LE PRÉSIDENT DE L’UFP : « LE PRÉSIDENT GHAZOUANI APPELLERA À DES CONCERTATIONS NATIONALES DANS QUELQUES JOURS »

Le président du parti union des forces de progrès (UFP), Mohamed O. Maouloud a révélé à Sahara Medias que le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani va appeler, dans quelques jours, à des concertations nationales auxquelles prendront part tous les acteurs politiques mauritaniens.
Ould Maouloud a ajouté, à propos de l’audience que lui a accordée le président Ghazouani, il y a deux jours, qu’il avait évoqué avec lui les dossiers posés sur la scène politique mais qu’il avait axé son entretien essentiellement sur la question du dialogue auquel appelle l’opposition.

Il a encore dit qu’il avait convenu avec le président Ghazouani que celui-ci, appellera, dans peu de jours, sans davantage de précision, à des concertations nationales.

Dans sa déclaration à Sahara Medias, le président de l’UFP a dit qu’il n’y avait pas de différence entre la concertation qui a été convenue et le dialogue auquel appelle l’opposition.

La coordination des partis politiques représentés au parlement et qui regroupe des partis de l’opposition et les partis de la majorité, dont l’union pour la république, était parvenue, en mars dernier, à une feuille de route à propos de cette concertation que lancera le président de la république ou son représentant.



Sahara Médias

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✓Inauguration du nouveau système de gestion du registre des populations et des titres sécurisés


Nouakchott, 03/08/2021

Le Premier ministre, Monsieur Mohamed Ould Bilal Messaoud, a inauguré, mardi à Nouakchott, le nouveau système intégré de gestion du registre des populations et des titres sécurisés.

Après la coupure du ruban symbolique, le Premier ministre a suivi des explications sur les avantages du nouveau programme et ses hautes capacités à sécuriser tous les documents émis par l’agence nationale de du registre des populations et des titres sécurisés (ANRPTS).

Le programme comporte quatre systèmes distincts avec chacun, un rôle spécifique dans le cadre du système intégré global.

Il s’agit du registre national biométrique fondé sur l’insertion des données biographiques, de la biométrie de chaque individu et du système de production des titres sécurisés comme les actes d’état-civil, les passeports, la carte d’identité nationale, la carte de séjour, le livret maritime, les cartes grises des véhicules, les permis de conduire etc.

Le troisième système concerne les vérifications des identités des passeurs et l’enregistrement des étrangers dans un registre spécial, tandis que le quatrième système concerne la délivrance des visas biométriques au niveau de huit points de passage terrestre ou aérien. Il profite actuellement à sept missions diplomatiques et consulaires et sera graduellement appliqué dans l’ensemble de nos missions diplomatiques.

S’exprimant pour l’occasion, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, a souligné que l’inauguration du système intégré de gestion du registre des populations et des titres sécurisés constitue la preuve éloquente de la bonne marche de son département sur la voie de l’exécution du programme électoral ‘Taahoudaty’ du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, surtout son axe relatif à la mise en place des fondements pour la construction d’un État moderne et capable d’affronter les défis de l’avenir avec détermination, à travers des projets structurels comme celui-ci.

Le nouveau système contribuera au renforcement au climat de sécurité aux plans intérieur et extérieur, à travers son registre national biométrique fondé sur l’insertion des données biographiques et la gestion du flux migratoire par le contrôle des points de passage, la surveillance des frontières et la lutte contre la fraude et la falsification des documents nationaux, la lutte contre le terrorisme, le commerce illicite et le crime organisé et transfrontalier.

Pour sa part, le directeur général l’agence nationale de du registre des populations et des titres sécurisés (ANRPTS), Ahmed el Mokhtar Bouceïf, a précisé que le système a nécessité un financement de l’ordre de 12.157.616 euros.

Il a ajouté qu’il va également moderniser les applications programmées et rendre les services de l’ANRPTS plus rapides.

M. Bouceïf a enfin indiqué que le nouveau programme permettra la production de passeports spéciaux pour les réfugiés, en application de la convention de Genève, adoptée 1951.

