● L’essentiel de la conférence de presse du député mauritanien Biram Dah Abeid en France

Ce samedi 18 octobre 2025, en région parisienne, le député mauritanien M. Biram Dah Abeid a aminé un point de presse dont la thématique phare est « PHÉNOMÈNE DE LA CORRUPTION, GABEGIE ET BLANCHIMENT EN MAURITANIE ». Au menu, il est revenu largement sur le dernier Rapport de la Cour des comptes. En saluant le travail de fond mené à propos du rapport tout en précisant que c’était fait pour la consommation extérieure (les partenaires financiers du pays). Ainsi il déclare que le régime actuel ne pourrait pas combattre sérieusement un système transversal de corruption endémique qui dilapide les deniers publics. À nos 2 questions  portées sur 1 – le rôle du parlement sur les gros manquements révélés dans le rapport et 2 – sur la gestation du dialogue national, il assure que l’assemblée nationale se doit de mener une résistance pour clarifier et suivre cette affaire et qu’à propos du dialogue, il le raille en disant que son dialogue à lui concerne désormais les 450 milliars de manquement épinglés dans le rapport.

Ci-après le texte intégral de sa communication à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale :

Conférence de presse du président et député Mauritanien Biram Dah Abeid :

PHÉNOMÈNE DE LA CORRUPTION, GABEGIE ET BLANCHIMENT EN MAURITANIE
Paris, France.

I. PROPOS INTRODUCTIFS

– La Mauritanie est un pays menacé par plusieurs périls – intérieur et extérieur – néanmoins la corruption et la gestion dysfonctionnelle demeurent le principal danger qui mine et hypothèque l’existence de cet Etat Sahelien, comme entité susceptible de prétendre à la souveraineté. Les deux facettes de la faillite de la gouvernance constituent le principal facteur d’instabilité et de désordre parce qu’ils alimentent la montée des frustrations et nourrissent, ainsi, le feu de la discorde. Leur potentiel de dévastation de la vie des gens explique la pauvreté dans laquelle la majorité des Mauritaniens survivent. A terme proche, le contexte présent conduit à la déliquescence d’un Etat déjà gangrené par le népotisme et le clientélisme.
– Certes, le constat ne date pas d’aujourd’hui. Il s’enracine dans la décennie du Président Mohamed ould Abdel Aziz dont son successeur et ami assurait la cogestion solidaire. Les mêmes pratiques de brigandage ont prospéré sous le pouvoir prédateur du moment, avec la multiplication des marchés de gré-à-gré, le trafic d’influence, les surfacturations et le maintien de présumés corrompus à de hauts postes de responsabilité. Les prétendants à moraliser la conduite des affaires publiques sont les mêmes co-auteurs de la banqueroute en cours. Aussi, nul d’entre eux n’a été, jusque-là, démis de ses fonctions, encore moins condamné ou détenu en vertu des griefs précités. Ils se soutiennent, par réflexe professionnel et esprit de corps. La corporation des trafiquants est, à la fois, juge et partie de son destin. Le droit ne l’atteint.

– Les quelques fonctionnaires épinglés par les rapports de l’Inspection générale de l’Etat (Ige) ou de la Cour des comptes (Cc), au motif de détournement, n’ont jamais été inquiétés. La plupart, passée une brève période d’éviction de façade, se retrouvent, recyclés, en somme nommés à de grandes fonctions. Certains ont bénéficié d’aménagement de remboursement progressif, d’une petite partie du montant dû à la collectivité. D’autres sont maintenus à leurs postes, voire parachutés à des charges parfois plus élevées, au niveau protocolaire. La prime à l’impunité est ainsi démontrée. Elle comporte, de facto, un encouragement à continuer de sévir, impunément. L’ensemble du système, à très peu d’exception, tire sa reproduction quotidienne, de tours de passe-passe, à caractère rotatif, où les clans et les tribus se répartissent, chacun son tour, le bénéfice de la prédation.

– Parmi les citoyens naïfs ou de bonne foi, nombreux, au gré des changements à la tête de l’Etat, forment le vœu, d’un arrêt – du moins une trêve- dans le du cycle blanchiment. Alors, ils se mettent à renouveler leur abonnement mécanique à l’espérance d’un lendemain meilleur. Or, le démantèlement attendu n’arrive jamais. Ceux qui escomptent l’activation d’un dispositif de veille et de mécanismes de répression et de dissuasion, par la sanction, la récompense et la diligence de leur mise en œuvre, déchantent, toujours. Le train des nominations de personnes liées à des lobbys confirme la permanence d’une règle cardinale : En Mauritanie, la rectitude morale n’est pas un critère qui entre en ligne de compte au choix des dirigeants. La propension à redistribuer le bien mal acquis recèle, en revanche, un atout recherché. On l’aura compris, pour sa propre pérennité et la satisfaction de son assise clientéliste, le régime des militaires en civil a besoin de protéger et de renouveler les circuits de la corruption. Il s’agit d’une nécessité vitale.

