● France | Victoire pour Manssour Sow, cet ouvrier agricole mauritanien qui était menacé d’expulsion

FRANCE3 – La situation de Manssour Sow avait suscité une vague d’indignation et de soutien ces dernières semaines. Ouvrier agricole dans trois exploitations en Creuse, ce Mauritanien de 30 ans a été visé en avril par une assignation à résidence consécutive à une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Mais le dénouement est heureux : il vient d’obtenir son titre de séjour.

La pression retombe pour Manssour Sow. En situation irrégulière sur le territoire depuis plusieurs mois, un titre de séjour vient enfin de lui être délivré par la préfecture de Creuse, ce mardi 20 mai.

Cet ouvrier agricole de 30 ans, originaire de Mauritanie, n’aura plus à redouter les contrôles d’identité, ni à s’inquiéter de retourner de force dans ce pays qu’il a fui en 2018. « Je suis content depuis hier, je me sens libre », se réjouit-il.

En CDI sur trois fermes

Depuis la ferme de Sylvain Brunet, à Saint-Christophe, où il travaille lorsque nous le retrouvons, Manssour Sow savoure la nouvelle. Au début du mois d’avril, il avait reçu une assignation à résidence consécutive à une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) datant de 2022, au motif qu’il n’aurait pas assez travaillé. Une décision incompréhensible pour ce paysan exilé qui cumule les emplois en CDI sur trois fermes du département.

« On est dans un secteur en tension. Avant Manssour je ne trouvais personne », assure l’un de ses employeurs, Thierry Peronne, qui a rencontré le jeune Mauritanien en 2021 peu de temps après son arrivée au Centre d’accueil pour demandeur d’asile (Cada) de Peyrat-le-Château, dans le département voisin de la Haute-Vienne. « Je cherchais quelqu’un pour traire les vaches, c’est son métier. Il est venu une semaine ou deux sur l’exploitation, cela lui a plu », raconte l’agriculteur de Maisonnisses.

Dans un contexte de manque de main d’œuvre agricole sur le territoire, Manssour Sow avait en plus l’avantage d’être compétent et de bien connaître le milieu. Depuis son plus jeune âge, il cultive ce savoir-faire pour les animaux que lui a transmis son père, éleveur de bovins en Mauritanie. Ce pays où Manssour Sow était menacé, comme il l’explique, et qu’il a dû quitter pour sauver sa vie. Sa mère et sa sœur vivent toujours sur place, il ne les a pas revues depuis son départ en 2018.

« Cette nouvelle est un soulagement pour nous, ses employeurs, et pour Manssour encore plus. Il travaille, il est intégré, intelligent et courageux. Son obligation de quitter le territoire était totalement injuste », déclare Sylvain Brunet, Agriculteur en Creuse.

L’obtention de ce titre de séjour est une délivrance pour lui, pour ses trois employeurs et tous ceux qui l’ont soutenu ces dernières semaines. « C’est une bonne issue, on a été privés de Manssour pendant un mois, comme il ne pouvait plus venir chez nous. On est bien contents de le retrouver », sourit Sylvain Brunet, chez qui Manssour Sow travaille aussi bien du côté laboratoire que du soin des animaux.

« C’est une grande joie », confirme Pierrette Bidon, co-présidente de l’association Réseau éducation sans frontières Creuse, qui l’a accompagné dans toutes les démarches pour décrocher cette régularisation. Elle se souvient, notamment, début avril, lorsque Manssour Sow a dû se mettre à pointer auprès de la gendarmerie chaque jour à 10 heures précises, dans le cadre de son assignation à résidence début avril.

« Pour Manssour, c’était très dur d’aller à la gendarmerie. Se présenter aux gendarmes, c’était comme s’il avait fait quelque chose de mal, comme un vol ou un crime, alors qu’il ne se sentait pas du tout dans ce registre-là. C’était très sévère », déclare Pierrette Bidon du Réseau éducation sans frontières (RESF) en Creuse.

Le 22 avril, le tribunal administratif de Limoges avait levé cette assignation à résidence et accordé à ce travailleur sans papiers un répit d’un mois en réponse à sa procédure en appel, en ordonnant à la préfecture de Creuse de réexaminer sa demande de régularisation. « Je n’ai pas le moral et c’est compliqué pour moi en ce moment. Je ne dors pas, je ne mange pas et je suis fatigué”, nous avait-il confié, visiblement épuisé par cette situation qu’il peinait à comprendre.

