Toute expérience écrite et circonstanciée fera bonnement source-ressource d’une référence exploitable dans le temps et dans l’espace. Ainsi dire, notre Blog vous retrace quelques photos de notre dernier séjour de vacancier en Mauritanie. De Dafort, notre cité natale à Nouakchott, la capitale politique et administrative du pays.
Notre photo-reportage :
Visite chez les bergers (bovins et caprins)Journée cueillette Haricots (Dafort)Ici après une réunion de consultations sur les affaires sociales de la communauté Dafort Ganbanaaxu Capture 📸 vue partielle de la grande mosquée de Dafort. Capture 📸 lever de soleil à Dafort Capture 📸 devant le marché Capitale de Nouakchott La tribune d’accueil dans la place publique de Dafort Capture 📸 du bâtiment de la Mairie de Dafort Capture 📸 partielle dans l’école fondamentale de la ville de Dafort. Avec la Team organisatrice du tournoi foot UVDS Ganbanaaxu à Nouakchott. Avec l’équipe foot de Dafort Ganbanaaxu au tournoi UVDS édition 2025Ici M. Mohamed Gassama,militant droit-de-l’hommiste et coordinateur général de l’association UVDS-Ganbanaxu Capture 📸 pépinières de Nouakchott Jardins de Sebkha Fraternellement avec l’ami, Dr Zakaria DembaSoumare, professeur à l’Institut Supérieur Professionnel de Langues, de Traduction et d »Interpretariat (à Nouadhibou)Avec un cousin à la gentillesse proverbiale et 3ème adjoint maire de Dafort, M. Bakary Aly Sidibe (opticien à Nouakchott)Avec l’inspirant frère M. Cheikhou Gandéga, ingénieur en performance industrielle et entrepreneur aux idées innovantes. Avec une équipe de l’instance exécutive de l’association Ganbanaaxu fedde mauritanie présidée par M. Aboulaye Sidi Traore (à gauche)Avec les valeureux frères GueyeAvec l’universitaire mauritanien M. Ndiaye Kane Sarr Avec le généreux cousin M. Boubou Ndiaye dit Thalès, professionnel dans l’éducationAvec le neveu M. Salihina Moussa, un grand inspiré dans la substance poétique .Avec un frère et camarade militant droit-de-l’hommiste M. OumarCheikh (un grand soutien du président Biram Dah Abeid)Avec les frères Gueye (Mohamed et Aliou) de Kaedi et Dr Zakaria SoumareIci le professeur Zakaria Soumare lors de la rencontre consacrée à son œuvre littéraire à l’IFM – Nouakchott. À côté de l’universitaire M Ndiaye Kane Sarr (modérateur)
LE GEB | La rubrique Grand Entretien du BLOG vous revient avec l’interview accordée par le nouveau président de l’association Armepes-France, M. Aboulaye Traoré. Il dirige l’Ong qui a été l’association «mère» du mouvement abolitionniste transnational Ganbanaaxun Fedde. Une dynamique populaire qui milite pour l’égalité sociale et citoyenne au sein des communautés soninké à travers plusieurs pays en Afrique de l’Ouest et dans la diaspora. Nos vifs remerciements à lui pour la disponibilité.
Ci-après l’intégration de l’entretien :
✅️-Question 1 : Bonjour M. Traoré Abdoulaye, pouvez-vous en quelques lignes vousprésenter à nos lecteurs ?
M. Aboulaye Traoré : Bonjour M. Koundou SOUMARE. Mes salutations à vos lectrices et lecteurs. Je m’appelle Traore Boulaye dit Abdoulaye né en 1979 à Ajar, Mauritanie. Mon parcours académique et professionnel est sommairement comme suit : Études littéraires à l’université de Nouakchott. Professeur de français après l’E N S à Nouakchott. Master1 en sciences de l’éducation à l’université de Paris 12 Créteil en France. Actuellement je suis travailleur social en France. Du côté de mon engagement militant, je suis l’actuel président de l’association Armepes-France après y avoir été secrétaire général.
✅️-Question 2 : Le 8 décembre 2024, vous a été élu président de l’Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles (ARMEPES-France), pouvez-vous nous exposer un bref historique de cette association (son champ militantisme et ses objectifs) ?
