● Mauritanie | Agitation à Sélibaby après la tentative d’enterrer un chrétien dans un cimetière musulman | [Taqadoumy]

Taqadoumy – Le débat sur le dossier de l’évangélisation dans la ville de Sélibaby, capitale de la région de Guidimagha, est revenu sur le devant de la scène après le tumulte suscité par l’enterrement d’une personne impliquée dans cette affaire.

Le site « Guidimagha News » a rapporté que le défunt, qui officiait comme coiffeur, est décédé dans un accident sur la route de Nouakchott. Son corps a été transféré à Sélibaby pour y être enterré.

Seulement, à l’arrivée du corps, les présents ont été surpris d’apprendre par le chef de la cellule à laquelle appartenait le défunt qu’il était « chrétien » et qu’il devait être enterré selon les rites du christianisme, ce qui a suscité un grand mécontentement.

Le site a indiqué que certains imams ont demandé de ne pas enterrer le défunt dans les cimetières musulmans, estimant qu’il n’avait pas proclamé son repentir.

Il y a deux ans, une cellule d’évangélisation avait été révélée dans la ville, comprenant des membres de divers horizons, qui avaient procédé à des cérémonies de baptême pour de nouveaux convertis.

Les enquêtes menées à l’époque avaient abouti à l’arrestation des personnes impliquées, qui ont été libérées par la suite.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=782519

● Rendons-nous HOMMAGE VIVANT | Notre Seyre « national » : une plume humaniste qui alerte et inspire !

📸-Paris, il y a quelques années, autour de lui, une équipe de l’ancien BE d’Armepes-France

Il s’appelle M. Seyre SIDIBE, une pointure de l’arène journalistique mauritanienne. Natif de Sélibaby et issu de l’ensemble communautaire soninké de la capitale régionale du Guidimagha. Professeur de français de formation de base, il est valablement imprégné en analyste avisé de la vie sociale et politique intra-communautaire soninké et sur les données à l’échelle nationale de son pays, la Mauritanie. Ses différentes contributions sont d’une grande pertinence (fond et forme) et s’inscrivent dans un engagement intellectuel proactif très louable. Le Top responsable du site internet d’information https://ondeinfo.com/, ne cesse d’alerter, d’interpeller, d’interroger et de secouer un magma politico-sociétal qui régit hermétiquement une certaine vie communautaire soninké aujourd’hui. Son plaidoyer est constant et plein de sagesse discursive pour l’avènement d’une société débarrassée de vielles recettes indigestes moralement et socialement de nos jours. Il appelle à une dynamique reformatrice pour consolider et asseoir une véritable cohésion sociale sur la base de la dignité humaine et de l’égalité citoyenne. L’ensemble communautaire a besoin d’une mue pour s’adapter et larguer à un ailleurs loin ses tares foncièrement nuisibles au vivre-ensemble.

Également, concernant la vie publique nationale, il nous sert régulièrement ses analyses riches et interpellatives à l’endroit des décideurs étatiques et autres acteurs sociaux. Les thématiques et les problématiques n’échappent que rarement à son diagnostic lumineux doublé d’une batterie de propositions émises et comprises en filigrane par une habileté textuelle d’une facture proverbiale.

Il incarne la position historique et visionnaire de tant d’intellectuels par le passé qui ont su habiter publiquement cette qualité par de la substance avérée et téméraire. Point d’idéalisme rêveur ni d’encrage prétentieux à partir d’un trône de condescendance d’un lettré incohérent et complexé, M. Sidibe est une source-ressource sociale et intellectuelle qui peut contribuer à l’émergence d’un ordre social et politique JUSTE à l’intérieur de son groupe sociolinguistique ainsi que dans son pays.

Je tiens à lui consacrer ce modeste élément qui ne prétend aucunement de faire intégralement son portrait d’acteur social et intellectuel qui compte positivement dans les débats publics. Par ses sorties médiatiques que notre Blog https://ecrit-ose.blog/ a eu l’honneur de reprendre régulièrement, j’estime qu’il représente une figure inspirante pour les univers mentaux et les engagés investis dans notre écosystème social, politique, éducatif et culturel.

👉🏿Ici un lien de publication choisie arbitrairement parmi ses perspicaces contributions https://ondeinfo.com/quelle-est-la-pigmentation-de-la-mauritanie/

3 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

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● Mauritanie | Le militantisme, nous et nos failles | Entre réalisme et idéalisme ! | Par KS



📸 Paris courant 2014… sit-in de soutien à nos camarades militants abolitionnistes IRA incarcérés en Mauritanie.

