● Mauritanie | La tribu !!! Par M. Seyre Sidibe

La tribu a pris une place excessive dans notre subconscient, dans notre vie privée comme dans l’espace public, au point de fragiliser la République et de vider la citoyenneté de sa substance.

La notion de tribu renvoie ici à toute référence traditionnelle qui fait obstacle à l’émergence d’une citoyenneté véritable. Chacun s’identifie d’abord à sa tribu pour affirmer sa puissance, son importance sociale, voire son impunité : une manière implicite de défier les lois de la République.

La prééminence de la tribu est avant tout le symptôme de la faillite de l’État, incapable de bâtir un État de droit solide et une citoyenneté égalitaire pour tous. Or, la nature a horreur du vide : chaque fois que l’État se retire ou se montre défaillant, d’autres acteurs occupent l’espace laissé vacant. Et chaque acteur impose sa propre logique, sa vision et ses règles.

C’est pourquoi l’État doit être présent, vigilant, sans pour autant devenir envahissant.
En Mauritanie, la difficulté à construire une citoyenneté pleine et entière relève d’abord de la responsabilité de l’État lui-même, qui continue de s’appuyer sur des instances communautaires et tribales pour sélectionner ses représentants et organiser la vie politique.
Il ne s’agit nullement d’ériger un antagonisme entre l’État et les tribus ou autres formes de regroupements communautaires. Il s’agit plutôt de rappeler un principe fondamental : l’État doit être impersonnel, neutre et équidistant de tous les citoyens.

Or, de nombreuses manifestations culturelles, politiques ou sociales en Mauritanie, validées par les autorités et parfois initiées par de hauts fonctionnaires ou cadres de l’État, vont à l’encontre de l’esprit républicain. Elles constituent, de fait, des défis lancés à la citoyenneté, à l’égalité devant la loi et aux fondements mêmes de la République.

Seyre SIDIBÉ

● Mauritanie ~ Éducation | À la découverte de l’école des Sourds-muets du Guidimagha. Par M. Bakari Abdoulaye TANDIA.

—La rubrique Grand Entretien du BLOG vous revient dans cet élément consacré aux activités de l’instituteur M. Bakari Abdoulaye TANDIA. Un enseignant très investi dans un domaine socio éducatif d’une grande portée humaniste et inclusive. Le responsable de l’école des Sourds-muets d’Agoinitt (Guidimagha) nous présente ci-après son établissement :

● Question 1 : Bonjour monsieur Bakari TANDIA, pouvez vous présenter sommairement à nos lecteurs?

Bakari Tandia : (parcours scolaire, professionnel)
Ecole Coranique tout le cursus scolaire Fondamental
Ecole Fondamentale à JOWOL 1977-1983
Enseignement secondaire lycée de KAEDI 1983-1994
Formation à l’école normale des instituteurs de Nouakchott 1994-1997
D’Octobre 1997 à Juillet 2008 instituteur de l’enseignement ordinaire  aux classes de l’Institut des Langue Nationales au Guidimakha (Sabouciré, Khabou, Hachi Chaghar )     
D’Octobre 2009 à nos jours chargé de programme du projet éducatif de l’Association Espoir de Demain et le charge du suivi scolaire des élèves sourds de l’école des sourds du Guidimakha

● Question 2 : Vous dirigez l’école des sourds de la localité d’Agoinit dans le Guidimakha, pouvez nous le présenter notamment sa genèse son statut administratif (public ou privé) et son fonctionnement?

BT : – L’historique
Au début de l’année scolaire 2007, dans une classe de 6éme année fondamentale à SABOUCIRE au Guidimakha en Mauritanie, un enfant sourd de six ans se présenta en plein cours.
Bien que l’instituteur fut surpris par cette visite mais néanmoins, il l’accueille l’enfant sourd bras ouvert dans sa classe, l’enfant tenait dans sa main une ardoise, un cahier et un stylo. L’instituteur fut ému, étonné et dit aux élèves : Le sourd veut apprendre et il a droit à l’éducation comme vous les entendant
Un élève leva le doigt et posa une série de question. Est –ce le sourd peut apprendre nous les entendant ? Comment il lire l’alphabet ?
L’instituteur n’avait pas de réponse aux questions posées par cet élève.
C’est dans cette perspective que cet instituteur eu l’audace l’idée pendant les fêtes de Noëls en 2007 d’aller à Nouakchott juste pour se renseigner auprès des Associations des Personnes Handicapées comment aider ce jeune sourd et répondre à la question de son élève.
L’instituteur retourna dans sa localité de service ayant une réponse aux différentes questions posées par son élève ayant les contacts le Directeur de Déficients Auditifs de Bamako donner par la Directrice de l’école des sourds de NOUAKCHOTT.
L’identification des enfants en situations d’handicaps
L’instituteur avait fait une identification des enfants en situations d’handicaps dans quelques localités du Guidimakha en Mauritanie et a enregistré à titre indicatif les résultats suivants :
Sourd : 40
Aveugle : 10
Mental : 35
Moteur : 60
A sa forte surprise 20 enfants en situations d’handicaps auditifs sont de la localité d’AGOINITT au GUIDIMAKHA en MAURITANIE
Le voyage d’échange et de formation
Le 15 Décembre 2008 l’instituteur quitta et décida de traverser le fleuve Sénégal en destination de BAMAKO. L’instituteur était logé dans les locaux de l’école des déficients auditifs de Bamako pendant trois mois. Au cours d’une mission de ses propres frais (suspendu de salaire) qui lui a amené au Mali en côte d’Ivoire au Benin et au Niger, il s’est imprégné des réalités de l’éducation des sourds, il se sent à présent très bien armé pour mettre à profit cette expérience.
La première classe des sourds
Ce natif de Gori dans la Commune de JOWOL en MAURITANIE, depuis le 19 Octobre 2009, le nommé BAKARI ABDOULAYE TANDIA a ouvert une classe des sourds d’une manière informelle, toutefois il ne pouvait pas consacrer aux jeunes handicapés que ses heures libres : le weekend, il est fonctionnaire de l’éducation nationale affecté par la Dren du Guidimakha à l’école 2 d’Agonit.
C’est ainsi la première classe des sourds a ouvert ses portes dans la famille SOKHNA dont le chef de famille est un handicapé moteur ses quatre enfants et son épouse sont sourds
L’effectif
En 2023
Filles sourdes : 15
Garçons sourds : 10
EN 2024
Filles sourde : 15
Garçons sourds : 10
Le personnel
BAKARI ABDOULAYE TANDIA FONCTIONNAIRE DU MINSTERE DE L’EDUCATION NATIONAL
MAIMOUNA HODIYE SILLA VOLONTAIRE DEPUIS LES PREMIERES HEURES