AT : L’association ARMEPES-France a été créée une année avant mon arrivée en France. Mais j’avais déjà entendu parler de son existence. Et d’ailleurs mon oncle, qui m’avait hébergé à l’époque était déjà adhérent. Malheureusement mon ami et moi avions raté notre train et du coup n’avions pas pu assister à la conférence organisée par l’association et animée par Oustaz Abdoulaye Traore dit cheikh Abdoulaye Ibnou Kayman. Il a fallu alors attendre jusqu’à en 2016 pour que je puisse enfin faire mon adhésion avec la dynamique inédite enclenchée par le forum whatsapp de sensibilisation créé (le 5 octobre 2016) par l’ancien président, mon frère M. Gaye Traoré. Je fus un des premiers animateurs sur les groupes WhatsApp pour le mouvement de Ganbanaaxun Fedde. En effet, j’ai toujours été un militant, inscrit dans plusieurs organisations mauritaniennes pour la défense des droits humains avant de rentrer dans l’association ARMEPES-France notamment AMEES, UVDS, IRA-Mauritanie et bien d’autres associations de mon village. Pour parler un peu de son historique, c’est une association qui à été créée par des Ressortissants mauritaniens victimes de l’esclavage par ascendance vivant en France. Elle était surtout un moyen et un outil pour sensibiliser et alerter sur les discriminations sociales liées aux coutumes féodalo-esclavagistes. Cela nous permet d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur les problématiques de l’esclavage pratiqué entre membres venant de mêmes pays et originaires de la même communauté « Soninké » et ayant la même couleur de peau, Noire. Et de la même religion partagée dans un le groupe sociolinguistique.
Ainsi, nécessairement, il va falloir lutter, dénoncer, cet esclavagisme pratiqué, ce système des castes, qui enfreint la construction des liens sociaux entre les Soninkés avec toutes ces conséquences graves, qui menacent la cohésion sociale et la promotion du développement. À constater que ce phénomène sévit et poursuit les gens même dans l’immigration notamment dans les diasporas soninké à travers le monde.
✅️-Question 3 : À l’entame de cette nouvelle année 2025, quels vœux souhaiteriez-vous adresser à l’ensemble de la communauté militante du mouvement abolitionniste transnational Ganbanaaxun-Fedde ?
AT : D’abord, je souhaite une bonne et heureuse année 2025 à toutes et à tous. Mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et un succès pour les abolitionnistes dans la lutte contre toutes les formes d’injustices en particulier aux militantes et aux militants du réseau-Ganbanaaxun. La lutte contre l’esclavage est un combat rude du coup, elle demande de la patience, de la solidarité entre tous. De la discipline dans le combat, une stratégie réfléchie et une certaine constance. Il faut de plus des personnes ressources ainsi que des moyens techniques et financiers, l’implication de personnes éveillées, surtout le soutien d’anciens maîtres d’esclaves pour réussir dans ce combat. Multiplier les actions, continuer la sensibilisation dans la non-violence d’une part mais aussi d’autre part soutenir avec le minimum des moyens de secours aux victimes dans l’impasse de la misère sociale parfois. Car la précarité est une autre forme de contrainte pour accéder à son autonomie, souffler la liberté. Enfin l’éducation est un moyen parmi tant d’autres leviers clés à encourager pour libérer un peuple dominé. À cet effet, qu’importe la situation, il faut rester constant et aller jusqu’au bout dans la lutte car la liberté n’a pas de prix. Par ailleurs, il faut pousser rigoureusement nos États en Afrique à voter et appliquer des lois contre l’esclavage par ascendance très souvent méconnu ou peu pris en compte dans les violations des droits humains.
✅️-Question 4 : Quel discours de plaidoyer comptez-vous réitérer à l’endroit de lacommunauté soninké sur les frictions sociales liées à l’esclavage par ascendance et sesdiverses manifestations ?
AT : L’esclavagisme est un phénomène historique dont beaucoup des sociétés à travers le monde ont connu et lutté. Pour autant, il est cependant inadmissible. Il est à combattre quelle qu’en soit la force de la résistance à la confrontation. Ainsi, prenons exemple sur « la traite Negrière », afin qu’elle nous serve de leçon historique par laquelle chacun de nous doit réfléchir, se rappeler et de faire attention pour ne pas heurter injustement la sensibilité des autres. Combattre l’injustice de l’esclavage, doit être le combat de tous, victimes comme les personnes ayant hérité malgré elles de l’ordre social oppresseur. Cet esclavage par ascendance fait partie malgré tout de notre histoire, de l’histoire de la communauté soninké, que ça nous plaise ou pas. C’est une réalité, qu’on ne doit pas mépriser au contraire, on doit faire face et assumer notre part de responsabilité dans le temps et dans l’espace pour trouver des solutions communes pour son éradication définitive et les problèmes qui lui sont liés afin de vivre ensemble dans l’égalité en droits et en dignité dans sérénité communautaire.
✅️-Question 5 : Après plusieurs années d’activisme intense enclenché par la mouvance antiesclavagiste Ganbanaaxu (la création du forum WhatsApp de sensibilisation en octobre 2016), quelles analyses faites-vous de positions de nos autorités étatiques par rapport au phénomène de l’esclavage par ascendance dans nos communautés,notamment soninké ?