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✓Côte d’Ivoire | « Adissa Touré, demain l’islam » | Par Mr Amara Bamba


Ses miracles font oublier que Adissa Touré a des idées. Un projet et une vision de l’islam qu’il faut reconnaître quand elle prie : « Ya Allah, accorde-nous un remaniement dans nos mosquées. Fasse que notre communauté soit dirigée par des Muminum. Débarrasse-nous de Tes ennemis actuels ».

La Dame de Kolia hisse la barre au niveau des qualitatifs de Muslim et de Mumin. L’islam est mené par des Muslimun qui ne sont pas des Muminun. Elle estime que l’heure du changement a sonné, que l’islam doit changer son leadership pour jouer son rôle. Adissa jouera sa part dans ce changement.

Muslim et Mumin ont des sens forts distincts même si les deux mots ont la même morphologie ; ils sont construits sur le même schéma. Dans l’usage, ils servent tous les deux à qualifier les mêmes personnes. Ce qui est source de confusion.

Dans le discours islamique, Muslim et Mumin, évoquent cependant deux états d’être différents. Deux types de rapports à Dieu qui peuvent diverger.

En français, le Muslim se dit « musulman » et désigne une personne qui suit les lois d’une religion que l’on désigne par islam. Les Muslimun font la prière rituelle, la Salat. Ils jeûnent durant le mois de ramadan, s’acquittent de la zakat et se rendent à La Mecque quand leurs moyens le permettent.

Le Muslim aime avoir des signes de reconnaissance matériels comme son prénom, ses vêtements. Il ne boit pas d’alcool. Ne mange pas de porc. Mais, par dessus tout, le Muslim atteste de l’unicité de Dieu et de la prophétie de Muhammad (psl). Le mot Muslim évoque une idée de communauté, donc une idée de règles et de lois à respecter. Le Mumin est différent.

Car les Muminun se réfèrent plus à des valeurs qu’à des lois. Et le mot renvoie plus à un état intérieur qu’à des apparences. C’est un état individuel qui concerne un rapport intime avec le divin. L’idée est portée au delà de la notion de communauté.

Mumin n’est pas une pratique spécifique qui soit apparente. Plutôt un état d’être, des croyances, des convictions, des certitudes et des vérités qui façonnent l’être entier dans ce qu’on qualifie de la foi.

On traduit le Mumin par « une personne de foi », qui vit dans la « Présence de Dieu ». Adissa Touré le décrit comme « une personne qui porte la crainte et l’Amour d’Allah ». C’est pkoi tout musulman accepte volontiers d’être qualifié de Mumin. Un compliment pas toujours mérité, toujours agréable.

Devenir Mumin est le projet de tout musulman. C’est au préambule de l’enseignement du Prophète. On ne rabâche pas cette idée. On la met en pratique pour connaître Dieu, se rapprocher de Lui et entrer dans Ses faveurs. En général, c’est ainsi qu’on passe de Muslim à Mumin. Oui, en général.

Il y a les cas de personnes que la foi domine de manière naturelle. Des femmes, des hommes, tous les âges, tous les niveaux d’instruction ou de culture qui adhèrent à la transcendance dans un élan instinctif qui place Dieu dans leur intimité. Ce sont des Mumin.

Muhammad Hamidullah citait les prophètes de Dieu dans cette liste puis ajoutait que : « En réalité ces gens n’ont pas besoin de lois car ils les respectent naturellement. Ils ont tendance à faire le bien quelle que soit la situation. » Leurs choix dépassent leurs seuls intérêts. Ils choisissent selon ce que l’on nomme « éthique » ; selon le sens des énergies cosmiques, universelles.

« Soyons généreux, disait Hamidullah, ils sont au plus 15 % ». L’immense majorité de l’humanité a besoin de lois pour cheminer vers Dieu. Le Muslim qui suit la loi n’a pas tjs la foi. Ses convictions peuvent être éloignées du niveau d’un Mumin. Ceux-là aiment les signes et symboles apparents de la religion. Ils récitent le Coran et sont souvent diplômés en sciences islamiques.

