Injustice immanente, parfaite; esprit, sentiment d’injustice; monument d’injustice; comble de l’injustice; (histoire) criant(e) d’injustice; combattre, dénoncer, refuser l’injustice; souffrir, subir, supporter l’injustice; ériger l’injustice en système; justifier l’injustice; crier à l’injustice; s’opposer à l’injustice; protester, se révolter contre l’injustice; défendre quelqu’un contre l’injustice; tirer parti de l’injustice; traiter quelqu’un avec injustice.
Etre témoin, victime d’une injustice; endurer une injustice; dénoncer, redresser, réparer, venger une injustice; entériner une injustice.
La cause de ces insurrections est presque toujours la même : les exactions, les extorsions et mille autres injustices commises par les caïds (gouverneurs et élus communaux et autres complices) est de réclamer humblement leurs droits face à l’injustice.
L’injustice sociale est une évidence si familière, elle est d’une constitution si robuste, qu’elle paraît facilement naturelle à ceux mêmes qui en sont victimes.
L’esclavage et ses pratiques sont une réalité et les conséquences sont énormes:
Exations et exécutions sommaires; Disparitions forcées; Des déplacés en interne au Mali; Des spoliations de terres; Des violences basées sur le genre de toute sorte.
Ce n’est pas l’injustice en soi qui nous blesse, c’est d’en être l’objet.
Une vielle femme du Mme Sokhana Diakité âgée de 80 ans évacuée en urgence à l’hôpital du Mali de Bamako depuis le 02 Septembre qui a perdu son fils dans la nuit du 1er Septembre 2020. Elle a perdu aussi un œil déjà.
Le seul péché de leur famille c’est d’avoir gagné un procès pour récupérer leurs terres cultivables contre des gens qui se prennent pour des maîtres, et d’autres sont emprisonnés illégalement.
Cette dame a besoin d’être soutenu financièrement, juridiquement et moralement afin que justice soit faite.
Après lecture du communiqué de la CVE relatif à la visite du président Biram Dah Abeid au président Hamidou Baba Kane, sans vouloir polémiquer, je tiens à préciser ceci:
L’idée de la visite est partie de moi, suite à une rencontre que j’ai eu avec le président Kane, j’ai informé le président Biram Dah Abeid que Hamidou Baba Kane est malade et amaigri et que par conséquent, il serait adéquat de lui rendre visite; je suis bien dans mon rôle de dirigeant en vue d’Ira, puis du Rag, et le président Biram à toujours était soucieux d’exprimer de près, sa solidarité en pareilles circonstances, à ses concitoyens, même anonymes et aux personnalités nationales. Après l’accord du député Biram Dah Abeid, j’ai émis au président Kane la possibilité que nous lui rendons visite.
Ce n’est pas la 1ere fois que le président Biram fasse le déplacement pour rencontrer ses aînés leaders politiques et moi j’ai toujours assuré le côté protocole, mais cette fois-ci, le président Biram n’a pas été à l’origine de la visite et moins encore de son caractère politique, et encore moins, il n’y a eu de demandes pressentes ou insistances de sa part. Après les salutations d’usage, le président Biram a les bonnes nouvelles de la santé de son aîné et ce dernier lui a expliqué les causes de la souffrance et l’a rassuré sur son rétablissement. Et bien sûr les deux hommes ont échangé sur l’actualité politique et les meilleurs moyens pour que l’opposition mauritanienne tire profit de l’ouverture qui se dessine sous le régime du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le gouvernement mauritanien a approuvé mercredi 16 septembre en Conseil des Ministres le projet de loi qui abroge et remplace la loi n°64.098 du 09 juin 1964 relative aux associations.
« Ce cadre juridique exprime une nouvelle vision conforme à notre dispositif constitutionnel en termes de libertés d’association et d’organisation pour un mouvement associatif acteur et partenaire du développement national », selon le communiqué du Conseil des Ministres.
« A cet effet, le projet de loi introduit d’importantes innovations dont la plus saillante concerne le passage du régime de l’autorisation préalable au système déclaratif », ajoute le communiqué du Conseil des Ministres.
Commentant l’adoption du projet de loi relatif aux Associations, aux Fondations et aux Réseaux, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Mohamed Salem Ould Merzoug, a expliqué que l’une de ces mesures phares est l’instauration d’un régime déclaratif en lieu et place d’un régime d’autorisation.