AT : Oui, Lutter contre l’esclavage par ascendance en milieu Soninké n’est pas une chose aisée à mener, voir même très complexe, parce que d’une part, le déni existe et d’autre part, elle était incomprise au début par certaines autorités étatiques de nos pays. Ils confondent cet esclavagisme avec des discriminations tout court où résumer à des Séquelles pour certains. Il va falloir continuer à plaider pour démêler les concepts : l’esclavage traditionnel, l’esclavage moderne à l’esclavage héréditaire ou par ascendance. Mais quelle que soit la situation ce sont des autorités de nos pays qui doivent prendre en charge ce problème afin de trouver des solutions pour son abolition très rapidement. Engager des moyens, mener des recherches pour savoir le fond du problème et puis prendre des mesures idoines pour régler ce phénomène social très ignoble persistant à notre ère à travers le monde Soninké. Malgré la non-assistance de nos autorités étatiques aux victimes, les militants abolitionnistes continuent quand même à sensibiliser en masse sur le réseau de Ganbanaaxun dans les quatre pays (Mauritanie, Sénégal, Mali, Gambie), et dans d’autres contrées où habitent les Soninkés notamment les diasporas. Pour finir, nous demandons et exigeons l’application des lois en vigueur contre les criminels esclavagistes, leurs discours extrémistes et ceux qui les protègent.
Le 20 novembre 2024, le secrétaire général de la présidence de la République, Alfousseyni Diawarra, annonce à la télévision lors d’un flash spécial que « le président de la Transition, chef de l’État, vu la Constitution, vu la Charte de la Transition, vu la loi […] du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la Transition décrète : […] il est mis fin aux fonctions de Premier ministre et des membres du gouvernement ». Choguel Kokalla Maïga quitte donc la Primature, qu’il occupait depuis le 7 juin 2021. Le nouveau général de division Abdoulaye Maïga lui succède. Il avait déjà porté le titre de Premier ministre, mais de façon éphémère, entre le 21 août et le 5 décembre 2022, pour assurer l’intérim d’une fonction laissée vacante à la suite de problèmes de santé de l’ex-président du M5-RFP. Si la mise à l’écart de cette figure marquante de la junte au moyen d’arguments juridiques discutables profite à la junte en affaiblissant les lois constitutionnelles (I), elle alourdit surtout le poids de la confédération des États du Sahel, augmentant son influence dans la politique malienne (II).
● I. L’affaiblissement des lois constitutionnelles maliennes
Les textes cités par le messager du Président Goïta motivent-ils un changement légal de Premier ministre ? L’utilisation de trois articles issus de trois documents constitutionnels entraîne telle question, car aucun n’est valable sur le plan du droit. En effet, si l’article 57 de la Constitution de la IVe République dispose bien que le « président de la République nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions », celle-ci n’est pas encore applicable, comme l’indique son article 190 : « Jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions. » Or, le président de la République n’a toujours pas été élu ! De même, faire appel à l’article 11 de la Charte de Transition (selon lequel « le gouvernement de la Transition est dirigé par un Premier ministre nommé par le président de la Transition ») est tout aussi irrégulier, puisque le régime exceptionnel a théoriquement pris fin le 26 mars 2024, date à laquelle s’est achevée sa prolongation prévue par la loi du 27 février 2022 ! Par parenthèse, ajoutons que nul ne peut imaginer sérieusement que la junte exploite l’article 38 de la Constitution de la IIIe République, cette Constitution à laquelle la Charte se réfère, mais qui a disparu du préambule de la loi fondamentale de 2023 ; elle dispose, certes, que « le président de la République nomme le Premier ministre », mais précise qu’« il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement », et Choguel Maïga n’a pas pris congé de lui-même ! Ce raisonnement, les généraux putschistes l’ont sans doute eu, mais il n’est pour eux que détail, car c’est désormais une autre institution qu’ils cherchent à consolider : la Confédération des États du Sahel, dont le Traité a été signé en juillet 2024. Les critiques de Choguel Maïga ont finalement été une heureuse occasion de se débarrasser de lui et de le remplacer par un des leurs, complice de leurs moyens aussi astucieux que peu scrupuleux pour atteindre leur but de rester à la tête du pays. Avec Abdoulaye Maïga, le Premier ministre du Mali n’assure plus le lien entre la population civile et l’armée au pouvoir, mais entre celle-ci et les juntes nigérienne et burkinabè.
