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Les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » de la School of oriental and African Studies (SOAS) de Londres, du Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Droit, Décentralisation et développement Local (LERDDL) de la Faculté de Droit Public et participants ont décerné une attestation de reconnaissance à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) pour son soutien exceptionnel à la réussite de l’Atelier de formation des autorités administratives et judiciaires tenu du 28 juin au 03 juillet 2021 à la Faculté de Droit Public de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB).
L’attestation a été remise au Président de la CNDH M. AguibouBOUARE le mercredi 07 Juillet 2021 à la CNDH. Le Président de la CNDH en recevant cette attestation, a remercié les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » pour cet honneur. Il a dédié cette reconnaissance à l’ensemble des Commissaires et personnels de la CNDH ainsi qu’aux Défenseurs des droits humains du Mali, spécifiquement ceux qui luttent au quotidien contre l’esclavage par ascendance et pratiques assimilées.
Madame SokhnaDiakité était une rescapée des tueries perpétrées par les extrémistes féodalo-esclavagistes Soninkés du village de Djandjoumé (près de Nioro) dans la région de Kayes au Mali . Dans la nuit du 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes avaient été lynchés à mort dans ce village. Parmi ces militants assassinés, monsieur GossiCissoko qui est le fils de la dame décédée ce jour 5 juillet 2021 à Nioro. Madame Diakhité avait subi des graves blessures au cours de cette équipée criminelle organisée par les milieux féodaux du village. Ici ci-jointe une photo d’elle prise après l’événement :
Nos condoléances attristées à toute sa famille et ses proches à Nioro. Paix éternelle à son âme.
Après le succès des singles « Miskina » et Xiide », DMZO sortira le 7 juillet prochain son nouvel mixtape « xissa ». Un single devrait être dévoilé quelques jours avant !
Cover mixtape XISSA by H.E
Il a fallu se montrer patient, crise Covid oblige, c’est désormais officiel. Après des mois de teasing, DMZO confirme enfin la sortie de son nouvel mixtape, intitulé « Xissa », pour le 7 juillet prochain. L’annonce a été faite ce lundi soir sur les réseaux sociaux de l’artiste, accompagnée de la magnifique pochette du disque sur laquelle on voit son visage, le regard déterminé et entouré de fleurs blanches. Il donne également rendez-vous à ses fans le 1juillet pour ce qui sera sans aucun doute la sortie d’un nouveau single de son Label ÔSOUKA en compagnie de soninké camara, speakcause, et Mc Dado. « Xissa » sera donc le premier mixtape de DMZO depuis « SRG ». la tracklist de ce mixtape est comparable au 11 de l’équipe de France notament avec LINKY lk, anonyme, oumzo soninké ou encore Sira Dramé, nul doute qu’on y retrouvera ses deux derniers singles. Le rappeur est Revenue au sommet du rap game Soninké courant 2019 avec les singles « Libre antenne » Featuring avec LINKY LK et le chanteur, rappeur producteur Anonyme ainsi que la sensation urbaine arrivé de Mauritanie il ya peux MC Dado; Mis en clip par MAMAM COMMUNICATION puis « mouke bourré »
Tracklist Xissa by B.J
Un mixtape « plus tendance et Universelle » attendu
l’interprète de « Xissa », (le single) assure avoir voulu prendre son temps pour confectionner ce mixtape malgré les problèmes lieu à la pandémie: « On peut pas bâcler, mais presque. Car sur 2 ou 3 sons, me dire bon, c’est pas tout à fait ce que j’aurais voulu, mais bon, c’est ça, c’est ces morceaux-là, et puis c’est comme ça ».
Ainsi, si ce nouvel mixtape sera « un peu plus doux, un peu plus dans le flow , moins hard» mais avec « une écriture un peu plus cash ». Un résultat que le public pourra donc découvrir intégralement sur les plates-formes de téléchargement et streaming!
