La société de transport public a annoncé, ce mercredi , sur sa page Facebook officielle, le lancement demain jeudi des bus de transport spécial qui circuleront sur les voies réservées du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service).
Dans sa publication, l’entreprise appelle les citoyens à préserver ce nouveau service, rappelant qu’il a été mis en place grâce à d’importants investissements publics. « Ces bus sont la propriété de tous. L’État les a acquis avec des fonds considérables, et il est du devoir de chacun d’en prendre soin et de ne pas détériorer les équipements à bord », peut-on lire dans le communiqué.
Un service moderne, confortable et rapide
Ces bus, qualifiés de « transport spécial », disposent d’un équipement moderne destiné à améliorer le confort et l’expérience des usagers : • Climatisation • Vitesse accrue grâce aux voies réservées • Espace spacieux et confortable • Ports de recharge pour téléphones • Écrans d’affichage • Haut-parleurs • Rideaux • Dispositif d’alerte pour le conducteur • Et plusieurs autres équipements utiles
Tarifs et abonnements
La société a également précisé les tarifs en vigueur pour ce nouveau service : • Ticket à l’unité : 15 MRU • Pack de 10 tickets : 140 MRU • Pack de 20 tickets : 260 MRU
Côté abonnements mensuels : • Pour les particuliers : 680 MRU. illimité, incluant l’ensemble des lignes ordinaires. • Pour les étudiants : 500 MRU un tarif inchangé. • Les étudiants bénéficiant de la prise en charge de Taazour pourront utiliser leurs cartes d’abonnement gratuitement.
Comme à l’édition 2024, voir https://ecrit-ose.blog/2024/05/23/%e2%97%8f-paris-une-journee-a-la-semaine-africaine-de-lunesco/, notre Blog a été de passage en visite culturelle lors de cette édition 2025 de la Semaine Africaine à l’Unesco. L’événement de 3 jours (19, 20 et 21 mai) était en accès libre avec un enregistrement à badge visiteur à l’accueil. Nous avons été le 19 mai, la journée d’ouverture, et également le 21/05 pour la clôture. À Paris (7ème arrondissement) , au sein du siège de la Top Institution de la diplomatie culturelle internationale, la thématique phare de ce rendez-vous culturel est ainsi présentée en sommaire : « Solidarité mondiale pour la restitution et la restauration du patrimoine africain par le biais de la culture, de l’éducation et des sciences » .
À la mi-journée du lundi 19 mai, une conférence a été consacrée en PANEL 1 sur la thématique principale. Nous avons suivi les échanges instructifs entre différents intervenants chacun selon son angle d’approche, de compétences et d’expérience. Notre compatriote Dr Ousmane Sao a assuré la modération lors de la conférence tenue en séance ouverte dans la grande Salle I . Doté d’un backgroud académique par ses savoirs transversaux sur la matière qui est l’objet de la table ronde, M. Sao a su mener la mission avec tact et pertinence. Une fierté à noter aux couleurs de la Mauritanie qui ne manque de ressources intellectuelles si elles sont explorées, valorisées et mises en perspective lors de pareilles occasions. Pour rappel, notre ami et frère Sao est membre de la délégation permanente mauritanienne auprès de l’Unesco depuis quelques années. Mes remerciements à lui pour sa disponibilité lors de notre visite dans différents départements sur place.
La clôture de l’événement s’est faite avec un gala artistique de haute classe avec plusieurs groupes pays qui ont donné leurs prestations musicales. Parmi les artistes chanteurs de la soirée Show, notre compatriote Heydi Sibiri et ses musiciens, voir https://www.facebook.com/share/v/1HUzLphH27/ .
Les stands expo de cette édition sont visiblement moins garnis que l’année précédente. Dans les allées du bâtiment, un point librairie est présent disposant de quelques ouvrages édités par l’Unesco. Leurs prix étaient d’une alléchante promotion (par exemple un livre à 20 € mais acquisition pour 5€).
Aspect relationnel et réseautage, cet univers populaire est naturellement propice. Échanges et prise de contacts avec d’autres ressortissants mauritaniens et liens de connaissance avec d’autres africains venus du continent ou de la diaspora.
Le parquet de Nouakchott Ouest a révélé jeudi que le réseau de contrebande et de distribution de pilules hallucinogènes récemment démantelé par la gendarmerie nationale est également actif dans le domaine de la falsification des devises et de la vente d’armes.
Le nombre de personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête préliminaire, ouverte depuis le 23 avril, s’élève « à ce jour » à 31 personnes, a indiqué le parquet dans un communiqué.