● II. La consolidation de la Confédération militaire des États du Sahel
Nommer Premier ministre le général de division Abdoulaye Maïga renforce bien sûr la militarisation du régime malien, mais aussi celle de la Confédération unissant le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Dans cette association d’États souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs, notamment la sécurité et la défense, la désignation d’un officier supérieur confirme l’orientation d’une politique forte qui devrait bientôt être expliquée dans un discours de politique générale et justifier que les chefs des principaux partis d’opposition restent incarcérés, ou que l’universitaire Étienne Fakaba Sissoko demeure emprisonné pour avoir écrit contre les prétendus restaurateurs de la liberté. Aucun civil ne peut plus ménager les ambitions des chefs arrogants et orgueilleux d’une armée pourtant très faible et qui cherchent du soutien non plus auprès peuple, mais dans les régimes militaires et autoritaires du général Tiani et du capitaine Traoré qui les aideront si les civils cherchaient à se retourner contre eux. Dans un article du 24 novembre 2024, Jeune Afrique explique que « les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) veulent « harmoniser » leurs documents de voyage et d’identité, pour une « libre circulation des personnes et des biens » ». N’est-ce pas une façon de soumettre les citoyens maliens à la justice nigérienne et à la justice burkinabè, donc un moyen original de faire taire les voix de l’opposition ? Les ressortissants des trois pays, pour être unis dans une sorte d’identité sahélienne, pourraient avoir à rendre des comptes devant des juridictions étrangères de prétendus manquements à des lois extérieures et commis dans les frontières de leur propre État : l’arrestation d’Issa Kaou N’Djim, puni pour avoir critiqué, au Mali, le pouvoir du capitaine Traoré, marquerait alors la première application d’une règle en passe d’être officialisée et généralisée, car la politique d’Abdoulaye Maïga sera bien plus pénétrée des idées du Traité de Confédération des États du Sahel que celle de son prédécesseur, puisqu’il en est l’un des fondateurs.
En écartant Choguel Maïga, et au mépris des lois constitutionnelles, le Président Goïta transforme peu à peu la nature du régime politique : le gouvernement ne sera plus chargé d’appliquer une politique pour le Mali, mais une politique pour le bien de la Confédération, donc le bien de ses chefs. Abdoulaye Maïga est l’homme pour cela. Reconnaissant pour les trois étoiles que le général Goïta a fait coudre sur ses épaulettes, il saura montrer la ferveur nécessaire à l’accomplissement de sa mission.
Balla CISSÉ, docteur en droit public Avocat au Barreau de Paris Diplômé en Administration électorale
L’esclavage par ascendance, désormais reconnu comme une infraction dans le nouveau code de procédure pénale du Mali, constitue une avancée historique dans la lutte contre une pratique qui nie la dignité humaine. Mais cette victoire ne doit pas masquer une réalité : une loi, sans application rigoureuse, reste un texte vide de sens. L’exemple de la Mauritanie, où l’esclavage persiste malgré une interdiction légale vieille de plusieurs décennies, nous met en garde contre l’inaction.
En Mauritanie, l’esclavage a été officiellement aboli en 1981, faisant d’elle le dernier pays au monde à franchir ce pas. Cependant, ce n’est qu’en 2007 qu’une loi criminalisant explicitement cette pratique a été adoptée, prévoyant des sanctions pour les auteurs d’actes esclavagistes. En 2015, cette législation a été renforcée : l’esclavage a été requalifié en « crime contre l’humanité », et les peines ont été alourdies pour les responsables. Malgré ces avancées, l’application reste faible. Les victimes continuent de dénoncer les obstacles à l’accès à la justice, les pressions sociales, et parfois même la complicité de certains responsables locaux.
Adopter une loi, c’est poser les bases. Faire disparaître ce fléau, c’est un tout autre défi. La justice malienne doit se montrer à la hauteur de cette mission. Les magistrats, premiers remparts contre l’impunité, doivent être formés pour traiter ces infractions avec toute la gravité qu’elles méritent. Les auteurs d’actes esclavagistes doivent être poursuivis et lourdement sanctionnés, sans exception.
Mais la répression seule ne suffira pas. Les victimes doivent être protégées, accompagnées et réhabilitées. Sans soutien, elles risquent de replonger dans des situations de dépendance. Parallèlement, un immense travail de sensibilisation doit être mené pour briser les chaînes invisibles des mentalités, souvent encore prisonnières de traditions oppressives.
L’esclavage par ascendance n’est pas qu’un crime ; c’est une honte pour toute société qui le tolère. Le Mali doit tirer les leçons de l’expérience mauritanienne pour éviter que cette nouvelle loi ne reste lettre morte. Ce texte doit devenir un véritable outil de justice et d’espoir pour les victimes. L’histoire nous jugera non pas sur les lois que nous adoptons, mais sur les actes que nous posons pour les faire vivre. Il est temps d’agir, et d’agir avec fermeté.
