● Au nom de la langue arabe : Menaces, ton de mépris, rien n’est épargné à la mission onusienne du Groupe CEDAW [Fr.Taqadoumy.mr]

Au cours de sa conférence de presse aujourd’hui, vendredi, à Nouakchott, le groupe d’expertes des Nations Unies en charge des discriminations contre les femmes (CEDEF/CEDAW) a subi les foudres d’arabophones extrémistes.

Jusque-là réservées aux nationaux, fussent-ils ministres, députés, écrivains, poètes, universitaires ou intellectuels, voilà que les arabophones chauvins s’en prennent à une mission étrangère, donc hôte du pays, et onusienne, ce qui fait craindre un incident diplomatique.

Ayant à peine prononcé le premier mot en langue française, la cheffe de la mission, Miskilane Giset Tishan, est prise à partie par des arabisants, manifestement horripilés par l’usage de la langue française.

« Rien que l’arabe, sinon je vais jeter les micros loin et ils n’ont qu’à amener la police. Ce pays est [un pays] arabe. C’est quoi ce mépris? »

Enhardis par la vague de francophobie qui sévit chez les pays voisins (Maroc, Algérie, Mali) et en Afrique de l’ouest, les arabisants de Mauritanie affichent désormais leur haine du français.

Menaces, ton de mépris, défis à la loi, aux symboles de l’État (la police), non-respect des règles de bienséance vis-à-vis d’hôtes de la Mauritanie, recrudescence du conflit linguistique (lui-même suppôt de son parallèle social)… Autant de facteurs qui augurent d’une crise profonde, celle d’une Mauritanie autarcique vivant dans le passé et coupée du monde.

Par Med Yahya Abdel Wedoud
Fr.Taqadoumy.mr

● Source média https://fr.taqadoumy.mr/policy/actualite-de-mauritanie/au-nom-de-la-langue-arabe-menaces-ton-de-mepris-rien-nest-epargne-a-la-mission-onusienne-du-groupe-cedaw/?fbclid=IwAR3g3bG943AuQ9Xzx8d9CMp9z3CMYRIZAuV3IiVqiscRuR1ZGJDJNq7tQMw

● Mauritanie : controverse autour d’un projet de loi contre les violences faites aux femmes

RFI Afrique – Ce lundi 2 octobre à Nouakchott, plusieurs citoyens, imams et prédicateurs ont profité de la rentrée parlementaire pour manifester devant le Parlement contre le projet de loi Karama, relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Selon les détracteurs du projet, les versions du texte qu’ils auraient lu seraient contraires à l’islam, ce que réfute le gouvernement. L’objectif pour cette centaine de manifestants est d’empêcher que le projet de loi relatif « à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles » ne soit pas présenté au Parlement.

Selon eux, les dernières versions du texte seraient trop inspirées des valeurs occidentales et contraire aux principes de la charia : « J’ai vu quelques articles, c’est contre notre religion, c’est contre le Coran », assure un manifestant.

« La femme ne peut pas partir n’importe quand et n’importe où sans la permission de son mari et pour la fille de son père. C’est dangereux, nous refusons cette loi », pense un autre. « Cette loi ne se concentre que sur les rapports entre la femme et sa famille. Elle devrait se concentrer plutôt sur les dangers extérieurs », déclare un troisième manifestant.

Un texte soumis à l’examen d’institutions religieuses

Face à la polémique, le porte-parole du gouvernement a tenu à préciser mercredi 27 septembre que le nouveau projet de loi Karama, toujours en cours d’examen, était à dissocier de l’ancien projet de loi basé sur le « genre » rejeté en 2018. Il a ajouté que ce nouveau texte respectait la charia et avait été soumis pour avis à de nombreuses institutions, notamment religieuses comme le Conseil national de la Fatwa.