« Ce nouveau cadre juridique qui est proposé est conforme aux dispositions de la Constitution, concernant les libertés d’association et de réunion. Ce, afin de faire de l’acteur du milieu associatif un partenaire du développement. Il s’agit d’une réforme que la société civile appelait de tous ses vœux », a dit M. Ould Merzoug, cité par l’Agence mauritanienne d’information (AMI).
De nombreuses organisations nationales et internationales de la société civile, dont Amnesty International, ont régulièrement dénoncé le fait que la création d’une association en Mauritanie soit soumise à une autorisation étatique.
À suivre les éléments médiatiques recueillis par JDX Production à Nioro :
L’âge n’y protège pas quand on décide d’attenter à la vie d’un esclave rebelle !
1 – Tonton Mountakha Diarrisso 73 ans
2 – Tonton Youssou Sissoko 72 ans
3 – Gossi Sissoko 44 ans
4 – Hamet Sissoko 45 ans
Pratiquement tout le village de Djandjoumé y compris certains de leurs proches obligés et courtisans de l’ordre féodalo-esclavagiste, A LAISSÉ FAIRE cet assassinat diaboliquement orchestré sur ces braves gens qui ne voulaient plus des humiliations sociales de cet esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké.
A Lincoln disait : » si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais ».
En fait ce consensus explicite sur un pareil lynchage à mort dans un village de plusieurs centaines habitants en pleine soirée, ne peut être ourdi qu’à l’encontre des personnes déjà considérées comme socialement indignes et humainement dévalorisées parce qu’elles sont encartées et castées esclaves.
Dans l’interview qu’il nous a accordée, Birame Dah Abeid, député à l’Assemblée Nationale et président de l’Initiative de résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), revient sur l’actualité, avec la tournée du président Ghazouani (s’en tenir à l’orthographe officielle, dans tout le texte) à l’Est, l’affaire des imams haratine (hartanine est déjà un pluriel, donc pas besoin de s), la rencontre entre le président de l’UPR et celui des FPC et la loi sur les violences basées sur le genre, ainsi que d’autres questions brûlantes de l’heure.
Le Rénovateur : Le président Mohamed Cheikh Ghazwani, s’est rendu dans les zones sinistrées du Hodh Charghi pour soutenir les populations. Que vous inspire cette démarche et en quoi diffère-t-elle de celles menées, par le passé ?
Birame Dah Abeid : la tournée que SEM. Mohamed Cheikh Ghazwani a effectuée dans les zones sinistrées de l’Est représente une nouveauté, tant dans l’approche que dans la démarche, de la part du sommet de l’autorité en Mauritanie. Elle intervient dans une période non électorale ; l’on ne dira pas qu’il est parti récolter des voix. Les thèmes abordés sont également sans équivoque. Il n’a pas attaqué l’opposition ou de présumés ennemis de l’Etat, comme cela se faisait du temps de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya ou de Mohamed Abdel Aziz qui ont toujours instrumentalisé les tournées politiques pour fustiger leurs adversaires politiques ou créer des ennemis imaginaires, en usant de la théorie du complot, afin d’abuser le peuple.
Plus intéressant encore, le sérail partisan de Nouakchott, notamment la classe des politiciens et notables, les hommes marchands d’influence, les affairistes en gravité perpétuelle autour du pouvoir, ainsi que le personnel administratif – tous si prompts à vider la capitale pour accueillir le président de la République – ces gens n’ont pas pollué l’événement. Ils ne furent conviés, ni convoqués pour aller serrer la main du Chef de l’Etat à sa descente d’avion. Ainsi, il a été mis fin aux rassemblements tribaux très coûteux et dont la seule finalité était de magnifier les dinosaures locaux aux yeux du peuple, lequel ne faisait qu’entrevoir le visiteur, de loin, sans pouvoir lui transmettre ses doléances.
Vous constaterez que les administrations n’ont pas été vidées comme du temps de Maaouiya ou de Ould Abdel Aziz, de cette aristocratie politique, tribale et bureaucratique de Nouakchott qui s’était habituée à faire bonne figure lors des fêtes carnavalesques. J’exprime ma reconnaissance, au Président de la République, d’avoir refoulé les applaudisseurs, alors privés de l’occasion de remplir les travées d’accueil folklorique. Bien au contraire, il a su offrir, aux population locales, l’opportunité de dire leurs doléances et de se faire entendre directement par lui.