Après un bref et intime feedback sur une décennie de modeste observateur- acteur de l’écosystème militantiste mauritanien, je me convaincs à croire que nos compatriotes haratines engagés dans diverses initiatives militantes et lobbyistes à l’intérieur ou- et à l’extérieur du système étatique, peuvent constituer une grande source d’inspiration. Ils disposent d’une élite sociale, politique et militante qui n’est pas d’accord à 100% sur TOUT en termes de méthodologie, de tempo, de priorités phasiques, d’adaptation et de champs à investir quand, comment, par qui et avec qui….mais travaille intelligemment et sûrement pour une dynamique d’élévation sociale et politique qui force le respect. Et le collectif communautaire va en bénéficier directement ou indirectement…parce que l’Etat profond dans sa gestion de la chose publique veille par un commerce politique et une sorte de cooptation finement stratégique pour calmer et contrôler.

Du chemin a été parcouru depuis la fondation pionnière du mouvement El-Hor il y a plus de 40 ans, et ils sont partis de très très loin avec beaucoup d’écueils multidimensionnels et complexes. Le temps passant avec visions, résilience et patience sur différentes palettes de la vie publique nationale, aujourd’hui ils représentent une force politique incontournable (démographie, militantisme, lobbies, intellectuels, administrations…) dans sa diversité partisane, à toute INITIATIVE liée à la question nationale. Nous sommes très loin de la période d’Aleg 1958, lors du conclave entre élites de 2 ensembles (arabo-berbère et négro-africain) pour parler de l’avenir du « gâteau » (le pouvoir et ses privilèges) qui sera légué par l’administration coloniale. À l’époque, les cadets sociaux pour ne pas dire les esclaves et autres subordonnés statutaires de 2 bords, ne comptaient pas dans les débats, ni leur sort également. Et sans leurre d’ordre cutané et d’habillage culturel bien superficiel à disséquer de près, d’autres composantes encartées cadets sociaux en milieu négro-africain (soninké, peul..), se doivent un travail d’éveil profond et visionnaire sur les données sociales et politiques et s’inspirer de la communauté haratine. Ainsi aux uns et aux autres, nos chapelles associatives pour la défense des droits humains et nos revendications peuvent être différentes en ceci ou en cela, mais n’oublions pas la nature de nos réalités particulières et ce qu’on y aspire fermement avec réalisme progressif en se débarrassant de tout idéalisme brumeux et stérile.

25 mars 2025

KS pour le BLOG

● L’éditorial de La Nouvelle Expression : La migration, notre problème… nos autorités… la police | Par M. Camara Seydi Moussa

La Nouvelle Expression – Beaucoup de choses pour un édito : la situation du pays, depuis ma dernière sortie éditoriale, les politiques mauritaniens, Ould Diay d’aujourd’hui et non d’hier, vision et perspective pour quel crédit ? Les gouvernants et la communication, le dialogue politique pour quelle copie ?…

Des sujets qui sont d’un intérêt pour ma modeste contribution par ma plume avec laquelle je viens de renouer malgré ma maladie bizarroïde qui s’active à m’éloigner d’elle. Le site web du journal La Nouvelle Expression a été piraté aussi depuis le mois de novembre 2024, donnant du fil à retordre aux techniciens et l’hébergeur. Cet autre cauchemar sera bientôt fini selon l’ingénieur-développeur qui s’occupe du site.

Alors pour cette première sortie après une longue période d’hibernation, comme une mission pour tout mauritanien concerne l’actualité grandement dominée par la campagne de refoulement des migrants. N’y était la méthodologie, le contexte évolutif des outils de l’information et de communication, surtout le temps choisi par nos autorités pour communiquer sur le sujet, je n’aborderai pas ce sujet.

Historiquement, politiquement voire humainement, l’approche utilisée pour gérer ce phénomène n’est pas digne de cette Mauritanie qui se veut un Etat de droit respectueux de la dignité humaine dans un contexte régional balbutiant. Le redessinement de la géographie politique de notre sous-région avec son lot de turbulence est de nature à édifier nos politiques sur les conséquences de leurs décisions engageant nos relations avec nos voisins.

Les fautes d’un passé récent qui ont endeuillé ou endeuillent encore les Mauritaniens et leurs voisins, avec des larmes qui n’ont pas encore séché, doivent nous interpeler et nous guider pour la gestion des dossiers concernant nos hôtes, même si nous ne les avons pas invités. Mais nous devrons savoir qu’ils le sont par «la nature… ».