Les services de l’État lui avaient donc demandé de fournir plusieurs documents en lien avec ses activités professionnelles pour actualiser son dossier. Finalement, ce mardi 20 mai, Manssour Sow est allé signer son récépissé en préfecture : sa demande est complète et il va pouvoir de nouveau circuler librement sur le territoire.

« Manssour avait beaucoup d’atouts pour avoir un titre de séjour au départ. On n’a jamais compris cette démarche de la préfecture de lui envoyer une assignation à résidence », déclare Pierrette Bidon, Co-présidente du Réseau éducation sans frontières (RESF) en Creuse.

« Les instances de justice administrative, par Monsieur Sow, ont décidé de suspendre la décision d’OQTF pour permettre à la préfète de la Creuse de procéder à un réexamen de son dossier. En application de cette décision, il a été possible de prendre en compte de nouveaux éléments présentés par Monsieur Sow », développe la préfecture de Creuse, que nous avons sollicitée, mercredi 21 mai. Le 22 avril 2025, jour de son audience devant le tribunal administratif de Limoges, Manssour Sow a reçu le soutien de nombreux manifestants.

La préfecture précise également que les « manifestations publiques n’ont pas d’impact sur ce type de décision qui n’est pas une dérogation exceptionnelle, mais simplement de l’application stricte de la réglementation en vigueur ».

« Je suis très soulagé. La suite maintenant pour moi, c’est de passer mon permis, continuer les cours de français, avoir mon appartement et vivre comme les autres. Être libre », déclare Manssour Sow.

Ce titre de séjour « salarié » n’est valable qu’un an. Manssour Sow devra renouveler sa demande avant qu’elle n’expire. « Il faut s’y prendre environ neuf mois à l’avance. Donc, là, il va avoir deux ou trois mois tranquille, mais après, il faudra recommencer à rassembler les papiers et tout ça. S’il travaille toujours avec les mêmes employeurs, je pense que cela ne sera pas trop difficile… À moins qu’il n’y ait de nouvelles décisions gouvernementales », commente Pierrette Bidon.

La mobilisation continue

La co-présidente de Réseau éducation sans frontières Creuse s’inquiète de voir les conditions de régularisation se compliquer pour les étrangers sans papiers en France. « Depuis quelque temps, on voit bien que cela se durcit. Pour Manssour, on peut dire que l’on a gagné, grâce à la mobilisation et la médiatisation. Mais, à côté, il y a d’autres migrants qui sont là depuis sept ou huit ans et qu’ils envisagent de renvoyer chez eux », déplore Pierrette Bidon.

« Je pense qu’il y a un durcissement des mesures gouvernementales. Il y a vraiment une volonté de faire repartir des gens. Là, ça se précise », déclare Pierrette Bidon du Réseau éducation sans frontières (RESF) en Creuse.

C’est pour tous ceux-là que la mobilisation devrait continuer en Creuse. Depuis le début du mois d’avril, une manifestation avait lieu une fois par semaine devant les grilles de la préfecture pour dénoncer la situation de ce travailleur agricole intégré dans le département, mais aussi des autres familles vivant également sur le territoire dans la crainte de l’expulsion.

Écrit par Lisa Douard

Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=784055

● ARMEPES-Ganbannaaxun a tenu ce samedi 26 mars 2025 une assemblée générale (AG).

Cette première AG depuis l’entrée en fonction d’un nouveau bureau a été l’occasion pour le nouveau président d’ARMEPES*, Monsieur Abdoulaye TRAORE, de rendre un vibrant hommage à son frère et prédécesseur Monsieur Gaye TRAORE. En effet, le président sortant a su faire preuve d’abnégation pour l’Ideal Ganbannaaxun à un moment où la question de l’égalité était très épineuse et inconcevable dans le milieu Soninké.
En dépit des nombreux obstacles et pendant près de dix ans, Monsieur Traore Gaye et son équipe ont géré avec courage, fermeté et sans complexe le Mouvement Ganbannaaxun Féddé porté par l’association ARMEPES.
Le président entrant n’a pas manqué d’exprimer toute sa reconnaissance en son nom, au nom des différentes structures militantes et au nom de tous les épris de justice sociale au sein de la communauté Soninké à travers le monde.