Le président mauritanien, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, a déclaré lundi depuis la ville de Rosso que la sécurité dans le pays est préservée grâce à la vigilance des forces armées et de sécurité et l’éveil des citoyens, réaffirmant que la préservation de la sécurité dans le pays n’est pas négociable.
Le président Ghazouani qui donnait le coup d’envoi à la campagne agricole 2021-2022 et à d’autres projets d’infrastructures, a prononcé un mot improvisé axé sur la question de la sécurité dans le pays « préservée, Dieu Merci, a-t-il dit, grâce à la vigilance de nos forces armées et de sécurité et à l’éveil de nos citoyens ».
Le président Ghazouani a encore dit que la sécurité, à l’image d’autres faits, peut être perçue ou sentie, une réalité préservée grâce à l’éveil des citoyens et le rôle joué par les parties concernées par la sécurité, qu’il s’agisse de la sécurité face aux défis extérieurs ou la sécurité intérieure.
Ould Ghazouani a réaffirmé que « tout le monde doit s’empêcher de compromettre la sécurité de nos citoyens, la sécurité de notre pays, car celle-ci est l’affaire de tous dans chaque pays, et c’est même le fondement de chaque État ».
Le président Ghazouani a commencé son discours par remercier les populations de la wilaya du Trarza pour la chaleur de l’accueil et l’hospitalité auxquels ils ont habitué leurs hôtes.
Cette visite a encore dit le président de la république est destinée à lancer la campagne agricole 2021-2022, en inaugurant une série d’infrastructures agricoles ou encore des projets destinés à améliorer la situation des habitants de Rosso.
Il a qualifié de stratégique la ville de Rosso, car elle constitue la plus grande porte en direction de notre voisin, la république sœur du Sénégal, et a par ailleurs la particularité de disposer d’un potentiel important en eau et de grands espaces de terres arables pour les besoins de l’agriculture.
Ould Ghazouani a appelé à ce que la wilaya du Trarza soit la locomotive de l’effort national sur la voie de la sécurité alimentaire du pays afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire en légumes et en céréales les plus consommés.
Le président de la république a déclaré qu’il était conscient des difficultés rencontrées par les agriculteurs sur différents plans, comme par exemple le problème des financements, celui des assurances agricoles, la protection de la production et ben d’autres.
« C’est pour résoudre ces problèmes, a notamment déclaré le président Ghazouani, qu’est intervenue la dernière restructuration du gouvernement réservant deux ministères distincts à l’agriculture et à l’élevage afin que chacun d’entre eux puissent avoir son propre staff.
COMMUNIQUE 026-MSDH/07/2021 RELATIF A L’ATTAQUE SANGLANTE DU VILLAGE DE MAKAN LAGARE PAR DES INDIVIDUS ARMES IDENTIFIES EN LIEN AVEC LA PRATIQUE L’ESCLAVAGE DANS LA REGION DE KAYES
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a appris avec amertume une attaque survenue à MAKANA LAGARE à 60 km de la Région de Kayes qui serait l’œuvre des esclavagistes qui ont décidé de frappé très fort. Malheureusement l’esclavage dans la région de Kayes n’est plus un fait divers et continu d’engendrer des victimes (morts et déplacés). Le village de Makana Lagaré s’est vu attaqué aux alentours de 16 h par les ressortissants du village de Maka Dougou pour les sommés d’arrêter de cultiver sur toutes les terres de cette zone s’ils refusent leurs statuts supposés d’esclaves. Tout a commencé lorsque les habitants du village Makana Lagaré passaient une journée dominicale dans leurs champs normal car nous sommes en saison pluvieuse, les ressortissants voisins du village de Maka Dougou armés de pistolets automatiques, d’armes à feu ,d’armes blanches font irruption dans ce village en tirant à balles réelles et à bout portant sur les cultivateurs qui étaient présents au moment de leurs venues. Plus d’une dizaine de personnes ayant reçu des balles réelles sont dans un État très critique. A l’heure nous écrivons ce post ces terroristes ou bandits armés ont assiégé le village de Maka Lagaré et un renfort de la Gendarmerie de la Région de Kayes est en cours de route pour essayer de