Le Rénovateur : vous avez rencontré les imams de Nouakchott, venus vous poser leur différend avec le Ministère des Affaires Islamiques. Qu’en est-il réellement ?
Birame Dah Abeid : en vérité, il s’agit de Hratin, professionnels du culte en Mauritanie. Ils se sentent floués, lésés et exclus du recrutement de 800 imams et muezzins, tel qu’organisé par le Ministère des Affaires Islamiques. Selon leurs allégations, le ministre leur a annoncé l’embauche de 400 imams et de 400 muezzins ; il aurait précisé qu’en vertu des orientations du Chef de l’Etat, un quota de 200 est accordé aux haratine, au titre de la discrimination positive.
Mais à la fin du processus, le quota de 200 n’a pas été respecté. Finalement, seuls 42, parmi eux, seront sélectionnées. Ils se sentent trompés et discriminés et prétendent que le ministre n’a pas, non plus, été magnanime à leur égard. Depuis plusieurs mois, ils tentent de régler ce problème à l’amiable et en interne, mais l’attitude de la tutelle leur a semblé méprisante. J’ai compilé les informations fournies par eux et je leur en ai demandé davantage ; ils comptent me transmettre le complément la semaine prochaine, tout en préparant une rencontre avec les journalistes. Après consolidation du dossier, je compte l’adresser au Chef de l’Etat, au Premier ministre et au Ministre de tutelle. Vous savez bien que la religion reste le monopole d’une caste, qui en vit, au sens d’un gagne-pain, depuis des siècles. Là aussi, une réforme profonde s’impose et sera sans doute l’un des chantiers les plus délicats du mandat en cours. Le département des affaires islamiques dispose d’un budget colossal, dont l’opacité de gestion découle des privilèges accordés à la corporation de l’Invisible. Il n’est plus question de fermer les yeux sur de telles faveurs. Les mauritaniens qui sont soif, faim, souffrent du défaut d’assurance-maladie et de la banqueroute de l’école publique, sont en droit d’exiger la justification des dépenses.
Le Rénovateur : quelle lecture globale faites-vous de la rencontre entre le président de l’UPR et le président des FPC ?
Birame Dah Abeid : J’en ai une lecture positive. La Mauritanie est appelée à sortir, assez vite, de la situation, de la confrontation -si ce n’est du face-à-face ethnique – où les pouvoirs successifs l’ont enfermée. L’initiative doit venir du Président de la République et du pouvoir. L’ouverture que le président Mohamed Cheikh Ghazouani a entamé est louable mais ne peut trouver son sens complet si elle manque d’atteindre les victimes et survivants des injustices et des marginalisations cumulées, comme nos compatriotes négro-mauritaniens et Hratin.
Samba Thiam est l’un des dirigeants historiques, voire l’un des fondateurs des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) dont il incarnait la figure de proue, pendant plus de vingt ans. Il a effectué son retour au pays et décidé d’intégrer la politique locale, en assumant le devoir et le droit d’être un compétiteur, selon la Constitution et nos lois ordinaires. A ce titre, il a décidé de créer un parti ; il en a déposé les instruments, en bonne et due forme, au ministère de l’Intérieur. Sa formation mérite la reconnaissance et la garantie d’agir pour persuader et prétendre au suffrage universel, à égalité des autres acteurs de la compétition.
Aussi, je ne puis dire que du bien, de la démarche entamée par l’UPR. Je garde espoir que le président Mohamed Cheikh Ghazwani tienne sa promesse de réconcilier les Mauritaniens, les intégrer et permettre à chacun de savourer son humanité entière. Je m’attends à ce que la question globale du «passif humanitaire», soit à l’ordre du jour, pour dépasser le stade du déni et de la discorde. Il est temps d’édifier l’opinion et la jeunesse, sur les disparitions forcées, les assassinats collectifs, la torture, le caractère raciste des radiations dans la fonction publique, les expropriations, les déportations. Il est plus que temps d’achever le retour des réfugiés, encore suspendus au Sénégal et au Mali. La vérité amère des violations de la dignité humaine de 1986 à 1991 ne saurait rester dans les limbes de l’oubli. Elle a valeur pédagogique et préventive. Ne pas la publier et refuser d’abroger la loi d’amnistie de 1993 constituent une insulte à l’unité nationale et une illustration de la citoyenneté périphérique.