Adissa Touré ne veut plus les voir à la tête des musulmans. Ils sont des « Musulmans qui ne craignent pas Dieu » dit-elle en dénonçant ceux qui sont devenus imams en adorant des fétiches. D’un bout à l’autre de son estrade, Adissa se répète : « Que toutes les mosquées soient débarrassées des ces faux imams ! ». Puis une pause pour mettre la demande en Fatiha, en une prière, collective.

Pour purger les mosquées de la pègre spirituelle, Adissa et ses étudiants comptent sur la puissance de la Fatiha collective. La Fatiha est aussi la Sourate Du’a, pour appeler l’aide de Dieu afin d’assainir la direction de la mosquée. « Quand la tête du poisson est pourrie, tout le poisson est inutile » martèle Madame Touré, « Oh Seigneur, fasse que le leadership de ces filous prenne fin » !

L’histoire de l’imamat en Côte d’Ivoire est à écrire. Le Conseil supérieur des imams (Cosim) est la référence nationale, secondée par le Conseil des imams sunnites (Codis). L’imam Aguib Touré est arrêté (en 2018) pour des propos de mosquée, les conseils d’imams touchent à leurs limites. On découvre la fragilité du « métier d’imam », une fonction sensible au carrefour d’intérêts multiples.

Aujourd’hui, Adissa Touré veut démasquer certains imams afin de les dé-mosquer. Elle les décrit comme « des gens qui récitent le Coran, ils ont appris l’islam, le hadith. Mais ils ne connaissent pas Dieu ». Ces sont des musulmans qui ne sont pas des Muminun. « Il y a d’autres métiers. Ils peuvent faire du transport, du commerce au marché. Mais ils n’ont pas à diriger notre communauté ».

Après la colonisation, le musulman de Côte d’Ivoire se réconcilie avec l’école qu’il avait boycottée sur des bases religieuses. Désormais, l’enfant le plus brillant devient ingénieur. Celui qui est moyen entre au service de l’Etat : fonctionnaire. Les enfants peu brillants se consacrent alors au Coran. Ils deviennent ensuite transporteurs ou commerçants sur les marchés. C’était le schéma classique.

Depuis 1993, la Côte d’Ivoire a une ambassade en Arabie Saoudite où nos imams peuvent se former désormais. Perso, je ne voyais que la wahhabisation de la pensée et du discours. Je ne soupçonnais pas ce vide spirituel que dénonce la Dame de Kolia. En voulant nettoyer l’islam du clergé informel des imams-sorciers, Adissa Touré se donne un objectif délicat qu’elle a les moyens d’atteindre.

Hier, lundi 2 août, la première grande croisade de « Dieu me suffit » a pris fin. C’est en millions que l’on compte les visiteurs de Kolia. Les statistiques ne font pas la vérité. Mais, pour le moment, rien ne s’oppose à notre intuition de départ. Un phénomène Adissa est là pour être la cible désignée de l’establishment. Plus Adissa sera critiquée, plus « Dieu me suffit » sera solide et grand.

Oui, Adissa va déranger encore et encore parce qu’elle n’est pas un homme mais une femme. On n’a pas besoin de le dire ; ça s’entend de loin. C’est un des avantages d’Adissa Touré sur ses adversaires.

Oui Adissa est musulmane. Pas très orthodoxe car soufie, de la congrégation Tidjane. Cela est une assurance car les Tidjanes sont des Tidjanes, que ça plaise ou non: ils n’ont rien à prouver à personne.

Sauf que Adissa ne fait rien comme tout le monde. Car c’est bien une Tidjane sans Cheikh !! Elle s’est auto-illuminé ! C’est aussi ça le don de Dieu. Dieu n’est limité par aucune règle.

Le Cheikh Boikary Fofana n’est plus. Son héritage est préservé. L’islam de Côte d’Ivoire poursuit sa voie. Adissa Touré œuvre à la revivification spirituelle. Un chemin moins savant mais plus spirituel qui vise à asseoir une éthique dans la gestion des mosquées et des groupes de musulmans.