L’enquête a débuté après la « découverte de faux billets de banque étrangers » permettant la découverte d’un « réseau criminel actif dans le domaine de la contrebande et de la distribution de pilules hallucinogènes et de la contrefaçon de devises, en plus des premières indications selon lesquelles certains de ses membres pourraient être impliqués dans des activités liées à la vente d’armes sans autorisation », a déclaré le bureau du procureur.
Le parquet a ajouté : « Ce travail de sécurité qualitatif, effectué le 1er mai 2025, a permis l’arrestation de trente et une (31) personnes – à ce jour – soupçonnées d’appartenir à ce réseau, et la saisie de cinq entrepôts contenant d’importantes quantités de médicaments non autorisés, y compris des pilules hallucinogènes interdites. »
Le parquet a confirmé que les détenus ont été placés « sous la garde de la brigade mixte de la gendarmerie », dans le cadre de « l’approfondissement de l’enquête et de son élargissement à d’autres parties soupçonnées d’être liées à ce réseau ».
« Les autorités sécuritaires et judiciaires continueront, avec toute la fermeté requise, à poursuivre quiconque pense porter atteinte à la sécurité du pays et à la sécurité des citoyens, et n’hésiteront pas à traduire tout suspect devant la justice pour qu’il reçoive la peine prévue par la loi, sans relâche ni retard », a conclu le ministère public.
« Les enquêtes en cours n’en sont qu’à leur stade préliminaire, et le traitement irresponsable de ces affaires par les médias ou les réseaux sociaux peut nuire à la progression de l’enquête, fournir des données susceptibles de profiter à certains suspects et exposer des personnes innocentes à la diffamation, un acte légalement criminalisée ».
« La seule partie autorisée à fournir des informations sur les progrès de l’enquête et les dossiers judiciaires sont les autorités compétentes, à temp opportun et dans des limites qui ne compromettent pas la confidentialité de l’enquête ou l’intérêt public », a conclu le parquet.
📸 Visuel Timbuktu Institute et M. Bakary SAMBE (Directeur général)
Depuis la parution de l’étude « Menace du JNIM dans le zone de trois frontières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal », plusieurs personnes défendant l’esclavage par ascendance ou voulant le justifier par certaines raisons d’ordre « culturel » nous ont contactés pour que la partie du document faisant état de cette pratique d’un autre temps soit ôtée du document ou encore relativisée.
Après ces nombreuses pressions et tentatives infructueuses, les mêmes personnes ont voulu instrumentaliser de manière peu éthique, la courte interview donnée sur Rfi comme une soi-disant preuve que le mouvement Gambana serait lié aux mouvements extrémistes en voulant attribuer à ce rapport scientifique une telle thèse. Ce qui relève d’une vue de l’esprit et d’une volonté de combattre et de stigmatiser, comme dans un passé récent, un mouvement défendant, courageusement, la dignité et les droits humains.
L’étude du Timbuktu Institute ne soutient nulle part et en aucun cas que le mouvement Gambana serait de près ou de loin lié à des mouvements extrémistes religieux et nous réfutons toute allégation allant dans ce sens.
Afin de continuer à justifier une pratique aussi ignoble que l’esclavage par ascendance, ces courants féodaux cherchent, par diverses manipulations de notre rapport, à mettre en mal le Timbuktu Institute et Gambana dont il partage le credo de garantie de la dignité humaine et le rejet de toute pratique allant à son encontre.
Après des échanges d’éclaircissement sur le contenu réel du rapport, avec des responsables de Gambana et ses sympathisants qui luttent quotidiennement pour la noble cause abolitionniste, Timbuktu Institute tient, aussi, à présenter ses excuses pour tout malentendu que veulent entretenir ces antiabolitionnistes et conservateurs et qui cherchent à instrumentaliser notre recherche visant simplement, mettre à nu une pratique condamnable à tout point de vue et productrice d’injustices et de frustrations nuisibles au vivre ensemble et à la cohésion sociale.
Pour une meilleure sensibilisation contre ce fléau, l’Institut s’intéressera de plus près à la problématique de l’esclavage par ascendance à travers des recherches et futures publications scientifiques pouvant alerter davantage les décideurs de la région et la communauté internationale sur le danger que représentent une telle pratique et ceux qui cherchent à la justifier ou la perpétuer.