– L’enrichissement spectaculaire et sans cause d’agents de l’Etat se vérifie au travers de leurs acquisitions immobilières au Maroc, à Dubai, en Espagne et Turquie. Comme s’ils pressentaient l’effondrement sans préavis de leur fabrique de faveurs, ils s’emploient, avec une frénésie empreinte de discrétion, à planquer le butin, loin, sous les latitudes de la complaisance financière. Nous sommes l’un des rares pays au monde où des fonctionnaires rivalisent de fortune avec les hommes d’affaires. Nombreux de ces derniers, convient-il de le souligner, doivent leur prospérité, à l’essor d’un capital privé national dont l’origine politico-administrative remonte aux débuts du régime des prétoriens, entre 1986 et 2005. Il suffit, pour s’en convaincre, de se souvenir du charcutage des banques publiques, des fonds de développement et des sociétés d’Etat, à l’avantage exclusif d’une coterie de capitaines d’industrie recrutés à l’intérieur du même groupe ethnique. Par l’effet d’une corrélation facilement démontrable, l’appauvrissement de la masse en résulte. 

II. QUELQUES EXEMPLES DE GRANDE CORRUPTION

1. ADDAX : Les contrats d’approvisionnement en produits pétroliers avec ADDAX qui bénéficie d’un monopole exclusif est plus que suspect. Les appels d’offres dans ce domaine auraient dû être conclus pour plusieurs années, afin de bénéficier de conditions optimales, au lieu d’être sur une base annuelle, ce qui ouvre la voie à des rétrocommissions. En tout cas, ils ont porté un grave préjudice à l’Etat, se traduisant par un manque à gagner important pour l’État et les entreprises publiques, telles que la SNIM et la SOMELEC. Celles-ci ont subi des dégâts significatifs en raison de la mauvaise qualité des hydrocarbures fournies et dû, entre autres, renoncer à des pénalités importantes pour violation par le fournisseur de ses obligations contractuelles. Par ailleurs, les intermédiaires empêchent le pays de se doter d’une capacité de stockage des hydrocarbures, indispensables pour approvisionner le marché et éviter de subir les aléas des prix. Le manque à gagner pour le pays peut atteindre 200 millions de dollars par an alors que construire des capacités de stockage coûterait entre 130 et 160 millions de dollars. Cet acte est en soi une trahison. S’y ajoute une augmentation exponentielle des commissions versées aux intermédiaires, désormais sur une base annuelle.
– Plus grave encore, l’appel d’offre préparé par l’ancien ministre Abdesselam Ould Mohamed Saleh pour doter le pays de capacité de stockage partiel financé a été confié à ADDAX malgré qu’elle s’y connait dans le domaine de la construction des réserves d’hydrocarbures. Comme le chantier est en retard, il a été décidé de reconduire le contrat d’approvisionnement avec ADDAX sous forme de gré à gré, coûtant au pays 200 millions de dollars de pertes sèches.
– Toutes les sociétés de trading dans le monde soumissionnent dans les appels d’offre, même dans les pays enclavés qui n’ont pas de ports, comme le Mali, à l’exception de la Mauritanie, à cause de l’absence de capacité de stockage, mais aussi de la certitude de l’absence de transparence et qu’inéluctablement le marché sera attribué à ADDAX.  En effet, ce monopole de fait d’ADDAX est encouragé par les facilités obtenues par ADDAX grâce à ses réseaux au cœur du pouvoir

2. Le port de Ndjago : la convention de financement est-elle légale puisqu’ elle n’a pas été ratifiée par le parlement ? Elle est signée par l’actuel PM et l’actuel président. Le port n’est toujours pas opérationnel et coûte beaucoup d’argent à la Mauritanie.

3. Le secteur des Mines : le code minier et les procédures ne sont plus respectés. Les investisseurs sont contraints de ne travailler qu’avec des personnes proches du pouvoir, sinon ils sont bloqués. Le cadastre minier (réalisé par Isshagh Ould Rajel) qui était une référence en Afrique est aujourd’hui complètement délabré et on y enregistre que les entreprises proches du pouvoir.