Le Rénovateur : beaucoup se demandent pourquoi Birame Dah Abeid a déserté l’Assemblée Nationale depuis plusieurs mois ?
Birame Dah Abeid : en effet, je me suis absenté tous ces mois de l’Assemblée nationale car le parti au pouvoir dispose d’une majorité automatique. Donc, il n’y a aucun espoir qu’un projet du gouvernement soit bloqué par une opposition si minoritaire. C’est pourquoi, j’ai privilégié la démarche qui consiste à m’adresser directement à l’Exécutif et à son chef. Je pense que c’est à partir de là, que nous pouvons obtenir des concessions, des orientations et des décisions favorables à nos revendications.
Le Rénovateur : mais vous perdez là une précieuse tribune, surtout sur les questions cruciales discutées au sein de l’hémicycle ?
Birame Dah Abeid : sur le plan affectif et symbolique dans la ligne des coups d’éclats, c’est peut-être vrai. Cependant, ma méthode assure plus de résultats, au profit de la population, de la démocratie et des droits de l’homme, à l’inverse de celle résonnante et redondante, de la dénonciation à tout-va.
Le Rénovateur : on parle beaucoup ces derniers temps de départs de militants de votre mouvement IRA, comment l’expliquez-vous ?
Birame Dah Abeid : le tintamarre orchestré autour de ces départs supposés massifs est un désir que certains prennent pour des réalités, mais ils vont déchanter. L’ancien président Mohamed Abdel Aziz, durant toute sa décennie, a financé, encouragé et soutenu, au travers des médias, des services de renseignement et des moyens de la puissance publique, des défections, plus ou moins gonflées, au sein du mouvement. Vous connaissez le résultat, au cours des élections présidentielles de 2014 et de 2019. Nous perdons parfois des militants en vue et en gagnons beaucoup, parmi les anonymes. Cette dynamique contradictoire se poursuivra mais n’entamera en rien l’accumulation des forces jusqu’au stade critique où la demande d’égalité et de partage dictera l’agenda de l’Etat. Cet aboutissement est inéluctable à nos yeux et nous travaillons sur le long terme afin d’en accélérer la réalisation, sans violence. Que certains partent maintenant, demain ou reviennent plus tard, n’y change rien.
Le Rénovateur : par rapport à la reconnaissance de IRA et du parti RAG, quel espoir pour leur reconnaissance avec le nouveau projet de loi en gestation sur les associations ?
Birame Dah Abeid : en effet, le nouveau projet de loi sur les associations repose sur le régime déclaratif d’où le renforcement de la paix civile et du contrôle démocratique, initiés par le Président de la République Mohamed ; je pense que de nombreux mouvements et partis politiques, dont les nôtres, seront reconnus parce que nous représentons la Mauritanie de demain, c’est-à-dire le pays de l’égalité, du travail et du mérite.
Le Rénovateur: on entend de moins en moins parler d’esclavage, surtout avec votre mouvement. Cela veut-il dire que ce problème est résolu ?
Birame Dah Abeid : ce problème n’est pas du tout réglé et reste épineux. Il continue de perdurer, car des milliers de personnes sont encore exploitées, humiliées et maintenues dans l’ignorance et le fatalisme. Des domestiques, femmes et enfants surtout mais aussi des hommes, demeurent attachés aux familles des maîtres ; ils travaillent sans être payés et très peu détiennent des pièces d’état-civil. Bien léger et complaisant, celui qui oserait nous vendre la thèse éculée des « séquelles » en voie d’extinction. Jusqu’à ce jour, en termes d’actes forts, notamment de la part de la justice, nous n’entrevoyons de progrès. C’est pour cette raison que nous privilégions la concertation avec le sommet de l’Etat au lieu d’aller à la confrontation.
Le Rénovateur : une affaire de viol suivi de meurtre a secoué récemment Nouakchott. En tant que député, que pensez-vous de ce phénomène d’autant plus que le projet de loi sur les violences basées sur le genre n’est pas encore voté ?