Par ces temps qui courent où l’on parle de héros : les Tirailleurs Sénégalais héros ou traîtres à la nation africaine, il me plaît de désigner les précurseurs du mouvement Soninké de lutte contre l’esclavage statutaire ou par ascendance de héros.
En effet, un héros est un sauveur, un libérateur qui défend une cause juste pour faire triompher la vérité, pour rétablir la justice en préservant les plus faibles de la cruauté et l’arrogance des plus forts. Cela dit, le héros est porteur d’un projet qui est souvent contraire aux intérêts des tenants de l’ordre établi, celui de l’establishment. Il est conscient des dangers, des complots, des cabales, des risques et des embûches à contourner, à surmonter, et auxquels il s’expose au péril de sa vie mais déterminé à mettre tout en œuvre pour défendre son projet, pour que triomphe ses idées.
Bien évidemment, il s’expose à la furie de tous ceux qui s’opposent au changement, aux forces visibles et invisibles. Mais il reste de marbre, intrépide, courageux et droit dans ses bottes.
C’est en cela, qu’en cette année 2024 finissant, je désigne les initiateurs du Ganbanaxu fedde, le mouvement d’émancipation Soninké né, il y a 8 ans, de héros d’une nouvelle société Soninké en gestation. Le mouvement est révolutionnaire par les idées qu’il développe, et par son courage à remettre en cause des acquis sociaux et statutaires.
Jamais, un mouvement Soninké n’a porté et élevé la critique, la satire sociale jusqu’à ce niveau. Que reproche-t-on à ce mouvement ? Qui ne demande qu’une chose, la fin des privilèges liés à la naissance. Il défend une fraternité Soninké qui ne se limite plus à être locuteur natif d’une même langue mais fondée sur la fin des classes sociales synonymes de barrières et source d’inégalités.
Le mouvement Ganbanaxu fedde, -j’ose affirmer- que certains considèrent de groupe séditieux, contestataire, déstabilisateur voire rebelle parce qu’il a créé un remous social jamais vécu dans l’histoire Soninké. Une société où on ne tolère pas toujours le grand déballage par souci de soigner le paraître, de camoufler, de dissimuler les dissensions, les tares pour servir une pudeur gênante qui fait des victimes en silence.
Réfléchissez-y-en profondeur ! En libérant la raison des dogmes qui l’enlisent, le mouvement a poussé la réflexion jusqu’à niveau jamais égalé en termes de revendications, de propositions et de mise à nu de sujets jusqu’ici tabou.
A ce titre, le mouvement Ganbanaxu fedde peut être considéré comme philosophique, politique et social du fait qu’il interpelle chaque Soninké à réfléchir sur les codes de notre société, le contrat communautaire hérité ainsi que sa viabilité même de nos jours des survivances de traditions esclavagistes et féodales dans le rapport intra-social et communautaire Soninké.
La contestation n’est que la partie visible du combat, qui semble hélas cristalliser l’attention de la grande masse qui s’en sert, non sans maladresse et avec peu d’objectivité comme prétexte de rejet, de condamnation et même de diabolisation du mouvement.
Le temps est le meilleur allié des faibles. Il exige de la patience.
La vérité sera rétablie un jour, les « incompris » seront compris, hommage leur sera rendu. La postérité réhabilitera, je suis certain, un jour sous un soleil nouveau, un soninkara rassemblé et affranchi, les initiateurs du mouvement Ganbanaxu fedde, dans une approche littéraire et philosophique pour écrire et enseigner l’histoire politique et sociale de la société Soninké post-wagadu.
Ce jour-là, le mouvement Ganbanaxu fedde retrouvera ses lettres de noblesse ; et sera considéré à juste titre, mouvement social, politique, intellectuel, mais surtout philosophique Soninké, dont le combat est de donner à chaque Soninké la plénitude de sa dignité, en le considérant comme un membre à part entière, débarrassé de tout étiquetage social.
En somme, le mouvement nous commande de revoir notre façon de juger, de raisonner, de penser, de reconsidérer nos préjugés, notre perception des rapports interpersonnels et intra personnels et nos appréhensions : telle est la portée philosophique des idées du mouvement ; au-delà de la lutte contre l’esclavage par ascendance.
Le bilan du mouvement Ganbanaxu fedde, depuis ses premiers audios dans certains milieux Soninké, est perçu comme une catastrophe, un mouvement de renégats et d’anarchistes. Loin sans faux !
Le bilan quantitatif ou du moins qualificatif s’oppose au bilan qualitatif. Le dernier est moins bavard, moins visible mais pourtant plus utile. Les plus subtils et futés, forts de leur esprit de discernement, n’ont pas de peine à mesurer l’impact positif du débat soulevé par le mouvement en termes de liberté, d’égalité et de dignité.