Avant tout propos, je présente, en mon nom et au nom de notre mouvement, mes sincères condoléances à la famille éplorée. Paix à son âme ! Qu’Allah lui fasse miséricorde et lui ouvre les portes de son vaste paradis. Notre réaction prompte n’est pas synonyme d’oubli du passé. Cependant, nous exprimons notre solidarité en tant qu’humains, musulmans et citoyens face à cet assassinat odieux. C’est en tant que défenseurs des droits humains que nous nous levons contre toutes formes d’injustices et participons aux sit-in de solidarité notamment à la Place de la République ce 1er mai 2025 pour réclamer justice pour Aboubacar Cissé. Par ailleurs, nous sommes indignés de voir certains notables Soninké influents et certains responsables d’organisations associatives Soninké telle que l’APS restés muets face aux injustices sociales dans le milieu Soninké notamment l’esclavage coutumier par ascendance. La lutte contre ces fléaux doit être une priorité collective. Il est urgent de traiter cette question cruciale pour un avenir meilleur pour le Soninkara, un avenir dont le socle est la justice sociale, l’équité et le respect des droits humains. Il faut mettre fin à la mauvaise foi et l’hypocrisie ambiante qui consiste à considérer que tout se passerait bien dans notre communauté, et que l’esclavage coutumier aurait disparu. Sortons du déni ! Pour rappel, l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme stipule que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Pourtant, dans le milieu Soninké, des militants ont subi et continuent de subir les conséquences de l’esclavage par ascendance. Les initiatives en faveur de son éradication sont reçues avec hostilité et les militants contre cette situation sont réprimés et sanctionnés. Nous n’oublierons jamais les assassinats des personnes qui ont refusé leur condition d’esclave. A titre d’exemple, au Mali, 4 pères de famille ont été assassinés à Diandioumé le 01 septembre 2020 et une grand-mère a été assassinée à Lany en juillet 2022, ainsi que bien d’autres victimes. Paix à leurs âmes ! Nous dénonçons le discours ambigu de M. Ousmane Bocar Diagana, président de l’APS, qui a manifesté son indignation face à l’assassinat d’Aboubacar Cissé, mais reste silencieux face aux attaques contre les descendants d’esclaves Soninké. Tous les responsables des différentes organisations de Ganbannaaxun condamnent avec fermeté le comportement de M. Diagana Ousmane Bocar et lui demandent des explications sur son attitude vis-à-vis de Ganbannaaxun, notamment sur son manque d’engagement pour une justice et une paix sociale. Pourtant, Monsieur Diagana, vous êtes la personne la mieux placée pour donner des éléments explicatifs sur la position réelle de Ganbannaaxun et son combat pour une justice sociale et équitable. L’esclavage est une histoire de l’humain. Le silence et le mépris ne sont pas des armes sérieuses ni efficaces pour son éradication et pour assoir une paix durable dans notre communauté avec comme socle l’égalité sociale citoyenne. Le terme Ganbannaaxun est une expression Soninké qui signifie l’égalité en droits et en dignité entre tous les membres de la communauté. C’est un mouvement transnational né en 2016, issu de l’association ARMEPES-France qui a été créée en France en 2010 par des ressortissants Mauritaniens. Nous sommes déterminés à poursuivre ce combat légitime pour la justice sociale, malgré les détracteurs qui nous vouent aux gémonies. Hélas, ce légitime et noble combat pour la justice sociale est discrédité par certains détracteurs qui diabolisent les militants en les comparant à des terroristes afin de semer la discorde, le doute et la haine au sein de la population.
M. Traoré Abdoulaye Président de ARMEPES-FRANCE-Ganbannaaxun Paris le 03/05/2025
Le vendredi 25 avril 2025, la France et une certaine opinion internationale sont sidérées par l’attaque meurtrière dans une mosquée (La commune La Grand-Combe – Le Gard). La victime est un jeune malien appartenant au groupe sociolinguistique soninké appelé Aboubakar Cissé. Ce dernier a été affreusement poignardé à mort par un individu censé venu apprendre comment faire la prière. Plutôt un haineux islamophobe qui ne laisse aucune chance au jeune fidèle musulman dont les actes et comportements sont hautement loués parmi les fréquentations de la mosquée. Je tiens à réitérer mes fraternelles condoléances à sa famille et à l’ensemble de la communauté musulmane. Paix éternelle à son âme. Ameen. Que la justice française mette tous les moyens nécessaires pour mener l’enquête et punir l’assaillant (arrêté en Italie).
Ce 1er Mai 2025 correspondant à la Fête du travail, une manifestation a été organisée à Paris pour protester contre cet acte horrible, interpeller les autorités publiques françaises et soutenir les proches de la victime. Une certaine France politique est complice avec un narratif de xénophobie particulièrement islamophobe dans les discours publics notamment dans les médias. La communauté soninké de l’Hexagone s’est jointe valablement à cette sortie publique pour dénoncer cet assassinat et compatir avec la famille du jeune Cissé. Ainsi l’appel dans un élément vidéo lancé par M. Ousmane Diagana de l’APS (Association pour la promotion de la langue soninké), a fait écho parmi l’arène RS 2.0 en milieux soninkés notamment au sein de la diaspora en France. C’est très alerte comme démarche de sa part et à saluer vivement ce réflexe citoyen et humaniste. Quand notre commune humanité est touchée par une telle horreur, l’indifférence devient immorale et basse.
