● KS, Militant droit-de-l'hommiste et Blogueur - Mes opinions ne sont pas sacrées, elles sont assumées sans zèle.
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Une session de formation au profit de cent responsables des jeunes issus des trois wilayas de Nouakchott sur les dangers de prolifération de la drogue dans les rangs des jeunes a débuté aujourd’hui, ce samedi 7 mai 2021.
Durant trois jours, les participants à la session auront à suivre une série d’ exposés portant sur les volets juridiques, sociologiques, sanitaires, statistiques et psychologiques en rapport avec l’usage de la drogue dans les rangs des jeunes.
Ouvrant les travaux de cette formation, le secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, M. AbdiSalem Ould Cheikh Saad Bouh a indiqué que cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes qui seront dotés de moyens scientifiques leur permettant d’entreprendre des services sociaux, d’enraciner la culture du volontariat et de lutter contre les phénomènes étrangers à la société, conformément aux engagements du Président M. Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani, dans ce domaine.
Pour sa part , le coordinateur général du programme « Watanouna », M. AhmedOuldAbderrahmane a précisé que la session va dans le cadre du plan d’action 2021 du programme qui lutte contre la recrudescence des actes de violence liée à la consommation de la drogue et des psychotropes en milieu des jeunes.
Vous les jeunes nous comptons sur votre contribution afin de concrétiser les efforts entrepris par l’État dans les quartiers et zones cibles pour éradiquer ce fléau qui menace la santé et la sécurité des personne, a-t-il ajouté.
Nous rappelons que suite à la recrudescence des crimes et des agressions physiques enregistrée dans plusieurs villes du pays, les autorités se sont mobilisées pour freiner ce danger.
Voilà, resservie, dans un prétendu aperçu sur l’histoire de notre pays, noir sur blanc et sans fard, la thèse classique chauvine de la prétendue invasion et occupation de la Mauritanie par les négro-africains, en particulier, les hal-pular’en, qui était defendue par certains courants nationalistes chauvins dans les années 70. À l’époque, falsifiant gravement l’histoire, ils comparaient la Mauritanie à la Palestine et les Halpular’en, en particulier, aux colons juifs. Pour eux, le fleuve était la porte d’entrée de la Grande invasion noire. Et les colons français étaient ceux qui avaient implanté cette communauté « sénégalaise » (!) d’origine, dans le pays. Peu importe pour eux, que le Fouta fut, depuis fort longtemps, un lieu de partage ancestral entre nos communautés actuelles. Ni que l’ordre colonial fût imposé à tous avec la même violence. Que partout les complicités furent identiques, de même que les résistances. Ce qui importait aux chauvins était de diviser le peuple et de préparer des progroms et des haines inextinguibles entre nos ethnies et nos tribus. Ils ont préparé, par leurs aberrations théoriques, les futures déportations et massacres de Ould Taya. Plus tard, ce seront les mêmes qui, également, vont justifier la grande machine discriminatoire du recensement biométrique de Aziz. Aujourd’hui, a cors et à cris, et sans aucune gêne même de langage, ils justifient de chasser les cadres negro-africains de l’espace public au nom de l’ unicité de langue officielle ( arabe) dans le pays. Leur mot d’ordre du moment: haro sur les « francisans » ! Ils préparent clairement une autre offensive antinégro-africaine de grande envergure à laquelle tous les patriotes doivent s’opposer fermement.
Pendant le régime d’Aziz, la Mauritanie avait traversé une situation politique, économique et sociale particulièrement grave. Sous son régime, le pays fut tenu par une main de fer par ce super président dont le record de coup d’états militaires et constitutionnels n’est jamais égalé en Mauritanie.
Mohamed Abdelaziz fut aussi champion dans toutes catégories confondues d’insinuation, aux dépravations et aux mauvaises mœurs au point que la vie était devenue totalement clochardisée.
Il ne cachait pas son mépris contre les opprimés en général et les Haratine en particulier au point qu’il assimilait ces derniers à des lapins qui se développaient dans l’anarchie (discours de Nema). Pire, il niait leur humanité et leur identité (point de presse à la marge de la commémoration de la fête de l’indépendance à Nouadhibou).