Ces pays voisins ne sont autres que le prolongement naturel de cette Mauritanie qu’on pense sécuriser contre le flux migratoire (n’eut était le colonisateur, tous ces pays pouvaient être la Mauritanie) où la géographie et l’histoire ont décidé autrement. Mais le quotidien de nos populations et les liens séculaires sont là, comme des facteurs qui nous interpellent pour plus de retenue et d’humanisme pour notre marche commune. Ces populations ont tout en commun. TOUT. Nous partageons tout, ensemble. Le cas du Sénégal et la Mauritanie, c’est la chambre et l’antichambre. La vie et l’existence de ces deux pays sont intrinsèquement liées ; cela est valable aussi pour le Mali, le Sud-est mauritanien.

Si le redessinement de notre géographie a fait de chaque territoire arbitrairement un Etat entièrement à part, les populations, elles, sont une seule et même nation. Elles ne pensent pas aux frontières. Alors, aux gouvernants de s’y s’accommoder, avec respect et discernement. On ne peut et ne doit continuer à laisser notre police à jeter de l’opprobre sur cette Mauritanie qui a tant souffert de nos turpitudes.

Un pays à coté des autres pays qui a des citoyens dans ces différents pays pour diverses raisons. Notre police a besoin sincèrement d’être éduquée. Elle a besoin de mériter la Mauritanie, terre d’Islam d’où l’intégrité et la dignité humaine ne peuvent, continuellement, être violées, comme nous le rappelle notre histoire récente.

Nous avons beaucoup de linge sale qui nous préoccupe. Cessons donc de triturer, d’humilier cette Mauritanie. Pour une fois que nos responsables font face aux bourdes indignes et incommensurables nées de la gestion calamiteuse du flux migratoire, il est temps qu’ils agissent ou qu’ils démissionnent. Hélas, n’est pas Dafa Bakari qui veut !!

Ces ministres-là nous font honte, avec leurs ridicules pamphlets pour expliquer une situation qu’ils analysent autrement dans leurs salons ou entre amis.

Cette hypocrisie doit cesser, la Mauritanie mérite plus et les étrangers qui vivent parmi nous ont des droits. Ils sont des humains comme nos concitoyens qui sont partout dans le monde. Et qu’on ne s’y trompe pas : nous sommes des Sénégalais, Maliens et Maghrébins d’origines africaines parce que nous sommes des Mauritaniens.

Camara Seydi Moussa

● La Francophonie : héritage colonial ou levier de coopération ? | Par M. Souleymane Sidibé


La Francophonie est née d’un lien historique entre la France et ses anciennes colonies, mais elle dépasse aujourd’hui cette relation héritée du passé. Elle joue un rôle clé dans la culture, l’économie, la diplomatie et l’éducation, promouvant la langue française et des valeurs de solidarité et de diversité. Ainsi, le français n’est plus seulement « un butin de guerre » ou un vestige colonial, mais une langue vivante, portée par des millions de locuteurs à travers le monde.
« C’est notre bien commun, notre maison. Il faut mieux la connaître pour l’aimer », martèle Alain Rey.

Un outil d’émancipation et de coopération

Le français est devenu un espace d’expression culturelle et un outil de transmission des savoirs, permettant aux peuples de revendiquer leur histoire et de bâtir un avenir commun. Il structure les échanges et sert de levier diplomatique et économique, notamment à travers des initiatives favorisant la coopération Sud-Sud. De plus, les pays francophones s’appuient sur cette langue pour renforcer leur souveraineté tout en restant connectés au monde.

Cependant, à l’ère des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle, la prédominance de l’anglais constitue un défi majeur. La révolution numérique privilégie les contenus anglophones, marginalisant les autres langues. Le français doit donc s’adapter et se renforcer dans ces nouveaux espaces pour préserver la diversité linguistique et culturelle.

Un atout diplomatique et économique

Malgré la montée de l’anglais et du mandarin, le français demeure la cinquième langue la plus parlée au monde et reste une langue de travail dans les grandes organisations internationales comme l’ONU et l’OIF. Sur le plan économique, les échanges entre pays francophones sont en moyenne 65 % plus élevés, preuve du rôle stratégique de la Francophonie dans le développement et la coopération.

Dans le domaine scientifique, le français garde une place importante, notamment dans les sciences humaines et sociales. Toutefois, pour éviter un recul face à l’anglais, il est essentiel d’encourager la production et la diffusion des savoirs dans cette langue.