Et grâce à ce mouvement, les Soninké ont appris à s’interroger de manière critique, à remettre en cause et à chercher à comprendre la portée, la signification profonde, la vérité cachée voire la symbolique des traditions qu’ils perpétuent de génération en génération, et souvent de manière mécanique lorsqu’elles déshonorent et humilient une partie de cette même société.
Le débat sur l’égalité à la naissance, la gestion du pouvoir politique, la remise en cause de certains « accords sociaux » en contradiction avec la république et la citoyenneté, toute chose qui visent à changer la perception sociale de la dignité et des valeurs sociales : une nouvelle hiérarchie des valeurs basée sur ce que vaut l’individu par lui-même, pour lui-même et non par ce que prétend être son père ou sa famille.
Ce dimanche 8 décembre 2024, à la Bourse du travail de la ville de Saint-Denis, l’Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles (Armepes-France) a tenu une importante assemblée générale. L’importance par un compte rendu des activités et réalisations au cours de l’année écoulée et également par l’élection d’un nouveau président. En la personne de M. Aboulaye Traoré qui prend le relais de la direction exécutive à la suite du président M. Gaye Tene Traoré qui clôt son deuxième mandat. Ainsi, cette association-mère initiatrice du mouvement abolitionniste transnational Ganbanaaxun Fedde élit le quatrième président de son histoire débutée en 2010 – 2011. Les présidents de l’association Armepes-France sont par ordre de succession : M. Koné Makan, M. DiabakhatéIbrahima, M. Gaye Tene Traoré et M. Aboulaye Traoré (l’actuel). Il faut y noter une certaine flexibilité démocratique en son sein au niveau de l’instance exécutive. Gage d’une cohérence principielle et d’un dynamisme structurel nécessaires à une gouvernance associative à jour de notre époque. Un élan militant et revendicatif pour l’expression d’une vie communautaire égalitaire et juste, doit impérativement montrer l’exemple tant symbolique qu’organisationnel. Le credo étant : la vedette est incontestablement la CAUSE d’abord et surtout.
Bonne mission au nouveau président M. Aboulaye Traoré et son équipe.
📸 Octobre 2021 – Bamako USJP | Par Amadou Niane de KayesInfos
Nos chemins se sont croisés furtivement dans les années 1990 durant nos années Collège-Lycée à Sélibaby, sa ville natale. Une décennie plus tard, nous avons eu quelques échanges par intermittence dans un foyer parisien (20ème arrondissement) où résidaient nos proches respectifs. Et par la suite en région parisienne et dans l’arène 2.0 notamment Facebook, le temps d’un cheminement militant et intellectuel s’ouvre à nous résolument avec respect et saines affinités. J’écrivais une fois, que nos relations sociales et notre large convergence de vues étaient comme inévitablement et naturellement attendues dans notre existence. L’ère fascinante et foncièrement riche en expérience multidimensionnelle d’Armepes-France (et par la suite avec le mouvement Ganbanaaxun Fedde en octobre 2016) (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles), peut me permettre ce témoignage osé et émouvant à son égard. Initiateur de ce mouvement d’éveil transnational par la création du forum whatsapp GANBANAAXU FEDDE qui a stimulé et – ou boosté plusieurs entités associatives de lutte pour l’égalité sociale et citoyenne principalement en milieux soninkés, Gaye Tene et ses camarades (nous autres connu.es, moins connu.es et anonymes) ont porté vaillamment un militantisme inédit par son ampleur populaire et la vision avant-gardiste pour une vie communautaire à mettre à jour de nos réalités contemporaines. L’ex secrétaire général d’Armepes-France et président durant 8 ans de ladiite association, a su mener ses missions avec dynamisme et responsabilité. Cet engagement a certes subi comme toute initiative disruptive ayant attrait à la demande de changement des mentalités fossilisées (féodalo-esclavagisme) de nombreuses années durant, toutes sortes de procès tant farfelus que fourbes. Fraternellement, je te dis MERCI et BRAVO pour TOUT et paisible continuation dans tes projets futurs. Président un jour, président TOUJOURS !
Ce 8 décembre 2024, le président Gaye va passer la main à une nouvelle direction exécutive avec l’élection d’un nouveau président. À ce dernier et son équipe, mes vœux de réussite et de dynamisme militant et responsable pour porter encore plus haut nos valeurs et principes.
Président-Fondateur du FC Khaïry (2005), ancien vice- président de la FFRIM, ancien président de la Ligue Régionale de Nouakchott-Ouest, président du FC Tevragh Zeïna, Moussa Khaïry que l’on ne présente plus est avant tout un opérateur économique spécialisé dans la lunetterie.
A côté de son parcours atypique dans la profession, c’est aussi un responsable sportif et mécène.
Il a bien voulu se prêter à nos questions, en nous livrant ses impressions sur les questions de l’heure du football national.