Birame Dah Abeid : ce meurtre suivi de viol est extrêmement violent, douloureux et révoltant. Il nous interpelle, d’abord par son atrocité et la facilité avec laquelle les présumés auteurs l’ont exécuté. Il démontre que la criminalité contre les femmes, n’est plus l’apanage des repris de justice et des habitués du milieu carcéral. Maintenant, des personnes issues de la classe moyenne, journalistes et activistes des droits de l’homme, habitués à la fréquentation de de hautes personnalités, semblent impliquées dans cet homicide. Hélas, par esprit de corps, des bloggeurs et défenseurs des droits de l’homme prennent la défense de ces présumés responsables, pourtant arrêtés sur les lieux, avec la victime.
Je pense plus que jamais que nous devons nous engager dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, y compris dans le cadre conjugal. Nul n’a le droit de s’opposer au mariage d’une fille majeure ni de lui imposer un époux. Nul n’a le droit de marier une mineure, quand bien même elle accepterait son conjoint, à moins de modifier la loi pour autoriser la majorité sexuelle et maritale à 15 ans. Nous devons également mener une véritable bataille contre les obscurantistes et les zélateurs de la domination masculine, qui se cachent derrière la religiosité, pour autoriser qu’un homme frappe son épouse ou sa fille, les affame, humilie ou prive de leurs droits élémentaires. La loi de protection des femmes et des filles contre toute forme de violence doit être votée et massivement, sans réserve ni atténuation du texte par des amendements de pure hypocrisie. En ce sens, je suis féministe et l’assume, sans ambiguïté. Je ne désespère de convaincre les parlementaires ainsi que le ¨gouvernement.
«A ceux qui, lorsqu’un malheur les frappe, disent: Nous sommes à Dieu et c’est à Dieu que nous retournerons»
C’est avec une grande affliction que l’association ASEPT présente ses sincères condoléances, suite à la perte des braves et fervents défenseurs des principes et idéaux nobles, à savoir : Mountakha Diarisso, Moïse Cissokho, Hamet Cissokho et Youssouf Cissokho. Nous partageons des sentiments sincères avec compassion aux personnes blessées.
Cette date du 01/09/2020 restera gravée à jamais dans la mémoire. Notre communauté soninkée a été secouée dans ses valeurs par des actes barbares et inhumains.
Notre fermeté face à une telle atrocité est inconditionnelle et sans partage. Les actes sont ignobles, injustifiés et aucune conscience saine ne peut les cautionner. Le mouvement Ganbanaaxu est plus que déterminé à exercer ses droits les plus fondamentaux. Cette douloureuse épreuve contribue à l’éclosion de la lumière jaillissante que nous proposons. Les mentalités malveillantes n’ont de place dans notre société et l’ordre doit régner sans concession.
Nous transmettons toute notre empathie et vous adressons notre attendrissement le plus loyal aux familles des défunts et à l’ensemble du mouvement Ganbanaaxu. Nous prions Dieu Tout Puissant de les assister dans cette triste circonstance, d’accueillir les défunts dans son vaste paradis parmi ses pieux serviteurs et de les accorder sa sainte miséricorde.
Dix jours déjà, le lynchage criminel perpétré sur des militants antiesclavagistes Ganbanaaxu de Djandjoumé, Tonton Mountakha, ses camarades et leurs familles. Il y a 2 jours en parlant au téléphone avec une femme ayant perdu son fils dans l’équipée assassine, depuis Nioro, elle m’expliquait que tout le village A LAISSÉ FAIRE tout simplement. Cette dame déjà veuve il y a un mois après le décès de son mari, a déclaré que tout a été prémédité avec une horde d’hommes qui ont commencé par assaillir leurs maisons de projectiles. Par la suite ils se sont acharnés à coups d’armes blanches et de gourdins sur les militants antiesclavagistes et les ont mis dans une moto-charrette. Par la suite, ils ont été achevés près du village dans un cours d’eau. Aux dernières nouvelles plus de 20 personnes parmi les milieux féodalo-esclavagistes sont aux arrêts à Nioro .
À partir de ce jour 10/09/20, je tiens à une modeste initiative d’inclure au slogan du blog les lettres initiales de leurs prénoms et la date de cet événement cruel.
Oui… Morts libres et dignes !
Nous ne vous oublions jamais…JAMAIS !