Une Francophonie plus inclusive et tournée vers l’avenir

Malgré ses atouts, la Francophonie reste parfois perçue comme un espace réservé à une élite. Dans de nombreux pays, l’accès au français demeure inégal, limitant son potentiel d’inclusion. Pour évoluer au-delà du cadre postcolonial, il est nécessaire d’adopter une approche plus équitable et ouverte.

Des pays comme le Sénégal, le Canada ou le Rwanda montrent qu’il est possible de concilier multilinguisme et valorisation du français. Par exemple, le Rwanda a intégré l’anglais dans son système éducatif tout en restant un membre actif de la Francophonie, illustrant une approche pragmatique et non dogmatique des politiques linguistiques.

Réinventer la Francophonie : un défi pour le XXIe siècle

Pour que la Francophonie reste pertinente, plusieurs actions sont nécessaires :
• Décoloniser les imaginaires : cesser de voir la France comme le centre de la Francophonie et reconnaître pleinement la diversité des pays francophones.
• Démocratiser l’accès au français : rendre son enseignement plus inclusif et accessible.
• Valoriser la diversité linguistique : promouvoir le français en complément des langues locales et non en opposition à elles.
• Renforcer la coopération Sud-Sud : développer des projets culturels, économiques et éducatifs entre pays francophones indépendamment des anciennes métropoles coloniales.
• Investir dans le numérique et l’intelligence artificielle : assurer une présence forte du français dans les nouvelles technologies pour éviter qu’il ne soit marginalisé.

Cette Organisation ne devrait avoir pour vocation d’être un outil de domination, mais un projet d’avenir fondé sur la coopération et la diversité. Elle peut jouer un rôle clé dans un monde en mutation, où les défis géopolitiques et technologiques redéfinissent les rapports entre nations. Pour cela, elle doit s’adapter, se moderniser et devenir un véritable espace d’échanges équilibrés et inclusifs.

Souleymane Sidibé

● Côté d’Ivoire | Le cas politique M. Alassane Dramane Ouattara | Monsieur, soyez « garçon » historique de la pacification de votre pays enfin !

Ce Monsieur peut être qualifié comme un ex vrai « faux » martyr d’une certaine pratique politique xénophobe et chauvine dans ce pays ouest-africain. À une époque troublée de l’après Félix Houphouët-Boigny (premier président mort en 1993), l’ancien économiste international (FMI) a été terriblement visé par le belliciste concept de « l’ivoirité » dégainé par le successeur du vieux, M. Henri Konan Bédié. Ainsi, un clivage profond s’est glissé dans le corps social et politique du pays le divisant entre ensemble nordiste et ensemble sudiste sur la nationalité. Une politisation à outrance autour de l’identité ivoirienne dont l’épicentre est arrimé à la carrière politique de l’actuel président issu de l’ensemble nordiste. M. Alassane Dramane Ouattara siglé ADO avait bénéficié d’une large sympathie à travers le monde à juste titre, il était considéré comme une personnalité politique (ancien Premier ministre du pays) victime injustement d’une cabale xénophobe et discriminatoire orchestrée par une certaine élite politique du sud. À travers sa personne, c’est tout l’environnement socio-politique des gens du Nord (à majorité musulmane) qui subissait un certain étiquetage suspicieux concernant leur ivoirité. Le pays a connu diverses tensions politiques (tentatives de coup d’État, coup d’État…) jusqu’à l’éclatement d’une rébellion nordiste et sa division géographique sur une période. Au milieu des années 2000, après plusieus phases de négociations-réconciliation, le régime (contraint) de M. Laurent Gbagbo l’avait rétabli dans ses droits civiques. Lors des élections présidentielles de 2010 (31 octobre et 28 novembre), il était donné gagnant au second tour avec 54,10% face à M. Gbagbo qui conteste et s’en est suivie une grave crise post-électorale causant plusieus milliers de morts et blessés. Le système international (l’ONU et ses initiatives) sous l’égide très intéressée et douteuse de la France (l’ancienne puissance coloniale du pays), mettait fin au pouvoir sortant. Laurent Gbagbo arrêté avec plusieurs cadres de son régime, a été déporté à la CPI à La Haye en compagnie de M. Charles Blé Goudé. Ils y passent presque une décennie avant d’être acquittés et libérés en janvier 2019.