4. Le secteur de la pêche : Des armateurs turcs en connivence avec certains milieux proches du pouvoir pillent les ressources du pays en toute impunité, allant même jusqu’à pêcher dans les zones interdites de reproduction des espèces maritimes.


III. APPEL POUR SAUVER LE PAYS

Je lance en appel à mes collègues députés, s’ils sont animés de la volonté de se mobiliser pour imposer la lutte contre la corruption en principal sujet de leurs interventions. Il y va de l’avenir existentiel de la Mauritanie. Nous devons exiger le mandat perpétuel d’une commission d’enquête parlementaire, sur l’attribution des marchés publics, depuis la fausse alternance de 2019. Nous interpelle, avec autant d’insistance, cette myriade de banques, créées sans préavis rationnel. Il nous revient de réclamer, des partenaires extérieurs, davantage d’attention à leur éventuel arrimage aux réseaux de la criminalité mondiale.  La suspicion légitime d’ententes illicite et de délit d’initié vise, également, les entreprises sans expertise ni expérience qui parviennent à rafler les appels d’offre, au détriment d’honnêtes entrepreneurs.

J’invite les média d’investigation, journalistes, lanceurs d’alerte et blogueurs à mener des enquêtes sérieuses – quoique difficiles à réaliser compte tenu du caractère secret de la corruption – aux fins de détecter puis de dévoiler les cas d’impéritie, les affaires suspectes et le blanchiment d’argent sale.


Je demande, aux organisations de la société civile, de se tourner, sans complexe ni faux scrupule de patriotisme, vers les cabinets internationaux de veille contre le crime en col blanc, afin d’attirer leur attention sur l’ampleur du pillage multidimensionnel que la Mauritanie abrite.  Il n’est pas seulement question de l’orpaillage ou de la pêche mais de l’entretien d’une caste d’incompétents et de paresseux au sein de la haute administration, en vue d’y perpétuer la logique des privilèges indus. L’importance et l’urgence de la démarche procèdent du lien causal entre mauvaise gouvernance, dégradation des services universels de base, désertification, difficulté d’accès à une alimentation décente, délitement de l’éducation et des structures de santé, mortalité infantile, émigration massive et hausse de l’insécurité dans les villes. Oui, la corruption tue. En Mauritanie, elle tue la majorité à petit feu tandis qu’elle engraisse la minorité des parvenus. 

Taux de Mortalité infantile, maternelle, très élevé, par rapport aux budgets énormes ; indicateurs onusiens
Relations entre la corruption et le développement : tous les problèmes du pays ont à leurs bases la corruption : il faut que citoyen le sache

18 Octobre 2025

● Nécrologie : le décès d’une généreuse correspondante à Sélibaby, Mme Bamby Kande COULIBALY.

Nécrologie 15 octobre 2025 | Nous venons d’apprendre le décès à Nouakchott de notre chère tante et mère Bamby Kande COULIBALY de Sélibaby. Paix éternelle à son âme. Ameen. Mes fraternelles condoléances à sa famille et à la parentèle à Sélibaby, à Dafort et ailleurs. À mon grand-frère et cousin Dia Diop et ses frères et sœurs, l’expression de mon intime compassion à l’occasion de cette triste nouvelle. Ainsi va la vie, notre passage immanquable à tous à terme.

Une Dame généreuse et une correspondante légendaire de nombreux voyageurs et écoliers venant de diverses localités soninké du Guidimagha mauritanien 🇲🇷. La seule évocation de la dénomination en soninké « Mma Bamby Ka » (Chez Mère Bamby) est une antienne de références et de coordonnées de géo-localisation GPS avant l’heure parmi et pour la communauté voyageuse (élèves, passants, patientèle, commerçants…) pour laquelle elle donna gîte et asile avec égards et bonnes dispositions.

J’ai vécu chez elle 3 ans durant au collège-lycée et ce fut une phase très formatrice dans ma construction adolescente par rapport à la résilience. J’en garde toujours un marqueur dans ma personnalité.

Que son âme repose en paix parmi les âmes vertueuses sous La Miséricorde du Tout Puissant Allah.

Par Koundou SOUMARE

● Paris – 25 septembre 2025 | Place Ganda Fadiga inaugurée dans le 18ème arrondissement.

Mali 🇲🇱 – Soninké – Évènement | Le nom du célèbre parolier malien issu de la communauté soninké M. Ganda Fadiga (décédé le 19-09-2009 – Paix à son âme) est attribué solennellement à une place du 18 ème arrondissement de Paris #France 🇲🇫. Une icône du gambere (instrument de musique griotte), le natif de maréna (Mali) a vécu durant une période de sa vie dans ce quartier à forte concentration d’immigration d’origine africaine dont des soninkés.