● Question 3 : cet établissement qui s’inscrit dans une dynamique d’inclusion à l’endroit de ces personnes à besoins spécifiques, en exist-il d’autres ailleurs en Mauritanie?

BT : Oui bien sur il y a des centres d’enfants en situations d’handicaps en Mauritanie qui sont crées il y’a juste moins de dix ans :
Le Centre d’ATAR , Le Centre de Nouadhibou, Le centre Kaédi, ect …….. Quand à l’école des sourds du Guidimakha est ouverte depuis octobre 2009, c’est une classe qui est crée dans une école fondamentale

● Question 4 : quels sont les débouchés en termes d’insertion socioprofessionnelle et universitaire à moyen et long terme pour vos apprenants sourds-muets ?

BT : L’objectif de l’Association Espoir de Demain et l’Ecole des Sourds d’Agoinitt est de former de jeunes en situations d’handicaps en lecture , en langage signes, en écriture , sur les techniques des quatre opérations et sur les techniques de conversions les mesures de longueurs pendants quatre ans à cinq ans pour la préparations de ces derniers à la formations professionnelles
Pendant seize ans l’école des sourds d’Agoinit et l’Association Espoir de Demain ont formés des jeunes en situations d’handicaps en couture, en teinture, en art plastique , en coiffure ect……………….

23 janvier 2026

Réalisé par KS pour le BLOG

● Mauritanie ~ Faits Historiques | Par l’honorable députée Mme Kadiata Malick Diallo

Le Centre Mauritanien de recherches et d’études Stratégiques a organisé aujourd’hui samedi 17/01/2026, à l’hôtel Mauricenter de Nouakchott, une journée de réflexion sur le Passif humanitaire. J’ai présenté avec un Panel de 5 membres, une intervention sur le thème: Que s’est-il passé? Pourquoi? Ci-après cette intervention:

PASSIF HUMANITAIRE

I. QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Éléments de chronologie

1. Avril 1989 : l’incident de Diawara

En avril 1989, un incident éclate entre des éleveurs mauritaniens et des agriculteurs sénégalais dans la zone de Diawara, au Sénégal.
Cet affrontement local fait des victimes et donne lieu à des représailles réciproques de part et d’autre de la frontière.

2. Avril–mai 1989 : l’embrasement

L’incident dégénère rapidement en crise majeure :
• émeutes à Dakar et à Nouakchott ;
• violences ciblant les ressortissants du pays voisin, souvent menées par des groupes visiblement organisés, encadrés et instrumentalisés ;
• pillages de domiciles et de commerces ;
• sévices, meurtres et humiliations de civils ;
• expulsions et rapatriements forcés croisés.

La crise conduit à la rupture des relations diplomatiques entre la Mauritanie et le Sénégal et à la fermeture de la frontière.

3. 1989–1990 : exactions en Mauritanie

En Mauritanie, la situation prend une dimension dramatique :
• déportations massives de populations (des villages entiers, des fonctionnaires, des travailleurs dans le secteur privé) vers le Sénégal ;
• retrait ou destruction des documents d’état civil ;
• spoliations systématiques de biens en particulier du bétail;
• exactions, arrestations et exécutions sommaires le long de la vallée du fleuve Sénégal, perpétrées par des éléments des forces de sécurité et des milices armées.

Des fosses communes seront découvertes ultérieurement, notamment à Sorimalé, Wothie (Brakna), Woyndouyol et Moudji (Guidimakha).

Sous la pression de ces violences, des dizaines de milliers de Mauritaniens fuient vers le Sénégal et le Mali.
Le HCR estime alors le nombre de réfugiés mauritaniens à environ 60 000 personnes.