Cette haine viscérale de l’homme s’est traduite par un baillônnement inhumain et dégradant des militants des droits de l’homme qui furent durement persécutés et jetés répétivement dans les geôles et même mort d’homme, cas feu Abdallahi Ould Mbarek, un abolitionniste doyen des membres fondateurs du mouvement abolitionniste IRA, souffrant d’insuffisance cardiaque, étouffé de grenades lacrymogènes lors des événements du 13 Décembre 2010 au commissariat de police d’Arafat, laissant ainsi la vie quelques jours après.
A ceci s’ajoutent les autres problèmes de fond qui se sont empirés : le partage équitable des ressources qui ne profitaient systématiquement qu’à un seul groupe au détriment des autres et plus particulièrement à ses parents ou les membres de sa tribu, le règlement du passif humanitaire dont ont souffert des milliers de familles composées aujourd’hui de veuves et d’orphelins à cause des exactions génocidaires et racistes des années de braises de Taya (1989-1991), la question foncière, celle de l’état civil et la question de la cohabitation pacifique entres nos communautés nationales.
✓Constat présent
A la lumière de ce qui est cité ci-dessus, AHME a remarqué qu’avec l’actuel président loin de lui donner entière satisfaction, un climat d’apaisement s’est opéré et une concorde nationale s’est relativement installée.
Estimant que ce climat est bénéfique pour l’opprimé car il y trouvera son compte ne serait ce qu’en posant le vrai débat sur les questions nationales.
Parallèlement à celà, AHME enregistre avec satisfaction la désignation dans la première équipe de l’actuel président des ministres Haratine dont un de souveraineté: le ministère de l’intérieur et la décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement comporte en plus de la primature 4 ministres, une première en Mauritanie. Aussi beaucoup de cadres Haratine frappés par l’embargo de l’injustice et délaissés par le passé sont désormais actifs dans l’administration publique, trois bonnes dizaines selon Biram Dah Abeid président du mouvement abolitionniste IRA.
Dans cette suite logique A.H.M.E invite le président Ghazouani à corriger également l’exclusion systématique de la communauté Wolof dans des hautes fonctions et à coopter des cadres compétents parmi les Castés négro-mauritaniens qui subissent la marginalisation et l’exclusion depuis l’indépendance de la Mauritanie. Ceci est un grand tabou qui empêche le développement et le progrès dans le sud du pays.
Cette ouverture bénéfique aux laissés pour compte, créa de l’amertume au sein de beaucoup de suprémacistes tapis à l’ombre parmi eux certains s’affichant même proches de l’actuel président mais dont les agendas cachés sont destructeurs. La concordance des agissements d’Aziz qui veut faire de son dossier un règlement de compte marabouts- guerriers avec la sortie de l’ex maire d’Awjeft Ould Hmeyne Amar démystifiant l’actuel gouvernement le considérant de poirreux, les appels aux morts d’abolitionnistes par le soit disant journaliste d’investigation Abdelvetah Ould Abeidne, allant jusqu’à demander une janjawidisation (Darfour, Soudan) de sa communauté et bien d’autres, toutes ces manœuvres ont amené AHME à tirer la sonnette d’alarme sur un scénario qui s’apparente à celui du feu président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et dont seuls les opprimés ont été les véritables victimes.
✓La position de l’AHME
AHME qui fut pendant 20 ans un rempart contre toutes les formes d’injustice reste et demeure aujourd’hui ferme sur ses principes.
Privilégiant l’objectivité que la surenchère, la raison sur l’émotion AHME soutient les actes forts posés par l’actuel pouvoir. Nous souhaitons également la reconnaissance des partis et associations toujours censurés ainsi que le retour à son poste du journaliste écrivain Elkowry Sneibe.
Et si demain ce pouvoir venait de changer son fusil d’épaule, trouvera AHME devant lui dur comme un rocher, comme elle l’a été toujours contre tous les pouvoirs chauvins depuis 2001.