Lors de la constitution des matériaux de notre dernier livre  Brève initiation à la géopolitique pour un jeune Soninké: Repères et évènements historiques : SOUMARE, Koundou: Amazon.fr: Livres https://share.google/Hnik0EvRMnrSH5mj , j’avais illustré un constat en le citant concernant un descriptif qu’il donnait aux espaces géographiques : « …faisant référence à la zone de l’océan Pacifique… il disait que l’aéroport de Tokyo (Japon) serait le dernier avant les eaux maritimes et qu’au delà on se ferait dévorer par les poissons. »

Pour dire qu’il abordait dans ses dires au profit de ses mélomanes traditionnels, des bribes de connaissances sur les pays et environnements lointains qu’il a parcourus de nombreuses années durant auprès des diasporas soninké.

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Il disait :

«Un fuyard qui a eu l’esprit de se courber pour prendre ses chaussures avant s’y attendait sûrement »

«si tu as la nostalgie de ton créancier ce que tu as l’argent de son remboursement»

25 septembre 2025

–KS

● La communication d’alerte du député et leader droit-de-l’hommiste mauritanien M. Biram Dah Abeid | Sur l’engrenage jihadiste dans la sous-région.

Tragédie du Sahel: Lettre ouverte aux Chefs d’Etat et de gouvernement

– du Mali

– ⁠de la Mauritanie 

– ⁠de l’Algérie

– ⁠de la Fédération de Russie

Aux dirigeants des instances internationales et sous-régionales :

Organisation des Nations unies (Onu)

Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao)

Organisation de la Conférence Islamique (Oci);

De la part de Biram Dah Abeid, député mauritanien, président de l’Ong Initiative de Résurgence Abolitionniste (Ira), lauréat des distinctions :

Prix des Nations Unies pour la Cause des Droits de l’Homme, Bassayire Alqourane, FrontLine Defenders pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, de la ville de Weimar pour les Droits de l’Homme, TIP des Héros contre l’Esclavage et la traite des personnes du département américain, Tulipe des Droits de l’Homme du gouvernement hollandais, du Courage dans La Défense des Droits humains du Sommet de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, Doctorat Honoris Causa de l’Université Belge de Louvain, retenu parmi les 100 personnes les plus influentes au monde, du Magazine Times. 

Distinguées personnalités physiques et morales

Je m’adresse à vous, en ce moment de péril collectif, au sud du Sahara.  L’insurrection jihadiste met en danger de faim et de mort, des villages, des villes et des populations non combattantes et dépourvues d’armes. 

En Mauritanie, et depuis quelques jours, une grande inquiétude et un état de consternation se sont emparés du peuple, dont je suis l’un des représentants. La ville pieuse de Nioro du Sahel, proche du flanc sud de la frontière, devient l’objet d’une stratégie de siège hautement préjudiciable à la survie de ses habitants. Des milliers de civils, à l’instar de leurs compatriotes au centre et à l’ouest du Mali, y courent désormais un risque grandissant de pénurie, de tuerie et d’assassinats ciblés. Le chef spirituel soufi, Cheikh Mohamedou Ould Cheikh Hamahoullah, sommité religieuse de la sous-région, se trouve sous la menace d’une prise d’otage ou, pire, d’une élimination physique.

En conséquence, nous vous demandons de faire diligence aux fins de déclencher les étapes de la riposte que requiert la gravité du présent appel :

– Une action rapide et concertée visant à desserrer l’étau sur les populations de Nioro ; 

– ⁠Une opération spécifique en vue d’assurer la garde rapprochée du Cheikh et des siens ;

– ⁠Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu, prélude à la convocation, dans les meilleurs délais, d’une conférence internationale, qui décidera, a minima, de l’aide humanitaire aux pays exposés à l’imminence d’un débordement par les déplacements massifs de réfugiés. 

Paris, le 5 septembre 2025

● Intronisation du 15ᵉ chef de village à Bambardougou : une célébration de l’égalité et de la cohésion sociale | [OndeInfo]

Ce dimanche 27 juillet 2025, Le village de Bambardougou a vibré au rythme d’une cérémonie exceptionnelle et hautement symbolique à l’occasion de l’intronisation de son 15ᵉ chef de village, Ladji Namory Famouroudian TRAORE. Une figure emblématique, à la fois ancrée dans la tradition et dans l’histoire politique nationale, où il demeure l’un des visages les plus respectés depuis l’indépendance.

