L’ambassadeur américain itinérant, en charge des libertés religieuses Rached Houssein a salué les efforts déployés par le gouvernement mauritanien dans le domaine des droits de l’homme et la lutte contre l’extrémisme.
L’ambassadeur américain, à l’ouverture du deuxième congrès africain pour la consolidation de la paix, a évoqué l’organisation du premier congrès considérant qu’il a épaté le monde pour le rôle de l’Islam en Afrique qui a également permis des actions nobles et des efforts louables.
Il a loué la coopération de la Mauritanie avec la société civile afin de faire face à l’extrémisme violent et le terrorisme avant de dire que les idées émises lors de ce congrès qui se tient à Nouakchott « étaient nécessaires pour la création de sociétés justes et égalitaires ».
En marge du congrès l’ambassadeur américain a rencontré le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani en présence du directeur de cabinet du président mauritanien Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine et l’ambassadrice des Etats Unis en Mauritanie, Cynthia Kierscht.
Le responsable américain s’est par ailleurs entretenu avec le ministre mauritanien de la justice Mohamed Mahmoud O. Cheikh Abdallahi Boyé à propos des efforts consentis par le gouvernement dans le domaine des droits de l’homme dont les plus importants, selon lui, est la loi criminalisant la traite des personnes et la loi des associations.
Les deux parties ont également discuté les différents aspects de la coopération entre la Mauritanie et les Etats Unis, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la traite des personnes.
Les travaux de ce deuxième congrès africain pour la consolidation de la paix se sont ouverts mardi se tient sous le haut patronage du président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani et sous la présidence effective du Cheikh Abdallahi O. Boyé, président du forum pour la consolidation de la paix.
Des ministres prennent part à ce forum, notamment le ministre égyptien des Awqafs Mohamed Moctar Joumâ, en plus de plusieurs experts et penseurs de différentes régions africaines.
Trois jours durant ce congrès examinera les situations en Afrique, les mécanismes pour lutter contre le discours de haine et l’extrémisme à la lumière de l’escalade de la violence et des coups d’État sur le continent.
Ce congrès cherche à mettre en évidence des modèles inspirants dans la promotion des valeurs de paix, de tolérance et de coexistence au sein du patrimoine africain.
«La protection et la prise en charge des groupes les plus vulnérables de la société, en particulier les femmes, est une composante importante de l’ambitieux programme social de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani, a affirmé, dimanche à Barkéol (Wilaya de l’Assaba), la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille Mme Naha Mint Haroun OuldCheikh Sidiya, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines (MGF).
«Malgré la ratification de toutes les conventions et chartes internationales relatives à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et en dépit des importants efforts de sensibilisation qui ont été entrepris, le phénomène de l’excision représente toujours un défi qui doit être relevé», a-t-elle ajouté.
« Notre pays a franchi des pas appréciables dans le domaine de la lutte contre ce phénomène et s’est mobilisé sur tous les fronts de sensibilisation, culturels et économiques », a souligné Mme Naha, mettant en exergue les indicateurs satisfaisants en rapport avec ces pratiques enregistrés par notre pays de trois points, avec des taux de 68% dans la catégorie adulte et de 58% dans celle des filles de moins de cinq ans.
«Ces progrès sont considérés très importants, puisque tout changement qui intervient au niveau des mentalités demeure extrêmement utile », a-t-elle précisé, soulignant que la Mauritanie fait des avancées notoires en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
«Le département cherche, en célébrant cette journée, à éclairer l’opinion publique sur ce problème dans le cadre de l’atteinte du cinquième objectif de la stratégie internationale de développement durable à l’horizon 2030, qui ne peut être atteinte sans mettre fin à la violence contre les femmes et les filles», a-t-elle poursuivi.
Pour rappel, la cérémonie de commémoration de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des MGF, qui coïncide avec le 6 février de chaque année, était organisée sous le thème «Accélérer l’investissement pour éliminer les mutilations génitales féminines», au cours de laquelle 200 kits alimentaires avaient été distribués au profit de personnes ayant des besoins spéciaux au niveau dans la moughataa de Barkéol.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Wali de l’Assaba, M. Mohamed OuldAhmed Maouloud, et des représentants des autorités administratives et sécuritaires.
S’est tenu la 26ème rentrée solennelle de la JEUNE CHAMBRE INTERNATIONALE KAYES couplée avec celle du CLUB JCI KAYES.