J’ai un problème perso avec Adissa. J’ai vérifié partout, on me dit qu’elle est Touré. Oui ! Cette anomalie me dérange. Mais personne n’est parfait ! Adissa ne sait pas dire si mardi vient avant ou après mercredi. Un erreur de jour à la naissance ; ça te change Bamba en Touré. Ce sont des choses qui arrivent.

Adissa est avec les djinns ou pas ? Le prototype du faux débat. le rendez-vous idéal de petits esprits qui sont obsédés par le besoin d’avoir raison. Perso, le oui ou le non, ne change rien pour moi. Car je ne sais rien des djinns et ils ne m’intéressent pas.

Et s’il faut se justifier, je dirai que je suis humain. Je ne m’intéresse pas au djinn et ma raison est que je suis humain. J’ai tant de choses à découvrir sur mon monde; ma personne, ces femmes et tous ces hommes que mobilise « Dieu me suffit »… Aux djinns, je dis bof !!

Ce que je vois en Côte d’Ivoire me renvoie à moi, à Hustaz Fofana Boikary… Je repense à Hustaz Tidiane Bâ et je prie pour eux. Je pense et je prie pour Hustaz Muhammad Lamine Kaba ! Ils sont tous entrés dans nos vies et ont marqué nos âmes à une époque où cela était possible. Nous avons changé, l’époque a changé.

Dieu envoie toujours la bonne personne au bon moment pour la bonne raison. Chaque époque a eu ses Abu Jahal, ses Suail Ibn Amr, ses Abu Sofiane. Toute époque a ses Abu Bakr, ses Oumar ibn Khattab, ses Kahlid Bin Walid et Amr Bin Ass, ses Ibn Massoud, etc…

Je prie donc pour Adissa Touré. Petite dame à frêles épaules a qui Dieu vient de confier l’avenir de l’islam en Côte d’Ivoire ! Face à la foule, seule. Face aux langues de serpents, seule. Face à son destin, seule. « Dieu me suffit », prend tout son sens ici !

©️ Crédit source : Post FB de Monsieur Bamba Amara https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1207685616373254&id=100013954804767 du 3/8/2021

Birame à propos des sorties médiatiques de Ghazouani : sur le dialogue politique, le retour de Maaouiya et le passif humanitaire

Après les sorties médiatiques du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, sur des médias internationaux, Jeune Afrique, RFI et France 24, le leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), le député Birame Dah Abeid, a réagi sur trois points abordés par Ghazouani lors de ses interviews, notamment le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire. En question subsidiaire, l’esclavage foncier.




Dans une interview qu’il m’a accordée ce dimanche 1er août 2021 à son domicile au P.K 10 de Nouakchott, le président du mouvement IRA, le député Birame Dah Abeid est revenu sur les sorties récentes du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, notamment sur Jeune Afrique, RFI et France 24. Dans cette interview, Birame déclare être circonspect et opposé aux déclarations de Ghazouani sur trois points, le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil au Qatar, Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire.

Concernant le dialogue national que réclame l’opposition, le Président de la République juge que le fait de parler de dialogue national laisse penser à une situation de crise. Or, ce n’est pas le cas en Mauritanie, selon lui. Il précise qu’une ouverture a été déjà faite en direction de l’opposition et de la société civile et que des échanges peuvent déboucher sur des conclusions positives qu’il n’y aura aucun complexe à mettre en œuvre. Est-ce suffisant selon vous ?

Birame Dah Abeid : en réponse à la déclaration du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani sur la non nécessité d’un dialogue politique, je ne pense pas que cela soit une position judicieuse, car elle n’est pas celle de l’ensemble de la classe politique, notamment l’opposition. Tout le monde apprécie certes l’approche qu’il a initiée, une approche non vindicative. Lui-même n’est pas un insulteur public comme son prédécesseur. Il a été attentif à nos propos, il nous a écoutés et nous avons été sincères avec lui.