limiter les dégâts et procéder à des arrestations. Ce problème ne saurait résolu sans l’implication de tous, l’impunité bat son paroxysme dans la région de Kayes. Les victimes et déplacés de Yelimané, de Diema, de Kaneyra, de Mambiry , de Bagamabougou,de Nioro, de Djandioumé pour ne citer qu’eux sont toujours en attente d’une justice au vrai sens du terme. Le M.S.D.H n’est pas surpris de cette énième attaque contre des militants anti-esclavagiste, la preuve en 2020, quatre militants maliens qui œuvraient contre cette pratique ont été battus à mort à Djandjoumé dans le cercle de Nioro, dans l’ouest du pays, sur l’ordre d’élites locales qui continuent de défendre les hiérarchies sociales héritées du passé esclavagiste. S’en sont suivi d’importantes manifestations contre l’esclavage à Kayes et à Bamako. A cet effet le M.S.D.H demande ; * Aux autorités d’interpeller les vrais auteurs de ces atrocités sans précédent ; * Aux organismes internationaux de défense des droits de l’homme de s’immixer très rapidement car le Mali est en Etat d’alerte en termes de violation des droits humains Le M.S.D.H informe l’opinion nationale que nul n’est au-dessus de la loi et suivra particulièrement la suite de cette affaire.
Le M.S.D.H tient à rappeler que respecter les droits de l’homme ne relève plus du choix politique mais d’une obligation morale et juridique. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignants.
Fait à Bamako le 04 Juillet 2021. N’Djim Boubacar Président du MSDH
News RIM – Détribalisons nous, éloignons nous du repli identitaire, si nous voulons construire une nation.
L’instinct grégaire est fatal au développement des esprits et des pays car il favorise les inégalités et l’injustice. Depuis des décennies certains utilisent l’État, le pouvoir et l’argent pour privilégier leurs groupes d’appartenance au détriment de la majorité du peuple.
Il est temps de changer…. je suis tellement au fait des bienfaits et des méfaits de la tribu ayant grandi dans son moule et ayant été formaté à la considérer comme le premier et dernier salut et rempart, que j’en mesure le danger réel sur la modernité et le développement.
Certes les défenseurs de la tribu arguent de la faiblesse de l’Etat dont les défaillances dans son rôle social sont remplacés par la solidarité tribale….pour justifier le recours de certaines franges de la population à ce regroupement social.
Personnellement, je pense que cette défaillance de l’Etat à se substituer à la solidarité tribale, est un argument battu en brèche par toutes les tares et injustices corollaires à son existence et qui se manifestent le plus souvent par la suprématie de certaines tribus et les inégalités économiques et sociales qui en découlent. Ajoutons à cela les risques d’interférence permanente entre les exigences républicaines d’un etat démocratique et les considérations anachroniques forcément antinomiques et dichotomiques avec les paradigmes modernes et universels.
La comparaison entre les méfaits du tribalisme sur les esprits et ses éventuels bienfaits sociaux ne peuvent qu’être au désavantage des derniers.. L’expérience le vécu nous le démontrent tous les jours. Népotisme, injustice, frustrations et marginalisation.. etc….selon qu’on est d’une tribu dominante ou périphérique. Ce tribalisme spécifique à une composante de la population a engendré au plan endogène un phénomène de morcellement des appartenances sociales dabord au sein même de la société maure et ensuite au niveau exogène un repli identitaire des autres communautés par un phénomène de résistance à tous les paradigmes sociaux et culturels fondements de cette société tribale.
Cette dernière devenue du coup aux yeux des autres communautés hégémonique crée un sentiment de refus de l’autre qui s’est exacerbée depuis des décennies. Personnellement je suis convaincu qu’en lançant une lutte sans merci contre le tribalisme les autres phénomènes de repli identitaire s’estomperont à la faveur des dispositions qui ne pourront être que constitutionnelles et législatives pour être efficaces. Oui tout repli identitaire sur la base de la tribu, de l’ethnie ou de la race devront un jour faire l’objet de mesures coercitives.