Placée sous le thème : « La refondation du Mali | Rôle et Responsabilité de la jeunesse Kayesienne »
En marge de la Rentrée Solennelle, des sessions de formation ont été organisées le Vendredi 04 Février 2022 au complexe Universitaire Boubou Sow afin de renforcer les capacités des membres et observateurs.
Étaient au programme, Trois (3) modules de base de la JCI, à savoir :
1- la connaissance du mouvement, 2- Procédure Parlementaire, 3- Planification de Projet.
Les sessions ont été animées par l’ami Abba Boubacar Diarra , l’ami AbrahamKoné et l’ami BoubacarNiane.
La journée du Samedi a été marquée par une conférence sur le thème : « La refondation du Mali – Rôle et Responsabilité de la jeunesse Kayesienne »
Par la suite direction paparah pour la visite des deux salles de classes que la jeune Chambre internationale Kayes est entrain de construire pour les enfants de paparah qui étudiaient dans des conditions précaires puis s’en est suivi l’open forum à Kamankolé et en fin le dîner gala à l’hôtel khasso.
Ainsi prend fin la 26ème rentrée solennelle JCI Kayes.
Merci à l’Institut National de Formation pour l’opportunité;
Merci aux formateurs pour leurs disponibilités;
Merci aux participants;
Merci aux partenaires;
Merci aux organisations sœurs qui ont pris part activement à cette rentrée solennelle couplée.
👉🏿La JCI Kayes dans nos cœurs agissons ensemble !!!
Alliance Ganbanaaxu – Nous, Alliance Ganbanaaxu regroupant les référents coutumiers et l’ensemble des ONG estampillées sur notre logo susmentionné, soutenons le discours historique et édifiant du Président de l’Assemblée Nationale Cheikh OuldBAYAA à l’occasion de la cérémonie de clôture des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021-2022. Voir le https://cridem.org/C_Info.php?article=753644
Nous nous félicitons et notons le fait qu’il soit absolument en phase d’une part, avec les principes de notre sainte religion, l’Islam d’autre part, de le savoir être totalement en adéquation avec nos visées de valeurs républicaines.
En effet l’égalité dont il fait mention est bien un des fondements de l’Islam. Cette égalité est à juste titre au cœur du combat que nous menons depuis quelques années : l’égalité absolue de tous les êtres humains.
Les principes rappelés à cette occasion par le Président de l’Assemblée Nationale nous conforte pleinement dans notre combat pour la justice et l’égalité au sein de la communauté Soninké et fait naître l’espoir dans le cœur de l’ensemble de nos citoyens se comptant par centaines de milliers légués dans un statut infamant et dégradant donc inacceptable car ravalant au rang de citoyens de seconde zone.
Aussi, il va sans dire, et, nous le réaffirmons, que nous soutenons sans ambages le discours du président de l’Assemblée Nationale et tout autre discours qui a trait à la cohésion sociale quel que soit son auteur.
En effet Allah en Soit Loué, nous espérons fortement que désormais, nous ne serons plus exclus de l’Imamat, d’une quelconque nomination à un poste de responsabilité ou privés de terres agricoles sous prétexte que d’autres citoyens seraient bien nés pour en être les seuls ayants droit.
~ Colonel Goïta né en 1983, à tête de la junte militaire au Mali et Monsieur Le Drian né en 1947, ministre des affaires étrangères français.
~ L’affaire en français facile :
L’un ne veut plus du Ladalenmaxu (subordination politique, militaire et économique) en état, l’autre rechigne et traite le premier d’avoir un pouvoir illégitime et irresponsable. On peut transposer sensiblement cette affaire franco-malienne à une tension sociale que vivent une famille de descendants d’esclaves et une famille d’anciens maîtres en pays soninké à une petite échelle. Du genre, tu refuses la subordination sociale (politique), et ben je te diabolise.
La constance est évidente, quand le dominé ose jusqu’à un certain niveau, le dominant perd toute lucidité, et verse dans l’agressivité verbale… voire physique.