Entretien :
Question : À la faveur d’une pause après la 7ème journée de la SUPER D1, le FC Tevragh Zeïna occupe la troisième place au classement provisoire avec 13 points, derrière Nouakchott King’s (14 points) et à trois longueurs du leader Al Hilal. Quel est votre regard sur cette situation ?
Réponse : Merci pour l’intérêt que vous portez au sport en général et au football en particulier. Concernant votre question, il est encore tôt pour tirer des conclusions sur le classement ou le niveau réel des équipes. Nous n’en sommes qu’à la 7ème journée. Cela dit, le FC Tevragh Zeïna reste fidèle à son statut. Depuis une dizaine d’années, nous sommes régulièrement dans le Top 4, terminant souvent en 2ème ou 3ème place lors des trois dernières saisons. Être dans cette position est déjà un objectif en soi, pour nous. Le championnat est encore long, et beaucoup de choses peuvent se passer. Reposez-moi la question lors de la phase retour, si nous sommes en tête ou non. En attendant, nous restons concentrés et espérons atteindre nos objectifs, Inch’Allah.
Question: Depuis votre dernier titre de champion en 2015-2016, vous courez derrière une nouvelle consécration. Pensez-vous pouvoir reconquérir le titre cette saison ?
Réponse : Il est vrai que, comme beaucoup d’autres clubs, nous avons connu une période sans titre. Cependant, nous avons remporté la Coupe nationale en 2020 et avons aussi représenté la Mauritanie avec honneur sur la scène continentale. Quant à cette saison, nous avons une équipe compétitive et l’ambition de viser le titre. Mais, comme je l’ai mentionné plus tôt, il est encore trop tôt pour prédire le sprint final. Nous espérons confirmer notre potentiel sur le terrain, tout en restant conscients des aléas du football.
Question : Les Mourabitounes ont été éliminés de la CAN 2025 malgré leur victoire contre le Cap-Vert. Quel est votre sentiment sur leur parcours et quelles leçons en tirez-vous ?
Réponse : Comme tout Mauritanien, j’ai été déçu par cette élimination. Cependant, il est important de rappeler que la Mauritanie a participé à trois CAN consécutives avant cette édition. Je pense qu’il est temps de renforcer nos clubs locaux et d’en faire une base solide pour l’équipe nationale. Les exemples du Soudan ou du Sénégal montrent que des équipes nationales compétitives s’appuient sur des championnats locaux solides. Cela nécessitera des investissements en infrastructures, en formation, et un engagement accru de l’État envers les clubs de l’élite.
Question : Malgré cette élimination, les Mourabitounes restent engagés dans les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 et le CHAN 2024, quelles sont vos attentes ?
Réponse : Les éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026 seront extrêmement difficiles, car la Mauritanie est en bas du classement. En revanche, pour le CHAN 2024, face au Mali, nous avons une chance réelle si nous préparons l’équipe sérieusement. Cela nécessite une rigueur tactique, un soutien accru au championnat local, et une discipline mentale sans faille. L’expérience passée nous a montré que nous pouvons surprendre, comme lors du CHAN 2014. Avec une bonne organisation et une préparation adéquate, un exploit est tout à fait envisageable.
Question : Que pensez-vous de la participation des deux clubs Soudanais Al Hilal et Al Merrikh au championnat national ?
Réponse : C’est une opportunité pour les clubs Mauritaniens de se mesurer à des équipes structurées et expérimentées. Cela permettra d’acquérir de l’expérience, même si le fossé entre nos clubs reste important sur les plans financier et logistique. Cependant, l’ajout de ces équipes allonge le calendrier du championnat, ce qui impacte les budgets des clubs. J’espère que la Fédération et l’État tiendront compte de ces défis financiers.
Question: Comment voyez-vous le départ d’Amir Abdou et l’arrivée d’Aritz Lopez Garai à la tête des Mourabitounes ?
Réponse : Le départ d’Amir Abdou est naturel après des contreperformances. À mon avis, son contrat n’aurait pas dû être renouvelé après la CAN Ivoirienne. Quant à Lopez Garai, il a montré des résultats prometteurs, notamment avec le FC Nouadhibou et lors du tournoi COTIF U-20, en Espagne C’est une opportunité de renouvellement et de changement positif pour l’équipe nationale.
Question: Vous jouez la finale de la Coupe du Président dans quelques jours, comment se déroule la préparation ?
Réponse : La préparation suit son cours, en parallèle avec celle du championnat. Une finale est toujours spéciale : elle ne se joue pas, elle se gagne. Nous espérons offrir une belle performance et ramener le trophée au FC Tevragh Zeïna.