Des experts des Droits humains de l’ONU commencent à bouger timidement sur cet esclavage par ascendance a été toujours haineux et devient tueur comme il l’a été dans le passé au sein de certaines communautés noires ouest- africaines.
GENÈVE (9 septembre 2020) – Des experts des droits de l’homme des Nations Unies* ont appelé aujourd’hui les autorités maliennes à mettre fin à l’esclavage une fois pour toutes, après que quatre hommes considérés comme nés dans l’esclavage ont été battus à mort et qu’une femme de 80 ans et deux autres personnes ont été gravement blessées la semaine dernière.
« Rien ne peut justifier la persistance de la pratique de l’esclavage », ont déclaré Alioune Tine, expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali et Tomoya Obokata, rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences. « Nous condamnons ces actes barbares et criminels qui violent le droit à la vie, à l’intégrité physique et à la dignité humaine, et qui restent trop souvent impunis ».
Ils ont demandé « une enquête rapide, transparente, impartiale et approfondie » sur l’attaque du 1er septembre à Djandjoumé (région de Kayes), et que justice soit faite pour les victimes.
L’un des morts, un homme de 69 ans considéré comme un esclave, avait obtenu une décision de justice contre l’imam du village au sujet des terres agricoles. Certains membres de la communauté se sont opposés à la décision du juge, ont encerclé les maisons des soi-disant esclaves et les ont sauvagement battus. Les quatre hommes morts avaient entre 42 et 72 ans ; une femme âgée et un couple marié, âgés de 30 et 44 ans, ont été hospitalisés. Onze personnes ont été arrêtées.
« Ce système d’esclavage par ascendance persiste malgré le fait que l’esclavage ait été officiellement aboli au Mali en 1905 », ont déclaré les experts. « L’esclavage constitue également un crime contre l’humanité dans le Code pénal malien ». Les personnes sont considérées comme nées esclaves parce que leurs ancêtres ont été capturés et réduits en esclavage et que leurs familles « appartiennent » aux familles propriétaires d’esclaves depuis des générations. Les personnes qui sont considérées comme des esclaves travaillent sans rémunération, peuvent être héritées et sont privées des droits humains fondamentaux.
L’année dernière, un membre d’une organisation antiesclavagiste a été expulsé de son village dans la région de Kayes sur ordre du chef de village, et une cinquantaine de personnes qui contestaient leur statut d’esclaves ont été forcées par les chefs traditionnels locaux de fuir un autre village.
« Ces incidents effroyables illustrent l’échec de l’État malien à mettre en œuvre ses engagements internationaux en matière de protection des droits de l’homme », ont déclaré Tine et Obokata. « Dans certains cas, les chefs traditionnels et les autorités étatiques semblent clairement être complices des auteurs ». Tine et Obokata ont appelé le Mali à adopter au plus vite une loi criminalisant spécifiquement l’esclavage, à l’instar d’autres Etats de la région comme le Niger et la Mauritanie, et à coopérer avec les organisations de défense des droits de l’homme pour mener une campagne nationale visant à abolir l’esclavage.
« Il est également essentiel que le Mali cesse de punir les défenseurs des droits de l’homme et les autres personnes qui tentent de mettre fin à l’esclavage par ascendance », ont-ils déclaré. « Le gouvernement doit tenir tête aux chefs traditionnels et religieux qui tolèrent des pratiques effroyables telles que l’esclavage ».
Dans son dernier rapport du 15 janvier 2020, Tine s’est prononcé contre les attaques contre les personnes considérées comme esclaves et contre l’arrestation et la détention arbitraire de 16 défenseurs des droits de l’homme anti-esclavagistes.
À la suite de la violence qui a coûté la vie á Montagha Diarrisso, Hamet Cissokho, Issoufou Cissokho et Gossi Cissokho à Diandjoume le 1 Septembre 2020, nous, membres de Sooninkara Buutu présentons nos condoléances les plus attristées à leurs familles, à toute la communauté soninke et au peuple malien. Puisse le Tout Puissant leur faire miséricorde et les accueillir en Son Saint Paradis.