L’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste qui a émergé au sein de communautés soninkées depuis 5 ans, a subi d’innombrables épreuves violentes venant de milieux réactionnaires et féodaux. Une certaine intelligentsia communautaire (religieuse et profane) s’est fourvoyée par un honteux déni, une égoïste suffisance, de silencieuses complicités, d’abjects dénigrements et de fallacieuses accusations, à l’encontre d’un militantisme droit-de-lhommiste pacifique Gambanaaxu. Les familles et personnes reléguées et assignées injustement comme esclaves statutaires expriment ouvertement leurs aspirations légitimes en s’extirpant des liens sociaux humiliants connus sous le vocable soninké Ladalenmaxu. Ainsi tous les milieux féodalo-esclavagistes en pays soninké à l’échelle internationale se sont ligués dans un engrenage haineux et violent pour contenir L’éveil citoyen et humain . De la haine verbale, certains milieux extrémistes féodalo-esclavagistes sont tombés dans la criminalité organisée avec plusieurs violences perpétrées à l’encontre de militants abolitonnistes soninkés dans différentes localités (Bafrara, Lany, Dafort, Hamague, Hassi chaggar, kremis, Bakhamabougou, Modibougou, Djandjoumé et d’autres). Pour le cas de Djandjoumé dans la nuit du 1 septembre 2020, 4 pères de famille militants avaient été lâchement assassinés en pleine nuit par des milices féodalo-esclavagistes du village. Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F
Le féodalisme et l’impérialisme, mêmes paradigmes !
NB : Si étudiants en sciences politiques et sociales par là sont intéressés, nous avons engrangé beaucoup de cas d’exemple depuis 5 ans GANBANAAXU …(embargo, mise en quarantaine, expropriations, accusations fallacieuses, délations mensongères, tueries, agressions, diabolisation éhontée, privations de jouissance aux biens communs….)
✓Un engagement sincère qui se veut constructif doit avoir la lucidité et l’ouverture d’esprit nécessaire à reconnaître et saluer des signaux intéressants qui émergent autour et ailleurs .
Ici je mettrai quelques passages de son discours qui indexent les mentalités rétrogrades et les hiérarchies sociales dans notre PAYS. Oui PAYS en majuscule, car ce qu’il a dit et dénoncé devant la représentation nationale, un écho de la sortie médiatique du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani à Ouadane il y’a quelques semaines, est un changement de contenu discursif en haut lieu sur les discriminations liées aux castes, aux hiérarchies et à l’esclavage au sein de tous nos groupes sociolinguistiques (arabo-berberes, haratines, soninké, peulh et wolof).
👉🏿 Extraits :
« Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort. »
« L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».
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« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».
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« Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs. »
—- « C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.
Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?
Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous). »
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« Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.
L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société. »
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✓ Conclusion
Le fond de ce discours tenu en pareilles circonstances, n’est pas anodine dans notre pays, et il mérite une certaine attention de notre part. Ce qu’il a dit sur ces problématiques liées aux mentalités féodales et esclavagistes qui couvent dans nos différentes communautés, certains opposants qui s’auto-auréolent sous un prisme racial dans leurs chapelles revendicatives, n’oseraient pas s’y aventurer. Ils seraient même dans une gêne en lisant cette prise de parole du président de l’Assemblée nationale par ces termes transversaux qui touchent les maux enfouis dans notre corps sociétal qu’on reproduit socialement et politiquement sur les données nationales (chez les Opposants comme chez les Gens du Pouvoir).
Essahraa – « L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».
Le président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya a fait ces déclarations, dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de clôture lundi des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021 – 2022.
« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».
Ci-après l’intégralité du discours du président du parlement :
***
« Messieurs les ministres,
Chers collègues députés,
Mesdames et Messieurs,
Nous clôturons aujourd’hui notre première session ordinaire pour l’année parlementaire 2021-2022 qui a connu, en plus de la discussion et de l’adoption de la loi des finances initiale de l’année 2022 et de la loi des finances rectificative de l’année 2021, l’adoption par notre auguste assemblée d’un ensemble de textes que nous espérons constituer une pierre supplémentaire dans l’œuvre de développement du pays.
Mesdames et Messieurs,
Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs.
C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.
Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?
Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous).
Mesdames et Messieurs ;
Si notre histoire, dont la plupart des chapitres ont été écrits hors du cadre d’un État centralisé et unificateur, a produit une hiérarchie sociale rigide, parfois basée sur la loi de la force au lieu de la force de la loi, et parfois revêtue d’un habillage religieux qui ignore que le Tout-Puissant Créateur a honoré les fils d’Adam, il est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie.
Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.
L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société.
Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort.