Et… pourtant, j’ose reprocher à M. Diagana et sa suite communautariste sous couvert d’une association, de bruyantes indifférences lorsque l’esclavage par ascendance dans l’intra-communautaire soninké a tué, humilié, déporté, exproprié, affamé et assoiffé dans nos terroirs ouest-africains. Le cadre associatif qu’il dirige est un nébuleux support des activités ambiguës liées aux coutumes intégristes et discriminatoires dans l’ensemble féodalo-esclavagiste soninké.
Parmi leurs indifférences les plus abjectes, on peut citer entre autres ; l’affaire de 4 pères de famille (Mountagha Diarisso, Gossi Cissoko, Youssou Cissoko et Hamet Cissoko) lynchés à mort à Djandioumé (village soninké dans la région de Kayes – Mali) dans la nuit du 1 septembre 2020 https://news.un.org/fr/story/2020/09/1076872 et le cas en juillet 2022 de la vielle dame Diogou Sidibé (70 ans) enlevée, assassinée et mise en sac dans le village de Lany https://www.dw.com/fr/mali-diogou-sidib%C3%A9-esclavage-par-ascendance-kaye/a-62903536 .
À ce jour à propos de ces drames liés au refus de la soumission aux pratiques féodalo-esclavagistes, nous n’avons pas eu écho d’un moindre mot de dénonciation et de soutien émis par le cadre institutionnel de son association. Dans leur giron communautaire, on y promeut malheureusement l’immobilité sociale autour d’un pilier principal : la royauté dans les imaginaires pour les uns et la subordination assignée pour les autres.
En France, dans les milieux associatifs diasporiques, ils portent un habillage culturel avec les facilités matérielles à gratter occasionnellement et politiquement encartés pour beaucoup dans les partis de Gauche. Ces partis politiques qui occupent le spectre idéologique où les valeurs d’ouverture et de tolérance sont très expressives à l’endroit de la diversité en France et aux étrangers résidents.
M. Diagana et ses camarades se classent schématiquement dans l’aile suprémaciste de l’écosystème sociétal soninké. Ils évoluent dans des dispositions mentales qui n’admettent pas l’égalité sociale et citoyenne dans l’enclos communautaire. Douchés et piégés à volonté dans des héritages hiérarchisants par la naissance, leurs ambiguïtés sont d’une certaine acuité à l’occasion de ces événements graves par lesquels ils savent allier opportunisme et commerce social devant les opinions publiques.
Ainsi ma brève lecture sur un magma politico-sociétal composé de l’ordre féodalo-esclavagiste soninké et d’un canal associatif en guise d’écran de fréquentabilité partenariale.
Paix éternelle aux victimes de la barbarie et de la haine, qu’elles soient islamophobes ou féodalo-esclavagistes soninké.
Actus. L’attaque jihadiste perpétrée jeudi 17 avril dans le nord du Bénin a fait 54 morts parmi les militaires, selon un nouveau bilan officiel annoncé mercredi 23 avril. L’attaque, revendiquée par le GSIM affilié à Al-Qaïda, cible une zone frontalière critique.
Au Bénin, le gouvernement a annoncé mercredi 23 avril un nouveau bilan de 54 morts dans les rangs de l’armée à la suite d’une attaque jihadiste survenue le jeudi 17 avril dans le nord du pays. Il s’agit du plus lourd bilan jamais enregistré dans cette région frontalière, de plus en plus ciblée par les groupes armés islamistes opérant depuis le Burkina Faso et le Niger.
Les assaillants ont frappé deux positions militaires de l’opération antijihadiste « Mirador » dans le parc W, au niveau des chutes de Koudou et du « triple point », zone stratégique à la frontière entre les trois pays.
L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda. Ce groupe est classé comme organisation terroriste par l’ONU, les États-Unis et l’Union européenne.
• Un manque de coopération régionale dénoncé Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a regretté la faible coopération avec les autorités du Niger et du Burkina Faso. Il a souligné que l’absence de dispositifs sécuritaires équivalents de l’autre côté de la frontière facilitait de telles incursions.
Malgré les tensions régionales, le Bénin réaffirme sa détermination à lutter contre le terrorisme. « Nous ne céderons pas », a assuré le porte-parole.
