Que le Gouverneur dise en toute clarté aux esclavagistes que le territoire malien appartient à l’Etat malien et que ce n’est pas un simple chef de village qui peut empêcher d’autres maliens de cultiver ses terres pour refuser une coutume ancestrale basée clairement sur l’esclavage, l’humiliation et la discrimination ; mais si vous décidez de leur donner ce droit de nous exproprier de nos terres au détriment des lois et des droits du pays, alors préparez vous à être le responsable des bains de sang à venir.
Monsieur le Gouverneur si vous ne réagissez pas, si les nouvelles Autorités de la Transition ne prennent pas des mesures nécessaires, rigoureuse et rapides, nous n’auront d’autres choix que d’appliquer la loi de Talion : « Œil pour Œil, dent pour dent ».

Le sang appelle le sang ; nous avons vécu et enduré tous les crimes et atrocités des soi-disant faux maîtres et tout le monde a été saisi dès 2018 depuis l’ancien président IBK jusqu’au dernier recru des autorités locales mais tout le monde a fermé les yeux, la bouche et les oreilles comme si nous n’étions pas des maliens, comme si nous n’étions pas chez nous. Pendant quatre (4) ans, nous avons attendu afin que justice soit faite mais au lieu de résoudre définitivement le problème, le système judiciaire n’a fait que légaliser et légitimer.
L’esclavage dans la région de Kayes et certaines Autorités se sont permis de dire que les esclavagistes défendent leurs coutumes.
Nos revendications sont simples :
• Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ;
• Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance ;
• L’arrêt immédiat de la fornication sur nos filles et nos femmes au détriment d’un mariage, des filles et leurs enfants sont abandonnés par leurs compagnons sous la pression de la société qui traite la progéniture d’esclave.

NB : Pour justifier leurs crimes organisés, les esclavagistes mentent en disant que nous voulons devenir des chefs de villages ou des imams. Voyons un peu : avez-vous enregistré une plainte où quelqu’un désirait devenir un chef ou un imam ?
Nous resterons déterminer jusqu’à ce que justice soit faite depuis les faits de 2018 jusqu’à nos jours afin que le statut d’esclave coutumier soit banni, aboli par une loi spécifique votée par l’Assemblée Nationale du Mali.

Bamako le 22 MAI 2022

«Esclavage par ascendance au Mali»: Une plainte de la CNDH en gestation contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs de cette pratique



Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, annonce que sa structure est en train de constituer des dossiers solides pour engager les procédures judiciaires contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs et les complices de pratiques de l’esclavage par ascendance sur toute l’étendue du territoire. La déclaration a été faite, le samedi 22 mai dernier, à la Maison des Aînés, lors d’une conférence-débats sur « la problématique de l’esclavagiste au Mali : le cas du milieu soninké, enjeux et résolutions » .

Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali, le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP), en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH), a organisé une conférence-débats autour de la pratique l’esclavagiste au Mali. Elle était animée par le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, le président de Waraba Afrique, représentant de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’Esclavage et ses séquelles, Me Saïd Larifou, ainsi que celui du MSDH, Boubacar N’Djim.

Selon ce dernier, l’esclavage est une réalité dans la région de Kayes, surtout en milieu soninké. Avant de soutenir que le cas le plus frappant de traitement d’esclave est celui du lynchage de 4 militants anti-esclavage, à Diandioumé, dans le cercle de Nioro. A ses dires, « dans la région de Kayes, toute la communauté internationale doit se mobiliser, car des milliers de personnes ont abandonné leur village par peur d’être tuées et vivent sans aucun revenu pour subvenir à leurs besoins » .

Boubacar N’Djim explique que, si ces conflits durent toujours, c’est parce que ces actes répréhensibles ne sont pas punis avec la rigueur qu’il faut. « Des condamnations faibles pour des personnes coupables de coups et blessures volontaires ne peuvent que les encourager à continuer de perpétrer ces crimes. Dans ces contextes, on ne peut qu’indexer l’œil complice des autorités locales et des plus hautes autorités de l’Etat » , a regretté le président du MSDH.

Le représentant de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’Esclavage et ses séquelles, Me Saïd Larifou a, dans sa plaidoirie, déploré que « des siècles après l’abolition officielle de l’esclavage et, notamment, de la traite des êtres humains, il est humainement insoutenable et intolérable de constater que l’humanité n’a pas tiré toutes les leçons des conséquences humaines, sociales et économiques des atrocités de l’homme contre l’humanité » .

Il soutient ainsi que les organisations africaines, engagées dans cette lutte estiment que «l’esclavage n’est pas une fatalité et sa persistance dans ses nouvelles formes requiert des réponses à la fois préventives et répressives». Dans cette optique, il ajoute que » nous saisirons les institutions régionales et internationales pour demander que l’histoire de l’esclavage, les nouvelles formes d’asservissement humain et ses conséquences dans les rapports humains, soient inscrites dans les programmes scolaires des pays membres de l’Union Africaine « .

Le Président de la CNDH, Aguibou Bouaré a, à son tour, affirmé que, depuis un certain temps, « notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance. Il ajoute que cette pratique, digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit » .

Pour lui, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue, aujourd’hui, une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son «statut d’esclave » . « Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’hommes libres, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, de mariage, au droit de propriété, à la santé, à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion » , a-t-il dénoncé avec véhémence.

Aussi, le président de la CNDH a-t-il annoncé que sa structure est en train de constituer des dossiers solides pour engager les procédures judiciaires contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs et les complices de pratiques de l’esclavage par ascendance, sur toute l’étendue du territoire. Et de renchérir : « Par principe de la Loi de complémentarité, si les juridictions nationales ne réservent pas de suite à ces procédures, nous allons les déporter au plan régional et international et saisir la Cour Pénale Internationale (CPI), parce qu’il s’agit de crimes contre l’humanité » .

Daouda SANGARE

Source: l’Indépendant

©️ Crédit source : https://lindependant-mali.net/2021/05/24/esclavage-par-ascendance-au-mali-une-plainte-de-la-cndh-en-gestation-contre-les-commanditaires-auteurs-et-co-auteurs-de-cette-pratique/

🟢 Une Conscience Engagée à Saluer vivement ! | Bref Hommage à Monsieur Boubacar N’DJIM


Il s’appelle Boubacar N’djim , le président de l’ONG Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme (MSDH) au Mali . Un Juste humaniste profondément investi auprès des militants anti-esclavagistes Soninké victimes au Mali. Un vrai patriote et panafricain convaincu, il a été toujours un relais communicationnel d’alerte pour ces sans-voix agressés, humiliés et expulsés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Là où une certaine élite sociale, religieuse et intellectuelle de soninkara se fourvoie et se compromet moralement dans un relativisme complice avec les bourreaux féodaux, cet homme au cœur plein d’empathie pour les victimes de ces affreuses tares, affronte menaces et diverses pressions pour soutenir cette louable cause abolitionniste. Il n’est ni soninké ni issu d’un environnement social soninké, en guise de petit rappel.

À lire ci-après en lien son discours lors de la conférence du 22 mai 2021 à Bamako sur les problématiques de l’esclavage chez les Soninkés au Mali : https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/05/22/discours-memorable-du-president-ndjim-boubacar-lors-de-la-1ere-edition-de-conference-de-bamako-ce-samedi-22-mai-2021-sur-les-graves-violations-des-droits-humains-liees-a-lesclavage-par-ascendance/

✓Merci cher frère et ami. L’histoire retiendra !

– KS pour le BLOG

[Vidéos] – Quelques interventions lors de la conférence de Bamako sur la question de l’esclavage par ascendance | les problématiques dans la communauté soninké.

Samedi 22 mai 2021, l’association RMFP – Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (Aile Ganbanaaxu Mali) et l’ONG MSDH – Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme et leurs partenaires internationaux, ont organisé une conférence sur l’esclavage par ascendance qui sévit horriblement aujourd’hui au 21 ème siècle au sein de certaines communautés ouest-africaines, en l’occurrence chez les Soninkés. Depuis 4 ans avec l’éveil abolitionniste transnational au sein du groupe sociolinguistique soninké, les défenseurs de coutumes esclavagistes et rétrogrades se sont manifestés par des graves violations des droits humains à l’encontre des militants engagés contre cet esclavage coutumier qui humilie et discrimine socialement et humainement. Les descendants d’esclaves qui osent de se défaire du système d’assignation esclavagiste du Ladalenmaxu sont harcelés, agressés, expropriés, expulsés et tués pour certains comme le cas de 4 militants tués à Djandjoumé au Mali dans la nuit du 1 septembre 2020 … Lire ce lien https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F . Dans plusieurs localités soninké du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie, ce même phénomène affreux d’un autre temps est indexé entre les membres de la même communauté ayant la même langue et la même religion. Ainsi la conférence du 22 mai à Bamako rentre dans le cadre d’une sensibilisation à visée d’alerte à la communauté continentale et internationale sur ces vestiges cruels de la traite esclavagiste intra-africaine.

✓Ci-après en vidéos quelques interventions autour de cette rencontre :

– KS pour le BLOG

© Crédit source : RS militants Ganbanaaxu.

DISCOURS DE Me SAID LARIFOU, PRÉSIDENT DE WARABA AFRIQUE, REPRESENTANT DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE ET SES SÉQUELLES.

BAMAKO LE 22 MAI 2021

CONFÉRENCE DE BAMAKO SUR « LA PROBLÉMATIQUE DE L’ESCLAVAGISTE AU MALI : LE CAS DU MILIEU SONINKÉ, ENJEUX ET RÉSOLUTIONS.



DISCOURS DE Me SAID LARIFOU, PRÉSIDENT DE WARABA AFRIQUE, REPRESENTANT DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE ET SES SÉQUELLES.