Dans le même temps, des groupes armés mêlant réfugiés organisés et éléments connus pour des activités de banditisme mènent depuis le Sénégal des opérations de représailles ponctuelles, causant des pertes humaines et des vols de bétail.

4. Septembre 1990 – mars 1991 : la tragédie dans les casernes

Entre septembre 1990 et mars 1991, des vagues d’arrestations massives frappent non seulement des militaires, mais aussi des civils, dans presque toutes les casernes et dans plusieurs villes : Nouakchott, Nouadhibou, Zouérate, Kaédi, entre autres.

Les personnes arrêtés subissent :
• des détentions arbitraires ;
• des traitements inhumains et dégradants ;
• des exécutions extrajudiciaires.

Le paroxysme est atteint dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, avec la pendaison de 28 militaires, cyniquement qualifiés de « sacrifiés pour la fête de l’indépendance ».
Les estimations font état de plus de 500 morts dans les lieux de détention.

Ces faits constituent un condensé nécessairement non exhaustif de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente de la Mauritanie.
Ils sont aujourd’hui désignés, dans le langage politique officiel, sous le vocable de « passif humanitaire ».

Les survivants sont des témoins vivants de ces crimes. L’un d’entre eux, l’ex-lieutenant Mohamadou Sy, a livré un témoignage accablant dans son ouvrage L’Enfer d’Inal.

II. POURQUOI ?

L’incident de Diawara, pourtant fréquent et historiquement récurrent dans les zones de contact entre éleveurs et agriculteurs, aurait pu être circonscrit localement et réglé par des mécanismes traditionnels ou administratifs.
Il ne s’agissait :
• ni d’un conflit frontalier ;
• ni d’un conflit ethnique, puisqu’il opposait un Peul mauritanien à un Soninké sénégalais.

Pourquoi, dès lors, un fait somme toute banal a-t-il pu dégénérer en une crise régionale majeure et, en Mauritanie, en une violence ciblée contre des citoyens négro-africains, sous le regard d’un pouvoir au minimum complice, au pire commanditaire?

Les événements de 1989 s’inscrivent dans un contexte de crise politique, sociale et identitaire profonde, qui a favorisé toutes les dérives. Parmi les facteurs déterminants, on peut citer :
• des tensions politiques et sociales anciennes liées à une cohabitation problématique;
• un pouvoir fragilisé par de multiples pressions :
sécheresse, raréfaction des pâturages, nouveaux aménagements agricoles, émergence de l’agrobusiness ;
• une réforme foncière mal conçue, fondée sur une loi domaniale ambiguë ou sélectivement appliquée ;
• la publication du Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé et la répression de ses auteurs ;
• la tentative de putsch de 1987, suivie d’arrestations, de procès devant un tribunal d’exception, de lourdes condamnations (dont trois officiers à mort et exécutés)et de détentions inhumaines ayant entraîné des morts, notamment à la prison de Oualata.

Ces facteurs, parmi d’autres, ont fertilisé le terrain des tragédies dont la Mauritanie continue de porter les séquelles.

Des groupes chauvins et racistes, ayant investi les rouages de l’État, ont exploité cyniquement la situation, instrumentalisé les peurs, intoxiqué l’opinion et pris en otage une grande partie de la communauté arabe.
Les différents pouvoirs ont tenté, chacun à sa manière, des solutions diverses, mais on doit se rendre à l’évidence que cette page sombre ne peut être tournée ni par l’écoulement du temps, ni par une simple indemnisation financière. C’est une blessure nationale non cicatrisée, dont les effets continuent d’affecter la confiance entre citoyens, le rapport à l’État et la crédibilité même du projet national mauritanien.
Aucune réconciliation durable ne peut être bâtie sur l’oubli, la minimisation ou le silence imposé.
Elle se construit sur la vérité, la reconnaissance des torts, la dignité rendue aux victimes et la garantie que de tels crimes ne se reproduiront plus.
Kadiata Malick Diallo
Députée à l’assemblée nationale
27/12/2025

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● L’esclavage par ascendance en Mauritanie : l’angle analytique trop binaire et partiel de Madame Claudia Aranda (Pressenza-Montréal)

—Elle est une journaliste chilienne officiant depuis Montréal (Canada) pour l’organe de presse Pressenza. Sa publication du 26 novembre 2025, consacrée à la problématique de l’esclavage héréditaire en Mauritanie, en lien  https://www.pressenza.com/fr/2025/11/mauritanie-le-desert-noublie-pas-esclavage-de-pere-en-fils-et-permanence-des-castes-dans-le-sahel/?fbclid=Iwb21leAO9279jbGNrA73buGV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHk7LLBK0wdLMa_8QWQdf9BzXDoZAVm9wcBF_4fQjlyN-YFlMGSUbPlGn-gDj_aem_wZWia98lHGHcxeO5Fyh73w avec un élément de titre « le désert n’oublie pas », contraste curieusement avec une certaine substance de fond. Celle qui est présentée comme spécialisée en Sémiologie et Analyse Politique semble oublier ou éviter l’aspect transversal et trans-communautaire de la problématique de l’esclavage par ascendance en Mauritanie. Elle s’est alignée dans une binarité simpliste d’une racialisation brute de la donnée comme suit : Mauritanie comme composition biraciale avec un schéma fixe « arabo-berbères esclavagistes et assimilés » et « noirs haratines anciennement esclavagisés et relégués sociaux et politiques ». Cet élément de son introduction est illustratif de son biais raccourci du fond : «Cette étude analyse la persistance d’un système de caste biracial qui articule les lignées, le prestige religieux, le colonialisme et la coercition communautaire, montrant comment la servitude héréditaire se reproduit dans la vie quotidienne de la Mauritanie malgré son abolition légale et son contrôle international.»