La création d’une nation digne de ce nom passera par là.
La colonisation arabo-islamique des contrées Nord-Ouest-Africaines, s’est accompagnée de terribles ravages en terme d’esclavage, de razzias, de viols physiques et de viols identitaires (écrasement des cultures et des identités des populations autochtones).
La composante Haratine, 1ère démographie du pays, et dont l’origine ne peut-être autre que Soninké, Bambara, peule, Wolofs etc. constitue un témoin vivant et un marqueur indélébile de la violence inouïe de cette colonisation et de l’acculturation qui l’a accompagnée. Quant aux berbères autochtones, malgré la très forte assimilation qui les a emmené plus tard à se confondre aux arabes, ils ont su, inconsciemment, marquer le dialecte Hassaniya par un terme qui a souvent attiré mon attention et qui me laisse penser que ce sont les arabo-musulmans venus de la péninsule arabique, qui ont apporté avec eux l’idée de l’esclavage dans la société maure du moins, et l’ont propagée et renforcée dans leur élan de façade qu’ils ont titré « répandre l’Islam ». En Hassaniya, un esclave, se dit « aabd », et un maître d’esclaves se dit…. « aarbi (un arabe) ». Le mot « arabe » est synonyme en dialecte hassaniya de l’expression « maître esclavagiste ». Ainsi on dit en hassaniya « l’esclave et son arabe sont là-bas » pour dire « l’esclavage et son maître sont là-bas ».
Et même si l’esclave est Soninké et que son maître est Soninké comme lui, les berbères emploient toujours en hassaniya le même terme « arabe » pour désigner le Soninké qui est maître. Si ce mot « arabe » est aussi intimement lié à l’expression « maître esclavagiste », c’est bien qu’il doit y avoir eu à un moment donné de l’Histoire, une relation évidente, et qui tranche surtout avec les réalités sociales précédentes, entre l’étranger arabe qui vient de débarquer et la pratique de l’esclavage.
On peut trafiquer l’Histoire, et en la matière les arabes sont des experts. Mais on ne peut pas effacer certains marqueurs démographiques et linguistiques qui viennent souvent gâcher la sale besogne, et rendre à l’Histoire ce qui revient à l’Histoire.
Ce samedi 3 juillet 2021, le président des réseaux IRA-Mauritanie et député à l’Assemblée nationale Biram DahAbeid a reçu la visite du président de la CNDH Mauritanie , Maître Bouhoubeyni et son staff. La rencontre s’est déroulée au QG du parti RAG situé dans le quartier de Riyad PK 10. Au menu entre autres le rapport annuel publié par la CNDH ces dernières semaines sur la situation des droits humains dans le pays. Cette entrevue vient d’une demande du président de l’institution affiliée (CNDH) à l’État comme organe conseiller.
Le leader abolitionniste est entouré par son staff chargé des questions de droits humains , parmi eux monsieur Abdallahi Abou Diop.
Selon des sources proches du leader antiesclavagiste, les échanges ont porté sur les déficits multiples en matière de droits humains. Notamment la question foncière avec les soubassements liés à l’esclavage, l’exclusion des grandes franges de populations des richesses du pays, le passif humanitaire, la loi d’amnistie qui bloque toute ouverture sur les exactions extrajudiciaires des années 1989 – 1991 et d’autres manquements criants qui nuisent à l’avènement d’un véritable État de droit. Le député BDA a rappelé à son hôte du jour que l’institution CNDH se doit d’être plus dans des bonnes dispositions à travailler avec les ONG engagées sérieusement pour la défense des droits humains. Et qu’elle doit se défaire des certaines complicités cooptées parmi le giron droit-de-lhommiste plaidant habituellement le déni à l’international et se montrant foncièrement hostiles aux militants sérieux. Différents transfuges venant de rangs ONG se sont recyclés en « fonctionnaires » depuis quelques années au sein des institutions étatiques comme la CNDH pour mener ce travail de sape qui ne sert aucunement les intérêts et l’image du pays. Selon la même source, le président de la CNDH précise que dans leur rapport publié, plusieurs points importants ont été relevés et exposés aux hautes autorités étatiques. Par exemple 22 cas pendants d’esclavage non résolus, la question du foncier rural et les problématiques liées à l’état civil.