Au pouvoir depuis 2011, M. Ouattara et ses alliés dominent largement l’espace politique du pays et d’aucuns l’indexent qu’il pratique une sorte de rattrapage ethno-racial et confessionnel au cœur de l’Etat au profit d’un noyau substantiel de son camp. Il a eu droit sans peine à un second mandat et s’est permis un forcing constitutionnel pour en faire un 3ème en cours. Et le doute plane encore s’il ne compte pas y aller de nouveau pour l’échéance de cette année 2025. Ce qui est d’actualité vive concerne l’affaire de la liste électorale provisoire affichée par la Commission électorale indépendante (CEI) dirigée par un certain Ibrahime Coulibaly-Kuibiert. Faits problématiques ; 3 grandes figures politiques sont bannies de cette liste, en plus de l’ancien président L. Gbagbo, M. Soro Guillaume (ancien Premier ministre allié de Ouattara) et M. Charles Blé Goudé (ancien ministre sous Gbagbo). Il reste la suite d’éventuels recours pour ces personnalités qui disposent chacune d’une certaine base sociale et politique dans le pays.

Espérons que le camp de M. Ouattara en haut lieu veille débloquer cette situation qui peut mener à d’autres frictions politiques d’ici l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Après 15 ans de règne et âgé de 83 ans aujourd’hui, c’est peut-être enfin l’âge et les dispositions morales à la sagesse pour qu’il sorte de ça. Il faut PACIFIER le champ politique et social en laissant tous les candidats aller à la compétition sans micmacs déloyaux et injustes à l’encontre de certains opposants. Les méthodes iniques et discriminatoires utilisées contre lui par le passé, il n’en devrait pas être instigateur similairement pour écarter et écraser d’autres auteurs sociaux politiquement aujourd’hui.
L’arène politique ivoirienne ne peut être qu’enrichie et palpitante avec un Gbagbo en quête de remontada politique, un Blé Goudé assagi et visionnaire et un Guillaume Soro retrouvant sa substance familière (la politique) depuis sa jeunesse.

Que la Paix Gagne Force et Pérennité en Afrique et dans le Monde !

À suivre…!

19 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● Et si on mettait en avant la valorisation des cheveux crépus. | Par M. Souleymane Sidibé



« Je ne suis pas esclave de ce que les autres pensent, de ce qu’ils attendent. Je suis libre de définir ma propre beauté. » — Lupita Nyong’o

Aujourd’hui, il est devenu courant d’entendre le mot « sévé », une déformation de « cheveux » dans nos contrées pour désigner aussi bien un tissage que des « cheveux naturels ». Cette évolution linguistique révèle une aliénation culturelle subtile, dissimulée sous des tendances esthétiques perçues comme anodines, mais profondément enracinées dans des dynamiques postcoloniales.

Ce soir, en regardant une émission, j’ai une fois de plus été frappé par ce phénomène. Des présentatrices arborant des perruques ou des tissages, collés sur leur cuir chevelu, comme s’il s’agissait de leurs propres cheveux. Cela traduit un manque d’authenticité, peut-être même un complexe d’infériorité vis-à-vis des standards capillaires dominants, une forme de rejet de soi-même (self-hate, souvent lié à l’intériorisation de normes oppressives). On ne peut dissocier cette question de celle de la dépigmentation de la peau : il faut mener en parallèle la lutte contre la dépigmentation et celle contre le manque d’estime de soi, qui -en plus d’être la raison véritable- pousse à porter des « mèches brésiliennes » comme une condition de beauté ou d’acceptabilité sociale.

Le problème est aussi économique : des femmes en situation précaire dépensent régulièrement plus de 100 euros, parfois bien plus, pour acquérir ces mèches. Pendant ce temps, des milliards s’évaporent dans cette industrie, fragilisant les économies locales. À l’autre bout du fleuve, on se demande même si l’argent des « faux cheveux » ne figure pas dans les 3 500 milliards disparus sous l’ancien régime. Car au-delà du marché des perruques et tissages en fibres plastiques importés, un commerce florissant s’est aussi développé autour des « sévé naturels », cheveux humains donnés pendant des rituels religieux en Inde (temple hair) ou de l’Europe de l’Est, etc., preuve que l’obsession capillaire alimente sous différentes formes une fuite économique (economic drain; argent dépensé qui ne profite pas aux communautés locales) au détriment du développement endogène.

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de dévalorisation de soi qui touche de nombreux aspects de nos sociétés. Deux phénomènes sont particulièrement pertinents ici : le colorism (discrimination au sein d’une même communauté en fonction de la couleur de peau, souvent au profit des teints plus clairs) et le texturism (valorisation des textures capillaires plus lisses au détriment des cheveux crépus). Ces oppressions, bien qu’intériorisées, s’expriment de manière visible : des femmes – et même certains hommes – se dépigmentent la peau, tandis que le rejet du cheveu crépu s’accentue.