Plusieurs autres points étaient également à l’ordre du jour. Entre autres, la présentation du bureau entrant, quelques révisions sur les modalités d’adhésion et la redynamisation des différents organes.
L’accent a également été mis sur les projets à venir et les perspectives.

Cet évènement a permis de réitérer l’engagement de l’ARMEPES en faveur de l’égalité en droit et en dignité, de la justice et de l’équité dans la communauté Soninké et au-delà.


Paris le 26/04/ 2025

L’équipe de communication

*ARMEPES : Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles

● France – Soninkara – Soninké | Le « makhzen » associatif soninké sous la direction de M. Ousmane Diagana, encore rattrapé par les ambiguïtés sur l’esclavage coutumier !



Le vendredi 25 avril 2025, la France et une certaine opinion internationale sont sidérées par l’attaque meurtrière dans une mosquée (La commune La Grand-Combe – Le Gard). La victime est un jeune malien appartenant au groupe sociolinguistique soninké appelé Aboubakar Cissé. Ce dernier a été affreusement poignardé à mort par un individu censé venu apprendre comment faire la prière. Plutôt un haineux islamophobe qui ne laisse aucune chance au jeune fidèle musulman dont les actes et comportements sont hautement loués parmi les fréquentations de la mosquée. Je tiens à réitérer mes fraternelles condoléances à sa famille et à l’ensemble de la communauté musulmane. Paix éternelle à son âme. Ameen. Que la justice française mette tous les moyens nécessaires pour mener l’enquête et punir l’assaillant (arrêté en Italie).

Ce 1er Mai 2025 correspondant à la Fête du travail, une manifestation a été organisée à Paris pour protester contre cet acte horrible, interpeller les autorités publiques françaises et soutenir les proches de la victime. Une certaine France politique est complice avec un narratif de xénophobie particulièrement islamophobe dans les discours publics notamment dans les médias.
La communauté soninké de l’Hexagone s’est jointe valablement à cette sortie publique pour dénoncer cet assassinat et compatir avec la famille du jeune Cissé. Ainsi l’appel dans un élément vidéo lancé par M. Ousmane Diagana de l’APS (Association pour la promotion de la langue soninké), a fait écho parmi l’arène RS 2.0 en milieux soninkés notamment au sein de la diaspora en France. C’est très alerte comme démarche de sa part et à saluer vivement ce réflexe citoyen et humaniste. Quand notre commune humanité est touchée par une telle horreur, l’indifférence devient immorale et basse.

Et… pourtant, j’ose reprocher à M. Diagana et sa suite communautariste sous couvert d’une association, de bruyantes indifférences lorsque l’esclavage par ascendance dans l’intra-communautaire soninké a tué, humilié, déporté, exproprié, affamé et assoiffé dans nos terroirs ouest-africains. Le cadre associatif qu’il dirige est un nébuleux support des activités ambiguës liées aux coutumes intégristes et discriminatoires dans l’ensemble féodalo-esclavagiste soninké.

Parmi leurs indifférences les plus abjectes, on peut citer entre autres ; l’affaire de 4 pères de famille (Mountagha Diarisso, Gossi Cissoko, Youssou Cissoko et Hamet Cissoko) lynchés à mort à Djandioumé (village soninké dans la région de Kayes – Mali) dans la nuit du 1 septembre 2020 https://news.un.org/fr/story/2020/09/1076872 et le cas en juillet 2022 de la vielle dame Diogou Sidibé (70 ans) enlevée, assassinée et mise en sac dans le village de Lany https://www.dw.com/fr/mali-diogou-sidib%C3%A9-esclavage-par-ascendance-kaye/a-62903536 .

À ce jour à propos de ces drames liés au refus de la soumission aux pratiques féodalo-esclavagistes, nous n’avons pas eu écho d’un moindre mot de dénonciation et de soutien émis par le cadre institutionnel de son association. Dans leur giron communautaire, on y promeut malheureusement l’immobilité sociale autour d’un pilier principal : la royauté dans les imaginaires pour les uns et la subordination assignée pour les autres.