Une légèreté d’approche qui se paie à coût moindre la complexité de la question de l’esclavage, ses réalités sociétales et ses subtilités diffuses socialement au sein de toutes nos communautés. Son diagnostic analytique d’un grand intérêt de la problématique entre Beidanes et Haratines dans l’ensemble hassanophone ne saurait être qualitatif en terme de transversalité sur tous les groupes sociolinguistiques (soninkés, peulhs, wolof…). L’esclavage par ascendance ou le féodalo-esclavagisme est une abjecte denrée sociale commune quasiment à tous les espaces et groupes ethno-raciaux du pays avec quelques particulismes faisant objection de nature selon la charpente collective de chaque groupe ou communauté. Ainsi, si elle a été motivée ou/et orientée pour un duo traitement contributif scientifiquement et militance droit-de-l’hommiste, il y a lieu d’un jugement objectif que le compte y est partiel pour ne pas dire partial. Une Mauritanie qui serait esclavagiste ne l’est pas forcément que sur un schéma biracial. Concernant certains traits sociaux et tribaux de régimes féodalo-traditionalistes et esclavagistes qu’elle a décrits dans la subordination « Beidanes-Haratines », on pourrait les transposer chez les ensembles négro-mauritaniens notamment soninkés, peulhs et même parmi certains haratines « reproducteurs systémiques ».

Notre dame de plume originaire d’un pays sud-américain, le Chili du socialiste Salvador Allende et du général Pinochet, semble fixer sémantiquement l’identité sociale des haratines à la position statutaire d’anciens esclavagisés ou leurs descendants. Et d’anciens esclavagisés et descendants quasiment toutes nos communautés en comptent en leur sein, ce qui rejoint notre contribution de janvier 2016, lire https://cridem.org/C_Info.php?article=679378. Je peux y adjoindre la prolifique contribution d’un connaisseur de la problématique « esclavage et assimilés » en Mauritanie, Docteur Mohamed Yahya ould Ciré , lire https://eveilhebdo.info/2025/01/02/lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes/ sur l’esclavage dans la communauté soninké. Dans la communauté peulh, un témoignage recueilli (extrait vidéo) de citoyens statutairement assignés « esclaves » venus exposer lors d’un point de presse du président d’IRA-Mauritanie M. Biram Dah Abeid , l’atteinte à leurs droits par l’ordre féodalo-princier dans une localité près de la ville de Bababé (Brakna), voir https://fb.watch/pdjZrdHx7N/. Un tronc commun trans-communautaire d’un type de fascisme féodalo-esclavagiste sévit encore chez nous. Ces mentalités surannées et suprémacistes qui peuvent toujours habiter et habitent d’ailleurs un esprit Beidane, Soninké, Peulh…. ou Haratine…!

Pour finir, si une éventuelle réception de ma présente contribution par Madame Claudia Aranda advenait, je lui proposerais une visite prévenante sur le site internet de l’association Armepes-France – Ganbanaaxu https://armepes-ganbanaaxu.com/ . L’une des entités associatives qui composent le dynamique mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste #Ganbanaaxu #Fedde en milieux soninkés.

Koundou SOUMARE, blogueur (L’Écrit Osé) et militant des droits humains.

● Mauritanie Football | CAN : le Maroc a compris, l’Afrique observe, et nous ? Par M. Moussa Khairy



La CAN est là, et une réalité saute aux yeux : le Maroc a changé de dimension. Ce que le Royaume expose aujourd’hui au continent, ce ne sont pas seulement des stades flambant neufs, mais une vision globale du football comme instrument de puissance. Depuis longtemps déjà, le Maroc a pris une longueur d’avance, tant sur le plan des infrastructures que sur celui du lobbying institutionnel, au point que la CAF semble parfois parler le langage de Rabat.

Il ne s’agit pas de hasard, encore moins de chance. Il s’agit d’une volonté politique claire, assumée et soutenue par des moyens colossaux. Le Maroc a compris avant beaucoup d’autres que le football est un outil géostratégique, un levier diplomatique, un accélérateur de rayonnement international. Résultat : le Royaume s’impose aujourd’hui comme un centre de gravité du football africain, à des années-lumière du reste du continent.

Des stades de classe mondiale, un centre de formation parmi les meilleurs au monde, des infrastructures conformes – voire supérieures – aux standards FIFA, une présence stratégique dans les instances africaines et internationales, une capacité à organiser, influencer et décider : le Maroc coche toutes les cases. Pendant que certains improvisent, Rabat planifie. Pendant que d’autres bricolent, le Royaume investit, structure et anticipe.