Cette loi (012/99 du 13 avril 1999), qui porte sur la réforme du système éducatif, et qui est toujours en vigueur, avait pour objectif principal d’unifier ce système en supprimant la pratique de la double filière. Elle visait aussi la rénovation de l’école et l’amélioration de la qualité de ses outputs. Elle conserve l’arabe et le français comme langues d’enseignement ; le premier pour les disciplines « littéraires », le second pour les disciplines «scientifiques». Elle institue de fait un bilinguisme arabe/français. Ainsi, théoriquement les instituteurs doivent être forcément bilingues, pour donner les enseignements prévus au fondamental dans chacune des langues. Au secondaire, les professeurs doivent donner leurs cours en arabe ou en français, suivant les disciplines qu’ils enseignent. En pratique cependant, et comme la double filière n’avait produit que des unilingues, depuis vingt ans on ne recrute que ceux-là et, sans les former vraiment dans l’autre langue, comme c’est nécessaire, on leur en confie l’enseignement ! Cerise sur le gâteau, ils perçoivent l’indemnité de bilinguisme… Résultats: 1- notre école ne forme en réalité que dans une seule langue, en violation flagrante de la loi ; 2- la polarisation ethnique autour de l’arabe et du français reste visible. On trouve même, notamment dans le privé, des écoles qui continuent à appliquer le système de la double filière ; toujours en violation de la loi ; 3- La qualité de l’enseignement continue à se dégrader, contrairement à ce que vise la loi. Ce qui est tragique dans cette situation, c’est que la violation de la loi 012/99 est l’oeuvre de l’État lui-même, à travers ses autorités éducatives. A quoi sert alors de prendre une nouvelle loi portant réforme du système éducatif, si ceux qui doivent veiller à son respect sont les premiers à la violer? Cela m’amène à dire que nous gagnerions beaucoup à faire l’économie d’une nouvelle réforme, qui pourrait s’avérer ruineuse pour notre système éducatif, et appliquer, tout simplement, celle de 1999 qui n’a échoué que parce qu’elle ne l’a pas été.
Aujourd’hui, la Mauritanie excelle dans la corruption, le détournement, la gabegie. Elle prospère dans le désordre. Son gouvernement manque de rigueur dans la gestion de l’état, de volonté avérée pour mettre fin à la discrimination et au racisme, pour garantir des droits égaux, l’accès à l’éducation, à l’eau, à la nourriture, au travail, aux papiers. En somme, notre propre pays peine à éveiller en nous un sentiment de patriotisme. Elle ne donne pas l’envie au citoyen ordinaire de se sentir bien chez lui, de rire, de s’amuser, de s’épanouir, d’avoir l’espoir d’un lendemain meilleur.
Il existe encore des jeunes en Mauritanie qui n’ont jamais travaillé. Pour les peu qui travaillent, ils le sont en général en dehors de tout cadre légal. Nombreux sont ces jeunes qui n’ont jamais connu de salaires ou de bulletins de salaire, de contrats de travail. Nombreux sont encore ceux qui ne connaissent pas la valeur juridique de ces documents.
Aurais-je une bonne raison de rejoindre Ghazouani ?
Le recensement biométrique a commencé en 2011. 10 ans après, des milliers de citoyens restent sans papiers dans leur propre pays. La question de la double nationalité n’est toujours pas réglée. Le débat sur les fameuses questions de l’unité nationale, du passif humanitaire, du conflit foncier, et j’en passe, est toujours d’actualité. Il existe toujours des esclaves en Mauritanie. Dans nos hôpitaux, mal structurés, faut-il encore en avoir partout, des malades meurent par manque de soins, par négligence. Des médicaments retirés des marchés en occidents continuent de circuler et de faire l’objet de prescription en Mauritanie ; ce qui indique l’absence totale de mise à jour des connaissances.
Aurais-je la moindre raison de faire confiance en Ghazouni ?