Nous saisissons cette douloureuse occasion pour non seulement compatir à la peine des familles éplorées et leur exprimer notre solidarité mais aussi condamner sans réserve toute forme de violence et toute atteinte à des vies humaines comme ce fut le cas à Diandjoume. Nous dénonçons les incidents survenus dans ce village en tant que violation grave des droits de l’homme motivée par un esprit de féodalisme qui n’a aucune place dans notre société qui aspire à plus justice et d’équité. Nous estimons qu’il n’est pas acceptable que tels actes puissent se produire en ce 21eme siècle et demandons à ce que les auteurs de ces crimes odieux soient punis conformément à la loi. Aucune personne n’a le droit d’ôter la vie à une autre.
Ce qui vient de se passer à Diandjoume n’est malheureusement pas un cas isolé. Au cours de ces dernières années, des incidents similaires se sont produits dans les villages Sooninké. Ce fut le cas à Lany, à Bafarara au Mali et à Koyina en Gambie pour ne citer quelques-uns.
Malgré la multiplication des initiatives pour trouver des solutions à cette explosion de la violence, force est de reconnaitre que notre communauté fait face á une crise sociale majeure qui demande une action immédiate de notre part.
Moralement, nous ne pouvons pas laisser cette situation se détériorer davantage. Il y va de notre honneur et de notre avenir. Nous devons comprendre que si nous n’y faisons pas face, d’autres viendrons le faire à notre place, à leur manière et certainement á nos dépens. Régler cette situation est une question de justice sociale et de devoir moral qui incombe à tout membre de la communauté sans distinction. Ne doit-on pas se rappeler que « l’injustice n’importe où est un danger pour la justice partout, » comme l’a si éloquemment dit Dr Martin Luther King.
Partant de ce qui précède et compte tenu de la gravité de la situation, nous estimons qu’il est impératif d’accorder une attention particulière à cette question qui nécessite une solution urgente pour éviter le pire mais sommes confiants que cela est à notre portée, car nous avons des bonnes volontés et des compétences nécessaires pour aider la communauté à se réconcilier avec elle-même pour le plus grand bien de tous.
Rappelons que Sooninkara Buutu est un mouvement mauritanien naissant mais ouvert qui vise á libérer les potentialités de la communauté Sooninke afin qu’elle protège ses droits de façon effective et joue pleinement le rôle qui est le sien dans la vie de la nation. Il adhère pleinement à l’esprit et à la lettre de la Charte Universelle des Droits de l’Homme.
Chers militantes et militants du réseau Ganbanaaxun fedde . Je vous remercie d’être venu nombreux à Métro Duroc pour vous incliner devant la mémoire de nos vaillants et valeureux militants suite leur assassinat par la féodalité locale. Nos vaillants et valeureux militants lâchement lynchés , tués et découpés. Ici à travers ma voix c’est tout le réseau Ganbanaaxun fedde qui présente ses condoléances à vous et aux familles des victimes assassinés ainsi qu’aux blessés, aux veuves et orphelins . Puisse Allah ouvrir les portes de sa miséricorde aux âmes de nos défunts père feu Mountaga Diarisso président de Ganbanaaxu Diandioumé , à notre père feu Oussy Cissokho , à celles de nos frères feu Gaoussou Cissokho et de feu Hamet Cissokho . Diarisso Mountagha a été agressé plusieurs fois et sa maison saccagée , sa dernière agression meurtrière date du premier septembre 2020 , il a été assassiné parce qu’il voulait vivre libre ,être libre de toute assignation coutumière . Quant à la famille cissokho , elle a subi la haine des miliciens de kingui suite à leur victoire judiciaire après un litige foncier, l’imam de Diandioumé a déclenché les hostilités en défiant le procureur de la république de NIORO du SAHEL . Son interpellation a été déclencheur d’une furie meurtrière de la milice locale de Kingui contre nos militants et soutenu par des funestes réseaux à travers la Diaspora . A ces adversaires meurtriers nous leurs disons que la mort n’a jamais empêché le triomphe de la vérité , et cette réforme sociale que nous voulons s’est imposée en nous , on peut vivre en paix et en harmonie sans esclavage statutaire cela exige d’autres codes de valorisations sont à inventer . A ces adversaires meurtriers nous leurs disons que nous sommes dans une république , les lois fondamentales de la république l’emporte sur les coutumes et les pactes en cas de conflit . Et quand on est pas d’accord avec une décision