Le retour qu’il devait faire, ce n’est pas le déni de la nécessité du dialogue. Cette norme du dialogue nous l’avons apprécié en tant que tel, et le fait que l’homme du dialogue se déclare pas du tout disposé au dialogue, n’est pas constructif.

Nous espérons que le président Mohamed Cheikh Ghazouani sur ce point, puisse comprendre ce que nous avons toujours réitéré. Nous n’avons pas dit qu’il est venu et qu’il a créé une crise, ou que son gouvernement l’ait fait. Mais nous avons espéré et demandé, après ces premières démarches, que c’est lui qui allait mettre fin aux différentes crises qui ont été orchestrées par ses prédécesseurs. Ces crises continuent encore à faire des victimes et à empoisonner la vie nationale, la vie entre les communautés nationales, et entre les citoyens et l’Etat. Il s’agit de crises multiformes qu’il est superflu d’énumérer tous et qui sont connus. Ces crises nécessitent un dialogue, ou appelez-le comme vous voulez, mais quand même, elles nécessitent un dialogue sérieux, approfondi et organisé, avec le parrainage du Président de la République, entre l’opposition et le pouvoir.

Dans son interview à Jeune Afrique, le Président Ghazouani a fait allusion au règlement du passif humanitaire, en évoquant le dédommagement des victimes. Qu’en pensez-vous ?

Birame Dah Abeid : justement parmi les problèmes que j’évoquais, il y a ce qui est appelé pudiquement, passif humanitaire qui n’est pas un problème dépassé. Je serai surpris d’apprendre que le président des la république pense que ce dossier se résume à une question de dédommagement pécuniaire oubliant qu’il y a des aspects beaucoup plus importants comme l’aspect de la cohabitation nationale présente et future et ses ramifications politiques, morales et judiciaires. Tous les Mauritaniens aspirent au règlement définitif de ce dossier qui est une véritable question nationale.

Dans ses interviews, le Président Ghazouani a également évoqué le retour au pays de Maaouiya Sid’Ahmed Taya, quel est votre avis ?

Birame Dah Abeid : Maaouiya Sid’Ahmed Taya, l’ancien président actuellement en exil au Qatar, symbolise le martyre de plusieurs centaines de milliers de mauritaniens. La terreur qu’il a orchestrée au dépend d’une grande partie de la communauté nationale en fait un bourreau dont le retour ne peut pas être un retour normal. Son vécu à côté des Mauritaniens ne peut pas être un vécu normal. Maaouiya s’il retourne au pays, ce sera l’occasion pour la justice, si nous sommes dans un État de droit, d’ouvrir le dossier de la tentative d’épuration ethnique des années 80-90 dont il est le premier responsable

Il s’agit en fait d’un dossier à plusieurs facettes, avec des centaines, voire des milliers de victimes, les disparitions, les déportations, les expropriations, les exécutions extra-judiciaires, la radiation de fonctionnaires civils et militaires. Le retour de Maaouiya ne peut nullement être le retour d’une personne normale.

Beaucoup soutiennent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur le champ de la lutte contre l’esclavage, quelle est votre réponse ?

Birame Dah Abeid : les gens se trompent quand ils pensent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur la question des droits de l’Homme ou prennent leurs désirs malsains pour des réalités.. Je réitère ici non sans regret, que pendant les deux années du président Mohamed Cheikh Ghazouani, s’il y a des dossiers sur lesquels il n’y a eu aucune avancée, c’est le dossier de l’esclavage, notamment l’esclavage agricole et foncier qui gangrène la société rurale maure aussi bien que la société négro-africaine.

Il s’agit de deux phénomènes graves qui restent en l’état. Ghazwani n’a pas encore apporté sa pierre dans l’édifice de LUTTE contre l’esclavage domestique et agricole l’esclavage domestique et agricole. C’est pourquoi les féodaux esclavagistes poursuivent leurs forfaits en toute impunité. Parmi ces forfaits, que nous suivons et traitons, tout en apportant appui aux victimes, ce qui vient de se passer à Dafor au Guidimagha où un esclave a été lynché, mais aussi dans un village haratine près de Tamchakett où les habitants subissent un esclavage agricole. Tous ces cas sont suivis par la commission des droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, mais aussi par nos militants qui ont relayé ces informations au niveau de réseaux sociaux.