Depuis 2022, Cotonou a massivement renforcé sa présence militaire au nord, avec plus de 8 000 soldats mobilisés. Mais la région reste vulnérable à l’instabilité sahélienne croissante.
• La réaction de la Cedeao La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a réagi à cette attaque. Elle « condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare et lâche, qui vise une fois de plus à semer la terreur et à déstabiliser nos États membres », selon un communiqué reçu à Abidjan.
La police doit le savoir: ne pas détenir de pièces d’état-civil n’est ni un crime ni un délit. Ce n’est pas un défaut de citoyenneté ou de nationalité. Surtout lorsque, dans la plupart des cas, c’est par la faute de l’administration elle même qu’une telle désagréable situation est imposée aux citoyens, surtout les plus démunis, spécialement les négro-africains. Car alors, l’amalgame est vite faite: un citoyen négro-africain qui ne peut présenter ses pièces, est forcément un étranger, forcément » sénégalais », » malien » etc. Même si tout le quartier, y compris bien sûr les membres de sa famille, atteste du contraire. A la fin des années 80, les déportations ont emporté des dizaines de milliers de mauritaniens vers des terres étrangères , et parfois à jamais pour les victimes, pour la même sale raison de l’amalgame et du doute de nationalité qui pèsent potentiellement dans ce pays, sur tout négro-africain, à cause de sa langue et de sa couleur de peau. Que ceux qui doutent du calvaire du doute de nationalité se griment en négro-africain. Ils vivront l’espace d’un instant la réalité terrifiante et sombre d’un autre monde que celui qui leur est familier. Ils comprendront pourquoi pour un négro-africain la pire terreur est celle d’être sans papiers et d’être entre les mains de la police. D’une certaine police l’espace d’un seul instant.
Financial Afrik – Un air sec balaye les ruelles sablonneuses de Mederdra, petite bourgade du sud-ouest mauritanien. Là, au cœur du Trarza, dans une maison modeste de cette région frontalière du Sénégal, grandit un garçon réservé, curieux, avide de comprendre les mécanismes du monde. Un demi-siècle plus tard, c’est dans les couloirs lambrissés de la finance multilatérale, entre les tours de la BADEA et les salons feutrés des sommets africains, qu’on évoque son nom. Sidi Mohamed Ould Tah, 61 ans, pourrait devenir en mai 2025 le premier Mauritanien, et le premier ressortissant sahélien, à diriger la Banque africaine de développement.
Il n’a pas le verbe haut, ni les habits de lumière. Pas de storytelling marketing, ni de promesses flamboyantes. Et pourtant, ceux qui le connaissent le savent : ce technocrate trilingue au pas mesuré est l’un des esprits les plus stratégiques du continent. Il ne court pas les plateaux télé. Il préfère les marges d’un accord financier bien ficelé, les équilibres subtils d’un budget d’État, la mécanique discrète d’une négociation arabo-africaine.
Sidi Mohamed Ould Tah, 61 ans, n’est pas un inconnu dans le cercle du développement en Afrique. Celui qui est aujourd’hui pressenti pour prendre les rênes de la Banque africaine de développement est un pur produit de la technocratie mauritanienne, avec une riche carrière à cheval entre Nouakchott et les institutions internationales. Né en 1964 à Mederdra, dans le sud-ouest de la Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Tah appartient à cette génération de hauts fonctionnaires façonnés dans les règles de l’art : formation académique solide – doctorat en sciences économiques à Nice, DEA à Paris VII –, complétée par des programmes exécutifs à Harvard, à la London Business School ou encore au Swiss Finance Institute. La langue n’a jamais été une barrière : il parle couramment l’arabe, le français et l’anglais, et possède des notions de portugais et d’espagnol, des des atouts linguistiques pour évoluer avec aisance dans les milieux diplomatiques et financiers.
Son immersion dans les sphères économiques commence tôt. Il va occuper des postes de jeune expert en Mauritanie : d’abord à la Banque Mauritanienne pour le Développement et le Commerce (BMDC) en 1984-1986, puis comme analyste financier à la Commission de sécurité alimentaire . Rapidement, il gravit les échelons de l’administration : à 23 ans, il devient directeur administratif et financier de la mairie de Nouakchott (1987), avant de passer près de huit ans au port autonome de Nouakchott (Port de l’Amitié) comme conseiller du directeur général puis directeur de l’audit interne .