Et nous, en Mauritanie, que faisons-nous ? La question mérite d’être posée sans complaisance. Pouvons-nous sérieusement espérer rejoindre le cercle des nations qui comptent dans le football africain avec des initiatives dispersées, sans vision nationale, sans investissements lourds, sans engagement politique fort ? La vérité est crue : ce que nous faisons aujourd’hui, au niveau des clubs comme au niveau des structures, reste largement insuffisant.

Le football moderne n’est plus une affaire de bonnes intentions ou de discours enthousiastes. C’est une industrie, une bataille d’influence, une course à l’anticipation. Sans moyens, sans stratégie, sans continuité de l’action publique, il n’y aura ni miracle ni rattrapage. Il faut sortir de la logique des demi-mesures et des solutions temporaires.

Le modèle marocain n’est pas à copier aveuglément, mais à comprendre et à adapter. Il démontre une chose essentielle : le football est un choix politique. Tant que nous refuserons de le traiter comme tel, nous resterons spectateurs des ambitions des autres. Et dans le football comme dans la géopolitique, ceux qui regardent trop longtemps finissent par disparaître du jeu.

©️ Lire le post originel https://www.facebook.com/share/1KB9jqmXVV/

● Mauritanie politique : ces carences persistantes dans nos espaces sociaux et politiques. | Par KS

—La tradition clientéliste de l’espace politique dans nos communautés a toujours fonctionné avec de barons et parrains locaux. Ces pontes assurent liens et cooptation entre le parti-Etat et l’administration publique d’une manière globale. Ils ne tirent pas leur légitimité d’un élan éveillé et populaire mais plutôt d’une assise sociologique (référence élite communautaire, clans, mercenaires sociaux et politiques….). Et… ils veillent énormément sur la gamelle positionnelle avec zèle et extrémisme. Quiconque comptant les détrôner sur « leurs terres » s’expose à une bagarre certaine et une sourde aversion. Rien de grave d’inattendu d’ailleurs… « toute menace sur un corps animé et son milieu vital… provoque naturellement une réaction de sa part… » hein !

Les fers sont souvent chauds et clashants dans l’environnement concerné chez les négro-mauritaniens et moins exposés chez les arabo-berbères. Peut-être chez les premiers, le gâteau est moins volumineux et diversifié comme pourrait l’être chez les seconds.

Tant que nos référents traditionnels (régimes coutumiers et tribaux) restent assignés et vassalisés comme de « grands électeurs » acquis d’office au camp politique de tout locataire du palais ocre de Nouakchott, les intermédiaires et mercenaires politiciens tiendront toujours du service. Ce service qui n’est pas toujours aminé pour/par l’intérêt général. Népotisme social est en roue libre… seul le larbinisme paie.

Un rappel encore : allons vérifier de près chez « tonton » #myceni_results  les résultats électoraux dans nos différences localités et circonscriptions lors du scrutin de 2023 (municipal, législatif et régional). Certaines données nous aident à voyager du virtuel grossissant vers du réel têtu qui nous regarde sans pitié. De nos jours, nos ressorts sociaux et communautaires ne sont pas de nature assez compatibles avec l’ordre démocratique et républicain au sens rigoureux du terme. D’aucuns ne croient pas encore à l’égalité citoyenne comme disposition cardinale dans nos affaires publiques intra-communautaires, inter-communautaires et nationales. Par conséquent un certain activisme politique et droit-de-l’hommiste sans oser un diagnostic disruptif en nous-mêmes (au sein de nos communautés et compositions sociales) peut être logé dans la case « faire-semblant-nisme » qui ne fait que perpétuer finalement le statu quo avec des acteurs qui se relaient.

📷 Octobre 2021 – Ici un pays ouest-africain | Avec un frère et camarade droit-de-l’hommiste M. Gaye Tene Traoré

● Chez Nyamsi : « L’Afrique des Libertés » ou « L’afrique des limites » | Par KS

©️ Source RS – Facebook

Ici Nyamsi… l’un des prophètes « perturbés » de suffisance d’une certaine dite virilité panafricaniste de notre temps. Peuples éprouvés se trouvent facilement un messie. Anciennement… enchanteur de Blaise Compaoré du Burkina Faso et aujourd’hui activiste jocker auprès des juntes militaires du Sahel. As de la rhétorique disruptive et fréquentations diversement confuses, il surfe sur le filon « sucré politiquement » du couplé « panafricanisme -souverainisme » fourre-tout instrumentalisé par certains régimes militaristes et autoritaires qui opèrent un brumeux musellement des espaces civiques et politiques dans leurs pays. Il enseigne complaintes et pleurnichiardes comme sève de culture générale politique de motivation auprès de ses ouailles. Il incarne l’école des hautes études 2.0 en termes de manipulation et de raccourcis à faire substance potable et alternative de tous les faits tordus et épars de l’actualité…. et entre temps les réalités appliquent impitoyablement une lourde facture du jour au jour sur le cou des petits peuples.

Son univers discursif et narratif dans les réseaux digitaux qui s’appelle « L’Afrique des Libertés » peut être décrit d’un certain substrat comme « L’Afrique des limites ».