Pourtant, malgré la montée du natural hair movement (mouvement en faveur du port des cheveux naturels crépus), l’influence du beauty privilege (avantage accordé aux personnes correspondant aux standards esthétiques dominants, souvent eurocentrés) reste omniprésente. Le simple fait que le terme « sévé » englobe désormais aussi bien les tissages que les cheveux naturels illustre un cas frappant de code-switching (changement de langage ou d’attitude selon le contexte social, ici pour rendre le concept de tissage plus acceptable). Ce glissement sémantique montre bien que la norme dominante demeure intacte : porter des cheveux naturels ne redevient valorisé qu’à condition d’être inscrit dans une dynamique linguistique qui le rapproche du modèle hégémonique.

Face à cette réalité, il est urgent d’agir. Il ne s’agit pas de tomber dans la culpabilisation excessive d’un individu ou d’un groupe (shaming), mais d’impulser un véritable prise de conscience collective (collective awakening)pour déconstruire ces mécanismes et revaloriser pleinement notre héritage esthétique et culturel. La mise en place d’un comité de sensibilisation apparaît comme une nécessité, non seulement pour lutter contre la dépigmentation, mais aussi contre cette dépendance aux standards capillaires exogènes. C’est ainsi que le véritable Black empowerment (affirmation et autonomisation des communautés noires ; principalement des femmes) pourra se réaliser, non pas comme une simple revendication identitaire, mais comme un processus d’émancipation profond, économique, psychologique et culturel.

● Par M. Souleymane Sidibé

● M. Samba Thiam en deux mots : constance et endurance !


Nous avons suivi avec un grand intérêt 2 interviews accordées par l’homme politique mauritanien M. Samba Thiam, à 2 plateforme Web TV. La dernière c’était chez Info Plus (https://www.facebook.com/share/p/12FnbciRBqz/) lors de laquelle il est revenu succinctement sur la genèse, l’évolution et l’actualité de son activisme politique. Une personnalité que d’aucuns qualifient de « controversée », dégage une teneur intellectuelle certaine et est dotée d’un parcours militant bien respectable et inspirant par sa constance et sa résilience. Le natif de Sélibaby dans le Guidimagha mauritanien, instituteur de formation, activiste téméraire, ancien prisonnier politique, ex président du mouvement des Flam et actuel président des Fpc (parti non reconnu par les autorités mauritaniennes), a su tenir vaillamment à ses convictions politiques sur une si longue durée. Sa parole publique retrace un pan historique de la marmite politique plus ou moins bouillante de notre pays. J’ai retrouvé divers éléments de comparaison dans ses récentes sorties médiatiques avec une certaine substance du livre « J’étais à Oualata » de l’ancien militaire M. Boye Alassane Harouna. L’ouvrage dont la préface porte la signature de M. Samba Thiam, ils ont connu la sinistre prison de Oualata et celle d’Aïoum. J’ai appris dans son interview, la durée de sa peine d’emprisonnement (5 ans) et qu’il fut gracié après 4 ans de prison. Une rude expérience humaine j’ose croire, et certains de leurs camarades de destin carcéral y ont péri affreusement. Les conditions de cette détention rapportées avec détails par M. Boye Alassane Harouna dans son ouvrage, sont inhumaines et infernales. C’était sous le régime répressif du colonel Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya qui s’est muté président élu dans une démocratie boiteuse (déposé par un coup d’état en août 2005 et en exil doré au Qatar depuis).

Également dans son livre, le militaire laisse comprendre son implication dans le putsch avorté du 22 octobre 1987 et n’admet pas de quelconques liens organisationnels avec les civils arrêtés (en 1986 suite à la publication du Manifeste politique) dont M. Samba Thiam faisait partie. Le coup d’État capoté était préparé par des éléments militaires appartenant tous au groupe sociolinguistique poularophone. L’auteur confesse que dans la grande muette, il ne manquait pas de ressentiments et petites tensions entre les éléments arabo-berbères et négro-africains. Et ce, surtout après l’introduction en 1987 de l’arabe dans les épreuves du brevet de capitaine. Il nous informe aussi qu’une organisation militaire clandestine fut créée déjà en 1985, sous la direction de feu le lieutenant Sarr Amadou.

Ce livre et celui de M. Mahamadou SY (ancien militaire également) « L’enfer d’Inal » constituent des données conséquentes de référence dans la littérature politico-militaire très lourde de notre pays. On espère un travail similaire en production livresque dédiée venant d’acteurs civils ayant participé, vécu ou subi cette phase troublante et conflictuelle dans l’arène politique mauritanienne d’antan. Un jour, les mémoires de la riche vie militante de tonton Samba Thiam, attendues sûrement…!

Aujourd’hui l’ancien exilé aux États-Unis, est toujours investi dans le champ politique et membre remarqué de la Coalition antisystème qui avait comme candidat aux présidentielles de 2024, le député M. Biram Dah Abeid (arrivé 2ème avec 22,10% selon la CENI). Lors de ses interviews, M. Thiam a abordé quelques traits programmatiques de son parti politique, comme l’idée d’une décentralisation poussée dit-il du pays pour changer la nature de la gouvernance actuelle en vigueur depuis de nombreuses décennies. Selon lui, si le pays est subdivisé en 4 grands ensembles à la base des critères socio-économiques et culturels relativement homogènes, gérés directement (hors régalien) par les acteurs sociaux locaux, une dynamique en termes de développement multidimensionnel pourrait émerger.

Quelques questionnements de ma modeste position de citoyen observateur :

Dans un pays qui regroupe différentes communautés bâties intrinsèquement sur de piliers coutumiers et tribaux inégalitaires et discriminatoires par la naissance, les patronymes et les statuts, on voudrait bien savoir la nature substantielle de ce pouvoir local avec une gouvernance élue, héritée ou cooptée sur place… Ne va-t-on pas répliquer avec acuité à une échelle régionale tous les dysfonctionnements et carences en termes d’égalité sociale et citoyenne?
Peut-être une promotion des systèmes intra-communautaires qui carburent au parfum féodalo-esclavagiste… d’autres petites bagarres intestines… type sud soudanais peuvent s’allumer… que Dieu nous en garde !

Et concernant le régalien, l’État central actuel sur la sensible question liée à l’éducation et aux langues et leur place politique (vue à l’international), ose t-il laisser une libre gestion de la politique linguistique aux institutions locales ?

Et les implications ou les imbrications imprévisibles à terme avec les environnements frontaliers avec nos voisins sénégalais, maliens, algériens, marocains et sahraouis…, un gros risque de séparatisme et conflits entre représentations démographiques…dans l’occupation des espaces (terres et eaux), sans parler de la problématique migratoire et les immixtions difficilement contrôlables de la parentèle transfrontalière…

Et la ville Capitale, Nouakchott région, aura quel corps électoral pour quelles institutions…? Va-t-elle nous imposer un visa d’entrée et d’actes de résidence…. hein..?

L’actualité politique respire d’un temps dialoguiste en perspective…. nous espérons un sans tabous pour l’avènement d’un véritable état de droit autour la qualité de LA CITOYENNETÉ PLEINE ET SANS SÉLECTIVITÉ en fonction de notre terroir originel de naissance.

17 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● La Mauritanie et l’accueil des étrangers  : Un atout pour le développement | Par M. Ibrahima Dioum

La Mauritanie, avec ses vastes étendues et sa position stratégique entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, a toujours été une terre d’échanges et de brassage culturel. Dans ce contexte, l’ouverture aux étrangers constitue un levier essentiel pour son développement économique. En accueillant des travailleurs qualifiés venus d’autres pays africains, notamment du Sénégal et du Mali, la Mauritanie bénéficie de compétences complémentaires qui renforcent divers secteurs clés de son économie.

Un besoin en main-d’œuvre qualifiée

L’un des défis majeurs de la Mauritanie est le manque de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs domaines techniques. Les Mauritaniens, en raison d’un système éducatif encore en construction, ne disposent pas toujours des compétences nécessaires dans des secteurs comme la maçonnerie, la menuiserie, la restauration, la plomberie, ou encore la mécanique. C’est là que l’apport des travailleurs étrangers devient crucial.

Les Sénégalais, par exemple, sont reconnus pour leur expertise en maçonnerie, en restauration et en mécanique, des secteurs indispensables pour soutenir la croissance urbaine et industrielle du pays. Leur présence permet de pallier le manque de techniciens locaux et d’assurer des services de qualité aux entreprises et aux particuliers. Qui peut compter le nombre de maçons sénégalais ayant construit de belles  villas à Tevrag zeina, à  la Cité plage de Nouakchott et à l’intérieur du pays ? Qui connaît le nombre d’ingénieurs et d’architectes sénégalais ayant bâti des stades et des édifices publics en Mauritanie ? Les chefs cuisiniers ne sont-ils pas en nombre dans les maisons et les restaurants Mauritaniens ?