Le président des réseaux IRA-Mauritanie a demandé au dirigeant de la CNDH, qu’il serait urgent pour plaider auprès du gouvernement concernant la la Loi contre les violences faites aux femmes. Ainsi il faut oser affronter les milieux obscurantistes qui freinent l’aboutissement d’un arsenal juridique pour protéger efficacement nos mères, nos femmes, nos filles et nos sœurs.
– KS pour le BLOG (Sources réseaux IRA-Mauritanie)
Saadani Bint Abeidna est la première femme à avoir créé un atelier de réparation automobile à Nouadhibou, la capitale économique du pays, et à avoir intégré un secteur considéré exclusivement destiné aux hommes.
Saadani n’a que 31 ans. Mariée et mère de trois enfants, elle est diplômée d’un BTS en maintenance de véhicules à moteur. Elle a activement fait des formations professionnelles dans plusieurs entreprises pour améliorer ses compétences et pour augmenter ses chances d’intégrer le marché de l’emploi. Cependant, malgré ses qualifications, ses demandes d’emploi sont restées sans succès. C’est ainsi qu’elle a décidé de ne pas céder à l’échec et de suivre son ambition et son désir de travailler et de gagner sa vie.
La réparation automobile est un travail difficile et souvent qualifié de travail d’homme. Cela est particulièrement vrai en Mauritanie, où les emplois et les compétences nécessaires pour effectuer un tel travail sont largement dominés par les hommes. Les femmes pratiquant une activité physique ou s’essayant à des métiers occupés en majorité par les hommes se voient fortement stigmatisées par une société dans laquelle ces activités jugées masculines sont inappropriées pour les femmes.
• Freins à l’entreprenariat féminin
Saadani a rencontré de nombreux obstacles. Tout d’abord, d’ordre financier. Elle a pris la difficile décision de vendre ses propres avoirs pour financer son projet. Ensuite, et principalement, elle a dû supporter la pression sociale et défendre son projet hors-normes. Malgré ces défis, Saadani a décidé d’aller de l’avant, d’aller à l’encontre de la stigmatisation sociale et de se frayer un chemin vers une nouvelle réalité où les femmes ont l’opportunité de s’engager dans des activités génératrices de revenus souvent réservées aux hommes.
Il s’agit d’une nouvelle réalité qui s’impose lentement et qui annonce des changements potentiels dans la société mauritanienne. Ceci aura certainement un impact substantiel sur l’avenir de la composition structurelle du tissu socio-économique en Mauritanie. Une nouvelle réalité où la femme jouera un rôle clé dans la promotion de l’économie locale et nationale et contribuera à l’évolution de la société mauritanienne.
La part de la main-d’œuvre féminine dans la population active a légèrement augmenté, passant de 29,5% en 2010 à 31,5% en 2020. Malgré cette légère augmentation, plus de 50,8% des femmes sont au chômage et ne cherchent pas d’emploi. La plupart des femmes actives effectuent des tâches qui ne sont pas rémunérées et ne génèrent pas de revenus. Dans ce sens et selon le ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, le taux d’emploi est de 27,22% pour les femmes alors qu’il atteignait 59,71% pour les hommes en 2017.
Selon les derniers indicateurs de genre en Mauritanie (2014), le ratio des femmes en position de direction dans le secteur privé est remarquablement faible : 4,5% par rapport au total des entreprises. L’égalité entre hommes-femmes dans les postes de direction reste un objectif loin à réaliser !