judiciaire les voies de recours existent en république. Nous avons en notre disposition des messages vocaux des extrémistes féodaux se réjouissant de ces assassinats, nous avons aussi un message vocal qui incitait au meurtre de ces quatre personnes citées ci-dessus de manière nominative à travers l’audio d’un certain LASSANA DIABY résident dans la région ile de France . IL est temps de montrer les visages de tous ces extrémistes féodaux aux autorités françaises et aux chancelleries des pays où ils résident . Depuis 2018 l’ostracisme dont est victime les militants de Ganbanaaxu au Mali n’a pas alerté à suffisance les autorités locales du cercle de NIORO et cela pas faute de communiquer et d’alerter pourtant , les verdicts ont été toujours en deçà de la gravité des délits même pour un profane en droit. Le procureur de NIORO DU SAHEL de l’époque aurait dû donner l’exemple depuis la première agression de feu MOUTAGHA DIARISSO 65 ans bastonné par un jeune de 35 ans parce que de statut esclave, article paru dans le journal Mali SADIO numéro 073 Du vendredi du 18 Mai 2018. Malgré ces assassinats Ganbanaaxun Fedde reste et restera constant dans sa lutte pour éradiquer l’esclavage statutaire et toutes formes d’inégalités dans la communauté SONINKE dans un esprit républicain et pacifique, nous déplorons ce silence complice de ceux qui se veulent hérauts de la communauté quand il s’agit des folklores . Une société doit se réformer pour sa survie et la paix sociale .
D’autre part je soutiens que cette milice de kingui épouse une certaine vision religieuse d’un érudit SONINKE pour qui l’esclavage dans le milieu soninke se justifie religieusement et traduire cela dans les faits ne peut que donner violences et meurtres .Nous avons manifesté par le passé contre le discours de cet érudit devant la chancellerie de l’ARABIE SAOUDITE quand il a renouveler ce même discours et nous sommes disposés à refaire cette même démonstration de force. Que ces assassinats n’entament point votre conviction et votre constance dans la lutte , l’histoire retiendra qui voulait la paix sociale en demandant une réforme au sein de SONINKAARA au nom de la cohésion sociale, le temps des grandes conférences , des cours magistraux devant acquis à sa cause est révolu . On ne réforme pas une communauté par des invocations stériles qui ne sont pas suivis d’actions , une réforme est douloureuse , elle cisaille et je l’avais écrit par le passé d’où une exigence de lucidité commune.
Chers militants de Ganbanaaxun fedde le nom de chacun d’entre nous est lié à ce mouvement historique et la postérité ne peut retenir de vous que des abolitionnistes réformateurs peu importe le procès de nos détracteurs , la violence subie ainsi que les assassinats . Le temps , meilleur juge a montré que les alertes données par Armepes-France depuis dix ans étaient fondées , et que la crainte évoquée était justifiée . Nous n’avons pas été pris au sérieux , l’indifférence et l’indignation sélectives de certains intellectuels de la communauté relèvent d’une trahison et d’un mépris envers leur propre communauté . Le temps , meilleur juge a montré que les laada , ces coutumes forcées , peuvent être aussi meurtrières et sources de tensions sociales en portant atteinte à la dignité humaine . L’Etat malien plus précisément les autorités sécuritaires , administratives et judiciaires du cercle de NIORO devraient faire en sorte que la république triomphe en tout lieu, la décision d’un chef coutumier ne vaut pas arrêté préfectoral ou communal. Nous remercions cet élan de solidarité et de secours de tout le réseau malien des défenseurs des droits humains suite à ces assassinats , la répétition des assassinats est imminente car certains miliciens du réseau ayant massacré nos vaillants militants n’ont éprouvé aucun regret et sont prêts à récidiver. Une pensée aux veuves et au orphelins de nos vaillants et précieux militants morts pour la défense leur dignité, la dignité humaine . Nous continuerons à dénoncer les coutumes barbares et meurtrières : le slogan qui consiste à dire « PAS D’ESCLAVAGE CHEZ NOUS C’EST JUSTE LA COUTUME » est un argument insultant qui ne tient plus dans l’argumentaire des féodaux de SONINKAARA au près l’administration locale. Le premier septembre 2020 est une date à retenir dans l’histoire de la communauté SONINKE .
Salutations militantes
TRAORE GAYE alias GAYE TENE ,
Président Armepes-France et Initiateur de Ganbanaaxun fedde
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.