En France, dans les milieux associatifs diasporiques, ils portent un habillage culturel avec les facilités matérielles à gratter occasionnellement et politiquement encartés pour beaucoup dans les partis de Gauche. Ces partis politiques qui occupent le spectre idéologique où les valeurs d’ouverture et de tolérance sont très expressives à l’endroit de la diversité en France et aux étrangers résidents.

M. Diagana et ses camarades se classent schématiquement dans l’aile suprémaciste de l’écosystème sociétal soninké. Ils évoluent dans des dispositions mentales qui n’admettent pas l’égalité sociale et citoyenne dans l’enclos communautaire. Douchés et piégés à volonté dans des héritages hiérarchisants par la naissance, leurs ambiguïtés sont d’une certaine acuité à l’occasion de ces événements graves par lesquels ils savent allier opportunisme et commerce social devant les opinions publiques.

Ainsi ma brève lecture sur un magma politico-sociétal composé de l’ordre féodalo-esclavagiste soninké et d’un canal associatif en guise d’écran de fréquentabilité partenariale.

Paix éternelle aux victimes de la barbarie et de la haine, qu’elles soient islamophobes ou féodalo-esclavagistes soninké.

Bonne Fête du travail à tous.

1 mai 2025

KS, Militant d’Armepes-France.

● La Francophonie : héritage colonial ou levier de coopération ? | Par M. Souleymane Sidibé


La Francophonie est née d’un lien historique entre la France et ses anciennes colonies, mais elle dépasse aujourd’hui cette relation héritée du passé. Elle joue un rôle clé dans la culture, l’économie, la diplomatie et l’éducation, promouvant la langue française et des valeurs de solidarité et de diversité. Ainsi, le français n’est plus seulement « un butin de guerre » ou un vestige colonial, mais une langue vivante, portée par des millions de locuteurs à travers le monde.
« C’est notre bien commun, notre maison. Il faut mieux la connaître pour l’aimer », martèle Alain Rey.

Un outil d’émancipation et de coopération

Le français est devenu un espace d’expression culturelle et un outil de transmission des savoirs, permettant aux peuples de revendiquer leur histoire et de bâtir un avenir commun. Il structure les échanges et sert de levier diplomatique et économique, notamment à travers des initiatives favorisant la coopération Sud-Sud. De plus, les pays francophones s’appuient sur cette langue pour renforcer leur souveraineté tout en restant connectés au monde.

Cependant, à l’ère des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle, la prédominance de l’anglais constitue un défi majeur. La révolution numérique privilégie les contenus anglophones, marginalisant les autres langues. Le français doit donc s’adapter et se renforcer dans ces nouveaux espaces pour préserver la diversité linguistique et culturelle.

Un atout diplomatique et économique

Malgré la montée de l’anglais et du mandarin, le français demeure la cinquième langue la plus parlée au monde et reste une langue de travail dans les grandes organisations internationales comme l’ONU et l’OIF. Sur le plan économique, les échanges entre pays francophones sont en moyenne 65 % plus élevés, preuve du rôle stratégique de la Francophonie dans le développement et la coopération.

Dans le domaine scientifique, le français garde une place importante, notamment dans les sciences humaines et sociales. Toutefois, pour éviter un recul face à l’anglais, il est essentiel d’encourager la production et la diffusion des savoirs dans cette langue.

Une Francophonie plus inclusive et tournée vers l’avenir

Malgré ses atouts, la Francophonie reste parfois perçue comme un espace réservé à une élite. Dans de nombreux pays, l’accès au français demeure inégal, limitant son potentiel d’inclusion. Pour évoluer au-delà du cadre postcolonial, il est nécessaire d’adopter une approche plus équitable et ouverte.

Des pays comme le Sénégal, le Canada ou le Rwanda montrent qu’il est possible de concilier multilinguisme et valorisation du français. Par exemple, le Rwanda a intégré l’anglais dans son système éducatif tout en restant un membre actif de la Francophonie, illustrant une approche pragmatique et non dogmatique des politiques linguistiques.