Seulement, deux éléments manquent au dispositif qui faisait que les actions d’IRA sur le terrain occupaient le devant de l’actualité. Premièrement, Aziz et sa machine répressive ne sont plus là. Du coup, la répression des membres d’IRA qui alimentaient l’actualité a disparu. Deuxièmement, les quatre principaux organes de presse francophone, Cridem, Le Calame, L’Authentique, le Quotidien de Nouakchott, qui relayaient les actions d’éclat du mouvement IRA ont été domestiqués par un puissant homme d’affaires, Mohamed Bouamatou, le principal adversaire du mouvement IRA. Il leur a interdit de publier la moindre action d’IRA. Du coup, le monde extérieur ne trouve plus les échos des actions du mouvement IRA. C’est pourquoi les gens pensent qu’IRA ne fait plus d’activités.

✓Propos recueillis par Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/08/02/birame-a-propos-des-sorties-mediatiques-de-ghazouani-sur-le-dialogue-politique-le-retour-de-maaouiya-et-le-passif-humanitaire/

✓Le président Ghazouani à France 24 : «il n’y a pas d’atteinte aux libertés en Mauritanie»

Sahara Médias – Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani, dans une interview accordée à France 24 et diffusée samedi, a affirmé qu’il tenait à ce qu’autre atteinte aux libertés n’intervienne en Mauritanie, commentant la loi controversée sur la protection des symboles nationaux.

Ould Ghazouani a tenu à rassurer les mauritaniens, « comme il est de mon devoir de le faire qu’il n’y aura aucune atteinte aux libertés en Mauritanie, ni en ce qui concerne les blogueurs, les journalistes ou toute personne qui se serait exprimée même sans écrire ».

Le président mauritanien a encore dit que tout mauritanien a le droit de critiquer tout homme politique, avant d’ajouter que le niveau des libertés dans le pays demeurera au même niveau « et s’améliorera » et qu’il n’ y a aucune intention de toucher aux libertés.

A une réponse relative à l’existence en Mauritanie, de la corruption de façon endémique ou non, le chef de l’état a dit qu’il ne pouvait pas attester l’existence de la corruption endémique mais qu’il ne pouvait pas non plus en nier l’existence.

« La Mauritanie a des richesses et nous devons œuvrer pour en bénéficier et il est inapproprié de dire le pays a des richesses et moi je suis pauvre ».

Il a ajouté qu’il souhaiterait que « le citoyen mauritanien ne réfléchisse pas de cette manière, je voudrai qu’il soit plus réaliste ».

Ould Ghazouani a encore dit qu’il ne s’agit pas là d’un manque d’intérêt pour les opprimés et les pauvres, « tous les mauritaniens savent notre intérêt pour ces couches fragiles et déshéritées et qu’elles figurent en premier dans nos préoccupations.

Nous avons créé pour cela la délégation générale (TAAZOUR) qui entreprend un travail gigantesque et important pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté.

Elle a un programme concret qui touche directement le citoyen et qui prenne en compte ses besoins ».

Le président mauritanien a enfin déclaré : « nous entreprenons un travail important qui s’améliorera avec le temps ».

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747570

✓L’ENQUÊTE SE POURSUIT À PROPOS D’UN MILLION 200 MILLE DOLLARS ET AUTRES SOMMES RETROUVÉES À L’AÉROPORT DE NOUAKCHOTT

L’enquête se poursuit avec un employé de la société AFROBORT, qui exploite l’aéroport d’Oum Tounsyà Nouakchott, après la découverte d’ un sac plein de devises fortes ,caché dans le pavillon d’honneur, réservé aux hautes personnalités.
Il s’agit d’environ un million , 200 mille dollars et d’autres montants inférieurs, en euro et dirham émirati .
Selon les informations disponibles, la gendarmerie a appris l’existence du sac dans le salon d’honneur . Leur commandant s’est rendu directement sur les lieux. Il a confisqué le sac et ordonné l’arrestation de l’intéressé.
L’enquête est centrée sur la partie qui voulait envoyer ces grosses sommes et la partie à qui elle est destinée.
Et est ce que ce sac était prêt à l’expédition ou posé là, en attente d’autres sommes supplémentaires.