Dans une ambiance à la fois sobre et solennelle, la cérémonie a réuni notables, chefs religieux et traditionnels, ainsi que des anonymes venus saluer la continuité d’une tradition empreinte de dignité et d’harmonie. Mais au-delà du caractère protocolaire de l’événement, c’est toute la singularité de ce village soninké du Guidimakha qui a été mise en lumière.

Une exception dans la tradition soninké

Dans une région encore marquée par la persistance des hiérarchies sociales traditionnelles, Bambardougou fait figure d’exception. Ici, aucune caste, aucun esclavage, aucune discrimination liée à la naissance. Le vivre-ensemble repose sur un socle d’égalité, de justice sociale et de solidarité. Tous les habitants y bénéficient des mêmes droits, partagent les mêmes devoirs, et s’engagent ensemble dans le développement communautaire.

« À Bambardougou, tout le monde se vaut. Il n’y a ni maîtres, ni esclaves. C’est cette égalité qui fait notre force », a confié l’un des doyens du village en marge de la cérémonie.

• Une chefferie fondée sur le consensus

Autre particularité remarquable : la stabilité de la chefferie traditionnelle. Là où certaines localités connaissent des tensions autour des successions, Bambardougou privilégie le consensus. Le chef n’est pas un détenteur de pouvoir, mais un homme de devoir, garant de l’harmonie et à l’écoute de tous.

« Le chef de village incarne notre histoire, nos valeurs, notre cohésion. Il est le symbole de l’unité que nous chérissons », a souligné un intervenant.

• Une lignée au service de la communauté

Depuis la fondation du village, quinze chefs se sont succédé, tous animés par un esprit de sacrifice, de proximité et de justice. Dans son intervention, le nouveau chef du village, Ladji Namory Famouroudian TRAORE, a promis de préserver l’unité et de défendre les valeurs de solidarité, de courage et de dignité qui font la fierté de Bambardougou.

Un modèle de développement solidaire

Au-delà de cette intronisation du pouvoir temporel, l’organisation et la structuration communautaires de Bambaradougou forcent l’admiration. À Bambardougou, la solidarité n’est pas un mot creux : c’est un principe vécu au quotidien. Les projets communautaires sont conçus, portés et réalisés collectivement, dans un esprit de partage et de responsabilité.

Ce modèle mérite d’être connu, valorisé et transmis, car il prouve qu’une société soninké égalitaire, juste et solidaire est non seulement possible, mais vectrice de paix et de progrès.

Par ailleurs, comme ses prédécesseurs, le nouveau chef de village de Bambardougou, Ladji Namory Famouroudian TRAORE, a perpétué une autre tradition majeure : la rencontre avec le représentant de l’État, en l’occurrence le wali, chef de l’administration territoriale, M. Dahmane Ould BEYROUCK.

Ce geste, à la fois symbolique et républicain, témoigne du respect mutuel entre les autorités coutumières et administratives. Il s’agit là du 40ᵉ administrateur rencontré par un chef intronisé du village depuis 1950, une époque où l’administration coloniale encadrait encore la région.

Seyré SIDIBE et Maria TRAORE

• Les 15 chefs de village de Bambardougou depuis sa fondation :

1. Diawoye Demba SYLLA

2. Lassana SYLLA

3. Balla Dama Coumba CAMARA

4. Famouroudian TRAORE

5. Faïry THIAM

6. Allakoué COULIBALY

7. Kaba Khassa Tougouné CISSOKHO

8. Méligué M’baré TRAORE

9. Sibiry Fatma TRAORE

10. Sidi Samba DIAKITE

11. Demba Faïry THIAM

12. Samba Nassou SANGHARE

13. Djiby Faïry THIAM

14. Kodoré Yissi TRAORE dit « Keybané »

15. Ladji Namory Famouroudian TRAORE

Lien média https://ondeinfo.com/intronisation-du-15%e1%b5%89-chef-de-village-a-bambardougou-une-celebration-de-legalite-et-de-la-cohesion-sociale/?fbclid=IwQ0xDSwL0rMpjbGNrAvSswmV4dG4DYWVtAjExAAEe0irm2B2Cd3Htws98ffARK7jSfCLajlvo-7p6Z5Sm0N96Cz1KYUEQOLKa4vg_aem_L9phsxouzTemwxxitBi7uw

● Nouakchott | Transport urbain : les bus du BHNS entrent en service demain jeudi 29 mai 2025, annonce la société de transport public | Par le journaliste Souleymane Djigo



La société de transport public a annoncé, ce mercredi , sur sa page Facebook officielle, le lancement demain jeudi  des bus de transport spécial qui circuleront sur les voies réservées du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service).