Réinventer la Francophonie : un défi pour le XXIe siècle

Pour que la Francophonie reste pertinente, plusieurs actions sont nécessaires :
• Décoloniser les imaginaires : cesser de voir la France comme le centre de la Francophonie et reconnaître pleinement la diversité des pays francophones.
• Démocratiser l’accès au français : rendre son enseignement plus inclusif et accessible.
• Valoriser la diversité linguistique : promouvoir le français en complément des langues locales et non en opposition à elles.
• Renforcer la coopération Sud-Sud : développer des projets culturels, économiques et éducatifs entre pays francophones indépendamment des anciennes métropoles coloniales.
• Investir dans le numérique et l’intelligence artificielle : assurer une présence forte du français dans les nouvelles technologies pour éviter qu’il ne soit marginalisé.

Cette Organisation ne devrait avoir pour vocation d’être un outil de domination, mais un projet d’avenir fondé sur la coopération et la diversité. Elle peut jouer un rôle clé dans un monde en mutation, où les défis géopolitiques et technologiques redéfinissent les rapports entre nations. Pour cela, elle doit s’adapter, se moderniser et devenir un véritable espace d’échanges équilibrés et inclusifs.

Souleymane Sidibé

⚽️Football 2024/2025 | Ce PSG est monstrueux !

📸 Ousmane Dembélé jubilant fièrement leur qualification.

Le club vedette de la capitale française, Paris Saint-Germain semble irrésistible par les temps qui courent. Et, pas seulement dans le championnat hexagonal qu’il écrase sans adversaires notables en face. Le club investi par des fonds qataris (QSI) depuis 2011, a tâtonné relativement pour assurer une place de barragiste dans la nouvelle formule type championnat de la Ligue des champions 2024-2025. Arrivés 15ème du classement loin derrière Liverpool qui a dominé largement cette phase, les poulains du technicien espagnol Luis Enrique l’ont retrouvé en huitièmes. Avant le match aller, tout le monde observateur du ballon rond avait hâte de voir le club français évoluer face au rouleau compresseur qu’est redevenu Liverpool du « fusilier » égyptien Mohamed Salah et ses coéquipiers. Finalement dans son jardin du Parc des Princes, c’est le PSG qui domina les débats dans le jeu mais perd par un court succès (0-1) obtenu par les anglais au final. Le match retour s’est joué à Liverpool dans le mythique Anfield Road, bouillonnant stade du club. Ici, l’homme en forme intenable du moment côté parisien marque rapidement (12ème minute) profitant d’un cafouillage entre le gardien de Liverpool et ses défenseurs centraux. Il s’agit d’Ousmane Dembélé, mettant les équipes à égalité parfaite sur les 2 rencontres cumulées (1-1). Le franco-mauritanien et ses camarades ont tenu fermement face aux assauts anglais jusqu’à la fin des prolongations avec un match plein qui marque les esprits. Ils ont réussi à déjouer l’équipe de Liverpool avant d’acter son élimination à la séance des tirs au but (4 – 1). À noter la Top prestation réalisée par le gardien du PSG, l’italien Gianluigi Donnarumma.

Le joueur Dembélé (27 ans) affiche une palpitante métamorphose ces derniers temps, le Nº10 parisien marque beaucoup au championnat et devient une pièce décisive dans l’attaque du club. Actuellement il peut se vanter d’un bilan de 36 matchs pour 29 buts marqués sur la saison en cours 2024/2025. L’arrimage entre sa technique et sa rapidité d’exécution semble trouver une solide efficacité devant les cages adverses. Et les ambitions de son équipe dans cette compétition phare du football européen sont plus que légitimes et atteignables. La prochaine manche sera les quarts de finale prévus à la mi-avril et le PSG affrontera d’autres anglais, ceux d’Aston Villa.

À suivre…

13 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● La Maison des mondes africains a trouvé ses locaux à Paris après des mois de controverses [RFI]


Après des mois de controverse, la Maison des mondes africains, aussi appelée MansA va s’installer dans le Xe arrondissement de Paris. Ce centre pluridisciplinaire a pour ambition d’être le « QG permanent » des cultures africaines en France. Ce projet a été voulu par Emmanuel Macron et initié par le penseur camerounais Achille Mbembé. Les diverses autorités en charge du dossier se disputaient depuis des mois sur le lieu d’implantation de la maison.

Si l’art peut-être réaliste, les querelles parisiennes sont souvent surréalistes. Il a fallu des mois de débats et de controverse pour enfin décider du lieu d’implantation de la MansA, la maison des mondes africains. Ce sera finalement un ancien atelier du Xe arrondissement de Paris qui commencera à accueillir ses premiers visiteurs dès juin.