À partir de 1996, la carrière de Sidi Ould Tah prend une dimension internationale. Il rejoint cette année-là l’Autorité Arabe pour l’Investissement et le Développement Agricole (AAAID) basée à Khartoum, où il officie comme analyste financier jusqu’en 1999 . Repéré pour ses compétences, il intègre ensuite la Banque Islamique de Développement (BID) à Jeddah – institution financière multilatérale majeure du monde musulman – en tant que cadre chargé de la promotion des investissements, puis assistant technique auprès du président de la BID de 1999 à 2006 . Là, il affine ses compétences en financement structuré, apprend à naviguer dans les jeux d’influence interétatiques, et commence à tisser un réseau d’envergure dans les pays du Golfe et d’Afrique.
• Artisan du renouveau économique mauritanien En 2006, après plus de quinze ans passés hors du pays, Ould Tah est rappelé en Mauritanie pour servir le gouvernement. Il devient conseiller économique à la Présidence de la République, puis auprès du Premier ministre entre 2006 et 2008 . C’est une période charnière : la Mauritanie sort d’une transition politique et s’apprête à tenir des élections démocratiques (2007) suivies malheureusement d’un coup d’État (2008). En juillet 2008, quelques jours après la prise de pouvoir par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, Sidi Ould Tah est nommé ministre de l’Économie et des Finances dans le nouveau gouvernement . Il conservera, sous différentes appellations, le portefeuille économique durant toute la décennie suivante, devenant en 2009 ministre des Affaires économiques et du Développement – un super-ministère qui englobe la planification et la coopération internationale – poste qu’il occupera jusqu’en 2015.
À ce titre, Sidi Ould Tah est l’un des principaux artisans de la politique économique mauritanienne durant les années Abdel Aziz. Il pilote des réformes financières et budgétaires destinées à stabiliser le cadre macroéconomique (maîtrise de l’inflation, réformes fiscales) alors que le pays bénéficie du boom du minerai de fer. Il impulse également des projets d’infrastructures (énergie, routes, hydraulique) soutenus par les bailleurs de fonds. Ould Tah siège dans de nombreux conseils d’administration d’entreprises publiques et d’organismes stratégiques : il préside par exemple le Conseil national de la statistique et est secrétaire permanent du Conseil présidentiel pour l’investissement .
Parallèlement, en tant que ministre, il représente la Mauritanie auprès des grandes institutions financières internationales. Il rassure les bailleurs, signe avec le FMI, siège au conseil des gouverneurs de la Banque mondiale, de la BAD, de la BID.
Ces casquettes le conduisent à négocier des financements, à défendre les projets mauritaniens dans ces instances et à se constituer un carnet d’adresses haut placé (ministres africains des finances, dirigeants de banques multilatérales, etc.). Ses anciens collègues racontent qu’il savait “mettre à profit sa double culture arabo-africaine pour rapprocher les positions, gagner des soutiens tant à Riyad ou Koweït City qu’à Paris ou Washington”.
“C’est lui qui, face à la sécheresse du Sahel, mobilise l’aide alimentaire. Lui encore qui attire les financements chinois et arabes pour les routes, les centrales, les réseaux hydrauliques. Il n’a jamais été élu, mais chaque projet stratégique passait par notre bureau. Les diplomates le respectaient, les investisseurs l’écoutaient. La presse, elle, ignore presque tout de lui”, confie un ancien collaborateur. Ce passage au sommet de l’appareil économique national a assis sa réputation d’homme de dossiers.
• À la tête de la BADEA : un pont entre l’Arabie et l’Afrique En avril 2015, une nouvelle page s’ouvre pour Sidi Ould Tah lorsqu’il est élu président de la BADEA (Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique) . Cette banque, créée en 1973 par les pays de la Ligue arabe pour financer des projets en Afrique subsaharienne, est basée à Khartoum (Soudan) mais rayonne sur tout le continent. Son élection, à l’unanimité des gouverneurs arabes, est une consécration pour le Mauritanien : il devient le premier responsable d’Afrique de l’Ouest à diriger cette institution. Il prend ses fonctions en juillet 2015 , apportant dans ses bagages sa longue expérience de bilingue culturel entre monde arabe et Afrique noire.
À la BADEA, Sidi Ould Tah va laisser son empreinte. En une décennie, il redynamise l’institution, en modernise la gestion et élargit son portefeuille. L’un de ses coups d’éclat a été de quadrupler le capital de la BADEA, passé de 4,2 à 20 milliards de dollars, grâce aux contributions soutenues des actionnaires arabes (notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar). Cet accroissement de ressources a permis à la banque d’augmenter significativement ses financements en faveur de projets africains : routes, développement rural, énergie, PME…
Depuis sa création, la BADEA revendique avoir approuvé plus de 2 000 opérations dans 44 pays africains, pour un montant total supérieur à 15 milliards de dollars, dont 11 milliards ont été engagés sous la présidence d’Ould Tah. En dix ans, la banque a ainsi doublé le volume de financement qu’elle avait mobilisé au cours des quatre décennies précédentes, à travers le financement concessionnel, le soutien au commerce et les prêts souverains pour projets structurants.