• Initiatives innovantes et courageuses par les femmes mauritaniennes
Compte tenu des difficultés rencontrées par les femmes pour accéder aux marchés du travail locaux, plusieurs initiatives entrepreneuriales innovantes ont émergé, particulièrement des initiatives « non traditionnelles » lancées par des femmes mauritaniennes telles que Saadani Bint Abeidna.
Le laboratoire d’accélération du PNUD en Mauritanie, explore la possibilité de dupliquer ces nouvelles initiatives qui conduiront potentiellement à un changement significatif et auront des retombées positives par rapport aux différents défis de développement.
C’est dans cette perspective que le laboratoire d’accélération étudie cette nouvelle tendance comme étant un indicateur de changement dans la société mauritanienne et qui devrait faire des femmes un acteur important en matière d’inclusion économique et sociale. Par conséquent, l’équipe du laboratoire d’accélération a contacté Saadani pour que son expérience profite à d’autres groupes de femmes vulnérables afin qu’elles soient mieux équipées. Le PNUD œuvre également à faciliter leur participation dans des activités génératrices de revenus et à surmonter la stigmatisation sociale et les obstacles à leur succès.
«J’invite toutes les femmes ayant des idées de projets à foncer. Ne laissez pas les obstacles vous empêcher de réaliser vos rêves. Il est temps pour vous d’être indépendantes financièrement et de devenir des managers de vos propres entreprises», déclare Saadani.
Elle rajoute «Je vous exhorte à obtenir l’éducation et la formation nécessaires pour améliorer vos compétences et votre savoir-faire afin d’avoir plus de chances d’atteindre vos objectifs. Ne devenez pas dépendantes des autres… » poursuit-elle.
• Nécessité d’appuyer ces initiatives !
L’exploration de cette nouvelle orientation dans la dynamique de l’entreprenariat est d’une grande importance pour le laboratoire d’accélération et aussi les programmes du PNUD Mauritanie et s’aligne étroitement avec les objectifs de développement durable (particulièrement ODD 5 et ODD 8). Plusieurs collaborations potentielles peuvent être envisagées dans ce sens pour que les femmes puissent se faire une place dans des activités économiques considérées, souvent, exclusivement destinées aux hommes.
AMI – Le wali du Guidimakha, M. Tayeb Ould Mohamed Mahmoud, a tenu une réunion mardi dans les bâtiments de la wilaya à Sélibabi, avec les acteurs locaux dans le domaine des transports.
La rencontre, qui a réuni des représentants de la délégation régionale du transport terrestre, du syndicat des chauffeurs, de quelques hommes d’affaires investissant dans les transports, des directeurs de gare routière et des responsables des services de sécurité de la wilaya, vise à sensibiliser à la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée de matières interdites dans cette wilaya frontalière.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le wali a souligné la nécessité de la vigilance et du respect des précautions de sécurité dans l’inspection des bagages, la surveillance des passagers et le signalement immédiat de tout cas suspect à cet égard.
Il a ajouté que la wilaya, en raison de sa situation géographique ouverte aux frontières de deux pays frères, est vulnérable aux opérations de contrebande et à diverses tentatives de faire pénétrer drogue et contrebande dans le pays, appelant les travailleurs des transports à coopérer avec les autorités sécuritaires pour lutter contre diverses opérations de contrebande, notamment celles liées aux matières dangereuses.
De son côté, le porte-parole de la délégation régionale du Syndicat des Chauffeurs Professionnels de la wilaya, M. Sleiman Ould Abdallah, a lancé un appel à tous les transporteurs leur demandant de contribuer à la lutte contre la contrebande et à s’assurer que tous les bagages soient inspectés tout en assurant le suivi et le contrôle de tout colis suspect en étroite coordination avec les autorités sécuritaires pour protéger la patrie Et le citoyen des dangers des substances prohibées.
La réunion s’est déroulée en présence du hakem de la moughataa de Sélibabi, M. Mohamed Ould Nami, du Vice-Président du conseil régional du Guidimakha, M. MoustaphaMagha, et du maire de la commune de Sélibabi, M. Mohamed Vall OuldMekhale.
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