Pendant un temps, le ministère de la Culture souhaitait voir la maison s’installer sur les berges de la Seine, à la Monnaie de Paris. Mais le vénérable établissement datant du IXème siècle aurait dû partager un espace qu’il espérait rentabiliser pour financer son budget, faute de fonds publics.

La querelle avait pris un tour politique
Par ailleurs, la querelle avait pris un tour politique. Les députés du Rassemblement national ont accusé le gouvernement de céder « aux sirènes de la repentance », vis-à-vis de l’Afrique. À cela, des difficultés budgétaires se sont ajoutées entre les deux ministères de tutelle, celui des Affaires étrangères et la Culture.

Au final, ce projet aura mis plus de trois ans à s’implanter. Sur le modèle de l’Institut du monde arabe, la MansA se veut à la fois une vitrine, un refuge et un tremplin pour les artistes africains.

• Lien média https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250305-maison-des-mondes-africains-va-s-installer-%C3%A0-paris-apr%C3%A8s-des-mois-de-controverses

● Les essentiels en photos et images de notre visite au Salon International de l’Agriculture de Paris.

Du 22 février au 2 mars, l’édition 61 de l’historique Salon International de l’Agriculture (SIA) de Paris tient la vedette du moment parmi les rendez-vous populaires dans la région parisienne. Cette incontournable rencontre qui expose le spectre de l’agro-pastoralité et ses divers dérivés de la France et pas seulement, connaît un grand succès par les foules intéressées et la diversité des exposants. Cette édition est marquée par la consécration d’un pays à l’honneur, le royaume du Maroc.

Notre visite par quelques éléments médias capturés à l’occasion…permet ce fil photo reportage :

25 février 2025

KS pour le BLOG

● Affaire Coallia : Arrestation en France d’un franco mauritanien pour détournement – [Le Quotidien de Nouakchott]

LE QUOTIDIEN DE NOUAKCHOTT – L’arrestation récente de Gaye Camara, ancien directeur d’unité territoriale de l’association française Coallia, et de son épouse dès son retour de Mauritanie, relance le débat sur l’opacité de cette organisation financée par des fonds publics français.

Derrière les discours humanitaires et l’aide aux migrants, des soupçons de détournements de fonds et des connexions douteuses jettent une ombre sur cette institution pourtant largement soutenue par l’État français.

Créée en 1962 et bénéficiant de subventions publiques atteignant 148 millions d’euros en 2022, Coallia se présente comme un acteur essentiel dans l’accompagnement des populations vulnérables.

Pourtant, des enquêtes récentes, notamment celle menée par Valeurs actuelles, révèlent des pratiques internes suspectes et des conflits d’intérêts au sein de sa gouvernance.

À la tête de l’association, Jean-François Carenco, ancien ministre délégué chargé des Outre-mer, et Arnaud Richard, ancien député, incarnent une gestion controversée, marquée par des relations personnelles et professionnelles étroites. L’épouse de Richard, Raphaëlle Epstein-Richard, a également occupé des postes influents sous la direction de Carenco, renforçant le sentiment d’une structure fermée et peu transparente.

Les révélations autour de Gaye Camara, figure clé dans cette affaire, ajoutent une dimension internationale au scandale. Camara, dont plusieurs entreprises personnelles auraient bénéficié de contrats douteux avec Coallia, est accusé d’avoir utilisé des plateformes financières comme Treezor et Qonto pour effectuer des transactions difficiles à tracer.

C’est dans ce contexte que l’arrestation de son épouse à son retour de Mauritanie, où elle était soupçonnée d’avoir bénéficié des fonds détournés, soulève des questions sur ses éventuels investissements en Mauritanie.

La Cour des comptes française a récemment dénoncé la gestion financière de Coallia, pointant des dépenses excessives pour des services de conseil facturés à des tarifs exorbitants, parfois jusqu’à 1 600 euros par jour. Ces dépenses interrogent sur l’utilisation réelle des fonds destinés à soutenir les migrants.

En outre, des entreprises créées par des résidents de Coallia, comme Sidikor et Savexotic, ont été identifiées comme ayant des connexions directes avec Camara, partageant adresses et comptes bancaires. Ces arrangements soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la légitimité.