Une déclaration que confirme Sektou, présidente de l’ONG Amane, spécialisée pour les droits des femmes, qui a aussi pu soumettre ses observations. Selon elle, le projet de loi a bien été remanié dans l’ensemble et doit être adopté d’urgence. « Il y a des imperfections, mais la protection est là avec 10 articles de moins, affirme Sektou. Plus appropriés pour protéger les femmes, plus attentif aussi à ce que disaient les parlementaires que ça faisait du désordre dans les familles. Depuis le confinement, il y a eu beaucoup d’actes de violences, de viol, parfois suivi de meurtre. L’essentiel, c’est qu’une loi soit là. »

Le projet de loi Karama est actuellement entre les mains du gouvernement puis devrait être soumis au vote du parlement dans les prochaines semaines.

Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil

• Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768866&fbclid=IwAR3NFxo0NjN8tDIPPqrut0Aw_TAp2WKlaKPj9h7KIxw4HHn8rVm4MWSWfkY

● La rédaction de Cridem félicite son journaliste Babacar BAYE NDIAYE pour son prix Cultura

EN BREF | Cridem – La rédaction de Cridem félicite son journaliste Babacar BAYE NDIAYE sélectionné, ce mardi 3 octobre, par le commissariat général du Prix Cultura, pour recevoir un Prix d’Honneur pour son exceptionnel engagement dans la promotion de la culture.

« Nous sommes ravis de vous annoncer que vous avez été sélectionné pour recevoir un prix d’Honneur pour votre exceptionnel engagement dans la promotion de la culture. Votre dévouement inlassable à la cause de la culture a eu un impact significatif et inspirant. Votre travail a été reconnu non seulement par notre comité de sélection, mais également par la communauté artistique et culturelle dans son ensemble », indique M. Tanguy Blais, Commissaire Général du Prix Cultura, dans un courrier .

« Ce grand Prix d’Honneur est le reflet de notre plus profonde admiration pour votre contribution inestimable à la promotion de la culture », a ajouté M. Tanguy Blais.

« C’est une victoire pour la Mauritanie dont le travail de l’un de ses fils a été reconnu. J’exprime ma reconnaissance au comité de sélection qui a pensé à ma personne ainsi qu’à Kane Limam dit Monza, fondateur d’Assalamalekoum Festival, pour son travail de lobbying», a réagi Babacar BAYE NDIAYE qui anime la rubrique « Culture » sur Cridem depuis 2010.

Babacar BAYE NDIAYE est également webmaster de Cridem depuis 2014.

La cérémonie de remise des prix Cultura aura lieu le 11 novembre 2023 à l’hôtel Azalaï (Abidjan).

La rédaction de Cridem

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768892

● Mauritanie : Discriminations, obscurantisme, duplicité

Le CalameA. Saad Bouh ould Tourad, 35 ans, marié 4 enfants

Arrêté depuis le 12 juillet 2023 par la police d’Atar (centre nord de la Mauritanie), il sera jugé et condamné, le 11 septembre 2023, à 3 ans de privation de liberté, devant le tribunal de première instance de la ville où il purgeait sa détention préventive.

Les charges retenues contre lui sont « atteinte à la prière de vendredi, aux salutations sur le Prophète et non-respect des symboles islamiques » ; la dernière mention désigne la mosquée. Saad Bouh est incarcéré, à la prison civile du chef-lieu de la région de l’Adrar, en compagnie des délinquants. Un moment fermé, son site touristique, parmi les plus appréciés, accueille, de nouveau, la clientèle.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le futur prévenu plaisantait, avec ses amis, quand ils l’invitaient à l’exercice de la dévotion hebdomadaire. Il déclarait : « j’y vais pour faire plaisir à cette délégation venue me voir ; je veux savoir ce qu’il m’arrivera de nouveau mais à la condition de ne pas m’acquitter de plus de deux prosternations ».

A la remarque de son compagnon qui authentifie le chiffre cité, il réplique, sur le ton de la taquinerie : « ah, j’ai peur que ce soit 6 ou 7 ». Saad Bouh n’a pas nié les faits à lui reprochés mais conteste leur pénalisation…

B. Marieh mint Cheikh ould Awbed, 19 ans, célibataire, sans progéniture

Enlevée, du domicile de ses parents à Atar, le 18/07/2023 à 14h 17mn, par des éléments de la brigade de gendarmerie, elle est déférée, à Nouakchott, dès après 19h. Les griefs retenus à ses dépens s’intitulent « atteinte à l’intégrité morale du prophète », autre qualification du blasphème. Le lieu de détention demeure indéterminé et elle ne dispose d’avocat, pas même commis d’office. Un enseignant chargé de la correction des épreuves du baccalauréat technique, lui avait imputée une copie de dissertation insultante envers le Messager de l’Islam.

De son propre chef, le témoin diffuse la copie du texte manuscrit, sur l’application Facebook et déclenche, ainsi, une campagne de haine et d’appels au meurtre, réclamant l’exécution de la susdite. Quelques jours plus tard, le dénonciateur se retrouve lui aussi aux arrêts, pour avoir propagé un écrit anti-religieux. Marieh, réputée élève autiste, réfute l’accusation et revient sur les aveux extorqués sous la pression des enquêteurs, en l’absence d’assistance judiciaire. Elle attend son procès et encourt la liquidation physique.

C. Youba Siby ould El Ghoth, 49 ans, marié, 4 enfants

Il fut interpellé, le 15 septembre, par la police du Sénégal, dont il est citoyen ; l’activiste, auteur d’envolées radicales contre les survivances de l’esclavage et la supériorité envers les africains subsahariens de Mauritanie, est aussitôt livré, aux autorités de son pays d’origine.

Depuis, sans possibilité de communiquer avec sa famille ou d’un éventuel conseil, il séjourne, à l’isolement, dans les locaux de la Direction générale de la sûreté nationale (Dgsn), au centre de la capitale, Nouakchott. Il est reproché à Youba Siby, des audio sur les groupes de discussion WhatsApp où il s’en prend, nommément, à des personnalités de l’Etat et à leurs familles.

Son inculpation est imminente, en vertu de la loi n° 2018-023 du 21 juin 2018 portant incrimination de la discrimination. Selon nombre d’associations de défense de la dignité humaine, le texte assimile, la contestation de l’ordre établi, aux discours de stigmatisation et d’appel à la violence.

Il importe de le préciser, la facilité avec laquelle le gouvernement du Sénégal livre l’un des ressortissants à un Etat tiers, relève, semble-t-il, de la réciprocité ; ainsi, le 5 août 2023, la Mauritanie, à la demande du parquet de Dakar, extradait Maître Juan Branco, avocat de l’opposant Ousmane Sonko. Dans les deux cas, il a été constaté l’usage des menottes, pendant le voyage, jusqu’à destination.

Observations :

1. Les trois justiciables sont des Hratine, le groupe des descendants d’esclaves, sans doute le plus important, du point de vue de la démographie. Située au plus bas de la stratification de caste, bien en dessous de divers cadets sociaux tels les tributaires, les forgerons-artisans et les griots, la main d’œuvre servile aspire à sa pleine émancipation, d’où la récurrence de son frottement conflictuel au statu quo. Cependant, en comparaison des multiples composantes de la société, les Hratine demeurent vulnérables à l’application du droit. L’ensemble des statistiques disponibles témoigne de leur surreprésentation au sein de l’espace carcéral. De surcroît, les pratiques de l’esclavage traditionnel ayant été validées et perpétuées, durant les siècles, à partir de la doxa sunnite de rite malékite, la contestation d’une telle source entraîne la remise en cause, par les victimes, de l’usage du sacré au service de leur relégation.

2. A la différence du Sénégalais Youba Siby, Saad Bouh et Marieh, citoyens mauritaniens, sont poursuivis selon les prescriptions de l’article 306 du code pénal 1. Tel que révisée puis adoptée, le 27 avril 2018, au terme du vote des députés, la norme « prévoit que tout musulman coupable d’apostasie ou de blasphème sera condamné à mort dès son arrestation sans possibilité de formuler une demande de clémence fondée sur le repentir 2 ». D’ailleurs, des aliénas sanctionnent, d’un châtiment identique, le refus de prier ou l’atteinte à la réputation des anges (sic).

3. La Mauritanie, alliée du Monde libre, destinataire de son aide au développement et îlot de stabilité en Afrique, reste, pourtant, l’une des dernières aires d’Afrique et du monde arabe où les inégalités de naissance et leur legs de différences statutaires imprègnent la sociabilité de tous les jours. Singularité supplémentaire, ce membre de la coalition antiterroriste G5 Sahel, – dont le territoire abrite le Secrétariat exécutif et le collège de formation – s’est doté des mêmes lois que les franchises sahéliennes d’Alqaïda et de l’Etat islamique. Si l’une des deux y prenait le pouvoir, elle s’abstiendrait, certainement, de durcir l’arsenal juridique. A Nouakchott, le droit et les tribunaux sont prêts à accueillir l’avènement du Califat.

Liens connexes

https://www.hrw.org/fr/news/2020/10/19/mauritanie-liberer-des-activistes….

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/mauritanie-l-ex-condamne-a-mort-pour-

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/17/mauritanie-le-blasphem…

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1 « « Toute personne qui aura commis un outrage public à la pudeur et aux mœurs islamiques ou a violé les lieux sacrés ou aidé à les violer, si cette action ne figure pas dans les crimes emportant la Ghissass ou la Diya, sera punie d’une peine correctionnelle de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 50.000 à 600.000 ouguiya (soit 1428 euros, ndt). Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) – Paix et Salut sur Lui – ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir. Tout musulman coupable du crime d’apostasie, soit par parole, soit par action de façon apparente ou évidente, sera invité à se repentir dans un délai de trois jours. S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat, et ses biens seront confisqués au profit du Trésor. Toute personne coupable du crime d’apostasie (Zendagha) sera, à moins qu’elle ne se repente au préalable, punie de la peine de mort. Tout musulman majeur qui refuse de prier tout en reconnaissant l’obligation de la prière sera invité à s’en acquitter jusqu’à la limite du temps prescrit pour l’accomplissement de la prière obligatoire concernée. S’il persiste dans son refus jusqu’à la fin de ce délai, il sera puni de la peine de mort. S’il ne reconnaît pas l’obligation de la prière, il sera puni de la peine pour apostasie et ses biens confisqués au profit du Trésor public. Il ne bénéficiera pas de l’office consacré par le rite musulman ».

2 Communiqué de presse des Nations unies, « Peine de mort : des experts de l’ONU exhortent la Mauritanie à abroger la loi anti-blasphème », New York-Genève, 7 juin 2018

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768856

● La chambre d’accusation libère trois accusés dans l’affaire Ould Chein

Le Quotidien de Nouakchott – La chambre d’accusation a décidé de libérer trois accusés dans l’affaire Soufi Ould Chein, après leur inclusion dans le dossier par le juge d’instruction.

Selon la décision de la chambre d’accusation, les trois accusés, Hamza, Bedy et Mahmoud, seront libérés. La liste des accusés dans l’affaire comprend un commissaire et plusieurs éléments de la police, ainsi que des civils.

Le Soufi Ould Chein est décédé après avoir été détenu dans un commissariat de police dans la province de Dar El Naim à Nouakchott Nord. Les résultats de l’autopsie ont révélé qu’il avait été victime de violence, ce qui a entraîné son décès.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768854

● Mauritanie : les villages frontaliers réclament l’accès à internet à partir des opérateurs locaux – [Le360Afrique] vidéo

Vidéo – L’accès au réseau téléphonique continue de se poser dans de nombreux villages situés sur les bords du fleuve, à la frontière avec le Sénégal. En dépit des réclamations remontant à de nombreuses années, l’accès au réseau n’est possible que via les opérateurs du pays voisin.

Dans un continent africain encore largement sous équipé, la couverture par le réseau téléphonique mobile et internet connaît un véritable engouement, mais reste un défi dans de nombreuses régions enclavées, les opérateurs télécoms se concentrant de préférence dans les zones peuplées.

C’est le cas de certaines localités du Sud de la Mauritanie, notamment au niveau de la frontière avec le Sénégal. Une situation vécue par une dizaine de villages d’une population globale d’environ 7.000 habitants, tous situés à l’Ouest de la ville de Boghé, dans la vallée du fleuve Sénégal.

Dans cette région, l’accès au réseau télécom mauritanien est quasi impossible. Les communautés sont obligées de recourir au réseau sénégalais, plus efficient et qui couvre toute la vallée et les régions frontalières du côté mauritanien.

Cheikh Amadou Bass, fonctionnaire habitant le village de NDiol, et vivant à Nouakchott, insiste sur l’importance économique et sociale de l’accès au réseau téléphonique et internet. Il rappelle une revendication des communautés qui remonte à 2010, restée jusqu’à présent sans suite.

Dialtabe Salif, notable, signale que plusieurs villages sont connectés aux réseaux de l’eau potable et de l’électricité. Le gros problème reste l’accès au réseau de téléphonie mobile et internet, qui se fait toujours via le Sénégal, avec l’obligation d’acheter la puce et le crédit au Sénégal ou chez quelques revendeurs mauritaniens en monnaie sénégalaise, le franc CFA, qui n’a pas cours en Mauritanie.

Enfin, Mamoudou Fall, élève, pose le problème lié aux facilités offertes par la connexion dans le cadre des études, et le coût du crédit pour l’accès au réseau du Sénégal.

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

©️ source en lien https://afrique.le360.ma/societe/mauritanie-les-villages-frontaliers-reclament-lacces-a-internet-a-partir-des-operateurs-locaux_EC3ITFXY2VGALLPOJQLOUE5VBE/

● Communiqué d’indignation de l’ONG IRA, suite à la violence policière contre les manifestants pacifiques

Une répression aveugle s’abat sur les militants de IRA

Le mercredi 27 septembre 2023 l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) organisait un sit in à 11 h devant le ministère de la justice après avoir informé les autorités administratives de cette initiative. Un sit in pacifique pour protester contre l’arrestation de Youba Siby dit Youba El Ghaouth (militant anti esclavagiste extradé du Sénégal) et contre la levée de l’immunité parlementaire et l’emprisonnement du député Mohamed Bouya pour avoir exprimé son avis lors d’une session dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.
Comme à son habitude la répression était aveugle et disproportionnée et les militants ont subi la « foudre » de la police ce mercredi 27 septembre 2023. Personne n’a échappé à cette furie pas même les femmes enceintes, celles-ci ont été tabassées et piétinées par une police dressée pour casser du « nègre » ; elle n’y est pas allée de main morte c’est ainsi que les militants suivants ont été grièvement blessés et conduits aux :

Urgences de l’hôpital national:
1- Mohamed Samba (corps meurtri par les coups de matraque)
2- Amachi mint Brahim
3- ElHaj Leid (corps meurtri par les coups de matraque et rangers)
4- Alassane Diallo (corps meurtri par les coups de matraque)

Hôpital de traumatologie :
5- Ibrahima Sy (jambe gauche fracturée)
6- Mohamed Lemine Amar Saleh (souffre d’un traumatisme au cou)
7- Abdallahi Homody (fracturé au bras gauche)
8- Bounass H’Meida (bras droit fracturé)
9- Vatimetou Baha (traumatisme au crane)
10- Mohamed Lemine Hassane (fracturé à la jambe droite)


Hôpital « Mères et Enfants »
11- Tarba mint Moussa (enceinte, plusieurs coups reçus au ventre)

Face à cette situation explosive IRA :

1- Appelle les militants et sympathisants à resserrer les rangs et continuer la mobilisation jusqu’à la libération sans conditions des victimes de ce pouvoir bédouin et obscurantiste.
2- Appelle à la mobilisation pour le rétablissement des libertés d’opinion et de manifestation complètement muselées et bafouées.
3- Enfin exprime son indignation et appelle les organisations non-gouvernementales et les organismes gouvernementaux sous régionaux ainsi que les partenaires de la Mauritanie, à observer de près le retour de l’arbitraire dans le pays et l’instrumentalisation des forces de sécurité.

Nouakchott 30/09/2023
La Commission de communication

● Le gouvernement mauritanien discute avec Arab Contractors du projet de construction d’un tramway à Nouakchott

Sahara Médias – Le gouvernement mauritanien a discuté lundi avec une délégation de la société égyptienne Arab Contractors l’étude du projet de construction d’un réseau de tramway à Nouakchott, sur la base de la lettre d’entente signée entre les deux parties en Juillet 2022.

Le ministre de l’équipement et des transports a déclaré que ce projet entre dans le cadre du programme « Taahoudati » du président de la république, afin de faciliter le transport aux populations à l’intérieur et à l’extérieur de la capitale.

Le ministre a demandé aux services techniques spécialisés d’étudier la proposition faite du projet afin de terminer les mesures techniques s’y afférent dans les meilleurs délais.

Selon le ministère, dans le souci de permettre aux services techniques spécialisés des deux parties de parachever ces mesures, il a été convenu de prolonger la lettre d’entente de 6 nouveaux mois.

La société égyptienne a présenté une offre relative aux premières études qu’elle a réalisées comprenant une proposition pour le tracé du tramway et une autre relative aux voies de financement du projet.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768725

● Yves Thréard en Mauritanie : la controverse made of Jemal Ould Taleb Lemoigne [Mauriweb]

Mauriweb – La Mauritanie, pays profondément enraciné dans ses traditions et sa foi musulmane, reçoit ces jours-ci la visite du journaliste français Yves Thréard, connu pour ses déclarations controversées, notamment envers la religion musulmane. Accompagné de l’avocat franco-mauritanien Jemal Ould Taleb Lemoigne, cette visite soulève de nombreuses questions.

Jemal Taleb Lemoigne, avocat dont le nom a été cité à plusieurs reprises devant la Cour criminelle qui juge actuellement l’ancien président Aziz et ses complices présumés, qui a bénéficié d’un passeport diplomatique de la Mauritanie, semble oublier les responsabilités qui accompagnent un tel privilège.

Tout comme il a oublié les centaines de millions d’ouguiya engrangés par son cabinet parisien dans des conditions jugées par certains comme contestables auraient dû servir de rappel sur l’importance de protéger et de promouvoir l’image de la Mauritanie.

Or, en invitant un journaliste aux positions aussi tranchées que Yves Thréard, il semble faire le choix contraire.

Le 14 octobre 2019, les propos d’Yves Thréard sur la religion musulmane avaient suscité une vive réaction. Après la décision du député FN Julien Odoul d’exclure une femme voilée de l’hémicycle du conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, Thréard a déclaré sur LCI : « Il m’est arrivé, en France, de prendre le bus ou un bateau où il y avait quelqu’un avec un voile, et je suis descendu ». Il ajoutait peu après, « Je déteste la religion musulmane […] On a le droit de détester une religion, on tout à fait le droit de le dire. ».

Accueillir une telle figure en Mauritanie qui tient de tels propos est non seulement surprenant mais aussi déconcertant. La question se pose : quel est l’objectif de Jemal Taleb Lemoigne en invitant Thréard ? La Mauritanie, pays où l’islam est une composante centrale de la société, mérite-t-elle d’être associée à un journaliste ouvertement hostile à cette foi ?

Il est essentiel pour la Mauritanie, comme pour tout autre pays, de veiller à l’image qu’elle projette sur la scène internationale. L’invitation d’Yves Thréard semble indiquer un manque de discernement de la part de Jemal Taleb Lemoigne. Au lieu de promouvoir un dialogue constructif et respectueux, cette visite risque de jeter de l’huile sur le feu des tensions religieuses et culturelles.

A défaut de l’expulser du pays, l’Administration mauritanienne devrait au moins le bouder et refuser de le recevoir en lui montrant qu’il n’est pas le bienvenu en terre musulmane. Il est de la responsabilité des acteurs influents, comme M. Taleb Lemoigne, de servir leur pays de la meilleure manière possible, en faisant preuve de jugement et de respect envers les croyances profondément ancrées de leurs concitoyens.

©️ source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768695

● Viol collectif sur une femme: colère en Mauritanie en l’absence de lois condamnant de tels crimes [Vidéo] – Le360 Afrique

Le360 Afrique – Une jeune Mauritanienne a été victime d’un viol collectif et d’une agression physique à Tiguent, à mi-chemin entre Nouakchott et Rosso. Cet énième viol suscite une vive colère au sein de la société, notamment chez des militantes d’associations qui sont montées au créneau pour dénoncer le blocage de la loi condamnant les violences faites aux femmes et aux filles.

Des scènes de viol et de violences filmées et mises en ligne sur les réseaux sociaux émeuvent les Mauritaniens. En colère, les féministes dénoncent un épisode confirme la persistance de la culture du viol et de l’impunité et exigent des sanctions exemplaires contre les présumés violeurs.

Cet événement intervient alors que le gouvernement est engagé dans le processus d’adoption d’une loi contre les violences faites aux femmes. Malgré le plaidoyer soutenu et différentes formes de manifestations pour sa concrétisation, la loi condamnant les violences faites aux femmes et aux filles en Mauritanie reste bloquée au niveau de l’Assemblée nationale.

Cette loi est toujours ballotée entre l’exécutif et les députés. Celle loi est bloquée par certains esprits rétrogrades qui se cachent derrière la religion avançant des «dispositions contraires à l’Islam».

Saly Sy, présidente de l’Association mauritanienne pour la promotion de l’éducation des filles, dénonce un comportement inadmissible de la part d’une bande de jeunes sur une personne sans défense. Elle plaide en faveur d’un traitement judiciaire sans complaisance et rappelle des affaires similaires qui ont eu lieu au cours des années passées.

Aminetou mint Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles, figure connue du mouvement associatif, dédié à cette question, relate les faits infligés à la jeune dame, qui était avec un homme avec lequel elle s’est secrètement mariée. Elle dit suivre l’affaire de très près et exhorte la justice à faire son travail, malgré les pressions.

Sektou Mohamed Vall, présidente de l’Association mauritanienne d’appui aux nécessiteux, restitue le contexte d‘une affaire qui intervient alors que le gouvernement engage un projet loi réprimant la violence faite aux femmes.

Un texte parfaitement adapté à l’Islam, mais aussi aux engagements internationaux de la Mauritanie dans le domaine de la protection des droits humains, notamment ceux des franges les plus vulnérables.

En 2019, la condamnation à cinq ans de prison d’un Mauritanien pour avoir violé une jeune fille de 15 ans avait même suscité la réaction du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) qui avait noté «une étape encourageante pour un pays où la violence sexiste, et en particulier le viol, est restée impunie dans la quasi-totalité des cas».

«Cinq ans, c’est certainement une énorme amélioration par rapport à rien du tout, comme nous l’avons vu auparavant» s’était malgré tout félicité Rupert Colville, porte-parole du HCDH.

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768643