Un pilier du secteur de la pêche

La pêche est un secteur vital pour l’économie mauritanienne, tant pour la consommation locale que pour l’exportation. Or, ce secteur repose en grande partie sur les pêcheurs sénégalais (capitaines de bateaux et « mooles »), qui possèdent un savoir-faire transmis de génération en génération. Lorsque ces derniers retournent au Sénégal pour des fêtes religieuses comme la Tabaski, le daaka et le Maggal, la Mauritanie subit une pénurie de poissons, illustrant leur rôle fondamental dans l’approvisionnement du marché local.

L’intégration de ces pêcheurs dans l’économie mauritanienne est donc un atout stratégique. En favorisant leur installation et en facilitant leur travail, la Mauritanie garantit une meilleure stabilité de son marché halieutique.

Des échanges économiques dynamiques avec le Mali

Le Mali, voisin direct de la Mauritanie, est un partenaire commercial de premier plan. Les échanges entre les deux pays sont nombreux, notamment dans le commerce du bétail, des céréales et d’autres produits agricoles (arachides, mangues, coton…). De nombreux commerçants maliens s’installent en Mauritanie pour faciliter ces transactions, contribuant ainsi à la fluidité du marché et à la disponibilité des produits.

En retour, la Mauritanie bénéficie de la présence de ces acteurs économiques qui dynamisent le commerce et assurent un approvisionnement constant du pays en denrées essentielles.

Une tradition d’immigration réciproque

Si la Mauritanie accueille des étrangers pour répondre à ses besoins économiques, il est important de souligner que de nombreux Mauritaniens ont eux aussi migré vers d’autres pays d’Afrique, notamment la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, le Sénégal, le Mali ou encore le Gabon pour ne citer que ceux-ci. Ces expatriés contribuent à l’économie des pays d’accueil et envoient des fonds à leurs familles en Mauritanie, créant ainsi un cycle économique bénéfique.

Cette réciprocité dans les mouvements de population montre que l’immigration n’est pas une menace, mais plutôt une opportunité d’échange et de développement mutuel.

Une politique d’ouverture nécessaire

Accueillir des étrangers qualifiés en Mauritanie ne doit pas être vu comme une dépendance, mais comme une opportunité stratégique. La complémentarité des compétences permet de combler les lacunes locales et de garantir un développement économique plus dynamique.

En facilitant l’installation des travailleurs étrangers et en valorisant leur contribution, la Mauritanie pourra tirer pleinement parti de son potentiel économique tout en renforçant les liens avec ses voisins africains comme l’a fait le Maroc pour devenir un pays émergent. Une politique d’ouverture bien pensée ne profitera pas seulement aux étrangers, mais aussi à l’ensemble de la population mauritanienne, qui bénéficiera d’une économie plus stable et prospère.

L’immigration n’est pas une menace mais une opportunité pour les Mauritaniens. La Mauritanie a tout intérêt à favoriser et faciliter l’installation et l’intégration des étrangers sur ses dunes et plaines.

Par M. Ibrahima Dioum

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● Mauritanie : La RADDHO dénonce des violations des droits des migrants

Dakaractu — Dans un communiqué de presse publié le 13 mars 2025, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) exprime son indignation face aux vagues d’arrestations et d’expulsions de migrants en situation irrégulière en Mauritanie.

L’organisation, qui détient un statut spécial à l’ECOSOC des Nations Unies et un rôle d’observateur à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), dénonce des atteintes graves à la dignité et aux droits humains.

Expulsions et abus signalés

D’après des sources concordantes, des centaines de migrants, originaires notamment du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, ont été interpellés avant d’être expulsés. Ceux qui se trouvent encore en détention, notamment dans les centres de Robinet 10 et Le Ksar, seraient victimes de traitements inhumains et de harcèlement.

Malgré les critiques de plusieurs organisations de défense des droits humains, les autorités mauritaniennes qualifient ces opérations de simples actions de “routine” visant à réguler la situation des migrants et à lutter contre les réseaux de trafic humain.

Toutefois, cette répression a provoqué un climat de tension : des migrants sur le point d’être expulsés auraient incendié un poste de police à Gogui Zemal, à la frontière malienne.

La RADDHO interpelle les autorités

Face à cette situation, la RADDHO exige :

• Le respect strict des droits des migrants, indépendamment des politiques migratoires mises en place par la Mauritanie.

• Le respect des engagements internationaux et régionaux de la Mauritanie en matière de protection des migrants, notamment la Convention des Nations Unies sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

• L’intervention des autorités sénégalaises pour garantir la dignité et la protection de leurs ressortissants concernés par ces expulsions.

• L’adoption par les États africains de politiques migratoires plus inclusives, respectueuses des droits humains et favorisant la mobilité intra-africaine.

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