Dans sa publication, l’entreprise appelle les citoyens à préserver ce nouveau service, rappelant qu’il a été mis en place grâce à d’importants investissements publics. « Ces bus sont la propriété de tous. L’État les a acquis avec des fonds considérables, et il est du devoir de chacun d’en prendre soin et de ne pas détériorer les équipements à bord », peut-on lire dans le communiqué.

Un service moderne, confortable et rapide

Ces bus, qualifiés de « transport spécial », disposent d’un équipement moderne destiné à améliorer le confort et l’expérience des usagers :
• Climatisation
• Vitesse accrue grâce aux voies réservées
• Espace spacieux et confortable
• Ports de recharge pour téléphones
• Écrans d’affichage
• Haut-parleurs
• Rideaux
• Dispositif d’alerte pour le conducteur
• Et plusieurs autres équipements utiles

Tarifs et abonnements

La société a également précisé les tarifs en vigueur pour ce nouveau service :
• Ticket à l’unité : 15 MRU
• Pack de 10 tickets : 140 MRU
• Pack de 20 tickets : 260 MRU

Côté abonnements mensuels :
• Pour les particuliers : 680 MRU.  illimité, incluant l’ensemble des lignes ordinaires.
• Pour les étudiants : 500 MRU un tarif inchangé.
• Les étudiants bénéficiant de la prise en charge de Taazour pourront utiliser leurs cartes d’abonnement gratuitement.

• Lien https://www.facebook.com/share/1AWFEy9got/

● La Semaine Africaine à l’Unesco : l’édition 2025 sous la thématique « enjeux techniques autour de l’entretien du Patrimoine Africain » | bref photoreportage du Blog


Comme à l’édition 2024, voir https://ecrit-ose.blog/2024/05/23/%e2%97%8f-paris-une-journee-a-la-semaine-africaine-de-lunesco/, notre Blog a été de passage en visite culturelle lors de cette édition 2025 de la Semaine Africaine à l’Unesco. L’événement de 3 jours (19, 20 et 21 mai) était en accès libre avec un enregistrement à badge visiteur à l’accueil. Nous avons été le 19 mai, la journée d’ouverture, et également le 21/05 pour la clôture. À Paris (7ème arrondissement) , au sein du siège de la Top Institution de la diplomatie culturelle internationale, la thématique phare de ce rendez-vous culturel est ainsi présentée en sommaire : « Solidarité mondiale pour la restitution et la restauration du patrimoine africain par le biais de la culture, de l’éducation et des sciences » .

À la mi-journée du lundi 19 mai, une conférence a été consacrée en PANEL 1 sur la thématique principale. Nous avons suivi les échanges instructifs entre différents intervenants chacun selon son angle d’approche, de compétences et d’expérience. Notre compatriote Dr Ousmane Sao a assuré la modération lors de la conférence tenue en séance ouverte dans la grande Salle I . Doté d’un backgroud académique par ses savoirs transversaux sur la matière qui est l’objet de la table ronde, M. Sao a su mener la mission avec tact et pertinence. Une fierté à noter aux couleurs de la Mauritanie qui ne manque de ressources intellectuelles si elles sont explorées, valorisées et mises en perspective lors de pareilles occasions. Pour rappel, notre ami et frère Sao est membre de la délégation permanente mauritanienne auprès de l’Unesco depuis quelques années. Mes remerciements à lui pour sa disponibilité lors de notre visite dans différents départements sur place.

La clôture de l’événement s’est faite avec un gala artistique de haute classe avec plusieurs groupes pays qui ont donné leurs prestations musicales. Parmi les artistes chanteurs de la soirée Show, notre compatriote Heydi Sibiri et ses musiciens, voir https://www.facebook.com/share/v/1HUzLphH27/ .

Les stands expo de cette édition sont visiblement moins garnis que l’année précédente. Dans les allées du bâtiment, un point librairie est présent disposant de quelques ouvrages édités par l’Unesco. Leurs prix étaient d’une alléchante promotion (par exemple un livre à 20 € mais acquisition pour 5€).

Aspect relationnel et réseautage, cet univers populaire est naturellement propice. Échanges et prise de contacts avec d’autres ressortissants mauritaniens et liens de connaissance avec d’autres africains venus du continent ou de la diaspora.