Honorables assistants et invités en vos grades et qualités, Salam anlaikoum,

Les organisations africaines de lutte contre l’esclavage et ses séquelles m’ont fait l’honneur en me désignant pour venir vous exprimer leur solidarité et leur fraternité en raison des souffrances endurées aux victimes de l’esclavage notamment des femmes et enfants, nombreux dans cette salle de conférence, pour témoigner l’horreur et l’atrocité. Des siècles après l’abolition officielle de l’esclavage et notamment de la traite des êtres humains, il est humainement insoutenable et intolérable de constater que l’humanité n’a pas tiré toutes les leçons des conséquences humaines, sociales et économiques des atrocités de l’homme contre l’humanité.

Des chiffres donnés par des études extrêmement sérieuses et crédibles effectuées par des scientifiques, experts de renom, évoquent 22 Millions d’Africains sont réduits en état d’esclavage, ont été arrachés au continent noir entre 1500 et 1880 et que 200 millions de personnes sont mortes de l’esclavage. Ces chiffres sont confirmés par des historiens, arguments à l’appui
Malgré le caractère odieux, de l’atrocité de ces crimes contre l’humanité, dans certains coins du monde, plusieurs siècles après, des êtres continuent à nier la dignité humaine en perpétuant ces pratiques indignes de nous.

Oui , elles sont indignes de l’humanité et sont l’expression de notre échec , celui de l’homme paradoxalement capable des inventions technologiques extraordinaires , des études sur les sciences humaines, sociales et cruellement incapable de rapprocher des cœurs des êtres humains et construire un monde plus solidaire et fraternel où le principe universel selon lequel « nous sommes tous nés égaux « et de faire de la dignité humaine une valeur sacrée et inaliénable

Aucune civilisation, aucune culture ni idéologie ou religion ne peut être évoquée pour justifier ou légitimer l’horreur , l’atrocité et la cruauté des souffrances infligées à des populations Africaines en Afrique par des catégories sociales s’estimant, à tort , supérieures.
Selon les Nations Unies, dans son rapport publié en 2016, plus de 40.000.000 millions de personnes en sont victimes en ce moment dans le monde.

C’est un passé cruel et présent dans notre mode pensée et dans nos rapports entre nous. L’esclavage est un sujet sensible. Je l’aborde donc avec nuance, prudence, compassion aux victimes, lucidité car je suis conscient que le combat pour éradiquer ces crimes qui résistent au temps, aux évolutions des sciences et du monde n’est et ne sera pas un fleuve tranquille. Il s’inscrit dans temps et requiert de la détermination, de la conviction sur le droit naturel attaché à tout homme et de l’amour et la fraternité que nous devons manifester pour son prochain.

Le paradoxe de l’Afrique. Notre continent a prouve à l’humanité sa capacité à créer, à faire des inventions technologiques et scientifiques ainsi que le prouvent les plus anciennes civilisations qui confirment par exemple que la métallurgie du fer inventée depuis 3850 avant jésus – christ sont l’œuvre des peuples noirs qui malgré cela a passé des siècles douloureux du 15 au 19 ème siècle
Les organisations africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles estiment que l’esclavage n’est pas une fatalité et sa persistance dans ses nouvelles formes requiert des réponses à la fois préventives et répressives.

Dans cette optique, nous saisirons les institutions régionales et internationales des propositions pour demander que l’histoire de l’esclavage, les nouvelles formes d’asservissement humains soient ses conséquences dans les rapports humains soient inscrits dans les programmes scolaires des pays membres de l’Union Africaine. Nous prions pour que les futures générations d’Africains soient plus fraternelles, solidaires et se débarrassent des stigmates et séquelles de ces crimes contre l’humanité.

Nous sommes persuadés et convaincus que tout individu, quelles que soit ses origines sociales et géographiques et son environnement culturel dispose en lui une part d’humanité. La prévention de ces crimes et les sciences humaines doivent être orientées pour prévenir les prémices de ce fléau. Il est important pour nous d’inscrire le rejet, la lutte contre l’esclavage dans le paysage culturel et social en Afrique.

Nous savons que l’impunité des crimes est dangereuse car elle instaure une forme de normalité qui provoque d’autres crimes. Ici, comme ailleurs, la diffusion des images des horreurs témoignent d’une forme de banalisation de ces crimes devenus hélas ordinaires alors qu’ il s’agit des crimes contre l’humanité. Il nous semble donc important de demander à l’Union Africaine et à d’autres institutions régionales et internationales mobilisées contre ces crimes à nous aider pour obtenir la mise en place d’une juridiction Africaine ayant compétence exclusive pour juger les crimes d’esclavage commis en Afrique.

La présence dans cette conférence d’éminents représentants du Barreau Pénal International est une très bonne opportunité pour demander leur contribution dans le combat mené contre l’impunité des crimes d’Etat et crimes contre l’humanité
Je réitère mes remerciements et félicitations aux organisations africaines signataires de la Charte de la Coordination des Organisations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles, il s’agit de :

L’ONG Panafricaine Waraba Afrique
AHME
ARMEPES France
Kane Afrique
A.C.D.E
ASSEP Sénégal
Ganbana International
Ira Mauritanie
G5 Sahel
MSDH
PASSE TROP PRESENT

Me Saïd LARIFOU, Président de Waraba Afrique, représentant de la Coordination des Organisations Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles.