● Non à l’immigration clandestine | Par Korera Brahim, écrivain

La jeunesse mauritanienne est au bord du gouffre. En effet, 2023 était considéré comme une année de l’immigration pour elle.

Plus de 10.000 Mauritaniens sont partis aux États-Unis, dans des conditions inimaginables, si l’on en croit certaines sources. C’est vraiment regrettable, car parmi ces jeunes, il y avait des étudiants qui auraient pu être des cadres pour ce pays , malheureusement pour eux et pour la Mauritanie.

Même si aujourd’hui, l’appétit de partir aux États-Unis a considérablement diminué chez nos jeunes, toutefois ils partent quand même au compte gouttes. Pour voyager de manière illégale au pays de l’Oncle Sam, il faut avoir plus de 7000 dollars américains. Et cette somme astronomique n’est pas facile à trouver pour tout le monde.

C’est pourquoi, les jeunes Mauritaniens ont opté aujourd’hui pleinement pour un voyage moins coûteux sur le plan financier ( 60.000 mru) mais très coûteux en vie humaine. Dès 15 décembre 2023 au 02 janvier 2024, beaucoup de jeunes Mauritaniens ont perdu la vie en voulant traverser la mer méditerranée par les pirogues.

Les larmes de leurs mamans ne sont pas encore sèches, cependant ils continuent toujours de prendre tranquillement cette route du cimetière à ciel ouvert. En me basant sur les publications quotidiennes d’une seule semaine: 26/ 12/2023 au 02 /01 / 2024 de Madame Hélèna Maleno Garzôn, une journaliste, chercheuse et spécialiste en immigration, hispano-marocaine, j’ai pu comptabiliser 1571 personnes qui ont pris les pirogues en Mauritanie et elles sont arrivées dans les différentes villes espagnoles.

Parmi ces 1571 personnes, il y a 110 mineurs et 44 femmes. D’une part, je n’ai pas le moyen matériel pour empêcher cette jeunesse d’aller mourir en mer. D’autre part, je demande quand-même respectueusement au Ministre de l’intérieur de chercher des solutions efficaces pour freiner cette jeunesse inconsciente d’aller affronter directement et volontairement la mort. Je demande respectueusement aussi aux imams de sensibiliser les jeunes sur le danger de l’immigration clandestine.

Enfin, pour ceux qui pensent que l’Europe est synonyme de paradis ,détrompez-vous car aujourd’hui, il y a le chômage partout dans le monde. Soyez des hommes, croyez en vous et croyez à votre pays. Certains jeunes justifient l’immigration massive par le mal gouvernance. Ce n’est pas le cas puisque l’immigration est d’abord un phénomène psychologique car comment comprendre une personne qui possède plus de 300 .000 mru dans son compte bancaire prennent des risques inutiles ?

Brahim Mamadou Korera
Écrivain

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● L’institution de l’opposition accusée de détournement de l’argent public

Madar – Au cours d’un débat avec la presse organisé mercredi soir à Nouakchott par l’Union des Forces de progrès (UFP), Me Lô Gourmo Abdoul vive-président du parti a affirmé que l’institution de l’opposition démocratique n’a jamais eu d’existence réelle et l’UFP à qui devait revenir à l’époque le Secrétariat Général et le RFD avaient été sciemment exclus.

Selon le professeur Lô, les dirigeants de cette institution avaient détourné de l’argent public. Et il a invité l’Inspection Générale de l’Etat d’ouvrir un audit à ce sujet. Une plainte a déjà été déposé au Conseil Constitutionnel, a-t-il révélé.

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● Appel à l’ouverture d’un centre culturel mauritanien à Paris pour la promotion des arts et des cultures

Senalioune – De nombreux Etats d’Afrique et d’Asie ont généreusement bénéficié d’espaces accordés par la France pour ouvrir des centres culturels dont l’objectif est de renforcer les liens culturels entre cette métropole et ces pays d’outremer.

Un pont culturel qui s’est avéré d’une extrême importance pour les citoyens de ces différentes contrées pour mieux se connaitre, se rapprocher et prospecter les terrains communs de culture et de communication pour promouvoir leurs relations culturelles et humaines.

Bien que lié à la France par des liens de très longue date et le français constitue pour la Mauritanie une seconde langue d’expression au niveau de l’administration, des arts, de l’éducation, de l’éducation, cette dernière ne dispose malheureusement pas encore d’un centre culturel dans la capitale française Paris, dont elle pourrait généreusement bénéficier si elle en exprime le besoin et que ce dernier atterrit dans Les Champs Elysées, comme cela a été la règle pour tous les centres culturels qui ont pignon sur rue à Paris.

Il urge par conséquent pour les autorités mauritaniennes habilitées, Son Excellence le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de la Culture de combler ce vide.

C’est d’autant plus vrai que la Mauritanie à une vaste et riche patrimoine et culture à faire connaitre, à promouvoir et à communiquer au monde pour présenter cette belle image qu’elle incarne et qui se trouve déformée, en raison de l’absence de cette vitrine culturelle, de ce miroir brisé de la terre de l’hospitalité, de la stabilité, de l’économie florissante, du Paradis fiscal et culturel, de la diversité culturel, de trait d’union entre l’Afrique et l’Europe et dont les élites parlent le français avec éloquence et passion.

Contexte

Le Conseil des ministres avait adopté le mercredi 27 décembre 2023, un Projet de décret portant statut des professionnels de l’Art en Mauritanie.

Ce projet de décret vise, selon le communiqué ministériel à établir un cadre juridique et organisationnel favorable à l’encouragement des artistes, en vue de créer les conditions adéquates pour l’épanouissement de l’Art, en harmonie avec la vision du Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, pour le développement culturel du pays.

Il définit par ailleurs la notion d’art et d’artiste et crée une structure organisationnelle appelée «Conseil des professionnels de l’art en Mauritanie».

Ledit projet de décret, qui prévoit la création du conseil des professionnels de l’Art en Mauritanie, permettra, selon le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, M. Ahmed Sid Ahmed Ould Dié, de combler le vide relatif à l’absence d’un cadre organisationnel des professionnels de l’Art, favorable à l’encouragement des artistes, en vue de créer les conditions adéquates pour l’épanouissement de l’Art.

Il est également destiné à favoriser le rôle des artistes traditionnels dans la valorisation et la protection du patrimoine culturel national.

Un projet de décret qui vient à point nommé

L’adoption par le gouvernement du Projet de décret portant statut des professionnels de l’Art en Mauritanie a été largement saluée par les milieux de la culture en général et du patrimoine et l’Art en particulier.

Ce projet de décret vient à point nommé, reconnait l’artiste plasticien mauritanien Mael Ainine Sidi Ethmane, qui mené depuis des années une lutte de longue haleine pour vulgariser l’art mauritanien et la culture en plein cœur de la capitale française Paris.

C’est un projet qui permettra de saisir l’opportunité d’or pour la Mauritanie pour rayonner par ses arts et cultures en France, en sollicitant au Président français un espace pour y ériger un centre culturel, qui servira de cadre approprié réunissant toutes les conditions adéquates pour ’épanouissement de l’Art, conformément à l’esprit dudit projet de loi.

Projecteurs sur l’artiste plasticien mauritanien Mael Ainine Sidi Ethmane

Mael Ainine connait Paris comme sa poche. Cette capitale française, réputée par son caractère unique et particulier d’être le plus grand centre culturel artistique et historique du monde et vers laquelle, tous les amoureux et passionnés de l’art de la mode affluent au quotidien.

Mael Ainine, ce surdoué de la peinture dont les tableaux passionnent les visiteurs de tout bord et dont certaines toiles se trouvent accrochées aux sièges de l’Ambassade de Mauritanie et de l’UNESCO à Paris, a dédié depuis des années son art pour vulgariser la culture et les artistes de son pays.

Son plus cher vœu qui le hante depuis des années est de renforcer son art charmeur, sa dextérité de communicateur et sa renommée d’artiste ouvert à toutes les cultures au service de la Mauritanie.

Mon pays a un grand et génial intérêt à être activement présent dans cet exceptionnel environnement culturel issu de plusieurs pays du monde qu’offre Paris, pour promouvoir leurs cultures, leurs arts et leur tourisme, parvenant à capitaliser ce « paradis » culturel inestimable, confie-t-il.

Des pays de tous les horizons qui se bousculent pour s’installer dans cette métropole où la vie du savoir et de la connaissance est dense, conférant à Paris, le premier rang mondial de l’attractivité culturelle et artistique, ajoute Mael Ainine.

Sans encore arriver à l’objectif principal à travers lequel, il pense propulser à succès l’art, la culture et le tourisme à l’international, l’artiste manifeste une conviction dans ses ambitions dans ce projet dont la Mauritanie a grand besoin.

« C’est dans cet environnement prometteur à plus d’un titre que la Mauritanie، pays arabo-africain، avec de riches atouts historiques classés comme patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO entre autres، devrait installer un centre culturel، pour vulgariser nos arts, notre culture et montre au monde la capacité compétitive de notre belle offre touristique, toujours sous-exploitée, afin d’y installer un espace convergent pour la promotion de nos us et coutumes, de notre culture arabo-africaine, de nos arts et de notre tourisme, à l’instar d’autres Etats de la sous-région tels que le Maroc et la Tunisie au Nord et le Sénégal au Sud.

Ainsi pour dire et partant de cet projet de loi et sa vocation d’’épanouir l’Art, en harmonie avec la vision du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, je prie Son Excellence, par le biais de l’Ambassadeur à Paris et la Déléguée permanente à L’UNESCO dans la capitale françaises de concrétiser ce vœu sur le terrain de la réalité, en sollicitant au Président Emmanuel Macron un espace culturellement stratégique, à Paris avec la perspective d’avoir sans aucun doute un excellent impact pour la promotion de notre image à tous les niveaux

La Mauritanie n’a pas seulement à promouvoir ses arts, mais également son potentiel minier, pétrolier, aurifère, touristique, archéologique, ses cités du patrimoine, ses musées, ses plages, ses vastes déserts et ses monts.

Le pays dispose du plus long train minéralier dans le monde, de l’énigmatique dôme de Richat, ou « œil de l’Afrique », de près de 750 km de plage sur l’océan atlantique sans mur en béton de plus, de ses vastes déserts et ses monts.

Pour la seule région de l’Adrar, le célèbre Journal français « Le Monde » lui témoigne ce qu’il appelle « cinq sites naturels à couper le souffle dans le désert de l’Adrar », citant à ce propos, la passe d’Amogjar, un décor de cinéma, Zarga, le relief multicolore, la passe de N’Tourvine, un air de western saharien, la Vallée Blanche, paradis de la démesure et l’Amatlich, une mer de dunes à perte de vue.

Une chance sacrée pour la Mauritanie pour ériger un centre culturel en plein cœur de cette métropole des cultures et des civilisations.

Un centre qui permettra de déconstruire par ailleurs, cette fausse image que certains étrangers ont de la Mauritanie, perçue par certains Etats occidentaux de pays de l’obscurantisme, du terrorisme, de la violence, …

Le projet du centre culturel en question sera également le miroir des activités culturelles organisées dans le pays dont les festivals des cités du patrimoine, les veillées du Medih, les journées du fleuve, le festival de la culture Soninké…etc.

Il sera aussi le reflet du tourisme florissant dans le Nord du pays, avec l’opportunité d’intéresser la Mauritanie à d’autres citoyens du monde à cette destination convoitée et pour laquelle, l’Etat s’investit afin d’attirer les touristes et de faire décoller ce secteur qui n’a pas encore atteint son apogée en termes de rendement, pour contribuer à l’essor de l’économie nationale.

Mohamed Ould Mohamed Lemine
mdhademine@yahoo.fr

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● Élections présidentielles en Mauritanie 2024 : la date officielle révélée, le compte à rebours a commencé | [Le Quotidien de Nouakchott]

L’attente est terminée pour les citoyens mauritaniens qui se préparent à élire leur prochain président en 2024. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la Mauritanie a officiellement annoncé la date des élections présidentielles, et le plan de passation des marchés pour le Recensement Administratif à Vocation Électorale (RAVEL) est en place.

Cette annonce marque le début du compte à rebours pour l’une des élections les plus importantes de l’histoire de la Mauritanie. Selon la CENI, les élections présidentielles de 2024 en Mauritanie auront lieu le 22 juin 2024 pour le premier tour. Le processus électoral débutera avec le Recensement Administratif à Vocation Électorale (RAVEL) le 31 mars 2024.

Cette opération essentielle pour la préparation des élections vise à mettre à jour le registre électoral et à s’assurer que les citoyens éligibles sont enregistrés pour voter.

Le RAVEL devrait s’achever le 15 avril 2024, ce qui signifie que les données électorales seront prêtes pour les étapes suivantes du processus électoral. Ces dates sont cruciales pour garantir que les élections présidentielles se déroulent en toute transparence et que tous les citoyens mauritaniens éligibles puissent exercer leur droit de vote.

La publication du plan de passation des marchés par la CENI démontre l’engagement des autorités mauritaniennes à garantir un processus électoral transparent et équitable. La préparation minutieuse du RAVEL est un élément clé pour assurer que les élections se déroulent sans heurts et reflètent la volonté du peuple mauritanien.

Alors que la date des élections présidentielles se rapproche, il est essentiel que les citoyens mauritaniens s’impliquent activement dans le processus électoral. La participation citoyenne, notamment l’enregistrement pour voter lors du RAVEL, est cruciale pour assurer une représentation démocratique et la légitimité du prochain président élu.

La publication du plan de passation des marchés pour le RAVEL et la révélation de la date des élections présidentielles de 2024 en Mauritanie marquent une étape importante dans la préparation de cet événement démocratique majeur.

Les citoyens mauritaniens ont désormais une date précise à laquelle ils pourront exercer leur droit de vote et contribuer au choix de leur prochain dirigeant.

Il incombe à tous les acteurs impliqués de veiller à ce que le processus électoral soit transparent, équitable et conforme aux normes démocratiques, afin de garantir un avenir pacifique et prospère pour la Mauritanie dans une région sahélienne à l’instabilité politique prononcée.

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● Blessés par balles à Bouratt : Impunité et suprématie tribale [IRA-Mauritanie]

مـــــــــبـــــــادرة انـــــبعـــــاث الحــــركـــــــة الإعـــــــــــــــــــــتاقـــــيـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــة
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENTABOLITIONNISTE
IRA
RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001


Blessés par balles à Bouratt: Impunité et suprématie tribale
La localité d’Arafat est située à 1 km de Bouratt, chef-lieu de la commune du même nom et dépend du département de Male (région Brakna, sud de Nouakchott, capitale de la Mauritanie).
Une famille de paysans Hratin, installée sur un périmètre de culture, a essuyé des tirs par balles de la part de voisins éleveurs, nouvellement installés sur les lieux avec leurs cheptels. L’agresseur, Slama ould Seyid, un arabe de la tribu « Mechdhouf », a surgit, armé d’un sabre, dans la matinée du 26 décembre 2023, et s’est attaqué au chef de la famille de paysans Hratin, le nommé Brahim Sid’Ahmed. Slama est furieux du fait que Brahim était en train de conduire le troupeau de caprins, de la famille Seyid à la fourrière. Brahim invoqua que les bêtes ont dévasté son champ. Seyid lui répliqua qu’un esclave n’oserait conduire ses bêtes à la fourrière sous peine d’être tué. Brahim persiste et se rue sur lui brandissant son épée. Brahim eu le dessus, déposséda l’agresseur de l’épée sans l’avoir molesté ou blessé. Seyid s’empressât de retourner chez lui et revient armé d’un fusil de chasse. Seyid ouvre le feu sur la famille Sid’Ahmed, Brahim et ses deux fils, Alioune et Houssein. Alioune réussi à esquiver les balles et sorti indemne ; son père Brahim et son frère Housseine, sont atteints et blessés, ils ont été évacués à l’hôpital régional d’Aleg vers 13h et transférés à l’hôpital de Nouakchott vers 20h. Les analyses révèlent de graves blessures sur Houssein car le plomb aurait atterri dans les reins et le foie ; les médecins redoutent une hémorragie interne. Mais d’autres analyses sont en cours. Quant au père de famille, Brahim, il subira d’autres analyses pour révéler l’état de gravité de ses blessures.
Aux dernières nouvelles dont IRA dispose, Slama Seyid aurait été arrêté par la gendarmerie de Maal mais aucune information officielle n’a filtré et aucune date n’a été fixée pour sa comparution éventuelle devant le procureur d’Aleg. Mais dès son arrestation, les membres de sa tribu, les « mechdhoufs », sont venus en très grand nombre s’installer aux alentours de la brigade de gendarmerie de Maal où l’agresseur est gardé. C’est une manière pour les segments tribaux d’intimider l’autorité publique, fondamentalement ségrégationniste, pour l’aider à franchir très facilement le pas vers le blanchiment des crimes de sang et d’esclavage commis par les Arabes de Mauritanie contre les mauritaniens autochtones d’ascendance subsaharienne.
Face à cette situation de non-Droits et d’apartheid judiciaire, IRA dénonce :
– l’autorisation anarchique d’acquisition des armes
– l’octroi et la prolifération des armes à feu, notamment des armes lourdes et de guerre au sein de la communauté des Arabes de Mauritanie
– le fait que ce sont les autorités politiques, militaires et sécuritaires qui exécutent, alimentent et tolèrent cette distribution sélective, discriminatoire et sauvage des moyens de tuer et de faire la guerre.
– le processus d’impunité enclenché dans ce dossier, et qui a commencé par la tolérance et l’encouragement du rassemblement tribal de solidarité avec l’agresseur à Maal et la banalisation des blessures graves, très graves, par les responsables médicaux ayant consulté les blessés.
– appelle toutes et tous ses militantes et militants, ainsi que toutes les personnes éprises de paix, de justice et de non-violence, à s’engager dans l’assistance aux victimes.

Nouakchott, 27/12/2023
La commission de communication

● Communiqué de presse : Notre soutien fraternel au magistrat Haroun Oumar Ideighbi


Ces derniers jours, plusieurs échos médiatiques à travers divers communiqués d’Ong font cas d’une sortie haineuse de certains milieux extrémistes aux mentalités féodales et esclavagistes. L’instigateur de ces attaques suprémacistes contre le Directeur de la législation au ministère de la justice, serait un dénommé Yehdhih ould Dahi. Encore une fois dans notre pays, des restes et préjugés discriminatoires et esclavagistes ressurgissent d’une manière décomplexée et publique. Propos scandaleux qui sont symptomatiques des visées honteusement réactionnaires qui traversent certains pans dans nos communautés. Nous sommes très loin du discours présidentiel de Ouadane dans lequel ces stigmates rétrogrades avaient été indexés par le président Mohamed Cheikh El-Ghazouani.

À la lumière des éléments à notre connaissance sur cette affaire, nous, Armepes-France, l’association Ganbanaaxu Fedde Mauritanie et partenaires, tenons ;

– à exprimer notre entière solidarité à l’endroit de notre compatriote Haroun Oumar Ideighbi,

– à dénoncer vigoureusement les propos inqualifiables tenus à son encontre et par extension à l’encontre de toutes les couches sociales assignées dans un mépris culturel de plus abject,

– à appeler les hautes autorités étatiques mauritaniennes pour sévir réellement contre ces discours insultants et agressifs affectant la mémoire d’une grande frange de notre peuple.

Le 26 décembre 2023

Armepes-France, Ganbanaaxu Fedde Mauritanie et partenaires.

● Mauritanie : Persistance et montée de la gouvernance et discours raciste – [Organisations et personnalités signataires]

Appel à la Résistance, décembre 2023


Le 09 décembre 2023, à Nouakchott capitale de la Mauritanie, le think tank dénommé Centre Mouhit, célébrait la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes (25 novembre), par une conférence magistrale à laquelle contribuait, entre autres panélistes, le magistrat Haroun Oumar Ideighbi, Directeur de la législation au ministère de la justice. L’honorable édile s’exprimait à titre personnel. S’appuyant sur les chroniques de Ibn Batuta, voyageur marocain du 12 siècle, il s’est livré à un exercice de synthèse historique qui démontre l’enracinement de la mixité du genre, au sein de la société maure, notamment à Oualatta, sujet de ses observations. Ideighbi, précisera, à la faveur de son exposé, que le célèbre écrivain portait, là, un jugement subjectif, par référence à l’obscurantisme de son milieu d’origine.
Durant les journées des 11, 12 et 13 décembre, une brutale campagne de dénigrement le prit pour cible, au travers de groupes de discussion WhatsApp et Méta. Les insultes, procès d’intention et dénonciations calomnieuses visaient son statut de descendant d’esclaves. Parmi les plus virulents détracteurs du juge, se distingue la figure sulfureuse de Yehdhih Ould Dahi, le chef d’un groupuscule salafiste appelé Ahbab Arrasoul (littéralement les amoureux du Prophète), dont la fureur misogyne se double d’une prétendue guerre aux djinns, son fonds de commerce le plus juteux. Soutenu par un participant à la discussion, en l’occurrence l’avocat Maître Sid Mokhtar Ould Sidi, le propos recycle le racisme décomplexé du sociologue arabe Ibn Khaldun, auteur, dès le début du Moyen-âge, d’une fameuse théorie des climats qui rétrograde, les noirs subsahariens, au rang de l’infra-humanité. De tels outrages à la dignité d’une catégorie de Mauritaniens pulvérisent les limites de la convenance et violent les prescriptions du droit en vigueur. Dans ses audios, Ould Dahi, imbu de sa lecture réactionnaire de l’Islam comme des milliers de ses congénères, insulte les Hratines, les cadets sociaux et les femmes activistes, avec l’outrance et l’impudeur que seule confère la certitude de l’impunité. Ce faisant, il alimente la zizanie sociale et incite, une majorité de la population, à la révolte. Il y a, là, en sus des infractions précitées, un défi à l’ordre public, tous abus desquels le Parquet ne saurait se détourner, sous peine de devoir assumer une complicité manifeste avec les insulteurs, voire de les inciter à la récidive.
Aussi, nous organisations signataires de la présente alerte, à l’initiative du doyen Boubacar Messaoud, fondateur de SOS Esclaves Mauritanie, engageons, le ministre de la Justice, à diligenter, selon les modalités du flagrant délit, le processus de sanction et de réparation que requiert la gravité des agissements récurrents des deux provocateurs, Yehdhih Ould Dahi et Maître Sidi Mokhtar Ould Sidi. Toute abstention, esquive ou fuite de l’Etat, face à l’énormité du scandale, risque d’entretenir un surcroît de frustration quant à l’inégalité des citoyens devant la loi. Le laxisme exclusif à l’endroit des colporteurs de haine et des promoteurs de la supériorité ethnique, risque de consolider le statu quo de la domination séculaire au prétexte de la naissance. Aujourd’hui, plus que jamais, la Mauritanie devrait veiller à se préserver des vagues d’instabilité et de déferlement de la discorde qui submergent le Sahel et grondent à nos frontières. La cinquième colonne des fossoyeurs de la République agit, désormais, parmi nous, à visage découvert. Sachons la bouter avant qu’il ne soit trop tard !

Organisations, élus et personnalités :
Ghamou Achour Salem, députée

Aminatou Elhacen Boughal Dia, députée
Mariem Cheikh Samba Dieng, députée
Biram Dah Abeid, député, réseaux de l’Initiative de résurgence abolitionniste (Ira)
Mohamed Vall Handeya, Manifeste des Haratines
Oumar Yali, parti Radical pour une action globale (Rag)

Mamadou Moustapha Ba, Coalition vivre ensemble (Cve/Diaspora)
Bocar Omar Ba, Activiste politique, Strasbourg, France
Abou Bakry Souleymane Ba, Cve /comité de suivi
Alassane Dia, Touche pas à ma nationalité (Tpmn)
Lemrabatt Haidara, Délégué du président Mamadou Alassane Ba, Cve
Samba Kamara, fonctionnaire international à la retraite
Fatimata Mbaye, avocate

● Lancement officiel du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat [AMI]

Le ministre de l’Économie et du Développement durable, président du Comité National du Recensement, M. Abdessalam Mohamed Saleh, a supervisé aujourd’hui, dimanche à Nouakchott, en présence des ministres de l’Intérieur et la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de la Culture, de la Jeunesse, des sports et des Relations avec le Parlement, M. Ahmed Ould Sid’Ahmed Ould Dié, le lancement officiel du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH).

La cérémonie de lancement a été marquée par des sketches et des chants populaires soulignant l’importance de ce recensement organisé du 25 décembre au 9 janvier par l’Agence nationale de la statistique, de l’analyse démographique et économique (ANSADE).

Le lancement de ce recensement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Nations Unies aux Etats membres d’organiser un recensement général de la population et de l’habitat tous les dix ans.

A travers ce recensement, qui inclut tous les résidents du territoire national, qu’ils soient mauritaniens ou étrangers, les autorités visent principalement à collecter des données liées aux caractéristiques démographiques et socio-économiques de la population et à en faciliter l’accès aux usagers, ainsi qu’à fournir les données nécessaires pour les besoins des politiques de lutte contre la pauvreté et le suivi des progrès de la mise en œuvre des objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en plus de contribuer à la mise en place d’un système d’information statistique précis, permettant la fourniture des données nécessaires dans en temps opportun afin d’évaluer l’impact des plans suivis par les décideurs nationaux.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le ministre de l’Économie et du Développement Durable a indiqué que la préparation de ce recensement a nécessité des effort redoublés de la part de l’ANSADE, notamment l’élaboration du cadre réglementaire et directeur, de la méthodologie générale et des documents techniques, prenant en compte les besoins des différents usagers des données sociales et démographiques des départements ministériels et des partenaires au développement, ainsi que la conception des applications informatiques et plateformes électroniques d’accompagnement, la préparation et la mise en œuvre du travail cartographique, la mobilisation des fonds nécessaires, la préparation des moyens logistiques, l’inscription et la formation du personnel de terrain et la formulation et la mise en œuvre de la stratégie de plaidoyer et de sensibilisation.

Il a souligné que cette édition du recensement a été entièrement numérisée dans toutes ses étapes, y compris celles liées à la collecte des données sur le terrain, ce qui permettra d’améliorer sa cohérence et sa qualité, et permettra également d’accélérer l’analyse et la diffusion des résultats.

Pour assurer le succès de cette démarche, tous les moyens humains, logistiques et financiers nécessaires ont été mobilisés, l’objectif étant d’employer plus de 5 000 agents de comptage, équipés de tablettes, après les avoir formés aux techniques de collecte de données.

Il a souligné la nécessité de répondre spontanément et honnêtement aux agents de collecte de données et de leur fournir des informations correctes et précises, afin de faire de cette opération de recensement un succès.

Il a également exhorté les équipes de travail sur le terrain, notamment les enquêteurs, les observateurs et les superviseurs, à être attentifs, diligents et persévérants et assurer la confidentialité des données.

A son tour, le Représentant Résident par intérim du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), M. Nestor Azandegbe, qui a rappelé l’engagement constant de son institution envers la Mauritanie, s’est félicité du respect par la Mauritanie de l’engament pris par les Etats membres de réaliser tous les dix ans un recensement général de la population pour assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durables à l’horizon 2030.

De son côté, la porte-parole du représentant de la Banque mondiale en Mauritanie, Mme Deynaba Diallo, a félicité le gouvernement mauritanien pour cette édition 5ème édition du RGPH, exprimant le soutien de la Banque mondiale à ce recensement dans toutes ses étapes de sa conception, préparation et mise en œuvre.

La cérémonie de lancement officiel de ce 5ème RGPH s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANSADE et du représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

• Lien média https://ami.mr/fr/archives/237027

● La justice est-elle indépendante dans les pays d’Afrique francophone subsaharienne ? | Le cas de la Mauritanie

En théorie l’indépendance du pouvoir judiciaire est aujourd’hui considérée comme un des principes cardinaux de l’époque contemporaine, qui concourt à la fois à la garantie des libertés fondamentales, à la promotion de la démocratie et à la consolidation de l’Etat de droit en Afrique francophone subsaharienne. Ce principe est inscrit dans les constitutions de la plupart des Etats francophones d’Afrique de l’Ouest tels que le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Bénin et le Niger. La consécration de ce principe dans les lois fondamentales et l’institutionnalisation du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) sont censées donner une certaine garantie au profit du pouvoir judiciaire pour soustraire les magistrats et la justice de l’arbitraire et de l’emprise du pouvoir exécutif. Mais hélas… !

La notion d’indépendance est proche de l’impartialité ou de la neutralité. L’indépendance est définie par la doctrine comme un statut qui permet au juge de résister aux pressions provenant des autorités extérieures quelconques et/ou politiques. En d’autres termes, elle se traduit par l’absence de pression ou de pouvoir d’une instance extérieure qui aurait droit de regard ou d’intervention sur la fonction du juge. Je pense notamment le pouvoir politique, entre autres.
Cependant, la crise de la justice au 18ème siècle (le siècle des lumières) en occident a fait naître un vaste mouvement d’idées des philosophes et des hommes de droit qui dénoncent une justice inhumaine et proposent des réformes. La pensée politique et philosophique de ces partisans des « lumières », de Voltaire en passant par Rousseau, Beccaria et Montesquieu était calquée sur la cruauté de l’ancien système judiciaire et la réforme de celui-ci. Le théoricien et magistrat qu’était Montesquieu, par ses idées politiques et judiciaires a proposé dans son célèbre ouvrage « L’Esprit des lois », les trois pouvoirs : celui de faire des lois (législatif), celui d’exécute les résolutions publiques (exécutif) et celui de juger (judiciaire). Pour l’auteur selon Jean-Pierre ROYER, ce « mécanisme tempéré permet d’atteindre un équilibre favorable au maintien de la liberté c’est-à-dire en respectant tout à la fois l’indépendance de l’Etat dans le principe de son action et le respect de la singularité des personnes et de leurs biens ».
Après les indépendances en 1960 les Etats africains, notamment les Etats francophones subsahariens (le Sénégal, le Mali, La Mauritanie et le Mali) ont choisi la constitution française de 1958 comme une norme référentielle. Le système judiciaire de ces pays d’Afrique francophone est calqué sur celui du pays colonisateur (la France). La première constitution de la Mauritanie indépendante du 20 mai 1961 après celle de 1959 est inspirée largement des institutions françaises et affirmait son attachement de la République islamique de Mauritanie aux principes de droits fondamentaux de droits de l’homme définis par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et celle de 10 décembre 1948. Mais sauf que celle-ci ne fait aucune mention sur le « principe de la séparation des pouvoirs » tel qu’il a été théorisé par Montesquieu et prévu par la 5ème République française. Il a fallu attendre la constitution du 20 juillet 1991 pour voir apparaître la mention de la « séparation des pouvoirs ». Aux termes de l’article 89 de la constitution du 20 juillet 1991 « le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Le Président de la République est garant de l’indépendance magistère. Il est assisté par le conseil supérieur de la magistrature qu’il préside… ». Cette disposition constitutionnelle évoque l’indépendance de la justice comme un postulat mais la réalité vient parfois affreusement démentir au quotidien. En Mauritanie, tout comme le Sénégal, le Mali et le Niger pour ne citer que cela, la justice connaît manifestement le plus d’atteintes en dépit de la protection constitutionnelle par l’emprise du garde des sceaux, le ministre de la justice d’une part et l’influence du président de la République sur le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) en sa qualité de président de cet organe disciplinaire et de gestion de la carrière des magistrats d’autre part.
Le système judiciaire des pays d’Afrique francophone subsaharienne hérité de la France, le ministère de la justice est l’organe auquel est assigné la fonction administrative et d’organisation de la justice. Celui-ci exerce une influence prégnante dans les institutions judiciaires. Cette influence s’induit non seulement dans la gestion administrative mais aussi dans la gestion financière. Au-delà de cette gestion administrative et financière il existe un phénomène très grave qui porte atteinte à l’indépendance des magistrats : c’est le rattachement du parquet à l’exécutif particulièrement au ministère de la justice. Le pouvoir judiciaire, gardien de nos libertés individuelles qui doit rester indépendante, comprend à la fois les magistrats du siège et ceux du parquet. Le parquet est sous l’autorité du ministère de la justice et reçoit des ordres de celui-ci et applique la politique d’action publique du gouvernement. Par exemple au Bénin, le ministre de la justice peut dénoncer au procureur général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétence de telles réquisitions écrites qu’il juge opportunes, selon l’article 34 du code béninois de procédure pénale. En Mauritanie, l’ancien ministre de la justice et professeur de droit Haimoud RAMDAN, a souligné dans ces travaux de recherche que « l’influence de l’action des services du ministère de la justice sur le cours de la justice se manifeste par la charge des moyens dont il assure la répartition et la pression du milieu professionnel du magistrat qui souvent est proche des thèses et idées du pouvoir exécutif ». Cette réalité continue de plonger le parquet dans une situation de dépendance vis-à-vis du pouvoir politique et qui constitue à mon sens une entorse fatale à l’indépendance de la justice.
Une autre atteinte que l’exécutif porte manifestement à la justice est celle de la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Cet organe est censé être un bouclier du pouvoir judiciaire aujourd’hui, il se retrouve entre les mains du pouvoir politique pour affaiblir la justice davantage. L’institutionnalisation du CSM comme pièce maîtresse de la justice répond à une exigence de garantie d’indépendance de la justice face aux atteintes des autres pouvoirs de l’Etat. Le CSM est une création originale du droit français par la loi du 31 août 1883 relative à l’organisation judiciaire afin d’assurer un cadre juridique protecteur aux juges. Sa mission principale est d’assister le président de la République en tant qu’autorité de nomination et garant de l’indépendance de la justice. Ainsi, en 2008, la France a engagé une entreprise de modernisation des institutions de l’État. Plusieurs piliers constitutionnels de la Ve République, dont la justice ont alors connu de profondes évolutions. S’agissant de la justice, il était question de consolider l’indépendance de l’autorité judiciaire face à l’exécutif.
En Mauritanie l’article 17 de la loi du 17 février 1994 prévoit que « le CSM assiste le président de la République garant de l’indépendance de la magistrature ». Le CSM mauritanien est composé de 11 membres et présidé par le président de la République. Le ministre de la justice est le vice-président. Il faut souligner que le président de la République et son ministre de la justice sont des membres de droit du CSM. La composition du CSM en Mauritanie est approximativement la même qu’au Sénégal. Cette composition est de plus en plus ardemment critiquée au Sénégal par les magistrats et la doctrine qui pensent qu’elle menace l’indépendance de la justice et qu’elle fait du CSM un organe non représentatif de la magistrature. Le président de la République dispose une compétence liée en matière de nomination des magistrats. Comme le souligne l’article 4 de la loi organique n° 92-27 du 30 mai 1992 modifiée, portant statut des magistrats au Sénégal, qui dispose que « les magistrats sont nommés par décret du Président de la République, sur proposition du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ». Pour Omar DIOP, « le Conseil supérieur de la magistrature est une instance controversée […] les modalités de désignation des membres du CSM reflètent curieusement un certain déséquilibre au profit de l’exécutif en matière d’organisation de la justice. Le Président de la République et le garde des Sceaux concourent à la nomination des membres du Conseil et partagent la présidence de celui-ci ».
Ce faisant, le principe de séparation de pouvoirs a pour but d’éviter toute influence du pouvoir politique dans le cours de la justice. Le souhait de la doctrine est de supprimer toutes les manifestations de la soumission organique et fonctionnelle de la justice au pouvoir politique. Avec l’évolution de nos sociétés vers l’exigence de respect des principes démocratiques et les demandes exorbitantes de justice, les réformes constitutionnelles et judiciaires s’imposent en Mauritanie. Après avoir diagnostiqué le « cancer » de notre justice, il est temps de mettre fin la prééminence du pouvoir politique sur le judiciaire et de supprimer la présidence du CSM par le président de la République et la vice- présidence par le ministre de justice. Nous proposons de confier la présidence du CSM à la formation du siège (au premier président de la Cour suprême) et la vice-présidence à la formation du parquet (au procureur général près la Cour suprême).
Par avance, je souhaite une très belle fin de fête d’année à tous les membres (les chercheurs, doctorants, professeurs, étudiants…) de mon Centre d’Histoire et d’Anthropologie du Droit (CHAD) de l’Université Paris-Nanterre….
Qu’Allah bénisse la Mauritanie et les mauritaniens !!!
Que 2024 soit une année de paix, de santé de fer et de bonheur pour toute l’humanité !

Boubou BA
Docteur en droit
Membre associé au centre d’histoire et d’anthropologie du droit (CHAD)
Université Paris-Nanterre
Juriste au Palais de justice de Pontoise-France

● Qui est Ousmane SAO ? Nous n’avons plus à le présenter ! [Rmi-info]

Qui est Ousmane SAO ?

Nous n’avons plus a le présenter !

Un résumé de c’est réalisations et engagements :

Identité et origines :

Il s’appelle Sao Ousmane et de nationalité mauritanienne.

Originaire de la vallée du Fleuve dans la région de Gorgol (Kaédi).

Engagement associatif :

Il est un membre actif de l’association Fedde Hirnangue Bossoya, qui regroupe plusieurs villages autour de Kaédi.

Il est le coordinateur général de l’association des jeunes du village de Jooke en Europe.

Un sympathisant actif de plusieurs autres associations humanitaires nationales et internationales
en France.

Il préside l’association Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora
(CCDMD), une association basée en Europe qui vise à renforcer les liens entre tous les Mauritaniens
de la Diaspora, avec des membres disséminés sur tous les continents.

Parcours académique :

Ousmane SAO a fait ces années de primaires, secondaires et universitaires à Nouakchott.

Réside en France pour des études doctorales.

Il est depuis quelques années basé en France, titulaire de deux doctorats :

Le premier en Géologie du quaternaire, avec un double focus sur la reconstitution des paléoenvironnements et la protection du patrimoine culturel mauritanien.

Le second en sociologie politique et relations internationales, intitulé Organisation des Unités sociopolitiques, culturelles et juridiques de la population mauritanienne et relations internationales.

C’est un parcours très riche et diversifié, mêlant engagement associatif, recherche académique et promotion de la culture mauritanienne. Bravo pour tout ce que tu as accompli docteur Ousmane SAO.

Oui, je le dis haut et fort Monsieur Sao Ousmane, avec son profil, son expérience et ses diplômes, pourrait potentiellement représenter la Mauritanie à l’UNESCO en tant que cadre.

Doté d’un impressionnant bagage académique, serait un candidat idéal pour occuper le poste de conseiller culturel à l’UNESCO. Ses multiples diplômes et son expertise
lui confèrent les qualifications nécessaires pour contribuer de manière significative à la promotion et à la préservation de la diversité culturelle au sein de cette organisation internationale.

Ousmane SAO fut en 2019 conseiller chargé de communication auprès du directeur national de campagne du président de la campagne de Mohamed ould cheikh Ghazouani en France et en Mauritanie.

N’oublions pas l’appel du président Mohamed ould cheikh Ghazouani qui a déclaré sa flamme à la diaspora dans son programme.

Sa solide formation académique, ses multiples diplômes et son expertise
font de lui un candidat idéal pour contribuer de manière significative à la promotion et à la préservation de la diversité culturelle au sein de cette organisation internationale.

Abdoulaziz DEME

Paris le 14 décembre 2023

● Lien média https://rmi-info.com/qui-est-ousmane-sao-nous-navons-plus-a-le-presenter/?fbclid=IwAR1RpJPjulSP0atibPY_Y5KLHh0U46vMVN0IptqfiTWE8y3He87Ij3nu36w