Qu’en est-il de la classe dirigeante ? De l’élite ? Qui devient encore président ? Qui d’autre n’a pas le droit de le devenir ? Qui dirige encore l’armée? Qui est encore ministre ? Qui est encore gouverneur ou préfet ? Qui est encore commissaire ou inspecteur de police ? Qui possède encore une banque, une chaine de radio ou une chaine de télévision? Qui d’autre n’en a pas encore le droit ? Qui pilote encore les renseignements ? Qui décide qui doit ou ne doit pas devenir Mauritanien ? Qui décide qui doit devenir qui ?
A ce que j’observe, rien ne présage un changement. La volonté politique n’y est pas.
Laissez-moi juste rappeler ceci : il existe des voix qui ne s’expriment jamais ; des voix qui font écho de leur malheur à travers d’autres voix.
Ces voix d’infortune se meurent car celles qui ont porté leur malheur disparaissent de l’arène. Ces sans voix, ces marginaux, ces laissés-pour-compte, pleurent. Les porteurs de voix d’hier basculent dans un sens et dans l’autre. Ils deviennent l’ombre d’eux-mêmes.
Notre publication LeGrandEntretienduBlog (Le GEB) de cette fin de semaine concerne une entrepreneuse ingénieuse qui dirige l’ONGMacalebasse basée à Nouakchott . Notre compatriote du nom de HabsaCamara, développe et transforme des éléments-sources du terroir environnemental en des produits Bio divers d’une grande utilité pratique. Un modèle d’entrepreneuriat visionnaire avec de louables perspectives à promouvoir.
Question 1 : Bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
✓Habsa Camara : Bonjour. Je suis Kilé Camara, Habsa Camara à l’état civil. Je suis née en juillet 1991 au Congo Brazzaville où vivaient mes parents de nationalité mauritanienne, de kaédi au Gorgol.
Question 2 : vous êtes investie dans la promotion via les réseaux sociaux de divers produits faits localement à travers l’organisation Macalebasse, de quel type d’entrepreneuriat s’agit-il ? Vos principaux produits ?
✓HC : Je fais cette promotion sur le terrain depuis cinq(5) bonnes années avant que mon ONG « Macalebasse » qui (organisation non gouvernementale) qui a pour mission : la collecte – transformation & distribution de produits locaux ne soit reconnue juridiquement via l’octroi d’un agrément. Ce qui nous autorise à exercer en toute légalité, donc étaler les œuvres de Macalebasse où l’on s’identifie mauritanien. Nos principaux produits jusque-là restent : les conserves de fruits & légumes, les jus de fruits, les confitures, les produits culinaires, les produits de beauté, mais également de la teinture locale appliquée sur du textile. Mais également des objets d’arts, essentiellement du recyclage.
Question 3 : Pouvez-vous présenter votre volume d’activité actuellement et quelles perspectives de développement ?
✓HC : les perspectives de développement oui. Il faut noter que Macalebasse contribue:
à soutenir les producteurs locaux. Ce qui évite les gâchis post-recolte .
à contribuer à la lutte contre l’insalubrité en recyclant une partie des objets jetés.
lutte contre la délinquance juvénile en occupant les jeunes, notamment les enfants de la rue. Mais avant tout, faire comprendre aux mauritaniens que la richesse commence par vivre de ce que nous produisons.
Question 4 : Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez éventuellement dans votre entreprise ?
✓HC : Des difficultés, il y en aura toujours. Macalebasse les affronte comme tout bon aventurier. Alhamdoullilah. Un merci sincère à vous pour l’intérêt accordé à Macalebasse. Consommer nos produits, c’est consommer local et sain !
J’ai toujours appelé au secours et j’ai déjà écrit sur cette page à plusieurs reprises en criant haut et fort que l’administration de notre pays est aussi morte que détruite de l’intérieur, mais certains fonctionnaires peu scrupuleux me prenaient pour un cinglé qui n’observait pas le droit de réserve.
Depuis 2014, je ne cesse de retranscrire sur cette page le travail de sape en cours dans l’administration publique de notre pays dans le seul dessein de vous exposer les dangers auxquels notre service public fait face, mais beaucoup de nos compatriotes m’accusaient d’être un diplomate indiscret.