Sous l’ère Ould Tah, l’activité s’est intensifiée, avec un accent sur la coopération Sud-Sud et le cofinancement aux côtés d’autres banques multilatérales (BAD, Banque mondiale, etc.). En 2024, la BADEA a franchi un nouveau cap avec le lancement d’un plan stratégique 2025-2030 doté de 18,4 milliards de dollars, orienté vers les infrastructures, le soutien aux PME et les investissements stratégiques. Ce plan s’inscrit dans une dynamique plus large portée par les bailleurs arabes. C’est également sous sa présidence que le Groupe de Coordination Arabe (ACG) – qui regroupe les principales institutions financières du Golfe – a annoncé une mobilisation de 50 milliards de dollars pour financer des projets de développement en Afrique, un tournant majeur dans les relations arabo-africaines.
“Il a également veillé à ce que la BADEA joue un rôle de pont entre les fonds du Golfe et les besoins africains, par exemple en finançant des études de faisabilité pour des projets susceptibles d’attirer des investisseurs arabes”, commente un cadre de la BADEA.
L’instabilité politique au Soudan depuis 2019, et surtout le conflit armé déclenché en 2023, a poussé la BADEA à transférer temporairement son siège à Riyad. Une opération sensible, que Sidi Ould Tah a menée sans interruption des activités. Il a su préserver l’unité du personnel, maintenir la confiance des États actionnaires et renforcer les outils digitaux de la banque.
Et quand la guerre éclate au Soudan en 2023, il prend une décision rapide et chirurgicale : le siège de la banque est transféré temporairement à Riyad. Une opération sensible, que Sidi Ould Tah a menée sans interruption des activités. “Son leadership discret mais efficace lui a valu la reconnaissance de ses pairs : il est régulièrement invité dans les forums économiques africains et arabes, et il a su conserver l’appui des poids lourds arabes grâce à sa gestion prudente”, confie un de ses proches lieutenants.
• Un homme de consensus porté par la « nouvelle Mauritanie » La trajectoire de Sidi Ould Tah épouse en filigrane l’évolution de la Mauritanie elle-même. Jadis pays marginalisé, la Mauritanie de 2025 bénéficie d’un regain de crédibilité sur la scène continentale, comme en témoigne le succès de la présidence de l’Union Africaine par le président Ghazouani. Sidi Ould Tah fait partie de cette génération de cadres mauritaniens qui profitent de l’aura diplomatique nouvelle du pays. Sa candidature à la présidence de la BAD n’aurait sans doute pas eu autant d’écho sans le contexte favorable créé par Nouakchott ces dernières années : stabilité intérieure exemplaire, diplomatie active, image de bonne gouvernance (illustrée par le classement RSF nº1 en Afrique pour la liberté de la presse ). En ce sens, Ould Tah est autant le produit que le vecteur de la montée en puissance de la Mauritanie dans les cercles panafricains.
Sur le plan personnel, ceux qui le côtoient décrivent Sidi Ould Tah comme un homme affable, à l’ego maîtrisé, qui privilégie le résultat au bruit médiatique. “Il s’exprime peu dans les médias internationaux – hormis pour promouvoir la BADEA – et a la réputation de faire consensus”, apprécie un banquier de développement, basé à Lomé. “Ni idéologue ni homme politique au sens partisan, il s’est toujours défini comme un serviteur de l’État et du développement africain. Cette posture apolitique est un avantage dans une élection à la BAD, qui requiert de rassurer l’ensemble des actionnaires et de s’élever au-dessus des rivalités nationales”, poursuit ce financier du développement.
Sidi Ould Tah s’est également construit un réseau d’alliances au-delà des cercles financiers. Sur le continent, il peut compter sur l’amitié de nombreux ministres des finances et gouverneurs de banques centrales qui l’ont côtoyé lors de réunions annuelles au FMI ou à la BAD. Il est proche par exemple de l’Ivoirien Adama Koné (ex-ministre ivoirien proche d’Alassane Ouattara) ou du Sénégalais Amadou Hott, également candidat, avec qui il a collaboré sur des initiatives régionales. On parle également du Béninois Serge Ekue qui dirige la BOAD. Dans le monde arabe, il bénéficie de l’estime de hauts responsables saoudiens, émiratis et koweïtiens de par son rôle à la BADEA. “Cet ancrage diversifié pourrait être déterminant pour recueillir les voix nécessaires à son élection”, souligne un journaliste qui suit de près la campagne pour la présidence de la BAD.