Source : https://mourassiloun.com/node/19697


Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71154

L’esclavage par ascendance au Guidimagha (Mauritanie) : un membre de la communauté Ganbanaaxu violemment agressé par une bande issue des clans féodaux à Dafor.



Ce 31 juillet 2021 à Dafort dans la commune du même nom (Département de Ould Yenge au Guidimagha) , monsieur Samba Moussa Koné a été violemment agressé par une bande d’éléments féodalo-esclavagistes . Il s’est rendu dans son champ pour s’assurer que le gel judiciaire en cours depuis Avril 2018 est toujours de mise à la tombée des premières pluies de la semaine. Arrivé sur place, il a trouvé un jeune homme en train de semer, et il lui demande ses motivations sur cette situation. Le jeune homme ne voulant rien comprendre, monsieur Samba Kone a essayé d’enregistrer la terre en semence pour preuves destinées au dossier judiciaire. Aussitôt le jeune homme s’attaque à lui et un groupe d’hommes rôdant aux entours se seraient rués sur lui avec machettes et d’autres outils. Il a subi plusieurs blessures sur la tête et au niveau des membres en se défendant vaillamment face à une lâcheté gravissime des assaillants. Selon les dernières nouvelles, les gendarmes sont arrivés sur la place et procèdent aux premières auditions. Le blessé a été pris en charge par le centre de santé local. Parmi les nombreux suspects agresseurs, seuls 3 éléments ont été appréhendés par les gendarmes. Ces derniers affichent une certaine docilité quasiment complice face à la situation d’une telle gravité.

Nous souhaitons prompt rétablissement au blessé . Nous réitérons nos alertes aux hautes autorités mauritaniennes, le président de la République en personne Mohamed Ould El-Ghazouani sur une situation d’extrême gravité qui couve en milieux soninkés du Guidimagha autour de l’esclavage par ascendance. Les milieux féodaux soninkés du Guidimagha très haineux et agressifs par le discours apologétique jusqu’alors envers les familles qui rejettent les humiliantes coutumes esclavagistes dans les villages, se disent s’inspirer de leurs compères féodalo-esclavagistes du Mali pour passer aux violences physiques. Pour rappel un sit-in avait été tenu auprès de la Présidence à Nouakchott le 28 juillet dernier pour attirer une énième sonnette d’alarme sur les tensions, lire la communication d’alerte https://cridem.org/C_Info.php?article=747470.

Les signalements récurrents auprès des autorités locales sont sans effet conséquent, aujourd’hui une lourde responsabilité concernant la vie de notre frère se porte au niveau des cercles administratifs et judiciaires.

L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin plus que jamais.

Dafort 31 juillet 2021

La communauté Ganbanaaxu Dafort

✓La vérité sur la Campagne de Diabolisation anti-Biram déclenchée depuis 3 jours | Par Moulaye El Hassene

Crédit photo : RMI-Info (FB)

Dans une vidéo/interview datant de 2019, accordée à Guiri info, où Biram explique en Hassaniya aux mauritaniens que « s’ils ont envi de continuer à souffrir comme ils ont souffert sous le régime de Aziz, ils doivent voter pour Ghazouani pour 10 ans », quelques petits haineux malins ont fait des coupures dans la vidéo pour faire dire à Biram « Votez pour Ghazouani pour 10 ans ».
Et il y a à peine trois jours, le plus grand site d’information mauritanien, Al-Akhbar a carrément inventé de toute pièce des propos qu’il a attribué à Biram, disant que: « La nouvelle loi sur la protection des Symboles est primordiale pour la démocratie ».
Et ces deux événements mensongers, mesquins et pitoyables, ont déclenché depuis trois jours, une campagne féroce de diabolisation anti-Biram.