Aujourd’hui, c’est le Premier ministre de la République qui, après huit mois d’enquête, d’audit et d’observation, a sonné le glas, avec commisération, nous annonçant la faillite de l’administration publique de notre pays.
En effet, ce triste délitement, voire cette décomposition avancée de notre administration, s’explique par des raisons telles que les nominations de complaisance, le clientélisme, le népotisme et la falsification des diplômes des commis de l’État.
C’est pourquoi, ce n’est pas étonnant aujourd’hui que la haute fonction publique soit remplie de fonctionnaires, qui soient à la limite de l’illettrisme. Une triste situation qui milite contre la mise en application efficace de l’agenda des politiques publiques nationales.
De ce fait, les cabinets des ministres sont pris en otage par des conseillers, des chargés de mission et d’attachés, et ainsi de suite…., qui, en plus de ne pas être affiliés à la fonction publique, ne possèdent un diplôme aucun.
Alors, comment toutes ces personnes se sont miraculeusement retrouvées au sommet du pouvoir ? Et qui sont les responsables de cette situation endémique, qui a frappé au cœur de l’administration publique ?
Par ailleurs, la Mauritanie regorge de compétences frappées d’ostracisme, et dont l’administration a été privées par des raisons purement éthniques et racistes.
Ces compétences, mises au banc de la société, auraient pu être utiles à l’administration publique si le fonctionnement des organes de l’État était fondé sur la raison républicaine. Aussi, la compétence, notamment la méritocratie sont-elles aujourd’hui multipliées par zéro quand il est question de recruter les commis de l’État….
Là réside l’équation qu’il faudrait résoudre si, bien entendu, nous souhaiterions réformer l’administration publique en profondeur, car nous faisons face à une crise de ressources humaines à laquelle il faut impérativement en apporter un remède le plus vite possible.
Subséquemment, quoi de plus normal, vu la situation décrite ci-dessus, que les commis de l’État s’adonnent à l’exercice de fouler aux pieds, sans qu’ils ne craignent d’être poursuivis, les lois régissant le fonctionnement de l’administration publique ?
C’est ainsi qu’il urge – selon les instructions du Premier ministre – d’apprendre désormais à fonder toutes les décisions aussi bien que les actes administratifs sur les lois et règlements en vigueur, afin que les responsables administratifs ne recourent plus aux sanctions infondées, notamment les licenciements abusifs lorsqu’un différend les opposent aux fonctionnaires, qui sont allergiques à l’injustice et à l’arbitraire, puisque c’est l’irresponsabilité, l’inconséquence et l’arbitraire qui ont produit cette situation lamentable, dont le Premier ministre vient de faire l’inventaire.
Ainsi, la discrimination raciale dans la fonction publique, les rétrogradations injustes, les radiations sans aucune forme de procès et les suspensions extrajudiciaires des salaires doivent-elles cesser pour jeter les bases d’une administration publique de nature LÉGALE-RATIONNELLE.
L’ÉTAPE SUIVANTE EST UNE AFFAIRE DE VOLONTÉ POLITIQUE.
Le premier ministre mauritanien Mohamed O. Bilal a déclaré jeudi que l’administration mauritanienne a été détruite de manière programmée ces dernières années ce qui est de nature à pénaliser la réalisation des engagements du président Mohamed O. CheikhGhazouani.
Le premier ministre qui s’exprimait lors d’une visite au ministère de la justice, a dit que le chef de l’état a attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité de mettre l’administration sur la bonne voie.
Il a ajouté que le temps où on ne faisait pas la différence entre l’utilité publique et les intérêts personnels est révolu, ajoutant que l’administration ne doit pas être un adversaire pour le citoyen mais plutôt un outil destiné à répondre à ses exigences et à l’écouter.
Le premier ministre a ensuite affirmé que le programme du président, sur le plan social est très avancé, avant d’ajouter que d’autres volets demandent davantage de temps pour être réalisé sur le terrain.