L’éveil politique et intellectuel afro et diasporique mérite MIEUX !

• KS pour le BLOG

« La Mauritanie n’a pas besoin d’être un État binational pour être juste — elle a besoin d’être un État équitable.. », une réponse à M. Ely Sneiba | Par M. Abdoulaziz DEME

Cher Ely,

Votre réflexion sur la nature de l’État mauritanien a le mérite de poser clairement une question fondamentale : celle de notre rapport à l’identité nationale, à la fois héritée et construite. J’y vois une invitation au débat intellectuel, que je souhaite prolonger en apportant quelques précisions historiques et analytiques, dans un esprit de dialogue critique.
1. La genèse de l’État mauritanien : un équilibre voulu, non subiIl est inexact de considérer que les pères fondateurs de la Mauritanie auraient voulu ériger un État strictement « arabe ». Les archives des débats de l’Assemblée constituante (1958-1960) et les correspondances diplomatiques de Mokhtar Ould Daddah montrent une vision d’un État arabo-africain, dont la cohérence devait précisément découler de la synthèse de ses composantes.
Dans son discours d’ouverture du 28 novembre 1960, Ould Daddah affirmait :
« La Mauritanie est à la fois arabe et africaine, et c’est cette double appartenance qui fonde sa personnalité ». L’intention originelle n’était donc pas l’exclusion d’une composante, mais l’intégration harmonieuse de toutes.
2. Le contrat social mauritanien : une inclusion inachevéeLes premières tensions (1966, 1979, 1989) ne sauraient être réduites à un refus des Négro-Mauritaniens de « s’intégrer dans un État arabe ». Elles résultent plutôt d’une crise de la citoyenneté (cf. travaux de L. Diagana, Identité et nation en Mauritanie, 2012), c’est-à-dire d’un écart grandissant entre le discours unitaire de l’État et les pratiques discriminatoires dans l’administration, l’armée et l’éducation.
La loi de 1966 sur la réforme linguistique, imposant l’arabe comme unique langue d’enseignement au secondaire, fut perçue par une partie du pays comme une tentative d’effacement culturel. Ce n’est pas la demande d’arabité en soi qui fut contestée, mais l’uniformisation imposée au détriment de la diversité effective de la nation.
3. L’illusion du « modèle unique » : la Mauritanie face à ses voisins.
Comparer la Mauritanie au Sénégal ou au Mali, comme vous le faites, est instructif mais limité.

Ces pays n’ont pas la même configuration culturelle : ni le Sénégal, ni le Mali n’ont à articuler une dualité civilisatrice entre l’Afrique noire soudano-sahélienne et le Maghreb arabo-berbère.
L’unité mauritanienne ne peut donc être fondée sur le modèle jacobin d’un État-nation homogène. Elle doit, au contraire, développer un modèle original, respectueux de la pluralité linguistique et historique de ses fondements — comme le suggère Cheikh Saad Bouh Kamara : « La nation mauritanienne est neuve non parce qu’elle est récente, mais parce qu’elle cherche encore à dire ses deux vérités dans la même langue » (L’Afrique des identités plurielles, 1999)
De la binationalité à la citoyenneté partagée Parler d’« État binational » me semble comporter un risque conceptuel.

Le concept de binationalité constitutionnelle signifie l’existence de deux peuples souverains cohabitants dans un seul cadre étatique (comme en Bosnie-Herzégovine après Dayton). Or la Mauritanie n’a jamais été conçue ainsi.
L’enjeu n’est pas de codifier deux nations, mais de reconstruire la citoyenneté sur une base inclusive — reconnaître la pluralité sans fragmenter le corps politique.

C’est le sens des propositions récentes sur la refondation du récit national : intégration des langues nationales dans l’enseignement, revalorisation symbolique des cultures négro-africaines, et justice mémorielle pour les événements de 89-91.5. Pour une refondation symbolique, non une rupture juridique.

La solution, selon moi, ne passe ni par le statu quo, ni par la logique binaire du référendum. Elle suppose une refondation symbolique du contrat social :

Constitutionnelle, en reconnaissant explicitement la double appartenance arabo-africaine de l’État sans la réduire à une dichotomie ethnique.
Éducative, en valorisant la pluralité linguistique dans les programmes scolaires.

Institutionnelle, en garantissant l’équité réelle dans la représentation politique et l’accès aux opportunités publiques.

La Mauritanie n’a pas besoin d’être un État binational pour être juste — elle a besoin d’être un État équitable, conscient de ses deux héritages constitutifs.


Abdoulaziz DEME
Rouen le 12 décembre 2025

● Association pour la Solidarité, l’Éveil et le Progrès de Toulel (ASEPT) | Droit de réponse à M. Ghali Soufi : de la clarification sur le Fort de Oualata à la diversion sur « la dite crise identitaire des soninkés ».