Ci-après quelques photos de circonstances :

Le 22 mai 2025

KS pour le BLOG

● Mauritanie | Falsification des devises et trafic d’armes : de nouvelles données sur le réseau des « pilules hallucinogènes »



Le parquet de Nouakchott Ouest a révélé jeudi que le réseau de contrebande et de distribution de pilules hallucinogènes récemment démantelé par la gendarmerie nationale est également actif dans le domaine de la falsification des devises et de la vente d’armes.

Le nombre de personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête préliminaire, ouverte depuis le 23 avril, s’élève « à ce jour » à 31 personnes, a indiqué le parquet dans un communiqué.

L’enquête a débuté après la « découverte de faux billets de banque étrangers » permettant la découverte d’un « réseau criminel actif dans le domaine de la contrebande et de la distribution de pilules hallucinogènes et de la contrefaçon de devises, en plus des premières indications selon lesquelles certains de ses membres pourraient être impliqués dans des activités liées à la vente d’armes sans autorisation », a déclaré le bureau du procureur.

Le parquet a ajouté : « Ce travail de sécurité qualitatif, effectué le 1er mai 2025, a permis l’arrestation de trente et une (31) personnes – à ce jour – soupçonnées d’appartenir à ce réseau, et la saisie de cinq entrepôts contenant d’importantes quantités de médicaments non autorisés, y compris des pilules hallucinogènes interdites. »

Le parquet a confirmé que les détenus ont été placés « sous la garde de la brigade mixte de la gendarmerie », dans le cadre de « l’approfondissement de l’enquête et de son élargissement à d’autres parties soupçonnées d’être liées à ce réseau ».

« Les autorités sécuritaires et judiciaires continueront, avec toute la fermeté requise, à poursuivre quiconque pense porter atteinte à la sécurité du pays et à la sécurité des citoyens, et n’hésiteront pas à traduire tout suspect devant la justice pour qu’il reçoive la peine prévue par la loi, sans relâche ni retard », a conclu le ministère public.

« Les enquêtes en cours n’en sont qu’à leur stade préliminaire, et le traitement irresponsable de ces affaires par les médias ou les réseaux sociaux peut nuire à la progression de l’enquête, fournir des données susceptibles de profiter à certains suspects et exposer des personnes innocentes à la diffamation, un acte légalement criminalisée ».

« La seule partie autorisée à fournir des informations sur les progrès de l’enquête et les dossiers judiciaires sont les autorités compétentes, à temp opportun et dans des limites qui ne compromettent pas la confidentialité de l’enquête ou l’intérêt public », a conclu le parquet.

● Lien média https://fr.saharamedias.net/falsification-des-devises-et-trafic-darmes-de-nouvelles-donnees-sur-le-reseau-des-pilules-hallucinogenes/

● Timbuktu Institute réfute toute allégation de lien entre le Mouvement Gambana et l’extrémisme religieux

📸 Visuel Timbuktu Institute et M. Bakary SAMBE (Directeur général)

Depuis la parution de l’étude « Menace du JNIM dans le zone de trois frontières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal », plusieurs personnes défendant l’esclavage par ascendance ou voulant le justifier par certaines raisons d’ordre « culturel » nous ont contactés pour que la partie du document faisant état de cette pratique d’un autre temps soit ôtée du document ou encore relativisée.

Après ces nombreuses pressions et tentatives infructueuses, les mêmes personnes ont voulu instrumentaliser de manière peu éthique, la courte interview donnée sur Rfi comme une soi-disant preuve que le mouvement Gambana serait lié aux mouvements extrémistes en voulant attribuer à ce rapport scientifique une telle thèse. Ce qui relève d’une vue de l’esprit et d’une volonté de combattre et de stigmatiser, comme dans un passé récent, un mouvement défendant, courageusement, la dignité et les droits humains.

L’étude du Timbuktu Institute ne soutient nulle part et en aucun cas que le mouvement Gambana serait de près ou de loin lié à des mouvements extrémistes religieux et nous réfutons toute allégation allant dans ce sens.

Afin de continuer à justifier une pratique aussi ignoble que l’esclavage par ascendance, ces courants féodaux cherchent, par diverses manipulations de notre rapport, à mettre en mal le Timbuktu Institute et Gambana dont il partage le credo de garantie de la dignité humaine et le rejet de toute pratique allant à son encontre.

Après des échanges d’éclaircissement sur le contenu réel du rapport, avec des responsables de Gambana et ses sympathisants qui luttent quotidiennement pour la noble cause abolitionniste, Timbuktu Institute tient, aussi, à présenter ses excuses pour tout malentendu que veulent entretenir ces antiabolitionnistes et conservateurs et qui cherchent à instrumentaliser notre recherche visant simplement, mettre à nu une pratique condamnable à tout point de vue et productrice d’injustices et de frustrations nuisibles au vivre ensemble et à la cohésion sociale.