Depuis Février 2022, 4 ressortissant du village de Diougoutouro sont arbitrairement arrêtés et séquestrés à la prison de Seilibaby suite à une nébuleuse affaire de coups et blessures survenue nuitamment sur la personne de Balla Gandéga représentant du chef de village. Cette regrettable attaque contre la personne du maire a intervenu suite à la réception par ce dernier en tant que représentant du chef de village d’un lot de matériel et de médicaments offert par des ressortissants du village proches du Mouvement abolitionniste Ganbanaxu en présence du Hakem. Déjà quand le lot est arrivé certains membres du village se réclamant de la notabilité s’étaient opposés à sa réception pour signifier leurs différents avec le mouvement Abolitionniste. Monsieur Balla Gandega connu pour son esprit de paix et de concorde a lui décidé contre l’avis de plusieurs de ses parents de recevoir le lot de matériel et de médicaments en présence du Hakem. A cette occasion Balla Gandega prononcera un discours de remerciement à l’endroit des généreux donateurs. Deux jours plus tard, Monsieur Balla Gandega sera retrouvé battu et abandonné hors du village. Depuis cet incident malheureux et regrettable qui a finalement couté la vie à notre magnanime frère Balla Gandega , les autorités ont procédé à l’arrestation de 4 ressortissants du village tous membres du mouvement abolitionniste Ganbanaaxu. Suite à cette affaire aux relents de règlement de compte sur base d’une fausse et honteuse accusation contre des citoyens innocents, le collectif des associations de lutte contre l’esclavage qui s’est réuni ce Jeudi 14 Novembre à l’hôtel AZALAI sous l’impulsion de SOS Esclaves, dénoncent avec fermeté ces arrestations arbitraires et totalement absurdes de ces jeunes innocents dont le seul tort c’est d’avoir osé remettre en cause le système d’esclavage par ascendance qui prévaut dans l’ensemble des communautés negro africaines et particulièrement dans la communauté Soninké. A cet effet, le collectif des organisations de lutte contre l’esclavage en Mauritanie exige : La libération immédiate et sans conditions de l’ensemble des détenus ainsi que La conduite d’une enquête indépendante et juste pour déterminer les véritables assassins qui ont lâchement ôté la vie à notre honnête compatriote Gandega Fait à Nouakchott, le 14 Novembre 2024 Les Organisations Signataires : SOS-Esclaves AMCM AMP AFCF AMEES USD Sana For Development and Human Rights Fondation Sahel IRA CLODH Forum NKTT Nord Armepes-France
Les exclu.e.s, victimes du racisme et des discriminations raciales, ont toujours rendu compte avec acuité de leurs expériences vécues. Malgré la détermination dont ils ont toujours fait preuve dans le dévoilement des formes visibles et souterraines de leur exclusion, ils sont restés inaudibles. Accusés d’affabuler, de se complaire dans un statut de victime radicalisée, d’en « faire toujours trop », leurs nombreux témoignages ont été invisibilisés par une ignorance volontairement produite et entretenue par les dominants avec la complicité passive ou active d’une communauté qui sait et pourtant ne parle pas. Nous sommes bien ici dans ce que le philosophe Charles Mills a appelé l’ « ignorance blanche », autrement dit un « système politique non nommé en tant que tel, régi par un contrat racial implicite ». Shannon Sullivan et Nancy Tuana ont expliqué dans un ouvrage essentiel que l’ignorance n’est pas uniquement une lacune dans les connaissances.. Dans le cas de l’oppression raciale, le manque de connaissances ou le fait de désapprendre une chose connue est souvent activement produit à des fins de domination et d’exploitation ».
En Mauritanie, c’est à cette ignorance que se heurtent les exclus. Comment comprendre autrement l’indifférence voire le déni de la grande majorité de la composante maure et du pouvoir face aux situations évidentes de racisme et de discriminations? S’il y a bien quelques objecteurs de conscience, il n’en demeure pas moins qu’ils restent peu nombreux, celles et ceux qui, aujourd’hui, exposent au grand jour le racisme, les discriminations raciales et leurs cortèges de monstruosités.
Pour nettement identifier l’architecture des rejets et des exclusions, il faut s’en remettre aux expériences et points de vue des exclus. Une « épistémologie des points de vue » cette fois-ci, qui, sans rien essentialiser, fait de la vie des Noirs et leurs expériences quotidiennes, le commencement de toute compréhension de ce qu’ils vivent, la possibilité de toute production de connaissances sur leur condition. En ce sens, il faut entièrement souscrire à l’analyse de Sandra Harding qui expliquait l’importance de prendre au sérieux les subjectivités pour arriver à une objectivité forte, l’objectivité clinique n’étant que pure illusion. La subjectivité du sujet-témoin est la condition de possibilité d’une connaissance de la vie des gens.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.