Pour la Mauritanie, pays en quête de transparence dans sa gestion publique, cette affaire pourrait servir de rappel sur l’importance d’un contrôle rigoureux des fonds et des partenariats internationaux. Alors que le pays aspire à moderniser ses structures administratives et à lutter contre la corruption, le cas de Coallia démontre comment des institutions bien financées peuvent sombrer dans l’opacité en l’absence de mécanismes de surveillance efficaces.

Le parquet de Paris poursuit son enquête sur les détournements présumés et les conflits d’intérêts entourant Coallia. Si cette affaire dévoile une crise de gouvernance au sein des associations françaises, elle met également en lumière les enjeux globaux de transparence et d’éthique dans la gestion de fonds publics, enjeux auxquels la Mauritanie ne peut rester indifférente.

L’arrestation de l’épouse de Gaye Camara et les révélations entourant Coallia illustrent l’ampleur d’un scandale qui dépasse les frontières. Pour la Mauritanie, ces événements appellent à une vigilance accrue face aux implications internationales et aux opportunités de tirer des leçons en matière de gestion publique. Entre responsabilités locales et retombées internationales, l’affaire Coallia met en lumière les défis persistants d’une gouvernance transparente et éthique.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780639

● France | Nicolas Sarkozy jugé pour les soupçons de financement libyen de sa campagne à compter de ce lundi 6 janvier [Le HuffPost avec AFP]


Le procès de l’ancien chef de l’État pour corruption s’ouvre à Paris. Il risque jusqu’à 10 ans de prison si les preuves d’un pacte noué avec Mouammar Kadhafi sont avérées.

JUSTICE – Nouvelle épisode judiciaire pour Nicolas Sarkozy. Les affaires se suivent mais ne se ressemblent pas pour l’ex-chef de l’État, condamné définitivement dans l’affaire Paul Bismuth et qui retourne sur le banc des accusés ce lundi 6 janvier. Cette fois pour répondre des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007.

Reconnu coupable le 18 décembre dernier de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite des écoutes, l’obligeant à porter un bracelet électronique pendant un an pour purger sa peine de prison ferme, l’ancien président français va devoir s’expliquer sur ses liens avec l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. La justice soupçonne ce dernier d’avoir offert plus de 6 millions d’euros au candidat à la présidentielle en échanges de services.

Un pacte avec le dictateur libyen
Dans cette affaire, qui s’ouvre devant le tribunal judicaire de Paris, Nicolas Sarkozy est ainsi accusé d’avoir noué, via ses proches, un « pacte de corruption » avec le dictateur. Il sera jugé jusqu’au 10 avril pour corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. Des chefs d’accusations qui pourraient lourdement aggraver le cas de l’ancien dirigeant français. S’il est reconnu coupable, il risque 10 ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une privation des droits civiques (donc une inéligibilité) allant jusqu’à 5 ans.

Comme souvent dans les affaires où Nicolas Sarkozy est impliqué, il s’avance confiant avant d’entamer ces quatre mois d’audience. Questionné sur le fond de l’affaire, son avocat Me Christophe Ingrain a assuré que son client attendait le procès « avec détermination » pour « combattre la construction artificielle imaginée par l’accusation ».

« Il n’y a aucun financement libyen de la campagne », a ajouté le conseil de Nicolas Sarkozy, tandis que ce dernier évoque, depuis plusieurs années déjà, une « fable ». D’après lui, il ne s’agit que d’une « vengeance » libyenne à son soutien aux rebelles libyens au moment du printemps arabe. Un événement qui avait fini par provoquer la chute et la mort du colonel Kadhafi en octobre 2011.

12 prévenus, dont plusieurs anciens ministres
Mais que reproche-t-on vraiment à Nicolas Sarkozy dans cette nouvelle affaire ? Pour le comprendre, il faut revenir sur les dix ans d’investigation qui ont conduit, à l’été 2023, les deux juges à renvoyer l’ancien président de la République et plusieurs anciens ministres devant la justice.

Parmi les 12 hommes convoqués à partir de lundi, Brice Hortefeux, Claude Guéant ou Éric Woerth. D’autres noms connus, comme ceux de l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri et du Franco-Libanais Ziad Takieddine − aujourd’hui en fuite au Liban− figurent également parmi la liste des prévenus.