Pour une meilleure sensibilisation contre ce fléau, l’Institut s’intéressera de plus près à la problématique de l’esclavage par ascendance à travers des recherches et futures publications scientifiques pouvant alerter davantage les décideurs de la région et la communauté internationale sur le danger que représentent une telle pratique et ceux qui cherchent à la justifier ou la perpétuer.

• Lien média https://timbuktu-institute.org/index.php/toutes-l-actualites/item/1191-timbuktu-institute-refute-toute-allegation-de-lien-entre-le-mouvement-gambana-et-l-extremisme-religieux

● Contribution de clarification de faits concernant certaines incompréhensions et polémiques suscitées par la solidarité exprimée par des militants de Ganbannaaxun à la suite de l’assassinat de notre frère Aboubacar Cissé.

Avant tout propos, je présente, en mon nom et au nom de notre mouvement, mes sincères condoléances à la famille éplorée. Paix à son âme ! Qu’Allah lui fasse miséricorde et lui ouvre les portes de son vaste paradis.
Notre réaction prompte n’est pas synonyme d’oubli du passé. Cependant, nous exprimons notre solidarité en tant qu’humains, musulmans et citoyens face à cet assassinat odieux. C’est en tant que défenseurs des droits humains que nous nous levons contre toutes formes d’injustices et participons aux sit-in de solidarité notamment à la Place de la République ce 1er mai 2025 pour réclamer justice pour Aboubacar Cissé.
Par ailleurs, nous sommes indignés de voir certains notables Soninké influents et certains responsables d’organisations associatives Soninké telle que l’APS restés muets face aux injustices sociales dans le milieu Soninké notamment l’esclavage coutumier par ascendance. La lutte contre ces fléaux doit être une priorité collective. Il est urgent de traiter cette question cruciale pour un avenir meilleur pour le Soninkara, un avenir dont le socle est la justice sociale, l’équité et le respect des droits humains. Il faut mettre fin à la mauvaise foi et l’hypocrisie ambiante qui consiste à considérer que tout se passerait bien dans notre communauté, et que l’esclavage coutumier aurait disparu. Sortons du déni !
Pour rappel, l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme stipule que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Pourtant, dans le milieu Soninké, des militants ont subi et continuent de subir les conséquences de l’esclavage par ascendance. Les initiatives en faveur de son éradication sont reçues avec hostilité et les militants contre cette situation sont réprimés et sanctionnés. Nous n’oublierons jamais les assassinats des personnes qui ont refusé leur condition d’esclave. A titre d’exemple, au Mali, 4 pères de famille ont été assassinés à Diandioumé le 01 septembre 2020 et une grand-mère a été assassinée à Lany en juillet 2022, ainsi que bien d’autres victimes. Paix à leurs âmes !
Nous dénonçons le discours ambigu de M. Ousmane Bocar Diagana, président de l’APS, qui a manifesté son indignation face à l’assassinat d’Aboubacar Cissé, mais reste silencieux face aux attaques contre les descendants d’esclaves Soninké. Tous les responsables des différentes organisations de Ganbannaaxun condamnent avec fermeté le comportement de M. Diagana Ousmane Bocar et lui demandent des explications sur son attitude vis-à-vis de Ganbannaaxun, notamment sur son manque d’engagement pour une justice et une paix sociale.
Pourtant, Monsieur Diagana, vous êtes la personne la mieux placée pour donner des éléments explicatifs sur la position réelle de Ganbannaaxun et son combat pour une justice sociale et équitable. L’esclavage est une histoire de l’humain. Le silence et le mépris ne sont pas des armes sérieuses ni efficaces pour son éradication et pour assoir une paix durable dans notre communauté avec comme socle l’égalité sociale citoyenne.
Le terme Ganbannaaxun est une expression Soninké qui signifie l’égalité en droits et en dignité entre tous les membres de la communauté. C’est un mouvement transnational né en 2016, issu de l’association ARMEPES-France qui a été créée en France en 2010 par des ressortissants Mauritaniens. Nous sommes déterminés à poursuivre ce combat légitime pour la justice sociale, malgré les détracteurs qui nous vouent aux gémonies.
Hélas, ce légitime et noble combat pour la justice sociale est discrédité par certains détracteurs qui diabolisent les militants en les comparant à des terroristes afin de semer la discorde, le doute et la haine au sein de la population.

M. Traoré Abdoulaye
Président de ARMEPES-FRANCE-Ganbannaaxun
Paris le 03/05/2025