Après avoir publié deux articles de clarification pour se dédouaner de son implication dans les événements du Fort de Oualata, M. Ghali Soufi adopte une stratégie de diversion qui interroge. Ce procédé a pour effet de détourner l’opinion sur les enjeux réels, se prêtant ainsi à une forme de gymnastique intellectuelle plus que fourbe. Il serait utile que M. Soufi édifie l’opinion davantage sur son rôle dans cette période sombre des années de braise.
Toutefois, il serait opportun d’examiner son approche puisqu’il veut recentrer le débat sur « la crise identitaire soninké », mettant ainsi l’accent sur une supposée fracture entre les valeurs ancestrales et les aspirations contemporaines, sans jamais préciser les faits qui motivent cette analyse simpliste, ni le contexte des revendications concrètes portées par ceux qu’il qualifie d’une part de « rebelles » et d’autre, « d’agneaux dociles ». La question qui se pose, c’est de savoir, si M. Ghali Soufi vise uniquement à déplacer le débat ou S’il est tout simplement ‘’esclavagiste’’ ? Par ce qu’on s’interroge sur la portée de cette sortie publique notamment lorsqu’il aborde la crise dans la communauté soninké sous l’angle identitaire et relate par la suite un différend entre « nobles et anciens esclaves ». Par cet article : https://www.facebook.com/ghali.soufi.7, cherchez- vous véritablement à manipuler l’opinion sur la réalité de ce cancer de la féodalité ou encore à masquer les causes profondes de cette dissension ? Ces interrogations invitent à dépasser les postures loufoques et à privilégier la rigueur intellectuelle dans l’analyse des faits sur ces mutations sociales à l’œuvre dans notre communauté. Il serait donc intéressant que M. Soufi explicite davantage sa position et sa connaissance du contexte toulelois dans cette crise de la communauté soninké.
Dès 2010 voire même bien avant, les membres d’ASEPT (Association pour la Solidarité, l’éveil, le progrès de Toulel) se sont illustrés par leur engagement abolitionniste dans notre organisation villageoise de la diaspora. Donc ce travail a été amorcé bien avant l’épisode de la « Khotba » datant 2018.
Dans la même logique, le mouvement GANBANAAXU (Égalité) est quant à lui, apparu en 2016 donc 2 ans avant cette ‘‘khotba’’, qui a galvanisé la communauté. C’est un concept porteur d’une philosophie sociale et humaniste qui s’articule autour de l’Egalite et la Dignité en droits et devoirs. En effet c’est une plate-forme transnationale, regroupant plusieurs villages. A travers ses campagnes de sensibilisation, GANBANAAXU secoue amèrement les consciences et les certitudes des adeptes du schéma sociétal classique : l’ordre féodal. Pour enfin libérer la voie à une citoyenneté plus juste et inclusive et non se contenter à de simples rôles subalternes dans la société.
Pour autant, cela n’a rien à voir avec les événements de Toulel ni le sermon en question. Il est nécessaire de rappeler les qualificatifs que vous avez utilisés, sont loin d’être anodins. Puisque vous faites usage de la même sémantique que ce prêche évoqué. Pour votre grade, la stigmatisation systématique et les préjugés n’ont jamais fait office de vérité. Tantôt « rebelles, tantôt, anciens esclaves, tantôt d’agneaux dociles ». Sachez que par une telle posture, vous contribuez à raviver des tensions latentes, évoquant l’odieuse « khotba » du 26 janvier 2018 comme référence, cela ne fait que nourrir les amalgames. Vouloir restaurer la dignité comme une valeur fondamentale dans la société, ne signifie pas un rejet de l’identité en soi, ou de la tradition. Cela s’inscrit plutôt dans une logique d’épuration de certaines traditions obsolètes et anachroniques, à savoir les déterminismes sociaux. Cette lecture est tellement simpliste qu’il banalise la teneur et le ton virulent des propos de ce prêcheur que M. Ghali Soufi relaie, sont perçus comme stigmatisant par toute une famille de ce village. Il aurait été plus judicieux de vous renseigner sur le contexte pour comprendre les véritables raisons de ce sermon incendiaire. Cette crise dans la société soninké est donc le reflet d’une société sclérosée qui refuse/réfute toute velléité de réforme.  Dès lors, vous comprenez que ce n’est pas qu’une crise d’identité, mais une volonté assumée d’abolir ces pratiques héritées du système de castes et de réparer des injustices sociales profondes.
L’esclavage par ascendance, ce système hiérarchique qui gangrène le milieu soninké, démasqué par l’élan abolitionniste arrimé aux textes fondamentaux de nos Etats. C’est qui dérange et réveille l’égo toxique dudit imam s’il en est un, avec tous ses semblables. C’est-ce qui a suscité cet élan de solidarité de l’ordre féodal au village. Se mettant en rangs serrés derrière l’imam au point de refuser cette réunion demandée. Tous les moyens étaient bons pour que l’appel pacifique à des réformes plus justes et équitables dans la communauté, nous vaut l’opprobre, qu’on soit ainsi sali, vilipendé, diffamé dans une khotba. Dont ce prédicateur apologiste profite depuis sa chaire, convoquant des références coraniques et hadiths prophétiques interprétant  à sa ‘‘sauce’’ pour « indexer la toxicité de la vantardise par ascendance et le mépris héréditaire appelé « Laada » (coutume). Ce Laada soninké qui fait office de constitution sociale intracommunautaire, défiant à la fois la Loi du pays et la profonde philosophie humaniste prônée par La Religion. Les préjugés sociaux dont il a fait référence, sont également ces coutumes suprématistes et discriminantes, véhiculées socialement par le LAADALENMAXU (tradition) soninké. Un mécanisme Complexe, d’apparence inoffensif alors qu’il constitue le nœud de tous les symboles discursifs et comportementaux de l’esclavage par ascendance et du système des castes. Donc c’est plutôt une divergence de principe et non un affrontement entre tradition et modernité.
Les traditions constituent certes un héritage immatériel précieux pour la cohésion d’un groupe, mais elles sont aussi appelées à évoluer pour toute société qui se veut viable. Certaines pratiques disparaissent, d’autres se transforment ou sont réformées pour s’adapter aux réalités. La tradition et la modernité ne sont pas des concepts antagonistes, mais des réalités qui coexistent et s’entremêlent à travers nos actes de la vie quotidienne.
Votre pamphlet aurait dû s’inscrire dans la logique de promotion de valeurs républicaines, dans un élan progressiste et salutaire comme l’avait martelé le Président de la République lors de son discours de OUADANE : https://ecrit-ose.blog/2021/12/12/%E2%9C%93le-president-de-la-republique-letat-continuera-a-preserver-lunite-nationale-la-dignite-la-liberte-et-legalite-de-tous-les-citoyens-quel-quen-soit-le-pri/
Au lieu de s’arrêter à des considérations superficielles, aux discours de façade, aux simplifications commodes, il serait pertinent de reconnaître la complexité de la situation et engager une réflexion profonde sur nos réalités sociales. Contrairement à votre posture, qui ne peut se résumer à des concepts abstraits. Pour que chaque voix compte dans la société, même discordante, on se doit de bâtir une société juste avec des solutions concrètes et partagées.
Nous pensons que promouvoir l’égalité et la dignité entre tous les membres de la communauté doit être l’engagement premier de tout citoyen honnête et responsable. Comme l’a rappelé le Président de la République lors de sa visite N’Beikit Lahouach dans le département de Dhar « l’appartenance nationale doit primer et précéder sur toutes les autres appartenances ».
Au-delà des débats internes à la communauté soninké, le passif humanitaire mauritanien demeure aussi un enjeu majeur pour nous. Un drame national ayant frappé toutes les composantes du pays, y compris Toulel, endeuillé par la perte de deux de ses fils. En mêlant cet héritage douloureux à ses analyses ambiguës et maladroites, M. Ghali Soufi ne fait qu’ajouter de la confusion là où la clarté, la mémoire et la vérité s’imposent.
Pour conclure, les enjeux soulevés par le poids des traditions et les dynamiques de réforme sociale qui s’imposent, tout comme le passif humanitaire, invitent à une réflexion partagée et à un dialogue ouvert, responsable et sincère plutôt que de s’enfermer dans des polémiques stériles. La fuite en avant et les diversions ne peuvent régler une crise aussi profonde. Il s’agit de reconnaître la complexité des situations, de valoriser les initiatives positives et d’œuvrer ensemble à la construction d’une société plus juste et apaisée. C’est dans cet esprit que chaque acteur, y compris M. Ghali Soufi, peut contribuer à la réparation des injustices dans le respect de la mémoire collective, du triomphe de la vérité.