Dans ce dossier, tout débute fin 2005, lorsqu’une rencontre entre le colonel Kadhafi et Nicolas Sarkozy est organisée à Tripoli. Officiellement, il s’agissait d’aborder la question de l’immigration irrégulière. Nicolas Sarkozy est alors ministre de l’Intérieur. Selon l’accusation, c’est là qu’un « pacte » aurait été conclu. Une accusation qui s’appuie sur les déclarations de sept anciens dignitaires libyens, sur les déplacements discrets, avant et après, de Claude Guéant (alors directeur de la campagne présidentielle du candidat de l’UMP) et de Brice Hortefeux (fidèle de l’ex-président), mais aussi sur les carnets de l’ex-ministre libyen du Pétrole Choukri Ghanem, retrouvé noyé dans le Danube en 2012.

En 2016, Ziad Takieddine affirmera également, dans une vidéo publiée par Mediapart, avoir remis 5 millions d’euros en liquide provenant de Libye, à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant en 2006 et 2007. Il fera un spectaculaire volte-face en 2020… avant de revenir sur sa version initiale l’année suivante.

Un pacte qui aurait permis de remettre la Libye au centre de l’échiquier internationale, comme en témoignait son accueil en grande pompe à Paris, peu de temps après la victoire de Sarkozy. Mais aussi la signature de gros contrats et un coup de main judiciaire à Abdallah Senoussi, directeur des renseignements libyens condamné à perpétuité en son absence en France pour son rôle dans l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989, qui avait coûté la vie à 170 personnes dont 54 Français.

• Lien média https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/nicolas-sarkozy-juge-pour-les-soupcons-de-financement-libyen-de-sa-campagne-a-compter-de-ce-lundi-6-janvier_244388.html

● France | Travailleurs sans-papiers : qu’est-ce que la circulaire Valls que le ministre de l’Intérieur veut faire disparaitre ? [Infomigrants.net]

Instaurée en 2012 par l’ancien ministre Manuel Valls, la circulaire qui porte son nom permet de régulariser des étrangers sans-papiers, par le travail ou pour motifs familiaux. De nombreux travailleurs sans-papiers comptent sur cette disposition pour obtenir un titre de séjour – pourtant délivré au compte-goutte depuis des années.

C’est le nouveau cheval de bataille de Bruno Retailleau : les sans-papiers. Dans un entretien au Parisien, mercredi 9 octobre, le ministre de l’Intérieur a déclaré qu’il souhaitait « remplacer » la circulaire Valls qui permet, entre autres, d’offrir à titre exceptionnel une carte de séjour aux travailleurs étrangers en situation irrégulière. Pour Bruno Retailleau, cette circulaire Valls est un appel d’air migratoire. Il faut donc selon lui durcir les règles de régularisation : « Nous ne devons régulariser qu’au compte-goutte, sur la base de la réalité du travail », a-t-il notamment déclaré.

Une posture que déplore Stéphane Maugendre, avocat spécialiste de l’immigration et président honoraire du Gisti, une association d’aide aux immigrés. « On nous fait croire que la circulaire Valls, qui est à peine appliquée par les préfectures, régularisait en masse les sans-papiers. C’est n’importe quoi », explique-t-il. En effet, sur les 450 000 sans-papiers que compte la France, seuls 11 500 ont été exceptionnellement régularisés grâce à leur travail en 2023, selon les chiffres de l’Intérieur.

« Il faut rappeler que la circulaire Valls n’est pas opposable à l’administration, c’est-à-dire que ce n’est pas une loi, c’est un simple courrier que les préfectures reçoivent, elles peuvent suivre la circulaire ou bien l’ignorer », rappelle Me Maugendre.

Cette circulaire offre un titre de séjour d’un an renouvelable. « C’est une régularisation qui dans les faits reste très précaire. Au bout de 12 mois, il faut redemander des papiers à l’employeur, refaire des démarches, retourner en préfecture, avec l’angoisse de voir son dossier rejeté », continue l’avocat.

InfoMigrants s’est penché sur cette circulaire, ciblé par Bruno Retailleau. Que dit-elle exactement ? Qui régularise-t-elle ?

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