Le Blogueur Taleb Abdel Weddoud, le plus suivi en Mauritanie, avec près de 200 milles abonnées sur sa page Facebook, s’est fait un malin plaisir de diffuser ces deux mensonges sur sa page, d’où des milliers d’autres blogueurs ont pris tout ça pour des « Vérités », et ont commencé à « clasher » Biram.

Les initiateurs de cette campagne de diabolisation vile et vicieuse, savent pourtant que la vidéo est trafiquée (tronquée), et savent aussi que le site d’information Al-Akhbar a menti, mais ils ont tellement envi de voir Biram couler, qu’ils se sont laissé s’adonner au mensonge le plus flagrant, et de façon prémédité, dans leur basse besogne.

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=130110519299194&id=100069007393897

✓Sur l’activité parlementaire en Mauritanie | « Un espoir d’une démocratie en construction dans le respect de la liberté des uns et des autres. » Par Lô Gourmo

La session parlementaire s’est achevée par l’adoption d’une loi très importante pour des milliers de citoyens qui consacre de manière franche et fondamentalement égalitaire le principe de la double nationalité, mettant fin à l’ambiguïté et à l’ambivalence de son application discriminatoire qui règne depuis des années. Des critiques demeurent sur certains aspects liés notamment à l’incompatibilité de certaines fonctions « stratégiques » avec le maintien parallele d’une autre nationalité. Ces critiques ne me semblent pas essentielles pour ma part, aujourd’hui.
Plus controversé était le projet de loi dite sur la protection des symboles de l’Etat. Ce qui était prévu dans ce projet pouvait sur de nombreux côtés mettre en danger la liberté d’expression et pouvait même discréditer l’Etat au lieu de le servir dans la lutte légitime contre certaines graves dérives dans le cyberespace ( internet ). Aprés d’âpres débats notamment au sein de la commission parlementaire en charge de la question, les députés de la majorité et de l’opposition, ont également convenu par consens de reporter les discussions sur ce sujet ultra sensible, à la prochaine session en octobre prochain. L’esprit de compromis a également prévalu et les députés, au cours de cette session, comme au cours de la précédente ont fait vivre au pays, l’un de ses plus grands moments de démocratie parlementaire dans notre histoire. Accepter de débattre, demander au gouvernement des explications, donner droit à la minorité de se faire entendre et reculer les échéances de décision pour chercher un accord satisfaisant pour tous est un esprit nouveau. Un espoir d’une démocratie en construction dans le respect de la liberté des uns et des autres. Beaucoup de grandes questions qui affectent la vie de notre nation pourraient ainsi connaître des solutions de compromis acceptables pour les uns et les autres et nous aider à renforcer notre unité et assurer les conditions de notre progrés politique, économique et social.

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✓La lutte contre l’esclavage par ascendance chez les soninkés | Par Boulaye Diakité



Lutter pour les mêmes droits et les mêmes devoirs pour les Hommes ; dans l’organisation sociale soninké, la lutte contre l’esclavage par ascendance d’autres te disent il ne faut pas diviser.

De quelle division on nous parle ? L’hôpital se moque encore de la charité. Les études ethnologiques démontrent clairement que la société soninké est divisée à trois niveaux : les Hooro, les Niaxamala et les Komo ; et les individus sont définis par des fonctions sociales précises. De quelle autre division on nous parle encore ?

La lutte contre l’esclavage par ascendance n’est pas un fantasme ni une lutte de division mais une lutte pour l’union et la promotion d’une société soninké égalitaire et digne. Elle n’est pas une lutte pour plaire ou d’être aimé par quelqu’un mais quelque chose de fondamental dont nous sommes obligés de rétablir le respect et la dignité humaine.

L’individu n’est pas être défini et limité par une fonction sociale précise. Nous sommes libres de ce que nous voulons être et devenir. Personne ne peut et n’a le droit de me définir ou de m’imposer qui je dois être ou devenir.

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