Le 11/12/2025

Pôle communication ASEPT Mauritanie – France

● Afrique – Politique | Le personnage Kémi Seba en un petit mot. Par KS.

©️ Photo via les RS

–KS comme Kémi Seba | il est en train d’habiter son véritable personnage en mutant d’éveilleur de conscience collective auprès du monde afro diasporique à agitateur et politicien très instable dans ses démarches et vues. Planqué chez le général Tiani, le mythomane putschiste qui tient le Niger aux fers AES-siens (pouvoir militaire à rallonge et fermeture du champ politique et civique), Kémi Seba rameute et exploite en fin manipulateur des bonnes causes pour ses agendas nébuleux axés sur un ego surdimensionné à assouvir. Par son aura et ses prétentions, actuellement s’il était prisonnier politique au Bénin, on l’aurait pris au sérieux et ses bluffs compulsifs seraient mieux lisibles à juste titre. Il fait partie de la team Nyamsi, Yamb et leur suite… imaginons confier la gouvernance d’un pays à ce trio, ils ne vont pas tarder à se saigner horriblement dès les premiers 50 jours… parce que les rengaines compulsives tellement simplistes via les réseaux digitaux ne résistent pas aux réalités vivaces du jour au jour des hommes.

Actuellement, il serait doté d’un passeport diplomatique nigérien, le nombre de ressortissants de ce pays du même âge et N fois plus futés intellectuellement que lui, subissent un réel social et économique bouché et ne verraient jamais à quoi ressemble ce type de passeport officiel. Au Niger, il y est un élément parmi une élite politique et économique pro militariste et sûrement affairiste qui s’est faite de la thématique siamoise « souveraineté – panafricanisme » et ses biais raccourcis comme le nouvel opium d’un peuple qui se cherche. Et un peuple subissant désespoir multidimensionnel se trouve aisément…un messie arriviste loquace pour tenir face à une atmosphère de béance matérielle pour ne pas dire existentielle.

-KS pour le BLOG