« Si Sidi Ould Tah était élu président de la BAD fin mai 2025, ce serait l’aboutissement logique d’une carrière dédiée à l’intégration financière de l’Afrique. Il a toujours défendu une vision structurée, pragmatique et inclusive du développement du continent », estime un haut responsable mauritanien. Au-delà du parcours individuel, cette candidature porte un poids symbolique. « Ce serait aussi un symbole très fort pour la Mauritanie : nous serions le premier pays sahélien à placer un de nos ressortissants à la tête de la Banque africaine de développement. C’est une reconnaissance. » Et surtout, un signal politique. Une victoire viendrait conforter la position géopolitique de la Mauritanie dans les instances régionales. « Cela consacrerait le rôle pivot que le pays entend jouer dans l’architecture du continent », résume ce même interlocuteur.
Qu’il l’emporte ou non, sa présence parmi les favoris confirme l’évolution du statut géopolitique de la Mauritanie, désormais capable de faire émerger des figures de leadership à l’échelle africaine.
Le Centre Socioéducatif et Culturel de l’ADVEM est une structure communautaire créée par l’Association pour la Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie (ADVEM), dans le but de répondre aux besoins croissants d’encadrement, de formation, d’écoute et d’accompagnement des enfants, des jeunes et des familles dans les quartiers vulnérables, en particulier dans la commune de Riyad à Nouakchott.
Dans un contexte où les défis liés à l’éducation, à la pauvreté, à la marginalisation, au décrochage scolaire, à la violence et au manque d’espaces sûrs pour les jeunes sont omniprésents, le centre se positionne comme une réponse concrète, humaine et durable. Il constitue un véritable lieu d’accueil, d’espoir et de résilience pour celles et ceux qui sont souvent laissés pour compte par les structures publiques classiques.
Notre vision : Construire une société où chaque enfant et chaque jeune a la possibilité de s’épanouir, d’accéder à ses droits fondamentaux, de développer son potentiel et de contribuer activement au développement social, éducatif et culturel de sa communauté.
Notre mission : Offrir un espace ouvert, inclusif et dynamique qui favorise l’éducation, la culture, la formation, la participation citoyenne et l’autonomisation à travers des activités concrètes, participatives et adaptées aux réalités locales.
Axes d’intervention :
1. Éducation et accompagnement scolaire :
Cours de soutien pour les élèves en difficulté scolaire.
Alphabétisation pour les enfants non scolarisés et les femmes.
Sensibilisation à l’importance de la scolarisation, en particulier des filles.
Mise à disposition d’une bibliothèque communautaire.
Organisation de spectacles, de festivals et d’expositions pour valoriser les talents locaux.
Activités sportives encadrées pour renforcer l’esprit d’équipe et la discipline.
3. Développement personnel et citoyenneté :
Formations en leadership, prise de parole en public, développement de l’estime de soi.
Clubs de jeunes pour la promotion des droits de l’enfant, la culture de la paix et la citoyenneté active.
Espaces de dialogue intergénérationnel et de médiation sociale.
4. Appui aux femmes et aux familles :
Sessions de formation professionnelle (couture, artisanat, cuisine, gestion).
Accompagnement psychosocial des femmes victimes de violences.
Sensibilisation sur la santé maternelle, l’hygiène, les droits des femmes et la parentalité positive.
5. Plaidoyer et partenariats :
Actions de plaidoyer pour une meilleure prise en compte des droits des enfants et des jeunes dans les politiques publiques.
Collaboration avec les écoles, les ONG, les institutions étatiques et les partenaires techniques et financiers.
Implication des jeunes dans les processus décisionnels les concernant
Nos valeurs :
Solidarité : Nous croyons en la force du collectif et de l’entraide.
Équité : Chaque enfant, chaque femme, chaque jeune mérite les mêmes chances.
Respect : Des cultures, des personnes, des diversités.
Engagement : Nous travaillons avec passion pour des résultats concrets.
Participation : Les bénéficiaires sont au cœur de nos actions et décisions.
Impact et rayonnement : Depuis sa création, le Centre a accueilli des centaines d’enfants et de jeunes, organisé de nombreuses activités éducatives, culturelles et sociales, et formé plusieurs dizaines de femmes. Il a permis à de nombreux enfants de renouer avec la scolarité, à des jeunes de découvrir et développer leurs talents, et à des familles de se reconstruire dans la dignité.
Le Centre Socioéducatif et Culturel de l’ADVEM est bien plus qu’un simple lieu d’activités : c’est un foyer d’espoir, une fabrique de talents, un moteur de changement. Il incarne la vision d’une Mauritanie inclusive, solidaire et respectueuse des droits humains.
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