Mohamed O. Bilal a enfin déclaré que beaucoup de travail les attend encore « le temps passe rapidement et l’urgence des problèmes et les demandes des populations nous pressent ».
Une exposition propose deux regards africains, d’un artiste béninois et d’un historien ivoirien, sur les collections du musée d’Histoire de Nantes (ouest) sur l’esclavage, qui fut le premier port négrier de France.
« L’objectif est de porter un regard neuf sur nos collections en décolonisant notre pensée », a expliqué lors d’une visite de presse, KrystelGualdé, directrice scientifique du musée et commissaire de l’exposition » Expression(s) décoloniale(s) #2″, qui se tient à partir du 19 mai au château des ducs de Bretagne.
Jusqu’au 14 novembre prochain, la cour du château et les salles du musée accueillent vingt pièces de l’artiste béninois contemporain RomualdHazoumé, dont les oeuvres réalisées à partir de matériaux de récupération sont exposées dans le monde entier. « J’ai le devoir, comme artiste, de dire aux miens qu’il faut prendre notre part de responsabilité dans l’histoire de l’esclavage pour faire notre résilience et régler les problèmes d’aujourd’hui », a déclaré Romuald Hazoumé. « Il faut arrêter de dire que les Occidentaux sont les seuls responsables, car pour qu’il y ait des acheteurs d’esclaves, il fallait des vendeurs ».
L’historien ivoirien GildasBiKakou a pour sa part été convié à commenter plusieurs pièces du musée à l’aune de ses recherches sur la traite négrière en Côte d’Ivoire, qui préexistait à l’arrivée des Européens. « Cette recherche n’est pas encouragée en Afrique car elle gêne pour des raisons politiques et d’harmonie sociale », a indiqué l’historien, qui a rédigé une série de cartels intitulés « Un autre regard historique ».
L’historien souligne que les esclaves venaient des côtes mais aussi de l’intérieur du pays, via les cours d’eau, avec l’appui de populations locales qui prélevaient un droit de passage, enchérissant le « coût » de l’esclave au fil de son trajet. « Les voix de cet artiste et de cet historien sont encore peu entendues et acceptées sur le continent africain », a précisé Krystel Gualdé.
Le procès verbal en date du 30 Avril 2021, marquant « le règlement pacifique du différend à travers le dialogue direct, » est un acquis considérable qui mérite d’être salué et célébré. Pour une chose aussi vitale que la paix, les communautés ne doivent compter principalement que sur elles-mêmes pour la réaliser de façon durable. RalphA. Emerson a tout à fait raison, « Personne ne peut vous apporter la paix à part vous-mêmes« . C’est un signe incontestable de bonne volonté et de bonne foi que la communauté Hamalliste vient de démontrer. A travers cet acte combien louable, la communauté a prouvé que, non seulement les liens qui unissent ses fidèles sont incassables, et sa fondation inébranlable — mais aussi et surtout, grâce à l’enseignement de leurs Guides Spirituels, la cohésion et l’intégrité de la communauté sont sacro-saintes. Par conséquent, elles relèvent de la responsabilité de chaque fidèle de les protéger et promouvoir avec dévotion.
Nous disons kudos à la communauté Hamalliste pour cet acte visionnaire qui honore ceux qui ont contribué à sa réalisation. Grâce à la bonne volonté des uns et des autres ils ont sagement décidé de consolider les acquis à la suite de dur labeur, et de considérer de nouvelles perspectives porteuses d’un espoir de plus en plus grand, pour mieux répondre aux aspirations de la communauté.
Je ne saurais conclure sans féliciter l’Honorable Bah Sylla Baba Diakité, le Khalife de la communauté Hamalliste de Kaédi dont la sagesse et le leadership ont facilité ce processus. Pour rendre à César ce qui appartient à César, la communauté a noté avec appréciation–la compréhension et la patience des autorités en facilitant le mécanisme de résolution de cette crise par les concernés eux-mêmes conformément aux principes et à la philosophie de la justice restauratrice.
Bakary Tandia, Human Rights Advocate, May 5, 2021, New York
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