Mesdames et Messieurs,
Notre peuple, pacifique par nature, soucieux de la coexistence et de l’harmonie de ses composantes, et qui a toujours prouvé sa perspicacité et sa capacité d’adaptation à toutes les situations, a besoin – comme le reste des peuples du monde – de celui qui le guide vers un État de justice et de fraternité en présentant une fatwa éclairée basée sur une bonne compréhension de la Charia, et en diffusant une conscience citoyenne réconciliée avec son temps, en inscrivant les valeurs de citoyenneté dans les programmes d’enseignement, et en combattant tout ce qui perturbe son harmonie et la cohésion de ses composantes.
L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux.
Mesdames et Messieurs ;
Vous appréciez que notre survie en tant que peuple est tributaire de notre unité, qui constitue la meilleure protection de notre pays, contre les risques et autres défis dictés par le contexte géographique de la sous- région marqué par l’instabilité, politique, les guerres civiles, les phénomènes du terrorisme et du crime transfrontalier.
Enfin, je vous souhaite de bonnes vacances et déclare – Ala barakatillah – la clôture de la première session ordinaire de l’année parlementaire 2021 – 2022 conformément aux dispositions de l’article 52 (nouveau) de la Constitution et des articles 54 et 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Je vous remercie ».
La clôture de cette session s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement.
-Par une note d’information émanant de l’entourage du leader abolitionniste mauritanien, l’honorable député BDA, nous avons appris la visite qu’il a effectuée auprès de prisonniers à Rosso originaires de Rkiz et Ngawlé.
——
« Le député et président d’IRA, Biram Dah Abeid, a rendu visite aujourd’hui vendredi 28 janvier 2022 aux détenus de Rkiz et de Ngawlé. Le député s’est longuement entretenu avec les deux groupes sur le processus des deux affaires en justice, sur les conditions carcérales et les tortures alléguées. Le président Biram Dah Abeid, à sa sortie de la prison de Rosso où s’est déroulé l’entretien de plusieurs heures, a fait une déclaration à l’adresse de la presse et des parents des prisonniers. »
Nous apprenons ces dernières heures que 7 ressortissants mauritaniens ont perdu la vie au Mali lors d’un incident grave aux circonstances restant à clarifier. Lire ici https://fr.ami.mr/Depeche-62379.html , le communiqué de la présidence mauritanienne datant du vendredi 21 janvier 2022.
En conséquence de cet événement douloureux, notre association Armepes et ses partenaires de la mouvance droit-de-lhommiste Ganbanaaxu tiennent à :
– Présenter nos fraternelles et compatissantes condoléances aux familles des victimes originaires de la moughaata d’Adel Bagrou (Hodh El Charghi) et au peuple mauritanien,
– condamner vivement ces graves incidents meurtriers dans la zone frontalière,
– exprimer notre soutien aux hautes autorités étatiques de 2 pays dans leurs démarches diplomatiques, judiciaires et sécuritaires afin d’élucider cette affaire et de prendre les décisions appropriées en conséquence. Ainsi pour que de pareils événements gravissimes ne se reproduisent plus.
Ce dimanche 9 janvier 2022 , la Web-radio Jeunesse Gambana Dafort 🎙️https://radioajgd.com/ a reçu comme invité une équipe du BE Armepes_France . Les éléments présents sont le président Gaye TRAORE, Dramane Gueleye CAMARA, Miryam CISSÉ et Koundou SOUMARE. L’équipe animatrice de la radio a été dirigée par Diadie Abdou COULIBALY. Une émission-fleuve de plus de 3 heures durant laquelle plusieurs thématiques ont été largement abordées. L’engagement Gambanaaxu et ses idéaux de paix et d’égalité adressés à la communauté soninké. Gambanaaxu, une voie de nécessaires réformes sociétales pour en finir avec les vestiges esclavagistes et féodaux dans le corps social soninké.
Un Appel paisible et citoyen pour la promotion des droits humains et la consolidation fraternelle, gage d’un véritable développement socio-économique et civilisationnel. Au 21 ème siècle, au cœur de l’Afrique, continent historiquement saigné affreusement par des traites esclavagistes, on ne peut accepter qu’un esclavagisme « domestique » dit par ascendance puisse être toléré sous une honteuse socialisation dans un même groupe sociolinguistique. Il faut en finir, et toutes les voix justes et humanistes sont conviées à cet engagement militant pour un éveil massif contre l’esclavage coutumier sous toutes ses manifestations dans nos communautés.
Nos chaleureux remerciements à l’équipe de la Web-radio Jeunesse Gambana Dafort 🎙️ pour la disponibilité et l’accueil attentionné.
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